COLLECTANEA FRIBURGENSIA
-^C3£>—
COMMENTATIONES ACADEMICtï
UNIVERSITATIS FRIBURGENSIS HELVETIORUM
FASCICULUS III.
''>-^
FRIBURGI HELVETIORUM
APUD BIBLIOPOLAM U N I V E RS I T AT I S
MDCCCXCV
LES
GLOSES DE CASSEE
LE
PLUS ANCIEN TEXTE RETO-ROMAN
PAR
PAUL MARCHOT
-=>--sg
FRIBOURG (Susse)
EN VENTE A LA LIBRAIRIE DE l'iNIVERSITÉ
1895
\b^
i'^î7
ûnàie€^/"^'^ ^û<^?àe/Û€-/''''^a/€h^.a/
" (^ ^âû/^^âhà^
z^uteur de la C^teà-tomatSle làù^tamanc
LES GLOSES DE CASSEE
Les Gloses de Cassel ont été étudiées par Fr. Diez il v a une
trentaine d'années dans ses Anciens glossaifes' romans (traduction par
A. Bauer, 5'-' fascicule de la Bibliothèque de 1" Ecole des Hautes-Etudes).
Elles sont généralement regardées comme appartenant au VIII*: siècle
et, en ce qui concerne la langue, on parait être d'accord avec le père
de la philologie romane pour les attribuer au domaine d'oi'l et même
à la partie nord-est de ce domaine où existe le phénomène du maintien
de w germanique. C'est au point que les auteurs de deux chrestomathies
de l'ancien français les ont imprimées dans leurs recueils : c'est par les
Gloses de Cassel que s'ouvre la Chrestomathie de l'ancien français de
Bartsch et elles figurent immédiatement après les Gloses de Reichenau dans
le remarquable et savant Altfran^ôsisches Uebungsbuch de MM. Fœrster
et Koschwitz. Cependant, déjà en i855, Holtzmann avait cherché «à
établir une parenté entre la langue du glossaire et le roumanche »
fap. Diez, p. 78) et dernièrement, en 1892, un savant italien, M. Monaci,
professeur à l'Université de Rome, a déclaré formellement qu'il regardait
ces gloses comme un texte de la région lombardo-frioulane, en annonçant
qu'il publierait prochainement les raisons qui le portaient à émettre
semblable assertion 1. A ma connaissance, ces arguments annoncés depuis
>deux ans n'ont pas été publiés. Je me propose dans le présent travail
d'examiner personnellement la question et d'essayer d'arriver à une
localisation des Gloses de Cassel.
L'étude de Diez est faite surtout au point de vue lexicographique ;
' Voy. Rumania, XXII, p. 627. M. Monaci a t'ait cette déclaration dans les Rendi-
conli delta R. Accademia dei Lincei (juin iHya), qui ne me sont pas accessibles. 11 v
dit aussi que la pièce 81 des Cannina liurana est également lombardo-frioulane.
— 8 —
ce qu'il dit de la phonétique et de la flexion tient en quelques pages
(79-83 et 1 14-1 17). Et dans V Avant-propos de la traduction française,
M. G. Paris le loue d'avoir agi ainsi : « Le glossaire, si précieux pour
l'histoire du sens, ne peut dans la plupart des cas inspirer pour la
partie phonétique qu'une médiocre confiance, rédigé comme il l'est par
un Allemand latiniste, c'est-à-dire dans les plus mauvaises conditions
possibles '. » Je dois dire que je ne saurais me rallier à cette opinion,
exprimée il y a vingt-cinq ans du reste par le maître français. Que le
glossaire contienne une masse de mots purement latins : liomo, caput.
index, médius, auricularis, etc., etc. (voyez Diez, p. x), que d'autres
soient parfois affublés à tort et à travers de désinences latines, comme
timporibus (Diez, p. 74), c'est là un fait qu'on ne saurait nier et qui est,
si je ne me trompe, admis de tous. Notre auteur, en tant qu'auteur du
Vlll*^ siècle, avait reçu une éducation exclusivement latine et la langue
parlée était pour lui une corruption, une dénaturation, si je puis dire,
du latin. Cette langue vulgaire, triviale presque, il eût été contraire à
toutes les règles de l'écrire telle quelle, comme elle était prononcée.
Une idée aussi révolutionnaire ne pouvait germer dans la cervelle d'un
homme du VIIl'^ siècle. Qu'on veuille bien tenir compte aussi de ses
habitudes acquises dans l'Ecole. On observe un phénomène semblable
chez les patoisants, qui, absolument étrangers à la linguistique et ayant
reçu toute leur instruction par le canal de la langue française, affublent
leurs productions dialectales de défroques françaises. Au surplus, ce qui
prouve surabondamment cette thèse, c'est que le glossographe, dans
les rares cas où l'étymologie lui échappe, écrit parfaitement le mot
roman : innuolu, talauun 1. taliiun (le lat. disait talus), ordigas, figido
(hcatum), ferrai, auciun, pulcins , bisle (pensilk), esilos, mediran
{' materamen), pis (■ picus), devrus (tubrucos), manneiras (manuarias;,
/orneras (vomerias), etc.
J'entends laisser de côté la question de date, mais je ne saurais
admettre l'opinion de M. G. Paris et je dis que, étant donnés les progrès
considérables qu'a faits depuis trente ans la linguistique romane, étant
connue cette tendance de l'auteur à une latinisation excessive du texte,
il n'est point impossible que l'on apporte des corrections et des amé-
liorations nombreuses au travail de Diez et qu'à l'aide des mots en
nombre respectable écrits en roman , on parvienne à tracer, d'une
façon assez exacte, le tableau des principaux caractères phonétiques de
la langue des Gloses, ce qui permettra alors de donner du te.xte une
' I'. I.
- 9 -
localisation au moins approximative. Tel est le but que, comme je
l'ai dit, je me propose dans le présent travail.
Il va de soi que je n'utiliserai pas les mots qui n ont pas encore
été expliqués ou qui sont encore douteux tels que cinge, segradas, de
apis siluiiarias, etc., pas plus que le VIII'^ chapitre du glossaire, dont
la langue est à peu près exclusivement latine et dont Fauteur, d"après
l'opinion générale (voy. Diez, p. 74), n'est pas le même que celui
des sept premiers chapitres.
Après avoir déterminé, d'une façon générale, dans quelle région
du monde roman les Gloses du Cassel ont été élaborées, il s'agira
d'identifier dans la langue romane que parle cette région chacun des
mots que contiennent les Gloses. Ce sera l'objet de la seconde partie
du travail. Le couronnement obligé de celui-ci sera un essai d'édition
critique des Gloses, essai qui jusqu'à maintenant n'a pas été tenté.
.Mais il faut, avant d'entrer en matière, donner une reproduction
du texte tel que nous l'a transmis le ms. C'est l'excellent texte diplo-
matique de y Altfran^ôsisches Uebungsbuch de MM. Fœrster et Roschwitz
que j'emprunte, en résolvant tous les signes et toutes les abréviations
paléographiques et [en séparant les mots réunis, réunissant les fragments
de mot séparés dans le ms. :
homo man.
caput haupit.
uerticeHZ skeitila.
capilli fahs.
5 oculos augun.
auras aorun.
nares nasa.
dentés zendi.
timporibus chinnapahhun, hiuffilun.
' 10 facias uuangun.
mantun chinni.
maxillas chinnpein.
coUo hais.
scapulas ahsla.
i5 humérus ahsla.
tondit skirit.
tundi mec capilli skir min fahs.
radi me meo colli skir minan hais.
radi meo parba skir minan part.
20 radiées uurzun.
lO
labia lefsa.
palpebre prauua.
interscapulas untarhartinun.
dorsum hrucki.
25 un osti spinale ein hruckipeini.
renés lenti.
coxa deoh.
os maior daz maera pein deohcs.
innuolu chniu.
3o tibia pein.
calamel uuidarpeini.
talauun anchlao.
calcanea fersna.
pedes foozi.
35 ordigas zaehun.
uncla nagal.
membras iidi.
pectus prust.
brachia arm.
40 manus hant.
pal ma prêta.
digiti fingra.
polix dumo.
index zeigari.
45 médius mittarosto.
medicus laahhi.
articulata altee.
minimus minnisto.
putel darm.
5o putelli darma.
lumbuluȔ lentiprato.
ligido lepara.
pulmone lungunne.
intrange indinta.
55 stomachus mago.
latera sitte.
costis rippi.
unctura smero:
cinge curti.
Oo lumbus napulo.
II —
umbilico napulo.
pecunia fihu.
cauallus hros.
equm hengist.
65 iumenta marhe.
equa marhe.
puledro folo.
puledra fulihha.
animalia hrindir.
70 boues ohsun.
uaccas choi.
armentas hrindir
pecora skaaf.
pirpici uuidari.
75 fidelli chalpir.
ouiclas auui.
agnelli lempir.
porciu suuinir.
ferrât paerfarh.
80 troia suu.
scruua suu.
purcelli farhir.
aucas cansi.
auciun caensincli.
85 puUi honir.
pulcins honchli.
callus hano.
gaUna hanin.
pao phao.
go paua phain.
casu hus.
domo cadaw.
mansione selidun.
thalamus chamara.
95 stupa stupa.
bisie phesal.
keminada cheminata.
furnus ofan.
caminus ofan.
100 furnax furnachc.
— 12
segradas sagarari.
stabulu stal.
pridias uuanti.
esilos pretir.
io5 mediran cimpar.
pis first.
trapes capre/ta.
capriuns rafuun.
scandula skintala.
I lo pannu lahhan.
tunica, seia tunihha.
camisa pheit.
pragas proh.
deurus deohproh.
1 15 fasselas fanun.
uuindicas uuintinga.
mufflas hantscoh.
Liuanz irhiner.
uuasa uuahsir.
f dolea,
'^° I caua putin.
I idrias
1 tunne choffa.
I carisa
[ ticinne choffa fodarmaziu.
sisireol stanta.
cauuella potega.
125 gerala, tina zuuipar.
siccla einpar.
I sicleola,
I sedella ampri.
sestar sehtari.
calice stechal.
i3o hanap hnapt.
cuppa chupf.
caldaru chezil.
caldarora chezi.
cramailas hahla.
i35 implenus est fol ist.
paias scLilla.,
i3
sappas hauua.
saccuras achus.
manneiras parta.
140 siciles sihhila.
falceas segansa.
taradros napugaera.
scalpros scraotisran.
planas pau/nscapo.
145 liones seh.
fomeras uuganso.
martel hamar.
mallei slaga, hamar.
et forcipa anti zanga.
i5o et inchus anti anapaoz.
de apis picherir.
siluuarias folliu.
( flasca,
[ puticla.
mandacaril moos.
i55 ua cane.
fac iterum to auar.
citius sniumo.
uiuaziu iili.
argudu skeero.
160 moi mutti.
quanta moi in manage mutte.
sim halp.
aia tutti uuela aile.
uestid cauuati.
i65 laniu uestid uullinaz.
Uni uestid lininaz.
tramolol sapan.
uellus uuillus.
punxisti stahhi. .
170 punge stih.
campa hamma.
ponderosus haolohter.
albios oculus starapiinter.
gvppus houarohter.
175 et lippus prchanprauuer.
claudus lamer.
mutus tumper.
tinas zuuipar.
situlas einpar.
i8o guluium noila.
A. GRAMMAIRE
I. PHONÉTIQUE
VOCALISME
CHUTE DE LA PÉNULTIÈME ATONE
1. On sait que la pénultième atone était déjà tombée en latin dès
les premiers siècles de l'Empire. Notre texte nous montre de nombreux
exemples en -ulus, -ula où elle est conservée, mais il ne faut voir là,
évidemment, que des graphies purement latines. Du reste, on a
uncla nagal 36
oviclas auui 76
mufflas hantscoh 1 17
siccla einpar 126
cramailas ^ ha.h\3i 184
puticla i53
Digiti fingra 42 est peut-être une graphie étymologique, tandis que
bisle phesal 96 (= pensile), dont l'étvmologie échappait à l'auteur, est
tien roman.
Dans figido lepara 52. peut-être v avait-il encore un léger son
vocalique, a offrant toujours plus de résistance à l'atone que les autres
vovelles.
' Les Capitulaires de Cliarlemagnc ont cramacllim (Hatzfeld et Darmesteter,
Dictionnaire général).
- i6 -
Dans gerala, tina zuuipar i25, il faut nécessairement voir une faute
pour gerula, voyez au Commentaire.
Quant hpuledro folo 6j,puledra fuliiiha 68, ils peuvent représenter,
comme le dit Diez p. gS, aussi bien pui.létbus que pùlletri-s. Nous
verrons au Commetitaire qu'ils correspondent à pullétrus.
CHUTE DES VOYELLES FINALES
2. Malgré le grand nombre de mots affectés de terminaisons latines,
on peut affirmer que la langue des Gloses de Cassel a déjà laissé tomber
les voyelles finales. 11 faut faire toutefois trois exceptions : pour a et,
ce qui paraîtra plus surprenant, pour i et pour la finale de la 2"^ personne
sing. de l'impératif.
Pour la chute de e, on relève les exemples suivants :
mantuji chinni 1 1 .
lal(a)uu?i anchlao 32
atcciun caensincli 84
tned i7-an cimpsLV io5 (* materamen)
capriuns rafuun 108 (* caperiones)
sim halp 162 (semem)
11 y a des exceptions comme pulmone lungunne 53, mansione selidun 93
(graphie latine comme le prouve la première n), calice stechal 129.
Pour la chute de o et de u, on a les exemples :
lin os(ti) spinale ein hruckipeini 2 5
ca/ame/ uuidarpeini 3i
putel darm 49
pulcins honchli 86
uuani{ irhiner 1 18
ses/ar sehtari 128
martel hamar 147
;no/ mutti 160 (= modium)
vestid cauuati 1 64
laniii vestid uullinaz i65
Uni vestid Wn'uMxz 166
Les exceptions sont en nombre considérable, mais il faut, à n en pas
douter, les attribuer à la tendance latinisante de notre auteur.
La règle de la chute des finales que nous avons établie, subit, en
faveur de a^ une première exception qu'on ne trouvera pas surprenante.
Les exemples à citer pour le maintien de a sont les innombrables
- 17 —
féminins pluriels, qui eux sont toujours en -as (jamais en -es comme
il arrive dans les Gloses de Reichenaiij, dont la nomenclature serait ici
superflue, de nombreux féminins singuliers en -a tels que
coxa deoh 27
tibia pein 3o
uncla nagal 36
palma prêta 41
unctura smero 58
equa marhe 66, etc., etc..
des neutres probablement féminisés tels que
brachia arm 3 9
iumenta marhe 65
pecora skaaf 73
On trou\c un exemple où a est représenté par u. dans casu hus 91
(voyez l'explication au Commentaire) et un exemple où il est représenté
par o .■ radi meo parba skir minan part 19. Ici nous avons incontesta-
blement affaire à une faute du copiste, amenée par les expressions
précédentes meo capilli et ineo colli.
Une deuxième exception à la loi des finales a lieu en faveur de 1 :
en effet, parmi les noms que notre glossaire nous trasmet sous la forme
du pluriel, ceux de la deuxième déclinaison latine, lorsque par hasard
ils sont au nominatif, conservent toujours leur / ;
digiti fingra 42
putelli darma 5o
fidelli chalpir 75
agnelli lempir 77
purcelli farhir 82
pulli honir 85
mallei slaga, hamar 148
aia tutti uuela aile i63
A ces exemples, il n'est pas inutile d'ajouter la phrase bien connue du
huitième chapitre : stulti sunt romani, sapienti sunt paioari.
, La troisième exception à la loi des finales concerne les impératifs.
Les exemples ne sont pas bien nombreux : deux, du reste, se terminent
en i, un en e :
tundi meo capilli akk m\n i'aha 17
radi me meo colli skir minan hais 18
radi meo (\. mea) parba skir minan part ig
punge stih 170
Mais on a va cane 1 55.
3
— i8
CHUTE DE LA CONTREFINALE
3. La chute de la contrefinale paraît, à l'époque des Gloses, tout au
moins en voie d'accomplissement, si elle nest pas un fait accompli.
Ainsi, l'on a d'un côté
intrange indinta 54 i^ interanea)
pulcins honchli 86
capriuns rafuun 108,
mais de l'autre
umbilico napulo 61
animalia hrindir 69
mediran ^ cimpar io5
ponderosus \\&o\ohie.v xji.
Dans ces derniers exemples, il faut probablement voir des graphies latines;
toutefois, mediran est évidemment roman : peut-être le groupe t-r, d'une
prononciation quelque peu rebelle, résistait-il mieux à la jonction.
Quant à keminada cheminata 97, il n'est pas surprenant. C'est un
dérivé de date évidemment romane, qui peut bien ne s'être formé que
postérieurement à l'époque de l'action de la loi de la contrefinale. C'est le
cas en France, par exemple, où l'on a cheminée et non chemée.
Ajoutons encore que, comme il fallait s'y attendre, à la contrefinale
aussi bien qu'à la finale, a résiste et n'a pas le sort des autres voyelles :
calamel uuidarpeini 3i
caldarora chezi i33 (I. caldarola).
VOYELLES INMTIALES
4. En général, a reste a :
capilli fahs 4
ca/a??!e/ uuidarpeini 3i
cavallus hros 63
galina hanin 88
caminus otan 99
capriuns rafuun 108
camisa pheit i 1 2
calice stechal 129, etc.
En fr. merrain : * maieramen. Matehiamen > mairicn.
- 19 -
Il faut cependant noter qu'il y a trois mots dans lesquels il devient e.
Ce sont :
keminada cheminata 97
esilos pretir 104 (* axillos)
mediran cimpar io5
Dans ordigas zaehun 35, on pourrait voir le changement de a en o.
Pour moi, je regarde ce mot comme purement celtique, cf. au Commen-
taire.
Dans pridias uuanti io3 (= lat. vulg. raretés), il faut bien voir une
aphérèse de 1"a, à moins qu'on n'admette qu'il y a là une faute de copiste.
Pour l'explication du second i. cf. au Commetitaire.
Enfin, je ferai remarquer ici, bien que ce ne soit peut-être pas exacte-
ment l'endroit, que hanap hnapf i3o possède Va épenthétique.
Pour K, il v a à noter que, selon une tendance romane bien connue,
il passe à a dans un certain nombre de mots :
mantun chinni 1 1
saccuras achxis i38
aia tutti uuela aile i63 (= eia).
Dans le dernier exemple, je considère I'k. en elfet, comme ayant le
traitement de l'initiale.
Je parlerai de innuolu chniu 29 (= genucui.um) au Commentaire.
A propos de u, je dirai que j'admets que devrus deohproh 1 14
= ruBRucos. Je reviendrai d'ailleurs sur ce point. J'admets donc que
i' initial a passé à e dans ce mot.
VOYELLES TONIQUES
A.
5. A reste a, mais, s'il est suivi de jod, il passe à ei. Nous avons de
ce cas deux exemples :
tunica, seia tunihha 1 1 1 (saga)
manneiras parta 139 (manuarias)
11 est vrai que l'on a d'un autre côté pragas prôh 1 13, qui est peut-être
écrit sous sa forme latine. Je rappelle aussi ici le paioari du huitième
chapitre ou ai reste intact. C'est un exemple du reste ou ai se trouve à
l'initiale.
Le suffixe -arit qui devrait faire -eir comme son féminin fait eira
— 20 —
fmanneiras), fait exception à la règle. Ce n'est pas une forme correspon-
dant à -ARu;s que nous avons, mais bien à ' ari's, c'est-à-dire à l'italien
-aro, au roumain -ar(u) :
sestar sehtari 128
caldaru chezil i32,
exemples auxquels il convient d'ajouter le dérivé caldarola chezi i33, qui
n'a pu être formé évidemment que d'un primitif caWa/'ii ou caldara, et
la forme hautement intéressante paioari du huitième chapitre (sapienti
sunt paioari), qui doit être mentionnée à ce paragraphe, puisque les
thèmes germaniques de Gautier, Confier, Ogier, Baivier, etc., sont traités
dans les langues romanes comme des mots en -arils.
E ET O OUVERTS
6. E et o ouverts sont toujours écrits e, o :
palpebre prauua 22
pedes foozi 84
boi>es ohsun 70
troia suu 80
domo cadam 92. etc.
Nous n'avons pas d'exemple de -erium, mais le traitement de -eria
est bien étonnant : contrairement à ce qui se passe dans -aria, 1'/ de -eria
se perd sans laisser aucune trace :
/orneras uu[a]ganso 146 = vomerias
Un second exemple nous est fourni par inediran cimpar [o5 qui
postule un thème * materamen, lequel ne peut avoir été dérivé que d'un
primitif * matera.
E ET O fermés
7. e et o fermés non plus ne nous sont attestés une seule fois sous la
forme diphtonguée, lorsqu'ils sont libres. Qu'ils soient libres ou entravés,
ils s'écrivent à volonté par leur double forme étymologique e ou /, o ou 11.
C'est un fait banal sur lequel je n'insiste pas. La même dualité de
graphies existe aussi naturellement dans les syllabes autres que les
toniques :
timporibus chinnapahhun, hiuffilun 9
On trouve une fois o terme représenté par y conformément à
1 etymologie :
gyppus houarohter 1 74. \
21 —
AU
8. Un phénomène remarquable, c'est que au reste au dans les
Gloses de Cassel, à l'inverse de ce qui se passe dans les Gloses de
Reichenau. Sans \ouloir tirer argument de aures aorun 6, aucas cansi
83, claudus lamer 17G qui ont bien l'air d'être écrits sous leur forme
latine, je relèverai auciun caensincli 84 qui est écrit à la romane, parce
que notre auteur ignorait probablement un thème tel que * aiicionem, joao
phao 89 = PAio ou PAiuM (en a. fr. on aurait eu pou), paiia phain 90
(qui serait devenu ici poa, a. fr. poe).
CONSONNANTISME
H.
9. H latine subsiste dans hoino man i et dans humérus ahsla i5,
qui sont des graphies savantes. Dans idrias 121 au contraire (= hvdrias),
elle n'est pas notée. Sa'chute date déjà de l'éqoque latine.
H germanique est maintenue dans hanap hnapf i3o, où il est probable
qu'elle était prononcée.
On a dans trois mots une notation cli, à laquelle il faut donner la
valeur de c dur :
brachia arm Sg
siomachus mago 55
ei inchus anti anapaoz i5o.
X, se, es
10. \, se sont déjà devenus dans les Gloses s ;
esilos pretir 104
fasselas fanun 1 15 1= * fascellasj
sestar sehtari 128
On retrouve x dans
maxillas ch\nnp(t\n 12
coxa'deoh 27
punxisti sXahW 169
On est fondé à croire que ce ne sont là que de simples graphies latines.
— 22 —
Les finales -eus, -cos se résolvent en s :
pis first io6 = * picus
devrus deoproh 114 = tubrucos
C, G.
11. c. G -t- fl étaient-ils altérés dans la langue des Gloses ? 11 est
impossible de le dire. D'aucuns pourraient arguer de la forme tout isolée
keminada cheminata 97 où ke représente ca latin, mais quant à moi
j'estime que keminada ne prouve rien pour la prononciation de c, g. Je
partage avec Darmesteter l'avis que c, g ont très bien pu se palatiser
encore après le passage de a initial à e; qu'on veuille bien se rappeler le
traitement en français des mots germaniques qui renferment k -|- e et de
dérivés tels que duchesse, sachet.
On ne peut pas dire non plus que c, g étaient altérés dans le groupe
-CL- car la forme crainailas hahla 1 84 = cramacii.as est absolument isolée
au milieu d'une multitude d'autres en -cl- et une forme siccla 126 avec
redoublement du c semble bien prouver qu'on avait encore là la pronon-
ciation de c dur. Cramailas doit être une faute pour cramaclas.
Intervocaliques, c, g sont déjà tombés ou réduits à / selon le cas.
Ainsi :
tunica, seia tunihha 1 1 1 (= saga)
lio)ies seh 145 (= ligones)
Ils ne tombent pas toujours cependant :
pecunia fihu 62
pecora skaaf 63
aucas cansi 83
pragas prôh 1 1 3
saccuras achus i38.
Il se peut que quelques-uns de ces mots soient écrits dans leur forme
latine, mais pour saccuras le redoublement du c prouve qu'il y était
encore prononcé.
12. Quant à c, g -[- e, i, ils étaient indubitablement altérés à
l'époque des Gloses. Cela est prouvé d'une façon certaine par falceas
segansa 141, où le groupe ce représente le son nouveau, car falcem, s'il
eût passé à la première déclinaison à l'époque où le c était encore dur,
eût produit falca (comme en roumain) et non falcea. D'autres exem-
ples, où l'on a la combinaison ci pour le son nouveau sont :
facias uuangun 10
auciun caensincli 84
et peut-être /?/r/J/c? uuidari 74 (= bebbices, Diez).
— 23 -
n faut y ajouter viva^iu iili i38 (= l'adv. vivacius, voir au Commen-
taire), où l'on a pour ce son une troisième graphie : li. Il est infiniment
probable que ce son tour à tour représenté par ce, ci, ^i était ts ou tch
puisqu'il semble avoir résorbé \'s finale dans vipa^iu. Je considère en effet
Vu final de ce dernier comme une simple lettre muette et servant d'appui.
Je prononce pivats ou vivatch. Bracliia arm Sg est, selon toute vraisem-
blance, une graphie latine.
Mais de l'altération de c, g devant e, il y a encore d'autres preuves :
ce sont : keminada 97 et intrange 54. En effet, si l'auteur n'a pas écrit
ceminada, c'est qu'il s'est aperçu que cela donnerait une prononciation
autre fts, tch) et dans intrange = interanf.a il a représenté par g (suivi
d'e) le son palatal issu de I'k latin en hiatus.
T, D.
13. La finale -t's donne ^ dans uuan^ irhiner 118, ce qui nous
prouve que dentés zendi 8, pedes foozi 84, clatidns lamer 176, mutus
tumper 177 sont des graphies latines.
P, B, F. V.
14. S'il fallait tenir compte de la majorité des exemples, on
n'admettrait pas que dans la langue des Gloses, p et b médials fussent
déjà devenus )'. Mais comme nous y relevons déjà cavallus hros 63,
auquel il faut joindre devras deohproh 114 = tubrucos, nous devons
bien admettre que les autres exemples
capiit haupit 2
capilli fahs 4
tundi meo capilli skir min fahs 17
stupa stupa 95
trapes capretta 1 07
capriuns vaiuun loS
sont des mots où a été conservée l'orthographe traditionnelle et archa'ique
ou, tout au moins, qu'à l'époque de notre texte la langue était arrivée
à cette étape intermédiaire entre b et v, qui est représentée par le b, v
espagnol.
Scriuia suu 81 — scrofa peut s'interpréter de deux façons : scrwKa
avec redoublement de Vu comme dans tal(a)uun et effacement de l'i-
médiale ou bien scruva avec changement de k en v (la sonore pour la
sourde).
Pour v médial, cf. à Ai' tonique, % 8.
— 24 -
M.
15. M finale donne n : mediran cimpar io5. Homo man i est une
graphie savante.
W GERMANIQUE
16. w germanique reste intact dans notre texte :
uumdicas uuintinga i i6 (a. t'r. guinche)
uuan^ irhiner 1 18.
HIATUS
17. Comme il fallait s'y attendre, les Gloses de Cassel montrent
I'k ou l'i latin en hiatus déjà résolu en jod, phénomène qui est du reste
de l'époque latine. Le jod peut être écrit de trois manières :
par / :
laniu vestid uulinaz 1 65
Uni vestid Vm'msiZ lôfi.
par g :
intrange indinta 54,
enfin par e conformément à l'orthographe latine :
calcanea fersna 33
dolea 120 = DOUA (a. fr. doille).
qui est une graphie contraire,
mallei s\aga. hamar 148 (a. fr. mail).
Il faut admettre que dans sicleola 127, Ve est purement graphique,
puisque dans le suffixe -eolus 1"e était déjà tombé dès l'époque latine
(cf. du reste caldarola chezi i33).
Les groupes bi, pi. vi ne sont pas altérés :
labia lefsa 2 1
tibia pein 3o
gulvium noila 180
Y a-t-il des exemples où i en hiatus ait passé dans la syllabe tonique ?
11 en est deux, en tous cas, qui semblent assurés; c'est manneiras parta 1 Sq
i^lcamisa pheit 112. Mansione selidun qS fait exception. Dans/owerrt.v
uu[a ;ganso, on constate la disparition totale de 1'/ ; je renvoie pour ce
mot au I 6.
Sur CE, CI, zi ayant la valeur ts ou tch, voir % 12.
25
CONSONNES DOUBLES
18. Dans la langue des Gloses, les consonnes doubles se sont déjà
simplifiées.
Pour ce. le phénomène nous est atteste par des graphies contraires
telles que siccla einpar 126, saccuras achus i38, bien que Ton ait
vaccas choi 71 .
Les exemples où ll est réduit à /abondent :
calamel uuidarpcini 3 i
polix dumo 44
putel darm 49
puledro folo 67
puledra fulihha 68
pulcins honchli 86
. galina hanin 88
fasselas fanun 1 15
martel hamar 147
Il est vrai quon pourrait citer tout autant d'exemples où ll se maintient :
capilli fa h s 4
maxillas chinnpein 12
collo hais 1 3
tundi meo capilli skir min fahs 17
radi me meo colli skir minan hais 19
putelli darma 5o
cavalhis hros 63
fidelli chalpir jb
agnelli lempir 77
purcelli farhir 82
pulli honir 85
' callus hano 87
mallei slaga, hamar 1 48 :
mais il va de soi qu'on a affaire, ici comme ailleurs, à un simple
phénomène orthographique. L'influence latine ne perd jamais ses droits.
De la réduction de pp en p, il n'y a pas d'exemples, probablement
par un pur effet du hasard.
cuppas cluipf I 3[
s appas hauua 137
gyppus houarohter 174
et lippus prehanprauuer 175
On ne rencontre vv que dans mufflas hantscoh 107.
— 26 —
La simplification de nn est attestée par la graphie contraire manneiras
parta i3(), bien qu'on trouve pannu lahhan i lo.
D'autre part, le redoublement des consonnes nous est encore attesté
comme une simple habitude orthographique du glosographe par uu = v
latin : uuasa uuahsir i 1 9, cauuella potega 1 24 (1. ctiuuella). Dans tal(a)uun
anchlao 32, cet u est redoublé, lors même qu'il a la valeur d'une voyelle.
La partie germanique offre aussi des exemples de cette singularité : suu
80 et 81, rafuun 108.
II. FLEXION
ARTICLE
19. On ne trouve la présence dans notre texte que de l'article
indéfini : un os(ti) spinale ein hruckipeini 25. L'article défini n'est
exprimé nulle part, pas même dans une glose où se trouve l'article
défini allemand : os maior daz maera pein deohes 28.
DECLINAISON
20. 11 saute aux veux de quiconque lit les Gloses de Cassel, que la
langue de ces Gloses possède et connaft les représentants de deux cas
latins, le nominatif et l'accusatif. Mais un glossaire n'est pas un texte
formé de propositions présentant des sujets et des régimes munis chacun
de sa terminaison respective. Aussi il devient très difficile de dire si la
langue des Gloses de Cassel possédait encore un système de déclinaison
ou si chez elle la réduction des cas à un seul s'est déjà opérée, cas qui
serait alors emprunté tantôt à l'accusatif latin, tantôt au nominatif.
Pour les mots de la première déclinaison latine, il va de soi que
les cas sont déjà uniformisés aussi bien au singulier qu'au pluriel. Au
pluriel, c'est la forme en -as qui nous est attestée uniformément, et cela
par un nombre considérable d'exemples qui ne peut laisser place à
aucune espèce de doute. 11 y a bien deux nom. plur. en -e : palpebre 22
et intrange = interanka 54, mais ils semblent bien n'être autre chose
que des formes latines, le second surtout qui ne paraît être mis au nom.
(au lieu de intrangas) que pour qu'un e suivant le g lui donne sa valeur
— 27 —
palatale. Il est à noter que dans la déclinaison féminine en -a il est
passé un certain nombre de substantifs féminins des troisième et cinquième
déclinaisons latines :
facias uuangun lo
pridftjas uuanti io3
saccuras achus i38
falceas segansa 141
et forcipa anti zanga 149
On a exceptionnellement costis rippi 57, qui est peut-être un latinisme.
Ce qui a rapport à la deuxième déclinaison latine est plus compliqué.
Au singulier, il est évident que les représentants de cette déclinaison
avaient encore leurs deux cas, chacun remplissant sans aucun doute sa
fonction propre. Ainsi on a :
humérus i5 à côté de calamelii
manus 1 40 putel ^g
stomachus 55 umbilico 61
lumbus 60 puledro 62
cavallus 63 domo 92
callus 87 pannu 1 10
thalamus q^f sestar 12S
furnus 98 martel 147
caminus 9g moi 160
pis 106 ]>estid 164
utian^ 1 1 8 laniu vestid 1 65
Uni vestid i66.
De même, dans les adjectifs fimjplenus est i35, ponderosus iy2, gyppus
174, et lippus i65, claudus 176, mutus 177, à côté d'argudu iSg.
Au pluriel de cette deuxième déclinaison, on observe semblable dualité
de désinences. Cependant on constate à première vue que les noms qui
ont -/. la terminaison du nominatif, sont tous en t, tt, Il (y compris //
mouillé). La simplification des cas serait-elle déjà un fait accompli ici
et y aurait-il eu option tantôt pour la forme nominative tantôt pour
la forme accusative, selon les affinités de la consonne finale ?
cap il H 4 oculos 5
diffili 42 pulcins 86
putelli 5o e.s-//o.9 104 (== * AxiLi.os)
Jidelli jb devrus 114
agnelli ■j'] taradros 142
' .\u singulier, la quatrième déclinaison se confond évidemment avec la deuxième.
— 28 —
purcelli %2 scalp r os i ^3
pulli 85
mallei 148
aia tulti i63
Toutefois il est juste de dire qu'au huitième ciiapitre il y a une phrase
où est encore formellement observée la règle des cas : stiilti sunl romani,
sapienti sunt paioari.
Arrivons à la troisième déclinaison latine. Au singulier, elle présente
aussi des formes nominatives et accusatives. 11 faut pourtant dire que
les premières offrent dans leur ensemble les caractères de mots latins,
tandis que les secondes accusent plutôt, pour la plupart du moins, une
allure romane :
homo I mantun 1 1
polix 43 tal(a)uun 32
furnax 100 piilmone 53
et inchus i5o auciu7i 84
mansione g 3
calice 129
Dans les adjectifs, on relève la forme sim halp 162.
Au pluriel, il faut distinguer les féminins des masculins. Les premiers ou
bien ont passé dans la déclinaison en -a, ou bien sont restés dans la
troisième comme aures aorun 6, nares nasa 7, i-adices uurzun 20, siciles
sihhila 140, et ceux-ci comme ceux-là n'ont naturellement qu'un seul cas,
resp. en -as et en -es. Pour les masculins, on ne trouve qu'un seul exemple
d'une recomposition du nominatif en -/ : encore est-ce une forme adjec-
tive qui se trouve au huitième chapitre : sapienti sunt paioari. Dans les
substantifs au contraire, on trouve cinq formes en -es :
dentés zendi 8
renés lenti 26
pedes foozi 34
baves ohsun 70
lianes seh 145
La question d'une recomposition du nominatif en -/ pour les substantifs
ne saurait être tranchée. Voy. encore au Commentaire ptrpici 74.
En manière de conclusion, on peut donc dire que la langue des
Gloses de Cassel connaît encore partiellement (au singulier de la deuxième
déclinaison latine) le système de la déclinaison à deux cas. Elle connaît
peut être encore, en tout cas a connu ce même système de déclinaison
pour le pluriel des noms de la deuxième déclinaison latine.
29
GENRE
21. Kn latin, le genre neutre avait commencé (par les noms de la
deuxième déclinaison) à s'effacer de bonne heure (1I1<= siècle). Dans les
(îloses de Cassel, nous trouvons des noms neutres qui ont passé à la
déclinaison féminine en -a :
Sing. : calcanea fersna 33
pecora skaaf 73
dolea 120
Plur. : meinbras lidi Zj
arjnentas hrindir 72.
et d'autres qui ont passé à la déclinaison masculine en -us :
Plur. : taradi-os napugaera 142
scalpros scraotisran 143.
On ne relève pas d'exemple de ce dernier cas pour le singulier.
11 faut également citer, comme nous attestant le remplacement du genre
neutre par le masculin, la glose 28 : 0.9 maior daz maera pein deohes.
Mais comme on sait, le genre neutre, n'a pas été sans laisser des
traces dans les langues romanes. Sous ce rapport, la langue dans laquelle
sont écrites nos gloses ne fait pas exception.
Les plur. neutres en -a ne sont pas rares :
b?-achia arm 39
la ter a sitte 56
animalia hrindir (3c)
iiuasa uuahsir i k).
Il est probable que plus d'un de ces mots est purement et simplement
latin : cependant animalia apparaît comme une forme romane, traduit
qu'il est par un pjuriel : « tètes de gros bétail ». Il est vrai qu'il pourrait
être un collectif féminin et signifier : « troupeau de gros bétail ». Labia
letsa 21 peut être, comme le dit Diez, aussi bien le sing. lat. labia que le
plur. latin labia.
PRON'O.M
22. .\U sujet des pronoms, il n'y a à noter qu'un seul fait, mais il
est d'une grande importance : c'est que le possessif (forme conjointe) de
la première personne au cas régime masculin est meo :
lundi meo capilli 1 7
radi me meo colli 1 8
- 3o -
C'est donc la forme des langues romanes du midi que nous avons ici.
et non celle du Irançais.
On pourrait ajouter que la forme accusative me a supplanté le datif
MiHi, ce qui n'a rien d'extraordinaire :
}-adi me meo colli 1 8
Il convient pourtant de noter que le huitième et dernier chapitre com-
mence par : Indica tntk quomodo nomen habet homo iste. Mais on ne
doit pas perdre de vue que ce huitième chapitre est à peu près du latin pur.
VERBE
23. On remarque les deux impératifs lundi et radi qui supposent
des infinitifs refaits tundir et radir, ainsi que la forme va i55 dont il
a déjà été parlé au J 2 (fin).
CONCLUSION '
Je ne saurais admettre avec Frédéric Diez que les Gloses de Cassel
soient un texte de la langue d'oïl. J'admets que la langue dans laquelle
elles sont rédigées présente bon nombre de caractères qui sont ceux du
français du Nord, tels que la chute des voyelles finales, le maintien de \v
germanique, le changement de es en s, la réduction de ts à ^. Mais il y a
plusieurs raisons qui s'opposent absolument à l'attribution des Gloses au
domaine français.
Je ne veux pas faire figurer parmi ces raisons celle qui consisterait
à dire qu'on ne retrouve pas en français bon nombre de mots : scapulas,
humérus, pecora, scruva, sedella, saccuras, manneiras, siciles, liones,
fomeras, vellus, gyppus, lippus, etc. Cette raison n'est pas décisive et on
pourra probablement toujours en faire valoir une semblable contre toute
attribution des Gloses à un domaine quelconque.
' A partir de cet endroit, mon, honorable et éminent collègue M. Streitberg a bien
voulu m'aider à revoir les épreuves. Je lui adresse mes vifs remerciements.
- 3i -
Je ne veux pas non plus m'autoriser de ce fait que la forme du suffixe
-ARius, -ARIA est dans nos gloses -ar, -eira (| 5) et de cet autre que au n"v
est nullement vocalisé en o (| 8). Je pourrais cependant le faire avec
quelque raison , puisque les Gloses de Reichenau qui sont un texte
français du VIII'^ siècle possèdent déjà le suffixe -arius sous la forme -er
(so?-ce>-us, paner) et ont déjà transformé au en o. On peut, en effet, ruiner
ces deux arguments en disant que les Gloses de Cassel sont peut-être
antérieures aux Gloses de Reichenau et que la substitution du suffixe -er
(' ERus) au suffixe -ar et le changement de au en o sont des phénomènes
qui ont pu s'accomplir dans l'intervalle.
Je ne m'appuyerai pas davantage sur le fait que ai >- ei dans seia et
manneiras (| 5), transformation qu'on ne saurait absolument pas admettre
dans le français du VI1I<^ siècle, car on pourrait objecter que ces ei sont
le résultat d'une simple habitude graphique du scribe allemand ^. Je crois
cependant qu'on se tromperait, puisque le même scribe connaît la graphie
ai (aia tutti) -.
Les deux seules formes que je produirai pour prouver la provenance
non française des Gloses sont esilos (| 4) et ineo = meum (J 22), mais
elles sont concluantes. En français, les formes répondant à « essieu » ont
toutes originairement la diphtongue ai à l'initiale aissil (* axile), aissel
(* AXELLUM) et ce n'est qu'au \l'^ siècle que la diphtongue ai peut se
resserrer en e. Ici, au contraire, nous n'avons pas le même processus :
A initial passe directement à e.
Dans MEUM, la chute de I'm qui est un phénomène des langues
romanes du midi, est totalement inconnue au français. Et pourtant dans
meo Ton ne peut pas voir une faute de copiste, puisque la forme est
attestée deux fois.
La conclusion de l'étude grammaticale que j'ai faite de la langue des
Gloses de Cassel sera donc que ces Gloses ne sont pas françaises.
Tous les caractères de cette langue que j'ai relevés plaident au
contraire en faveur du réto-roman. Je vais montrer, en conservant la
même numérotation de paragraphes, qu'aucun des phénomènes que j'ai
relevés dans l'étude de la langue des Gloses n'est étranger au réto-roman ''.
' « Dans la partie allemande ». dit Diez. p. i i5, « on ne rencontre jamais ai, mais
ci, comme par ex. dans les mots einpar, pein, skeitila •».
' Au huitième chapitre on a aussi le roman paioari à côté de l'allemand peigira
(les faits du huitième chapitre ne sont pas du reste décisifs).
■' Liste des abréviations ; Gartner. Gram. ^ Gartner, Ratoromanische Grammatih-
lleilbronn, i883. — Grundriss Grundriss der romanischen Philologie, hgg. von
G. Grœber. Strasbourg. 1886, t. I. — Cavalli - Cavalli, Reliquie ladine raccolte in
Muggia d'Istria dans VArchirio glottologico italiano d'Ascoli, XII, 255-375.
- 32 -
I et 2. « In den besten riit. Mundarten ^'ibt es i. kcin Proparoxv-
tonon... 2. keinen Vokal der lat. unbetonten Endsilben ausser a. »
L'exception en faveur des pluriels en -/ existe, puisque dans le Frioul et
surtout dans le Tvrol, le pluriel se forme encore partiellement au moyen
de la désinence -i. L'exception pour la finale de l'impératif est encore en
vigueur également : « Zuniichst gibt es Ausnahmen zu Gunsten flexivi-
scher Ausgiinge, die man also ihrer Bedeutsamkeit wegen schonte, wie
die Imperative auf -e... » (Gartner, GrundT-iss, I, 477).
3. La chute de la contrefinale est un phénomène qui relève encore
de l'époque latine et a lieu aussi bien en rtr. qu'en français.
4. Le traitement des voyelles initiales (a donnant sporadiquement e
et V. donnant a) s'accorde également avec le réto-roman : « Vor der
Tonsilbe werden die Vokale sehr haufig abgeschwàcht : ... offene Vokalc
verdumpfen sich gegen / und u oder verlieren ihren Character, indem sie
ungefâhr zu a verblassen. » (Gartner, Grain., % 60.)
5. Ai devenant ei et la finale -ar correspondant au suffixe -arus
sont des traits que l'on retrouve en réto-roman, cf. Gartner. Gram.. % 27.
On relève de même ce suffixe -ar en ancien tergestin (Gavalli. Archivio
glottol., XII, 261).
8. au restant an est un caractère propre à une partie du domaine
réto-roman : « au besteht am Rhein, in (jreden und im Friaul noch
fort. » (Gartner, Grundriss, I, 477.)
10. La réduction de x à s a lieu : « Das lat. x ist ebenso meist mit
ss gleichwerthig... » (Gartner, Grain., | 85). es final réduit à s n'est pas
inconnu : ainsi, en ancien tergestin on a awu's = amicus fCavalli, Arc/i.
glottol.. XII, 203). Cf. encore les pluriels de i.ocus dans Gartner. Gram..
p. 86, ceux de porcus dans Gartner, Grundriss, I, 476.
II et 12. Nous avons vu que dans c, g -|- e, i les gutturales sont déjà
altérées dans notre texte. Ce n'est pas là un caractère propre au français,
il est parfaitement connu du réto-roman ; cf. Gartner, Grundriss, I, 479 :
« G und c haben in vier Stellungen ihren alten harten Laut aufgegeben :
I. am frûhesten vor e und i, wo dann in den reineren Mundarten die
Erweichung bis zu d:. t^ und :, .s fortgeschritten ist... ». ci et gi -h voy.
se comportent absolument comme c et g |- e. / ; « Genau so wie gi. ci
verhâlt sich auch g;, cj {gi, ci vor Vokalen)... (Gartner, Gram., % 88).
13. ts peut parfaitement avoir été graphie 7 dans le réto-roman du
VIII<= siècle, aussi bien qu'en ancien français. La finale ts est restée
jusqu'aujourd'hui ts dans la prononciation règle générale : voy. les
représentants des pluriels .ïstates, DuiiTos, partes, tuttos dans Gartner,
Gram., % 106. Dans Pirona, je relève yoH^ = fondus, où ^ = ds.
- 33 -
14. p, li médials devenant ;' est un phénomène général dans le réto-
roman, cf. Gartner, Grundriss, 1, 478.
15. M finale >. n n'est pas non plus un phénomène étranger au
réto-roman (Gartner, Grundriss, I, 478).
16. On peut en dire autant de \v germanique >. w, puisqu'on trouve
)(' dans le Frioul (Meyer-Lùbke, Gr. des langues rom., trad. franc., I, p. Sg).
20. Les phénomènes que nous avons relevés dans l'étude de la
déclinaison concordent avec ceux que l'on constate dans le réto-roman
moderne. Les plur. fém. de la i" déclinaison sont en -as et il y a même
une partie du domaine (Ober-Fascha et Greden) où cet -as devient la règle
pour les féminins latins en -es (Gartner, Gram., p. 82). ce qui explique
des formes comme facias, prid(i)as, etc. Pour le masculin, le réto-roman
actuel nous révèle les traces de l'ancienne déclinaison à deux cas que
nous avons constatée : « Vom Masculinum aber treffen wir in allen drei
râtischen Gebieten als Pluralform nicht nur alte Akkusative (-os -es),
sondern auch Nominative auf -i an, so dass man annehmen darf, es habe
hier uberall cinst zwei Pluralkasus gegeben » ((jartner, Grundriss, 1. 48 1 ).
Il y a même plus. Pour les pluriels masculins, le Tyrol et le Frioul nous
ont conservé la distinction que nous avons observée dans la langue des
Gloses, distinction qui repose sur la nature des consonnes finales et qui
trouve sa raison d'être dans une question d'affinité de consonne à voyelle
ou de consonne à consonne : « In Tirol und im Friaul, dit Gartner, Gram.
p. 82, kommt -i und -s vor, in Tirol das erstere, im Friaul das andere
gewôhnlicher,... Stellt man die einzelnen Fâlle zusammen, so entdeckt
man bald, dass die W'ahl je nach dem Auslaute des Nomens getrofFen
ist. Man braucht da keineswegs immer an venedischen Einfluss zu
denken, der ja vor allem gerade im \erkehrten Verhâltnisse auf Tirol
und Friaul vertheilt sein mûsste ; es hat sich vielmehr dort das -/ erhalten,
\vo es durch seine bekannte atzende Wirkung auf den vorhergehenden
Ronsonanten bestimmte. klare. leicht aussprechbare, mit einen Worte :
beliebte Pluralformen erzeugt hatte, \on denen man nimmer lassen
mochte. Besonders /, d, t und (wenn es nicht zu /; wird) n vertragen sich
nicht in jenem iMunde mit einem folgenden s, und in der That haben
gerade die meisten Stamme auf/ und einzelne aufaf, /, n (und auf Vokale)
von der Etsch bis an den Isonzo das Plural -/ beibehalten. ... Bei ocilus,
•vETLLus u. a. fâllt der friaulische Plural auf-/ um so mehr auf, als der
Sing. wegen des unterstûtzenden / nicht auf / auslautet. »
21. Il n'y a pas jusqu'au.x collectifs féminins dérivés du neutre latin,
dont j'ai cru reconnaître un spécimen dans animalia, qu'on ne retrouve
dans le réto-roman. Le fait se présente dans les Grisons. Là. on retrouve
3
- 34 -
un grand nombre de neutres latins devenus grammaticalement des fémi-
nins sing., mais exprimant une collectivité (Gartner, Gram. % ici).
22. Enfin, la perte de I'm dans meum est parfaitement conforme aux
données du réto-roman (cf. les formes de meum dans Gartner, Grundriss,
1, 477, note 2). En ce qui concerne la substitution de me à mihi, il faut
faire remarquer qu'elle n'est nullement étonnante, mais à propos de
l'exemple tout isolé du huitième chapitre indica mih, il convient de
rappeler que « man unterscheidet an vielen Orten sogar noch me und
Mmi, TE und TiBi. » (Gartner, Grundriss, I, 482.)
23. On constate le changement de conjugaison tout au moins pour
le verbe radere : radir (Carigiet). Va est aussi la forme du rtr. pour
VADE, voy. Gartner, Gram. % 26.
Est-il possible de préciser encore et de dire à quelle partie du domaine
réto-roman appartiennent les Gloses de Cassel ? Je crois que oui. Le
traitement du suffixe -arius (-arj et les pluriels (à radical en /, t) de la
deuxième déclinaison en -i excluent la partie occidentale du domaine
(Grisons), car celle-ci pour -aru s a une forme primordiale * -air. Le
Tyrol aussi est exclu à cause du maintien de au latin et de \v germanique.
Je crois donc que c'est à la partie restante, au Frioul, qu'appartient notre
texte.
B. COMMENTAIRE '
2. Caput haupit.
AH. mod. Iiaiipt. Nous avons ici affaire à une graphie latine, puisque
le lat. vulg. disait déjà * capu, comme le fait est attesté par Taccord de
toutes les langues romanes. Le réto-roman ne fait pas exception, voy. dans
Gartner, Grain., p. 85, les représentants de * capu. Caplt est bien le mot
du réto-roman où l'on n"a pas testa, vov. (îartner. Gundi'iss. I, 463.
3. Verticem skeitila.
Ail. mod. scheitel. Graphie latine. C'est le rtr. verscha, guerscha,
versch «. Scheitel » (Carisch).
6. Auras aorun.
Ail. mod. ohren. Aures doit être un mot latin, le réto-roman
employant, comme les autres langues romanes du reste, des représentants
du dimin. auricula, voy. Gartner, Qram., % i. Diez a déjà exprimé cette
opinion.
7. Nares nasa.
Ail. mod. nase. C'est un des mots que Diez. p. 79, déclare n'avoir pas
retrouvés en rtr. Cependant, je relève en brégalien nar {Zeitschr., VIII.
166) que Redolfi fait venir de l'a. h. a. nabro.
' Liste des ouvrages et articles cités: Carisch, Taschen-Wœrterbuch der Rhœto-
lomanischeH Sprache in Graubûnden, etc. 1848-1852. — Carigiet, Raloromanisches
Wœrierbucli, Surselvisch-deutsch. 1 882. — Pallioppi père et fils, Di^ionari dels idioms
romauntschs d'Enf;iadin' nta e bassti, etc. Samedan (les trois premiers fasicules parus).
— Pirona, Vocabolariu friulano. Venise, 1871. — Gartner, Die Mundart von Erto
dans la Zeitschrifl fur Romanische Philologie XVI, 1 83-2 10 et 308-372. — Redolfi.
Die Lautverhiiltnisse des bergellisclien Dialekts dans la même Zeitschrifl, VUI, 1 6 t -2o5.
- 36 -
9. Timporibus chinnapahhun, hiuffîlun.
AU. mod. kinnbacken. Graphie latine. En ancien tergestin. je relève
tiénpula « tempia » (Cava'.li, Arch. glottoL, XII, 33 1).
10. Facias uuangun.
AU. mod. watigen. La traduction n'est pas tout à fait exacte. Rtr.
fatscha « Gesicht ».
11. Mantun chinni.
AU. mod. ktnii. Le rtr. est la seule langue qui connaisse une forme
mantim (ap. Diez).
14. Scapulas ahsla.
23. Interscapulas untarhartinun.
AU. mod. achsel. «. 11 n'y a que le roumanche schtiin (masc), plur.
chuvalla qui paraisse descendre de scapula ou plutôt de scapella, » dit
Diez. Le premier est exactement * scapei.lus. le second ne peut être qu'un
de ces collectifs ayant un sens pluriel et propres au rtr.. dont il a été parlé.
Interscapulas est la partie située entre les deux épaules.
15. Humérus ahsla.
AU. mod. achsel. Je n'ai pas retrouvé de représentant de humérus
en rtr.
17. Tundi mec capilli skir min fahs.
4. Capilli fahs.
Tonds mes cheveux. Dans la première phrase, capilli est au sing.
(= prov. ton meu cabelh). Le frioulan offre encore exactement la forme
tchavéli au sing., voy. Gartner, Gram.. p. 169. C'est un de ces pluriels que
les Italiens appelleraient « fossilizzati » et qui s'emploient pour les deux
nombres. On comprend assez que, dans le cas présent, le plur., bien plus
fréquent que le sing., ait éliminé celui-ci. L'ancien tergestin paraît présenter
de ces plur. « fossilizzati » dans fis, vis. foins = kicos, vîtes et fungos,
voy. Cavalli, Arch. glottoL, XI 1, 263.
18. Radi me mec colli skir minan hais.
13. Collo hais.
Rase-moi mon cou. Ce colli du premier exemple ne peut absolument
pas s'expliquer comme capilli. Le second exemple donne du reste collo
et le rtr. a un représentant tiré du sing. : à Erto kol (Gartner, Zeitschr.
- 37 -
XVI, 326); en ancien tergestin ^mo7 ('Cavalli, Atx/i. glotloL. XII, 33i).
Le plur. du reste ici ne pouvait agir sur le sing. C"est une simple faute du
scribe, qu'il a faite parce qu'il avait capilli sous les yeux et peut-être aussi
dans la tète.
Il y a à remarquer que cette phrase « rase-moi mon cou » semble
attester que l'auteur était clerc ou moine.
20. Radiées uurzun.
AH. mod. u'ur^eln. Ce mot ne peut se trouver parmi les parties du
corps qu'à cause de l'homophonie qu'il présente avec l'impératif radi
L'auteur du glossaire en écrivant fadi a pensé à un autre mot roman très
proche qu'il connaissait et l'a inscrit. \'oy. les représentants de radices
dans Gartner. Gram., p. 184.
21. Labia lefsa.
AH. mod. lef^e. Ce mot peut être le sing. latin labia ou le plur. labia.
C'est un des mots que Diez déclare, p. 79, n'avoir pas retrouvés en rtr.
Cependant je le relève dans Carisch : lèv, lè/m. ne peut être phonétique-
ment que LABU M. Il existe du reste aussi en brégalien, voy. Redolfi,
Ziitschr., VIII, i83.
24. Dorsum hrucki.
AH. mod. riicken. Graphie savante, puisque le lat. vulg. disait déjà
DOSSf.
25. Un osti spinale ein hruckipeini.
AH. mod. ein riicken-bein. Ce li qui est probablement un lapsus
est resté jusqu'ici inexpliqué en dépit des diverses hypothèses. Je propose
de l'expliquer par un bourdon, si je puis ainsi dire. Le scribe qui
copiait le texte aurait, dans un moment de distraction, sauté de un os
à tibia pein 3o, puis se serait aperçu de son erreur, mais aurait omis
de rayer ti.
28. Os maior daz maera pein deohes.
L'os majeur de la cuisse. Le représentant du compar. .maior (au nom.)
existe encore en rtr. : mêr « grôsser » (Pallioppi et Carigiet). Le premier
dérive plaisamment le mot de mehr.
29. Innuolu chniu.
AH. mod. knic. D'après Diez, on peut lire iunuclu aussi bien
- 38 —
qu'innuolu. Il faudrait donc corriger en iunuclu ou itinuolu. Le réto-
roman connaît des formes avec la diphtongue î<o, ue, voy. Gartner,
Grain., p. 174-5, et permet parfaitement de lire iunuolu. C'est le c alors
qui est tombé sans laisser de traces. Pkduculls a des traitements absolu-
ment analogues, cf. Gartner, Grundriss, p. 477, note 3 et Gram.. p. 87.
Deux phénomènes importants seraient à observer dans cet iunuolu :
d'abord le changement de k initial en o, dont il n'y a pas d'exemple dans
le texte, puis celui de g en /. Ce serait une autre preuve que o + e était
palatalisé et qu'il s'était confondu déjà avec j latin. Cependant, je préfère
lire [g'jinnuolu en restituant un g oublié par le copiste, parce que l'initiale
du mot dans les formes réto-romanes est habituellement e ou i (non 0).
30. Tibia pein.
Ail. mod. bein. Je n'ai pas trouvé le représentant de tibia. Le frioulan
a un verbe tibia (Pirona) représentant * tibiare et signifiant « fouler ».
31. Calamel uuidarpeini.
Contre-os. Je n'ai pu trouver de représentants de ce mot.
32. Talauun anchlao.
Cheville du pied. C'est une faute pour taluun = talun. Le deuxième
a a sans doute été amené par le premier. Diez dit, p. 79, qu'à sa connais-
sance talon n'existe pas en rtr. Mais l'anc. tergestin a talon (Cavalli,
Arch. glottoL, XII, 33 1), le dial. d'Erto talon (^Gartner, Zeits., X'VI, 35oj.
Il faut probablement corriger le mot allemand de la traduction en
anchalo, nom. plur. de anchala.
33. Calcanea fersna.
. Ail. mod. ferse. Ceci est un des mots que Diez n'a pu retrouver en
a. fr. (p. 79). Mais le Psautier a deux fois chauchein (Godefroy). Le mot
est courant en rtr.
35. Ordigas zaehun.
AU. mod. lehen. Diez voudrait qu'on lût ordiglas. Mais il ne faut
pas faire de correction qui ne soit strictement nécessaire. Je préférerais
voir dans ordigas le mot purement celtique (gaël. ordag), qui a dû vivre
dans les langues romanes, au moins dans l'une d'elles, puisqu'il a
influencé l'a fr. * arteil. Son existence semble encore attestée dans le
- 39 -
latin de la Gaule par le verbe français ordoier « marcher, s'avancer »
(Godefroy), qui se rattache évidemment à cette racine.
Je n'ai pas trouvé de descendant pour ordigas.
39. Brachia arm.
.\11. mod. arm. Brachia est traduit par un sing. en allemand et
cependant le rtr. n'a pu tirer ses représentants de la forme pluriel
féminisée, mais bien du sing. brachium (voy. Gartner, Gram., p. 84).
Mais il possède encore le plur. brachia sous forme d'un collectif féminin :
bratclia (voy. Meyer-Liibke, Gram. des l. romanes, trad. franc. II, p. 55 fin).
41. Palma prêta.
Paume de la main. Rtr. palma « flache Hand » (Pallioppi).
42. Digiti fingra.
Ail. mod. finger. Les mots index, médius, medicus, articulata, (qu'il
faut lire auricularis), minimus sont des mots savants (G. Paris, ap. Diez,
p. X), ce qui n'a pas lieu de surprendre. Pour l'ancien tergestin, par
exemple, Cavalli remarque : « ignoti i nomi délie dita » {Arch. glottol.,
XII, 33 1). Arliculala (1. auricularis) et minimus désignent la même
chose : « le petit doigt ». Altee fait difficufté. Je le regarde comme une
faute pour le germanique aide — vel. Il aurait été inséré en même temps
que les mots de la traduction germanique, ou bien par le second auteur,
si l'on admet que cette traduction n'est pas de l'auteur même du texte
roman, ou bien par un auteur unique qui, alors, n'aurait écrit la traduc-
tion qu'après achèvement complet du-te.xte roman.
49. Putel darm.
50. Putelli darma.
Ail. mod. darm. Le mot se retrouve en frioulan : budièll (Pirona).
51. Lumbulum lentiprato.
/\11. mod. lenden-braten. Graphie savante. C'est un des mots que
Diez déclare n'avoir pas retrouvés. Je relève en ancien tergestin nonbul
« lombo » (Cavalli, Arch. glottol., XII, 33 11.
53. Pulmone lungunne.
AH. mod. lungc. C'est un des mots que Diez, p. 79, déclare n'avoir
— 40 -
pas retrouvés en rtr. Je relève en anc. tergestin palmon (Cavalli, Arch.,
XII, 33i), à Erto pelmon (Gartner. Zeits., XVI, 338), en brégaiien palmun
Redolfi, Zeits., VIII, 174).
54. Intrange indinta.
Lisez innida = entrailles. C'est un des mots que Diez, p. 79, déclare
n'avoir pas retrouvés en rtr. Mes recherches n'ont pas été plus heureuses
que les siennes.
56. Latera sitte.
Ail. mod. seite. Un correspondant de latus existe en frioulan : lài
(Pirona).
57. Costis rippi.
Ail. mod. rippen. Diez dit, p. 80, « qu'on est étonné de lire costis au
lieu de costas », ce dernier thème étant à la base de toutes les formes
romanes, .le crois qu'il s'agit purement et simplement d'une graphie latine.
Le rtr. aussi dit cosla : cf. Cavalli, Arch., XII, 33 1, Gartner, Zeitschr..
XVI, 327, Redolfi, Zeitschr., VIII, 175, Carisch, Carigiet et Pallioppi.
58. Unctura smero.
AH. mod. schmeer. C'est un des mots que Diez déclare n'avoir pas
retrouvés en rtr. .le ne Fai pas retrouvé non plus, mais comme iîngkrk est
courant en rtr., un dérivé unctura ne doit pas être surprenant.
59. Cinge curti.
AH. mod. giirte, ceins. On peut admettre avec Diez que cinge = lat.
* ciNGA et qu'il y a un contre-sens dans la traduction ou bien avec G. Paris
(ap. Diez, p. IX) qu'il égale cinge. On n'est pas obligé, comme le croit
M. G. Paris, d'admettre dans l'hypothèse de Diez, un second auteur qui
serait le traducteur. Si l'auteur ne s'est traduit qu'après achèvement
complet de son texte roman, il a bien pu faire des contre-sens dans la
traduction, s'il travaillait avec quelque précipitation. Pour ma part,
j'adopte l'opinion de M. Paris, parce que le rtr. n'a que des réprésentants
de ciNCTA et de cingula.
Cinge est un des mots que Diez déclare n'avoir pas retrouvés en rtr.
Il veut probablement parler de citige au sens de * cinga qui, en effet,
n'e.xiste pas. Je pense qu'on peut donner à cinge son sens d'impératif,
inséré qu'il est entre latera, costis et lumbus, umbilico. Cf. les phrases
— 4' -
qui sont insérées au milieu des noms des parties du corps et (im)plenus
est après la nomenclature des vases.
60. Lumbus napulo.
Ail. mod. nabel. Cette glose renferme une erreur de traduction, ce
qui prouve que le traducteur travaillait avec assez de négligence. Rtr.
lomm « Lungc » (Carisch), lomas « die Weichen » (Carigiet).
61. Umbilico napulo.
AH. mod. nabel. Les représentants rcto-romans de ce thème sont
cités dans Gartner, Gram., î gS.
62. Pecunia fihu.
AU. mod. vieil. Pecunia est le nom générique qui sert en quelque
sorte de titre au chapitre comme en d'autres endroits liomo i, casu 91.
pannu i 10. uiiasa i ly. Suit une liste de noms d'animaux très remar-
quable par sa richesse de synonymie. On pourrait dire que c'est un
caractère du vocabulaire réto-roman, de posséder cette innombrable
variété de mots pour exprimer : « troupeau », « bétail », « animal »,
« bête bovine », « bête ovine ». Ainsi Gartner, Grundriss, I, 465, dit que
ces diverses significations sont exprimées selon les lieux tour à tour par
les thèmes les plus variés : animal, armentum, bestia, fétus, mobile,
PECUS, * MONTANARIA (= dc la mOntagUe), VACCA, NUTRLX, CAPL'T-DE-BESTIA.
HESTiAMEN-, CAPSA (= le bicu mobilier), * pastur.\ticum, etc.
Pecunia est un des mots que Diez déclare n'avoir pas retrouvés en
rtr. Je ne l'ai pas retrouvé, mais j'ai relevé un dérhé pugnéra (pecuniaria)
au sens dc « Herrkuh » dans Carigiet.
65. lumenta marhe.
Jument. Je n'ai retrouvé giumaint en rtr. qu'au sens de « Lasttier »
(Pallioppi).
67. Puledro folo.
68. Puledra fulihha.
Ail. mod. J'iillen. C'est le réto-roman pulieder (CaThch), puledar en
brégalien (Redolfi, Zeitschr., "VIII, lyo), puliar à Erto (Gartner, Zeitschr..
X'VI, 340), ce qui nous ramène donc à * pullétrus. Le féminin puledra
« das weibliche Fohlcn » est mentionné par Carigiet.
— 42 —
69. Animalia hrindir.
Ail. mod. rinder. Rtr. armai « Rind » (Carisch et Carigieti. L'engad.
a le pliir. ammalia sous forme de collectif féminin : limardja (ap. .Mever-
Lûbke, Gr. des l. romanes, tr. franc. II, p. 76.1
72. Armentas hrindir.
AU. mod. rinder. La forme ordinaire en rtr. est armaint, mais
KôrtingiySy) cite une forme féminine armenta et Pirona donne armcnlù
(-e — -a) au sens de « vacca ».
73. Pecora skaaf.
Ail. mod. schaf. Contrairement à l'opinion de Diez, les deux mots,
roman et allemand, sont au sing. : à Avoltri piuoro « brebis » (-0 = -a,
(Gartner, Grundriss, I, 466); en ancien tergestin ju/é^i^ra (Cavalli, Arch.
glottoL, XII, 336); en frioulan p/ôre (Pirona).
74. Pirpici uuidari.
AU. mod. widder, béliers, -ci peut être, comme le pense Diez. une
combinaison graphique ayant la valeur de ts ou tch. Cependant, ce pourrait
être aussi un datif littéraire, conformément à l'opinion e.xprimée par Graff,
que Diez accuse à ce propos de « pédanterie » (p. 81). Mais comp. iimpo-
ribiis 9. Dans Carigiet, je relève berbeisch « der Hammel », « der
verschnittene Widder ».
Une autre explication, la meilleure, consistera à dire que pirpici tsl
un masc. comme son représentant moderne et n'est autre qu'un nom.
plur. refait en -/ (comp. sapienti).
76. Oviclas auui.
Brebis. Je n'ai pas trouvé le représentant à'oviclas.
78. Porciu suuinir.
AU. mod. schiveine. Diez corrige « sans hésiter » enporci. Mais il ne
faut pas faire de correction qui ne soit pas absolument nécessaire. Voici
une explication bien simple de ce porciu jusqu'ici rebelle à toute inter-
prétation. Il égale PORci. Après les palatales, la règle du maintien d'i'
final a subi une exception ; dans porci la palatale avait résorbé 1';' comme
dans quanta moi = modu, comme du reste elle avait résorbé \'s dans
viva^iu i58, voy. ce mot. Notre auteur a donc écrit très régulièrement,
conformément à son système, porci comme il a écrit viva^i. Mais il s'est
- 43 -
aperçu alors que cela donnerait une prononciation tout autre que la
prononciation réelle, puisque ci, ^i pour avoir leur valeur ts ou tch doivent
être dans le corps du mot, devant une voyelle. C'est alors que très
naturellement il a ajouté un ii muet d"appui, lettre qui dans son système
^'raphiquc, ne l'oublions pas, n'a aucune valeur à la fin des mots, voy. la
loi des finales. C'est une sorte de féminin français.
On peut également bien admettre du reste que porcin = porcu,
c final se palatisant en rtr. tout comme c -(- k, i, voy. les e.xemples pour
poucLS dans Gartner, Grundriss, 1, 476, où les formes du sing. ont la
palatalisation. Les formes actuelles du plur. représentent porcos.
79. Ferrât paerfahr.
Sanglier. C'est un des mots que Diez, p. 79, déclare n'avoir pas
retrouvés en rtr. Dans Carigiet, on trouve le primitif verr « Eber ». Rien
donc d'étonnant que le rtr. ait possédé le dérivé verrat.
80. Troia suu.
.\ll. mod. sau. C'est un des mots que Diez, p. 79, déclare n'avoir pas
retrouvés en rtr. Mais Carisch donne troia « trâchtige Sau ».
81. Scruva suu.
AU. mod. sau. C'est un des mots que Diez déclare n'avoir pas
retrouvés en rtr. On trouve dans Carisch scrua « Sau » et dans Pirona
scràve. En frioulan, I'f médialc s'est donc changée en la sonore corres-
pondante : c'est pourquoi je lis scruva et non scruua.
84. Auciun caensincli.
Ail. mod. gànslein. C'est un des mots que Diez déclare n'avoir pas
retrouvés en rtr. Mais le primitif auca est usuel en rtr. ; le dérivé a donc
bien pu exister.
85. Pulli honir.
W\. mod. hiihner. Je n'ai pas pu retrouver ce mot en rtr. M. Decur-
tins me signale l'existence d'un féminin jP!</rts.
86. Pulcins honchli.
.411. mod. hûhnlein. Je relève en ancien tergestin puleiin « pulcino »
l^Cavalli, Arc/i. glottol., XII, 336).
— 44 —
87. Callus hano.
AU. mod. hahn. gallls est bien le mot qu'on emploie pour désigner
le coq dans toute la partie orientale du domaine réto-roman ; les Grisons
seuls ont l'onomatopée coc, cot. Cf. Gartner, Gy-undriss, I, 468.
88. Galina hanin.
AU. mod. henné, gali.ina est le thème uniforme qui existe dans tout
le domaine réto-roman pour dire « poule», cf. Gartner, Grundriss. I, 479,
note 3.
89. Pao phao.
AU. mod. pfau. Il semble que l'on ait affaire ici au nom. pavo, si
l'on s'en rapporte au réto-roman moderne qui a pavun, pivun (Carisch,
Carigiet, Pallioppi).
91. Casu hus.
AU. mod. haus. Diez veut corriger en casa. Mais on peut expliquer
casu (avec u muet) en disant que casa a une tendance à se raccourcir, comp.
franc. cAe^ et des patois réto-romans qui disent ca ((nirtner. Gram.. 170-1 ).
La forme ordinaire en rtr. est cependant casa.
92. Domo cadam.
Maison. Diez dit qu'on ne retrouve domus au sens propre de « maison »
dans aucune langue romane. Ce n'est pas tout à fait exact. Ix St Léger a
diiom, dom. En réto-roman, domi s a disparu devant casa, mais il pouvait
encore fort bien vivre à l'époque des Gloses.
93. Mansione selidun.
Séjour, auberge. C'est un des mots que Diez, p. 79, déclare n'avoir
pas retrouvés en rtr. 11 n'a pas le sens ordinaire de « maison ». Il existe
encore en rtr. avec le sens spécial qu'il a ici : masc/ncng « Rammer »
(Carisch, p. 190) et avec un sens dérivé dans maschun « Hùhnerstange »
(Pallioppi).
94 Thalamus chamara.
AU. mod. kammer. .le n'ai pas retrouvé ce mot en rtr.
95. Stupa stupa.
AU. moà. stube. Ce mot germanique, dit Gartner (Ze//sc/??-., XVI, 449,
note 12), se présente dans les dialectes rétiques, lombard et vénitien avec
les trois significations habituelles de : « chambre chauffablc », « fournil »
« poêle ».
- 45 -
96. Bisle phesal.
Chambre chauffable. C'est un des mots que Diez, p. 79, déclare
n'avoir pas retrouvés en rtr. Il existe parfaitement. Dans Carigiet. la
pegna « der Ofen » = pk(n)sii.ia.
97. Keminada cheminata.
Appartement chauffable. Rtr. moderne caminada « Speisekammer »
(Carisch et Pallioppi).
98. Furnus ofan.
Ail. mod. o/en. Rtr. /nom « Backofen » (Carisch, Carigiet et
Pallioppi).
99. Caminus ofan.
\\\. mod. o/en. Rtr. camin. cliamin « Kamin » (Carisch et Pallioppi).
100. Furnax furnache.
C'est un des mots que Diez déclare, p. 79, n'avoir pas retrouvés en
rtr. On le retrouve en ancien tergestin, où l'on a furnaza « fornace »
(Cavalli, Arch. glottoL, XII, 846), dans Pallioppi qui donne furnatsc/i
« Ofen ».
101. Segradas sagarari.
M. h. a. sageraere, sacristie. On ne comprendrait pas pourquoi,
entre le poêle et l'étable, le glossographe ait pu vouloir mentionner une
« sacristie ». Ici je partage l'opinion de Diez, à savoir que la traduction,
qu'elle émane de l'auteur lui-même ou d'une seconde personne, renferme
un contre-sens. Segradas (peut-être une faute pour segredas) doit repré-
senter SKCRETA, latrines. I/hypothèse est appuyée par le mot secret du
réto-roman moderne qui signifie « Abtritt » (Carisch et Carigiet). Pour
l'explication de ce contre-sens, voyez au Texte critique.
'Une autre explication, moins bonne, consisterait à interpréter segra-
d as par le rtr. segràd, sagràd (Pirona), «cimetière». Mais alors on se
demande, et c'est cela qui fait difficulté, comment il a pu être traduit par
« sacristie » et pourquoi surtout il est inséré dans les noms des parties
de la maison.
102. Stabulu stal.
AU. mod. slall. Diez dit. p. 79, qu'à sa connaissance le mot n'existe
- 46 -
pas en réto-roman. Je relève Atàvl, stàval en brégalien (Redolfi, Zeitschr.,
VIII, 184;.
103. Pridias uuanti.
Ail. mod. u'ânde. Je regarde pridias comme une faute pour pridas,
le second / ayant été amené par le premier, comme le second a l'a été par
le premier dans talauun. C'est le rtr. prei qui existe à côté de parei
(Carisch), preit (Carigiet).
104. Esilos pretir.
Ail. mod. bretter. Je n'ai pas retrouvé le mot. Le rtr. dit assa, aissa.
105. Mediran cimpar.
Bois de charpente. C'est un des mots que Diez, p. 79, déclare n'avoir
pas retrouvés en réto-roman. Je n'ai pas retrouvé expressément * matera-
MEN, mais MATEBiEs avcc un sens voisin : iiiadèr. niadier « dicker Baum-
stamm (zu Stâllenj », (Carisch et Pallioppij.
106. Pis (Irst.
AU. mod. first. On trouve dans les Gloses de Vienne (XI"^ siècle) qui
sont aussi, à n'en pas douter, des gloses réto-romanes 1, ce même mot :
pi^ spiz (Diez, p. 1 26). C'est le rtr. pi!(^, pé\, pi^ m. ou pi^^ci f. « Spitze »
(Carisch, Carigiet, Pallioppi). Pis est une forme picus qui a été influencée
ensuite par le germ. spit^, spit:{e, ce qui a déterminé le changement de son
s en ^ et la formation d'une forme féminine pi^^a. Il est impossible de
songer à une étymologie directement allemande ; les groupes germaniques
se, st, sp en passant en rtr. ne perdent pas leur élément initial.
107. Trapes capretta.
Ce sont deux mots romans. Le second est l'engadin chavret «. Schlùs-
sel des Dachstuhles », chavrida ou chevrida « ein Schlag Waldbâume, die
frùher geschàlt und dadurch zum Fâllen bezeichnet wurden » (Pallioppi).
Il est probable que nous n'avons pas aft'aire ici à deux synonymes,
mais à une seule expression où le second mot joue le rôle d'adjectif.
108. Capriuns rafuun.
Chevron au toit. C'est un des mots que Diez. p. 79. déclare n'avoir
' Je compte le démontrer peut-être ultérieurement. On les croit françaises.
- 47 -
pas retrouvés en réto-roman. Je le retrouve avec un sens dérivé dans
cai'fiii « stehende, diirre Tanne » (Carigiet).
109. Scandula skintala.
AU. mod. scliindel. Iltr. schlonda. (Carisch, Carigiet).
110. Pannu lahhan.
AH. mod. laken. Parmi les noms de vêtements, il ne subsiste plus en
rétp-roman moderne que pannu, camisa. pragas, uuan^. Il n'est pas
étonnant pour plusieurs comme seia, devrus, uuindicas, qu'ils soient
disparus avec la chose qu'ils signifiaient. Ttinica survit aussi dans le
frioulan tànie (Pirona).
114. Devrus deohproh.
.'\11. theoh-brôch , littér. pantalon de cuisse. C'est « une sorte de tablier
entourant les reins et les pantalons ». Le mot roman vient de l'allemand
et se retrouve dans Isidore et Paul Diacre sous la forme latinisée tubrucus,
irBRUGus (cf. Diez).
115. Fasselas fanun.
Ail. mod. fahnen. Le ms. & fanun et non faciun comme a voulu lire
Holtzmann, à l'avis de qui Diez s'est rallié. Cette glose sur laquelle
Diez s'escrime vainement ne peut s'expliquer que par la comparaison avec
une des gloses de Vienne (qui sont réto-romanes), où on lit : sella lenti
fano (= toile des reins), glose que Diez a génialement restituée en [Ja]sella
lentifano (p. 127). Ce. fasella fasselas représente donc un latin * fascellas
et signifie « bande ou écharpe entourant les reins ». Il est probable que
dans notre glose le scribe a omis un mot de la traduction allemande et
que la glose était -.fasselas lentifanun.
118. Uuanz irhiner.
" Il faut suppléer hantscôh. Le sens est : gant en cuir blanc.
119. Uuasa uuahsir.
Nous avons peut-être affaire ici à un de ces collectifs propres au réto-
roman, qui aurait le sens de « la vaisselle », « les vaisseau.x ». En tout
cas, VAS existe en réto-roman : à Erto veA «. Gefâss », « eiserne Oelflasche »
(Gartner, Zeitschr., XVI, 357).
- 4^ -
120. °°'"" .
Cava putin.
124. Cauuella potega.
Ail. mod. butte et bottich. Malgré les scrupules de Diez, il faut
absolument corriger en cuva et cuuuella (= cupa, cupella) parce que
d'autres glossaires ont cuba putin, guba putina (Gloses de Vienne) et
même gubellas, voy. Diez, p. i23. Du reste, le rtr. ne connaît pas ca\a
dans ce sens, mais connaît cupa, cupella icitvaigl « Eimer » dans Palliopi).
Cuva, cuuuella sont une nouvelle preuve que b, p médials étaient devenus
V dans la langue des Gloses (% 14).
Je n"ai pas retrouvé dolea en rtr., mais les (Jloses de Vienne renfer-
ment le mot : dolea zentanara (Diez, p. i23). Contrairement à ce que dit
Diez, il existe une forme doille en a. fr.
121. Idrias tunne. choffa.
Ail. mod. toiinen, kii/'e. Cest le lat. iivdbia. cruche à eau. Je ne l'ai
pas retrouvé en rtr. Diez a fait une méprise en considérant tunne comme
un mot roman.
122. Carisa ticinne. choffa fodarmaziu.
AH. nwd. Judermdssige kuj'e. Ce carisa a exercé vainement jusqu'ici
la perspicacité des commentateurs. Une chose est certaine, x'est que c'est
le rtr. charôt, chariet (Pallioppi). « Kûbel, den frischen Zieger zu
formen ». Mais le mot paraît altéré. Comme son étymologie est obscure,
il est difficile de le restituer. 11 faut peut être pensera carrottum : ce serait
un vase en forme de petit char. Pallioppi dit cependant expressément :
Jener Kiibel ist wie ein Fâsschen geformt.
Je corrige ticinne qui ne signifie rien en tunne et j'en fais, comme
dans la glose précédente, un mot allemand, contrairement à ce que fait
Diez, qui le considère aux deux endroits comme un mot roman.
123. Sisireol stanta.
128. Sestar sehtari.
.Ml. mod. stànder. On n'a pas encore pu expliquer sisireol. Il est
probable que ce mot, fort dénaturé, représente un diminutif de sestar
(comme sesterol). Sestar est le rtr. stèr « Viertel » (Carisch).
125. Gerala, tina zuuipar.
178. Tinas zuuipar.
AU. mod. ^uber. La première glose renferme deux mots romans
- 49 -
synonymes. Je rélève dans Pallioppi gierl, « Tragkorb », dans Carisch
scherl « Tragkorb », tignia « Kiibel », dans Carigiet tigna « Weinkufe »,
« Tonne ».
Gerala ne peut être qu'une faute pour gerula : les Gloses de Vienne,
qui sont bien certainement un texte réto-roman, ont gerula zupar (voy.
Diez, p. 123).
126. Siccla einpar.
179. Situlas einpar.
AH. mod. eimer. 11 ne faudrait pas croire que le second mot est une
graphie latine. Le rtr. possède les deux thèmes : ainsi à Erto je relève
■•iédya = s\CLA (Gartner, Zeitschr., XVI, 343), dans Carisch seisch « Kupfer-
eimer » = siclus et dans Kôrting (Dictionn. jioj) sedla = situla.
,„_ Sicleola
127.
Sedella ampri.
Seau. Il faut vraisemblablement corriger le mot allemand en ainpri.
Sedella est un des mots dont Diez, p. yg, reconnaît déjà le caractère
réto-roman. Quant à sicleola, il ne peut être qu'un diminutif en -ola de
sida (le est étymologique). Je ne l'ai pas retrouvé en rtr., mais j'ai relevé
en brégalien un diminutif sadalin qui égale * sitkli.inis (Redolfî, Zeitschr.,
VIII, i93j.
129. Calice stechal.
Gobelet conique. Rtr. caliscli « Kelch » (Carigiet), « caliscli oder
chalsch, Kelch ("beim Abendmahl) : Blumenkelch; Bêcher» (Pallioppij.
130. Hanap hnapf.
C'est un des mots que Diez déclare, p. 79, n'avoir pas retrouvés en
rtr. Malgré mes recherches, je n'ai pas été plus heureux que lui.
131. Cuppa chupf.
Rtr. coppa « Napf » (Carisch), cùppa « halbkugliges, irdenes oder
metallenes Tischgefass » (Carigiet), coppa « Schûssel, Schale» (Pallioppi).
132. Caldaru chezil.
133. Caldarora chczi.
Ail. mod. kessel. Je nai retrouvé en rtr. que des représentants d'une
forme féminine caldabia, mais les Gloses de Vienne ont galdarios chezzila
(Diez, p. 123).
4
- 5o -
Caldarora est évidemment une faute pour caldarola, le second r
avant été amené par le premier. Caldarola est très répandu en pays réto-
roman, voy. ses représentants dans Carisch et Pallioppi.
134. Cramailas hahla.
Crochet de la chaudière. C'est un des mots que Diez, p. 7g, déclare
n'avoir pas retrouvés en reto-roman. Je dois avouer que je n"ai pas été
plus heureux que lui. Comme je lai dit au § 1 1, je corrige en cramaclas.
Les Gloses de Vienne ont encore gramagla (Diez, p. i23).
135. Implenus est fol ist.
Ail. mod. voll ist. Cette phrase insérée à la fin du chapitre des vases,
doit signifier : 11 (le vase) est plein. Nous avons vu des phrases particu-
lières enchâssées aussi dans le chapitre des parties du corps. Comme le
dit Diez, il faut corriger en impletus ou en plenus : le rtr. dit plenus et
non implenus, cf. Gartner, G?-a>n., p. 184.
136. Palas scufla.
Ail. mod. schaufel. Rtr. pala « Schaufel » (Carigiet).
137. Sappas hauua.
Ail. mod. haue. Rtr. ^appa « Hacke » (Carisch et Carigiet).
138. Saccuras achus.
AU. mod. axt. C'est un des mots dont Diez, p. 79, reconnaît déjà le
caractère réto-roman. Je relève en brégalien une forme sagiir qui a l'a
initial (Redolfi, Zeitschr., VllI, 176).
139. Manneiras parta.
Large bâche. C'est un des mots dont Diez, p. 79, reconnaît déjà le
caractère réto-roman. Voy. les représentants dans Gartner, Grain., | 27 et
dans le Grundriss, p. 478, note i .
140. Siciles sihhila.
Ail. mod. sichel. Ce mot, contrairement à l'opinion de Diez, n'a pas
complètement disparu dans les langues romanes. Le roumain a secere
et, quant au réto-roman, un grand nombre de formes sont énumérées par
Gartner, Zeitschr if t, XVl, 348, note 3.
— 5i —
141. Falceas segansa.
AU. mod. sensé. On est surpris de ne trouver en rtr. que des formes
dérivées de falcem (cf. Gartner, Gram., i 28). Les Gloses de Vienne ont
aussi /a/ce,ï (Diez, p. 124). Mais le roumain a /alca (Dict. de Kôrting,
3 1 1 ij.
142. Taradros napugaera.
143. Scalpros scraotisran.
144. Planas paumscapo.
Foret. — Burin (schrot-eisen). — Couteau servant à aplanir le bois.
De ces trois mots, Diez énumère déjà les correspondants réto-romans :
lerader, scalper, plaiina. Il faut vraisemblablement corriger scraotisran
en scraotisarn.
145. Liones seh.
Couteau de la charrue et aussi houe. Diez dit qu'on ne retrouve plus
ce mot qu'en aragonais. C'est une erreur : l'ital. a ligone et l'esp. ligona.
11 range aussi le mot parmi ceux qu'il n'a pas retrouvés en réto-roman. .le
dois dire que mes recherches sont restées vaines également.
146. Fomeras uuganso.
Soc de la charrue. 11 faut restituer dans la traduction iiuaganso
soc de la charrue. Nous n'avons pas ici l'équivalent de l'it. vômere,
vômero = vomerem, comme le pense Diez, mais celui du provençal
vomier, it. gumej'a, gumea, modénais gmera = l'adj. vomerius, vomeria.
C'est un des mots que Diez déclare, p. 79, n'avoir pas retrouvés en rtr.
Je ne l'ai pas retrouvé non plus.
148. Mallei slaga, hamar.
Ail. mod. scHlâgel, hammer. Je n'ai pas retrouvé le mot.
149. Et forcipa anti zanga.
Ail. mod. und ^ange. Je n'ai pu retrouver en rtr. la forme équivalente
At forcipa (forcipem). Le réto-roman d\tforsch = forficem (^vov.forsa,
a. ïr. force). Je relève bien dans Carisch une (ovmo. foarbasch. mais elle
dérive aussi de iorficem (mieux de forpicem), h. forbice. Les Gloses de
Vienne nous présentent aussi cette i'ormc fojxtpe (Diez, p. 124).
150. Et inchus anti anapaoz.
.\ll. mod. tind amboss. C'est un des mots que Diez. p. 79, déclare
- 52 -
n'avoir pas retrouvés en réto-roman : mais il existe bel et bien, voy. ses
représentants dans Gartner, Gram., % 78.
151 et 152. De apis siluuarias picherir folliu.
Dans le ms. écrit ici sur lignes suivies et non en colonnes, cela forme
deux gloses : deapis. picherir. siluuarias. folliu. Séparées, elles n'ont
évidemment aucun sens et il faut nécessairement les réunir en une seule,
ce qui donne d'un côté la traduction allemande : « ruches pleines » et de
l'autre de apis siluuarias. Ainsi reconstituée, la glose n"a pu cependant
encore être expliquée définitivement. Voici, à cet égard, la solution que je
propose, solution qui me parait se recommander par une certaine vrai-
semblance :
1° D'abord il est tout-à-fait certain qu'il faut corriger, conformément
à lingénieuse hypothèse de Diez, en de apis (= apes) alvarias = cellules,
loges et, par extension, ruches d'abeilles. Alvarias représente le latin
ALVEARiA. Alveus désigne déjà [en latin une ruche : ital. alveo, m. sens.
Ce qui est tout à fait décisif du reste, c'est que le mot se retrouve en rtr.
moderne : ualêr, lialè (3 silbig), « Bienenstand ». « Bienenhâuschen »
(Carisch et Carigiet) = ai.vearu m (aluêr, puis ualêr avec une métathèsei.
2° Le pléonasme et l'interversion même qu'on trouve dans de apis
alvarias sont aussi surprenants et doivent s'expliquer. Comme'.je crois
l'avoir montré plus loin, au Texte critique, les Gloses, à mon avis,
existèrent un certain temps dans le texte roman seul. C'est alors que fut
ajoutée à celui-ci au dessus à' alvarias, une glose explicative de apis. Le
traducteur, voyant donc écrit « ruches d'abeilles », ne traduisit pas simple-
ment par « ruches », mais voulant éviter toute équivoque par « ruches
pleines » (d'abeilles). Cette glose écrite sur deux colonnes comme suit :
de apis picherir
aluuarias folliu
fut prise par le scribe du ms. qui écrivait (à cet endroit) sur lignes
continues pour deux gloses différentes, que, ne comprenant pas, il copia
machinalement ainsi, en faisant une faute au second mot roman : deapis.
picherir. siluuarias. folliu. A mon avis, le glose primitive était donc
simplement alvarias « ruches » et de apis ne faisait pas primitivement
partie du texte.
153. ^^^^^
Puticla
Rtr. flascha « P'iasche » (Carigiet et Pallioppi). Carisch mentionne
une formey'rac/a « Schoppen » qui suppose une métathèse * fascla.
— 53 —
154. Mandacaril moos.
Nourriture. On comprend bien que ce mot doit se rattacher à mandu-
CABE, mais la finale en reste obscure. Je corrigerais en manducaria,
« mangerie », « mangeaille ».
155. Va cane.
Ail. mod. dialectal cane. C"est la forme ordinaire du réto-roman,
voy. Gartner, Grain., | 26.
156. Fac iterum to auar.
Ail. mod. thu abermah. Iterim survit dans è (er nur vor Vokalen)
« auch » (Carigiet), er, era, eir « auch », « noch » (Carisch).
157. Citius sniumo.
Aussitôt, à la hâte. Il n'est pas rare que des adverbes au comparatif
prennent le sens du positif. C'est un phénomène qu'on trouve déjà dans
le latin classique, e.\. : serius, ocius = ociter. .le n'ai pes retrouvé les
descendants de citius dans le rtr. moderne.
158. 'Vivaziu iili.
.\11. mod. eile. C'est le comparatif vivacius qui donne l'adv. proven-
çal vivais, viatsi, vite, l'adj. italien (a)vaccio, pressé, voy. Kôrting, 8790.
11 n'y a donc pas de difficulté dans cette glose, comme semble le croire
Diez. Ce comparatif a pris le sens du positif, cf. la glose précédente.
Si Vs a disparu ici, c'est qu'elle a été résorbée par le son palatal graphie
par ^i. Quant à u, c'est une lettre absolument muette, comme dans
porcin 78. Vivaziu n'e.xiste plus dans le rtr. moderne.
159. Argudu skeero.
Rapide. Argltis a, en latin, le sens de « sagace ». ici, il a passé à
celui de « rapide ». ce qui s'explique sans difficulté, voy. Diez. Il ne se
ret^-ouve plus dans la langue moderne.
160. Moi mutti.
161.]^ Quanta moi in manage mutti.
Moi de la première glose = modium. L'/ a la valeur d'une palatale,
car DJ intervocalique en rtr. devient soit une sifflante, soit une palatale,
voy. Gartner, Qram., p. 178, v. médius.
- 54 -
Dans la deuxième glose, la partie allemande doit être corrigée en «'eo
manage mutte, combien de boisseaux ? 11 serait difficile d'expliquer
quanta comme un neutre. Pour moi, je n'hésite pas à corriger en quanti
moi = QUANTI MODii. Dans modii. 1"/ a été résorbé par la palatale comme
dans porc/ M 78.
162. Sim halp.
Ail. mod. halb. Le frioulan possède le mot : scem, sent (Pirona).
163. Aia tutti uuela aile.
AU. mod. wohl aile. Aia = le lat. eu : roumain ia. prov. eia, a. fr.
aie, esp. ea, port, eia (Kôrting, 2787). En réto-roman, ei, ehi « Ausruf
der Verwunderung » (Carisch).
164. Vestid cauuati.
Rtr. vase/lieu, vischieu (Carisch), vistgû (Carigiet).
167. Tramolol sapan.
Toile fine. On nest encore parvenu en aucune façon à expliquer ce
tramolol. Je conjecture que ce mot, résultat, comme pense Diez, d'un
lapsus du scribe, doit se lire tramol et équivaut au frioulan tramuèle
« trémie » (Pirona), manifestement dérivé de tremere. L'ail, sapan, par
extension, peut bien avoir signifié « tamis », « trémie ».
168. Vellus uuillus.
Toison. Je n'ai pas retrouvé le mot.
171. Campa hamma.
Fesse, gigot. On peut lire campa ou canpa. Voy. les représentants de
GAMBA dans Gartner, Gram., p. 72.
172. Ponderosus haolohter.
Souffrant d'une hernie. Cette signification attribuée ici à ponderosus
n'est pas latine, mais elle peut dériver de la signification « lourd ». Je
n'ai pas retrouvé le mot en rtr., si ce n'est sous la forme ponderûs
«. gewichtig », « schwer», « wichtig» (Carigiet), qui ne paraît pas être un
mot essentiellement populaire, puisqu'il a conservé la voyelle contre-
finale.
— 55 —
173. Albios oculus staraplinter.
Ail. mod. staarblind, aveugle de la cataracte. Albius oculus ne
signifie absolument rien et il est de toute nécessité d'admettre ici une
faute de copiste. Comme le rtr. ne connaît pas * aboculus, mais seule-
ment ORiK s et CAECLS, je propose de corriger en orbus oculis.
174. Gyppus houarohter.
Bossu. Rtr.^'-oZ'. Je n'ai pas retrouvé les deu.x mots suivants, lippus et
claudus, en rtr. Pour mutus, il est usuel.
180. Gulvium noila.
A. h. ail. nuoil, rabot. Nous avons affaire ici à une graphie latine
évidemment. Je n'ai pas retrouvé le mot, qui est le fr. gouge.
-'^-&>|-»f«e-^-
C. TEXTE CRITIQUE
Tout ce qu'on sait sur l'auteur des Gloses de Cassel, c'est qu'il était
Germain : cela est prouvé par la confusion perpétuelle qu'il fait entre les
sourdes et les sonores (voy. Diez, pp. VII et VIII). C'était vraisemblable-
ment un homme d'Eglise et il avait sans doute voyagé en Romanie. Mais
il n'est pas certain qu'il ait fait lui-même la traduction, ou, s'il l'a faite,
ce ne fut très probablement que quelque temps après la composition
du texte.
Pour l'hypothèse d'une traduction après coup (de l'auteur même ou
d'une autre personne), faite avec une certaine négligence et en hâte,
militent en effet les raisons suivantes : plusieurs mots (les gloses 107 et
i53) n'ont pas été traduits et il semble qu'ils aient été sautés; d'autres
sont traduits d'une façon inexacte ou approximative, un grand nombre
le sont par des mots romans germanisés (pour plus de facilité) ; à un
pluriel correspond souvent un singulier et réciproquement ; la glose 47
au lieu d'être traduite en allemand, a été tout bonnement réunie à la
suivante par le mot allemand qui signifie « ou bien » : enfin le fameux
segradas de la glose 101 qui doit vouloir dire « les latrines », étant donné
la place où il se trouve, a été traduit par « sacristie », ce qui est un
contre-sens. Le m'ot (dérivé de sécréta) avait sans doute les deux sens
en rtr.. la sacristie étant en quelque sorte un lieu secret, retiré. Si la
traduction avait été faite en même temps que le te.xte, il est évident que
l'auteur en énumérant les différentes parties de la maison n'eût jamais
pensé à « sacristie ». Voyez encore, en faveur de notre hypothèse, un
argument très important développé au Commentaire sous i5i et lii.
La question reste obscure, de savoir si l'auteur a fait un travail
original ou s"il s'est aidé de glossaires antérieurs : cela, du reste, a peu
d'importance.
Ce n'est pas le ms. original que possède la bibliothèque de Cassel.
C'est l'œuvre de deux copistes (voy. Diez, pp. 72-8) ; car on reconnaît
- 58 -
à l'écriture la main de deux scribes différents : l'un a écrit la première
partie jusqu'à martel hamar 147 (sur colonnes), l'autre le reste (sur lignes
suivies), voy. Diez, p. 72. Ils ne se sont guère privés, l'un et l'autre, de
faire des fautes grossières de lecture, principalement dans le texte roman :
radi me meo colli 18, un osti spinale 25, innuolu 29, lalauun 32. articti-
lata 47, cava 120 et cauuella 124, carisa 122, gerala i25, caldarora 128,
implenus est i35, siluuarias i52, mandacaril 154, quanta moi 161, albios
oculus 178. Nous allons essayer de restituer le texte, tel que nous le
concevons sorti des mains de l'auteur ou bien des mains de l'auteur et
d'un traducteur :
1. l'homme.
homo, man.
caput, haupit.
verticem, skeitila.
capilli, fahs.
5 oculos, augun.
aures, aorun.
nares, nasa.
dentés, zendi.
timporibus, chinnapahhun, hiuflilun.
10 facias, uuangun.
mantun, chinni.
maxillas, chinnpein.
collo, hais.
scapulas, ahsla.
i5 humérus, ahsla.
tondit, skirit.
lundi meo capilli, skir min fahs.
radi me meo collo, skir minan hais.
radi mea parba, skir minan part.
20 radiées, uurzun.
labia, lefsa.
palpebre, prauua.
interscapulas, untarhartinun.
dorsum, hrucki.
25 un os spinale, ein hruckipeini.
renés, lehti.
coxa, diQoh.
59
os maior, daz maera pein deohes.
[g\innuolu, chniu.
3o tibia, pein.
calamel, iiuidarpeini.
taluun, anchalo.
calcanea, fersna.
pedes, foozi.
35 ordigas, zaehun.
uncla, nagal.
membras, lidi.
pectus, prust.
brachia, arm.
40 manus, hant.
palma, prêta.
digiti, fingra.
polix, dumo.
index, zeigari.
45 médius, mittarosto. *
medicus, laahhi.
auricularis aide
minimus, minnisto.
putel, darm.
5o putelli, darma.
lumbulum, lentiprato.
Jigido, lepara.
pulmone, lungunne.
intrange, innida.
55 stomachus, mago.
latera, sitte.
costis, rippi.
unctura, smero.
cinge, curti.
60 lumbus, napulo.
umbilico, napulo.
3. LE BÉTAIL.
pecunia, fihu.
cavallus, hros.
equm, hengist.
- 6o —
65 iumenta, marhe.
equa, marhe.
puledro, folo.
puledra, fulihha.
ammalia, hrindir.
70 boves, ohsun.
vaccas, choi.
armentas, hrindir.
pecora, skaaf.
pirpici, uuidari.
75 fidelli, chalpir.
oviclas, auui.
agnelli,- lempir.
porciu, suuinir.
ferrât, paerfarh.
80 troia, suu.
scruva, suu.
« purcelli, farhir.
aucas, cansi.
aucm«/.caensincli.
85 pulli, honir.
pulcins, honchli.
callus, hano.
galina, hanin.
yKao.fphao.
90 pana. ;phain.
S. LA MAISON.
casu, hus.
domo, cadam.
nz(insîone,]selidun.
thalamus, chamara.
95 stupa, stupa.
bisle, phesal.
keminada, cheminata.
furnus,' ofan.
caminus, ofan.
100 furnax, furnache.
- 6i -
segradas, sagarari.
stabulu, stal.
pridas, uuanti.
esilos, pretir.
io5 mediran, cimpar.
pis, first.
trapes capretta.
capriuns, rafuun.
scandula, skintala.
4r. LE VETEMENT.
I lo pannu. lahhan.
lunica, seia. tunihha.
camisa, pheit.
pragas, proh.
devras . deohproh.
ii5 fasselas, |lenti]fanun.
uuindicas. uuintinga.
miifflas, hantscoh.
iiuan^, irhiner [hantscôhj
5. LES VAISSEAUX.
uuasa, uuahsir.
I20 dolea, cuva, putin.
idrias, tunne, choff'a.
carisa?, tunne, chofFa fodarmaziu.
sesterol?, stanta.
cuuuella, potega.
125 gerula, tina, zuuipar.
siccla, einpar.
sicleola, sedella, ainpri.
sestar, sehtari.
calice, stechal.
i3o hanap, hnapf.
cuppa, chupf.
caldaru, chezil.
- 62
caldarola, chezi.
cramaclas, hahla.
i35 (im)plenus est. fol ist.'
6.
LES OUTILS.
palas, scufla.
sappas, hauua.
saccuras, achus.
manneiras, parta.
140 siciles, sihhila.
falceas, segansa.
taradros, napugaera.
scalpros, scraotisarn.
planas, paumscapo.
145 liones, seh.
fomeras, uuaganso.
martel, hamar.
mallei, slaga, hamar.
et forcipa, anti zanga.
i5o et inchus, anti anapaoz.
7. VARIA.
aluuarias (de apis), picherir folliu.
flasca, puticla.
manducaria, moos.
i55 va, cane.
fac iterum, to auar.
citius, sniumo.
viva^ht, iili.
argudu, skeero.
160 moi, mutti.
quanti moi, weo manage mutte.
sim, halp.
aia tutti, uuela aile.
vestid, cauuati.
i65 laniu vestid, uuUinaz.
Uni vestid. lininaz.
- 63 -
tramol?, sapan.
vellus, uuillus.
punxisti, stahhi.
170 punge, stih.
campa (ou canpa), hamma.
ponderosus, haolohter.
orbus oculis, staraplinter.
gyppus, houarohter.
175 et lippus, prehanprauuer.
claudiis, lamer.
mutus, tumper.
tinas, zuuipar.
situlas, einpar.
180 gulvium, noila.
^'«-X^S^X^X?.-
TABLE ALPHABÉTIQUE DES GLOSES
(d'après le texte critique)
agnelli 77
aia i63.
aluuarias iSa.
animalia 69.
argudu iSg.
armentas 72.
aucas 83.
auciun 84.
aures 6.
auricularis 42.
boves 70.
brachia 3g.
calamel 3i.
caldarola i33.
caldaru i32.
calice 129.
callus 87.
caminus 99.
camisa 1 12.
campa (ou canpa^ 171.
capilii 4, 17.
capretta 107.
capriuns 108.
caput 2.
carisa ? 122.
casu 91.
cavallus 63.
cinge 59.
citius 157.
claudus 176.
collo i3, 18.
costis 57.
coxa 27.
cramaclas 134.
cuppa i3i.
cuva 120.
cuuuella 124.
devrus 1 14.
digiti 42.
dolea 1 19.
domo 92.
dorsum 24.
equa 66.
equm 64.
esilos 104.
facias 10.
fac iterum i56.
falceas 141.
fasselas 1 15.
ferrât 79.
fidelli 75.
figido 52.
flasca i52.
fomeras 146.
forcipa 149.
furna.x 100.
furnus 98.
galina 88.
gerula i25.
gulvium 180.
- 66
gyppus 174.
hanap i3o.
homo I.
humérus i5.
idrias 120.
(im)plenus est i35.
inchus i5o.
index 44.
interscapulas 23.
inirange 54.
iterum i56.
iumenta 65.
keminada 97,
labia 21.
laniu vestid i65.
latera 56.
Uni vestid 166.
liones 145.
lippus 175.
lumbulum 5i.
lumbus 60.
maior 28.
mallei 148.
manducaria 154.
manneiras 139.
mansione 93.
mantun 11.
manus 40.
martel 147.
maxillas 12.
me 18.
mea 19.
medicus 46.
mediran io5.
médius 45.
membras 37.
meo 17. 18.
minimus 48.
moi 160, 161.
mufflas 1 17.
mutus 176.
nares 7.
oculos 5.
orbus ocuiis 173.
ordigas 35.
os 25, 28.
oviclas 76.
palas i36.
palma 41.
palpebre 22.
pannu 1 10.
pao 89.
parba 76.
paua 89.
pecora 73.
pectus 38.
pecunia 62.
pedes 34.
pirpici 74.
pis 106.
planas 144.
polix 43.
ponderosus 172.
porciu 78.
pragas 1 13.
pridas io3.
pulcins 86.
puledra 68.
puledro 67.
pulli 85.
pulmone 53.
punge 170.
punxisii 169.
purcelli 82.
putel 49.
putelli 5o.
pulicla 1 53.
quanti moi 161.
radi 18, 19.
radiées 20.
saccuras i38.
scalpros 143.
scandula log.
scapulas 14.
scruva 81.
sedella 127.
segradas loi.
seia III.
sestar 128.
sesterol ? 123.
siccla 126.
sicleola 127.
sim 162.
situlas 179.
spinale 25.
stabulu 102.
67
stomaehus 35.
taluun 32.
laradros 142.
thalamus 94.
tibia 3o.
timporibus g.
tina 125.
tinas 178.
tondit 16.
tramol ? 167.
trapes 107.
lundi 17.
tunica 11 1.
tutti i63.
umbllico 61.
un 25.
uncla 36.
unctura 58.
va i55.
vaccas 7t.
vellus 168.
vestid 164, i65, 166.
uuanz 1 18.
uuasa 1 19.
uuindicas 1 16.
Fribourg (Suisse). - Imprimerie et Librairie de l'Œuvre de Saint-Paul, 259, rue de Morat.
y
COLLECTANEA FRIBURGENSIA
— ï3ej—
COMMENTATIONES ACADEMICï
UNIVERSITATIS FRIBURGENSIS HELVETIORUM
FASCICULUS IV.
FRIBURGI HELVETIORUM
APUD BIBLIOPDLAM UNIVERSITATIS
MDCCCXCV
MEISTER ECKHART
UND
SEINE JUNGER
UNGEDRUCKTE TEXTE ZUR GESCHICHTE
"DER DEUTSCHEN MYSTIK
HERAUSGEGEBEN
VON
FRANZ JOSTES
FREIBURG (ScHWEiz)
COMMISSIONSVERLAG DER UNIVERSIT^TSBUCHHANDLUNG
1895
f
'€l//li
'hf^te^
EINLEITUNG
In dem Lic-hte, welches die Forschungen Denifles ùber die
Philosophie Eckharts verbreitet haben, ist der Glanz der Origina-
litât seines Systems erhebiich abgeblasst. Als « Vater der deutschen
Philosophie» werden ihn auch die i<.aum noch bezeichnen wollen,
welche ihn dort, wo er die Wege der scholastischen Philosophie
seiner Zeit verlâsst, anders beurteilen als Denifle. Es war ein
Irrtum, in dem man sich befand, ein Irrtum, der indes aus den
Zeitverhâltnissen nicht nur leicht erklârlich, sondern auch nicht
einmal besonders zu bedauern ist. Wenigstens wurde in so weiten
Kreisen schwerlich ein so lebhaftes Interesse fur den Meister aufge-
kommen sein, wenn man von Anfang an gewusst hâtte, dass der
Gegensatz seiner Philosophie zur Scholastik zum guten Teile ein
eingebildeter war. Das Interesse aber, welches er gefunden, wird
man auch heute bei unserer bessern Erkenntnis nicht als ein
unverdientes betrachten diirfen. Sein Anteil an jener geistigen
Bewegung, die wir mit dem Namen Mystik zu bezeichnen
ptlégen, bleibt, wie allein schon das Urteil seiner Zeitgenossen
lehren kann, immerhin noch gross genug, um ihm dauernd einen
hervorragenden Ehrenplatz in der Geschichte des geistigen Lebens
unseres Volkes zu sichern. Trotz des traurigen Zustandes der
textlichen Ueberlieferung vermogen wir auch jetzt noch wohl
einigermassen uns vorzustellen, welchen Eindruck er durch die
vin
Flugkraft seines Gedankens und den Adel seines Willens dereinst
auf die seinen Worten lauschenden Zuhôrer gemacht hat.
In der Geschichte der deutschen Litteratur wurde sein Name
immer einen guten Klang behalten, selbst wenn sein Unternehmen,
jene Gedanken in unsere Mutterspraclie einzukleiden, die man
vor ihm — und wie lange noch nacii ihm ! — nicht von der
lateinischen Sprachhûlle glaubte loslôsen zu kônnen, weniger
gelungen wâre, als es thatsâchlich der Fail ist.
Notker batte alierdings schon einige Jahrhunderte friiher den
kiihnen Versuch unternommen, fur philosophische Termini
deutsche llebersetzungen zu gewinnen; aber es scheint nicht, dass
derselbe von grosser Wirkung gewesen ist. Anders liegt die Sache
bei Eckhart. Man kann zugeben, dass er nicht gerade ailes hier
noch zu thun vorfand, und dass das deutsche philosophische
Sprachmaterial, welches sich im Laufe des 14. Jahrhunderts an-
sammelte, nicht insgesamt ihm seine Formung verdankt; aber
man wird doch kaum sehr fehl gehen, wenn man ihn auch hier
durchaus als den Meister und die ûbrigen Mystiker als seine
Jûnger betrachtet. Es bedarf hier freilich noch genaùerer Unter-
suchungen als bislang gemacht sind; gegen die einzige vorliegende
Arbeit von Kramm ^ hat sich Denifle ganz ablehnend verhalten,
und eine griindliche Kenntnis der Scholastik als unentbehrliche
Vorbedingung fur derartige Untersuchungen hingestellt. Gewiss
nicht mit Unrecht ; allein da unter denen, welche im Besitze einer
solchen Kenntnis sind, sich so leicht keiner zur LJebernahme der
Arbeit bereit finden durfte, und fur die, welche sonst Lust und
Fâhigkeit dazu hâtten, die ErfûUung der Vorbedingung gar schwer
ist, so wûrden wir ihr Erscheinen schwerlich noch zu erleben
hoffen durfen, wenn hier kein Mittelweg zu finden wâre.
Ich glaube nun aber, dass es einen solchen giebt. Schon im
Laufe des 14. Jahrhunderts sind die lateinischen philosophischen
Termini mit den deutschen Uebersetzungen bald mehr bald minder
• Zeitschrift fur deutsche Philologie Bd. 16, S. 1 ff.
IX
vollstândig zusammengestellt worden. Teils sind sie fur sich
bestehen geblieben, teils hat man sie schon bald den vorhandenen
Vokabularien beigefûgt — wie bereits im 14. Jahrhundert dem
des Fritsche Ciosener — oder sie bei neuen Abschriften in dieselben
alphabetisch eingegliedert. Eine Untersuchung und Bearbeitung
dieser Quellen wird meines Erachtens den Anforderungen des
geschichtlich-sprachlichen Intéresses wenigstens einigermassen
gerecht werden kônnen.
Was den Genuss der Predigten Eciviiarts uns am meisten ver-
kùmmert, ist der traurige Zustand, in dem sie uns ûberliefert sind,
traurig niciit nur insofern, als sein gesprochenes Wort unvoilstândig
wiedergegeben ist — das ist bei allen nachgeschriebenen Predigten
gewiss der Fail — sondern besonders weil sie, sclion von vorn-
herein sehr dem Missverstândnisse ausgesetzt, von den Hânden
der Abschreiber weit meiir als andere Texte verschlimmbessert
worden sind.
Je tiefer man der handscliriftlichen Ueberlieferung auf den
Grund geht, desto meiir ûberzeugt man sich davon, dass es in der
That nicht angeiit, auf Grund der deutschen Texte allein von dem
philosophischen Système Eckharts ein allseitig richtiges und
klares Bild zu gewinnen. Auch dann, wenn noch zahlreichere
Handschriften, als bislang benutzt sind, aufzufinden in Aussicht
stunde, wiirde man kaum hoffen dûrfen, einigermassen authentische
Texte herstelien zu kônnen. Und deshalb ist es hôchst zweifelhaft,
ob Pfeiffer so bald einen Nachfolger erhalten wird, der seine langst
zum Spekulationsobjekt der Antiquare gewordene Ausgabe durch
eine berichtigte, ergânzte und soviel wie môglich verbesserte
ersçtzen wird ; giinstig sind die Aussichten darauf jedenfalls nicht.
Vorlâufig wird man sich damit begniigen mussen, das noch unbe-
kannte IMaterial nachzutragen, und von dem Bekannten zu zeigen,
wie unzuverlâssig die Texte ofl in den Handschriften sind; es wird
dann vielleicht mit der Zeit auch gelingen, wenigstens bei einer
Anzahl Predigten Eckharts eine einigermassen richtige Textgestalt
zu gewinnen.
Hierbei mitzuwirken ist der Hauptzweck der folgenden Blâtter;
sie ziehen eine Eckharthandschrift ans Licht, die nicht nur zu
den âltesten sondern auch zu den reichhaltigslen ihrer Art gehôrt.
Ich fand sie in der Niirnberger Stadtbibliothek Cent. IV, 40.
Es ist eine Papierhandschrift des 14. Jahrhunderts von 106 alt-
bezifferten Blattern, 3o X 21 cm. gross. Die Holzdeckel sind mit
rotem Leder ûberzogen. Die Blâtter sind zweispaltig beschrieben,
die Spalte durchschnittlich zu 48 Zeilen. Auf der Innenseite des
Vorderdeckels steht von alter Hand : » Das puch gehort in das
Closter zu sant Katherein prediger orden in nurnberg ». Die alte
Bibliotheknummer E XIII. hat sie um die Mitte des i5. Jahr-
hunderts bei der Katalogisierung der Bûcher des Dominika-
nerinnenklosters erhalten. (Vgl. unten S. 122, Nr. XIII.)
Nach diesem Katalog war die Hs. bereits vor der Reformation
des KIosters, d. h. vor dem Jahre 1428 in dessen Besitz.
Dièse Sammlung ist aus kleineren Sammlungen zusammen-
gesetzt, die man von verschiedenen Seiten her bekommen hatte ;
man sieht es der Sprache noch an, dass das eine in ziemlich weiten
Umkreisen, anderes direkter aus Eckharts Heimat herûberge-
kommen war. Wie in den Anmerkungen gezeigt ist, haben die
Schreiber einige Stiicke mehrfach abgeschrieben. Offenbar haben
sie das nicht bemerkt; das begreift sich leicht, ja man muss sich
nur wundern, dass es nicht noch mehr vorgekommen ist. Zwei
Schreiber lassen sich deutlich unterscheiden ; auf den ersten Blick
kônnte man glauben, es seien ihrer noch mehr daran beschâftigt
gewesen, allein bei nâherer Prûfung kommt man von der Meinung
wieder ab ; der Unterschied beruht wohl nur darauf, dass nicht
ailes mit gleicher Tinte und Feder in einem Zuge, sondern nach
und nach auch mit verschiedenen Abstânden der Buchstaben und
Zeilen geschrieben ist.
Wenn man annehmen dûrfte, dass, wenn nicht ailes, so doch
manches nach einem Diktate niedergeschrieben ware, so wûrden
sich nicht nur die vielen Schreibfehler, sondern auch manche
lautliche und sprachliche Eigentûmiichkeiten leichter erklâren
XI
lassen. Z. B. hat der Schreiber anlautendes b fur w offenbar
nicht durchfûhren woUen (bold = wold, besen -r: wesen, bonen =
wonen etc.), allein es ist doch so hâufig hineingeraten, dass die
Annahme nahe liegt, sie seien durch das Gehôr hineingekommen.
Behalt man vor Augen, dass die Texte ursprunglich in einem
dem Niederdeutschen nahe stehenden Dialekte abgefasst waren,
so erklart sicti auch noch manches, allein doch beiweitem nicht
ailes : es bleibt noch mehr als zuviel an groben Versehen, Missver-
stândnissen usw. ubrig, und meistens sind sie derart, dass sie mit
einem kleinen Eingriff nicht beseitigt werden kônnen. Ich habe
nur solche Stellen kenntlich gemacht, die sich entweder leicht
oder gar nicht bessern lassen; wenn ich weder in der einen noch
in der anderen Weise Bedenken angedeutet habe, so beweist das
nicht, dass fur mich keine bestanden, sondern nur, dass man
rébus sic stantibus den Satz zur Not allenfalls passieren lassen
kônne; es wâre sonst der Text auch zu stark mit (sic!) durchsetzt
worden. Die Verderbtheit ist nicht die alleinige Schuld der
Schreiber unserer Hs. — wo ist ûberhaupt eine Predigt Eckharts
wirklich gut ùberliefert ? — die Fehler gehôren vielmehr wohl
nur zum allergeringsten Telle auf ihr Kerbholz. Um sich davon
zu uberzeugen, braucht man nur zuerst die letzte Predigt (Nr. 82,
Seite 84 ff) zu lesen : der Text ist, etwa von Kleinigkeiten abgesehen,
durchweg ganz tadellos; es durfte keine von Nonnen nachge-
schriebene, sondern vom Verfasser selbst aufgezeichnete Predigt
sein. Anders kann ich mir den guten Zustand des Textes nicht
wohl erklâren, denn die Materie war hier nicht weniger schwierig
und dem Missverstândnisse ausgesetzt als in den ubrigen Predigten.
Man kônnte das intéressante Stuck wohl eine summa mystica
nennen, denn es umfasst die Hauptgedanken der Mystik. Manches
weist auf Eckhart, aber anderes spricht deutlich gegen seine Ver-
fasserschaft ; der Prediger ist indes ein ganz im Banne des Meisters
stehender Junger von ihm. Die Predigt fallt dann weiterhin noch
durch ihren Umfang auf. Ich môchte glauben, dass dieser in
Wirklichkeit nicht allzu sehr uber das damais gebrâuchliche
xn
Durchschnittsmass hinausgeht. Die Predigten Eckharts sind nâm-
lich sâmtlich unzweifelhaft stark gekûrzt, die Nachschreiber haben
nur die Hauptmomente herausgezogen ; dièse sind dann von den
y\bschreibern vielfach wieder gekûrzt, und oft ist von einer Predigt
nicht mehr geblieben als ein oder mehrere « Sprûche », denn dass
dièse nictits als Predigtreste sind, steht fur mich wenigstens fest.
Unsere Handschrift bietet fur dièse Entwickelung des Textes
manches intéressante Beispiel. Es lâsst sich dièses Verfahren auch
leicht erklâren. Man kann sich daruber nicht tâuschen, dass der
Kreis der Gedanken in den Predigten Eckharts ein ziemHch enger
ist; bei seiner Abneigung, auf das praktische Leben einzugehen,
war er genôtigt, dieselben abstrakten Ideen immer von neuem zu
variieren ; sicher geschah das vielfach nicht am selben Orte und
vor demselben Auditorium, ja manche verschiedene Ueberliefe-
rungen einer und derselben Predigt kônnen sehr wohl auf Auf-
zeichnungen an verschiedenen Stellen zuriickgehen, aber in den
Hânden der Sammler kamen doch aile dièse Stûcke zusammen
und da wurde man gewahr, dass vieles doppelt vorhanden und
manche Predigt nur den einen oder andern neuen Gedanken
enthielt. So kam man dazu, Streichungen oder Kûrzungen vorzu-
nehmen, bald grôssere, bald geringere, bald mit mehr, bald mit
weniger Umsicht. So ist es in manchen Fâllen schwierig geworden,
das Eigentum Eckharts ûberall reinlich und mit Sicherheit aus
der Masse auszuscheiden.
Wie vorsichtig man hier ûberhaupt mit dem Urteile sein muss,
lehrt Pregers Urteil ûber Johannes Franko i. Die unten Seite 42,
Nr. 43 mitgeteilte Predigt uber « Fiat » war Preger aus einer Kloster-
neuburger und einer Oxforder Handschrift bekannt geworden, und
nach letzterer hat er sie a. a. 0. Seite 467 f abdrucken lassen. Jetzt
kann sich jeder davon uberzeugen, dass man dort nur ein ganz
armseliges Fragment aus dem ersten Telle der Predigt vor sich
hat (Preger suchte das Gegenteil darzuthun), und dass Pregers
' Geschichte der deutschen Mystik II lyS.
xm
Urteil ûber Franko vôllig in der Luft hângt. Es ist ûberhaupt
unmôglich, auf Grund so kûmmerlicher Fragmente einen philo-
sophischen Prediger zu charakterisieren.
Was nun schliessiich die Bezifferung der einzelnen Stûcke
anlangt, so habe ich dabei lediglich einen praktischen Zweck
verfolgt : sie hat innern Wert nur fur die mehr oder weniger
voUstândigen Predigten ; was an einzelnen Sprûchen usw. zwischen
solchen stand, habe ich unter einer Nummer vereint, ohne damit
andeuten zu wollen, dass ich es fur Reste einer und derselben
Predigt oder auch nur fiir Eigentum desselben Verfassers halte.
Die Predigt Nr. 4 des Anhanges 1 habe ich, da in dieser
Hs. der Text sehr schlecht ist, nach einer anderen gegeben.
Auch Sievers hat sie nach der Oxforder Hs. mitgeteilt, und so
dùrfte von ihr jetzt am ersten ein leidlicher Text herzustellen sein,
und sie sich daher vor allen andern zur Aufnahme in die Lese-
biicher eignen.
Die drei ersten der im Anhang mitgeteilten Predigten ent-
stammen einer Handschrift, die mit sehr vielen anderen c. 1400
Friedrich von Amberg 1 dem hiesigen Minoritenkloster zugebracht
hat. (Msc. Nr. 95.) Er hat mehrere alte Stucke zu einem Bande
vereinigen lassen, die 211 Blâtter (teils Pergament, teils Papier)
neu beziffert und einen Gesamtindex vorausgeschickt. Der erste
Teil besteht ausschliesslich aus Predigten bezw. Predigtentwûrfen,
wâhrend sich im zweiten auch manche — z. T. historische —
intéressante Traktate und Nachrichten finden.
' Ursprunglich Minorit in Regensburg, erscheint er 1384 als Provinzial und
Professer der Théologie in Freiburg im Breisgau ; i SgS ist er Provinzial zu Freiburg
im Uechtlande, wo er — nach der Ordenschronik io3 Jahre ait — 1432 gestorben
ist. Er war ein Anhanger Clemens' VII. und soll von diesem zum General des
Minoritenordens ernannt sein. Vgl. auch meine Abhandlung uber sein Exemplar
des Vokabulars von Fritsche Closener in der Zeitschrift fur die Geschichte des
Oberrheins iSgS, Heft 3.
Die Predigten sind «von mancherlei hergekommen », wie
es der Katalog des Katharinenklosters ausdrucken wiirde ; Fried-
rich von Amberg war eben ein Sammler im eigentlichen Sinne
des Wortes und hat auf seinen vveiten Wegen eingeiieimst, was
fur iiin erreichbar war. Nur drei deutlich erkennbare Gruppen der
Predigten haben fur uns hier Interesse.
Die kleinste an Umfang wird durch Nr. i vertreten. Sie ist
rein deutsch ; der Verfasser ist von der mystischen Bewegung
nicht, oder doch nur wenig beeinllusst. Er trâgt seine Gedanken
in einfacher, volkstumlicher, mit sprichvvortlichen Redensarten
geschmûckter Sprache nicht ohne Geschick vor. Dass er nicht
bloss einer alten sondern auch veralteten Richtung angehôrte,
beweist der Umstand, dass seine Predigten kreuz und quer durch-
strichen sind. Wenn Friedrich von Amberg das gethan hat — und
das ist doch wohl das VVahrscheinlichste — so muss das Wunder
nehmen ; ist er es doch gewesen, der die, hôchst wahrscheinlich
authentische, Predigtsammlung des volkstumUchsten aller deut-
schen Prediger auf die Nachwelt gebracht hat ^ !
Wenn Nr. 2 mit den iibrigen Predigten dieser Art nicht von
Suso herrûhrt — da wir zu wenig Predigten von ihm haben, ist
ein sicherer Entscheid unmôglich — dann hat es ausser ihm noch
andere Minnesinger in Prosa gegeben.
Die lateinisch-deutschen Mischpredigten, von denen ich in
Nr. 3 eine Probe biete, sind schon desshalb intéressant, weil sie
zeigen, wie gelâufig der Gebrauch der deutschen Sprache in der
Behandlung doch wesentlich philosophischer Fragen schon da-
mais war. Man dachte auch bei diesen Materien bereits vôllig
deutsch, sonst wâre es nicht môglich gewesen, dass der Verfasser
bei seinen Entwurfen aus der offiziellen Schulsprache immer
wieder in seine Muttersprache gefallen. Bei praktisch-volkstûm-
lichen Predigten ist dies ja nichts Ungewôhnliches, allein auf
' Vgl. meine Mitteilungen uber dièse Handschrift im Histor. Jahrbuche 1891,
Seite 359 ff, \vo ihr Aller indes zu niedrig angegeben ist. Nach P. Denifle, der
sie seitdem untersucht hat, gehôrt sie noch dem i3. Jahrhundert an.
XV
spek.ulativ-m3'stischem Gebiete ist mir dafur bislang kein Fall
bekannt geworden i.
Allein noch in anderer Hinsicht ist dièse Predigtgruppe
intéressant : wie mich nâmlich mein Herr Collège, P. Michel,
versichert, huldigt ihr Verfasser nicht thomistisch-mystischen,
sondern durchaus pantheistischen Ansichten. Es wâre das um so
bedeutsamer, als es sich hier um lateinische Formulierung deutsch
vorgetragener Gedanken handelt, und deshalb jeder Zweifel
darùber ausgeschlossen ist, ob es sich nicht etwa doch nur um
eine nicht genaue oder ungeschickte Wiedergabe der lateinischen
Termini handele.
In dem hier abgedruckten, wie auch in den andern Entwûrfen
ist der ursprûngliche Text bisweilen abgeândert, aber augen-
scheinlich nicht in der Tendenz, um den orthodox-bedenklichen
Charak.ter mancher Ausspriiche zu beseitigen. Wo das ursprûng-
liche Wort nicht mehr erkennbar war, habe ich das ûberschriebene,
sowie die Zusâtze durch Klammern kenntlich gemacht.
Da dièse ganze Arbeit nur eine Ergânzung frûherer Verôffent-
lichungen bildet, schien mir hier die Stelle nicht unpassend zu
sein, um auf die Handschrift hinzuweisen.
Dass die Nûrnberger Eckharthandschrift bis jetzt unbekannt
bleiben konnte, erklârt sich daraus, dass die Benutzer der Stadt-
bibliothek sich auf den Katalog verliessen, nach welchem in der-
selben Episteln und Evangelien des XIV. Jahrhunderts enthalten
sein sollen. Dièse falsche Angabe, welche die andern Benutzer der
Bibliothek an der Handschrift vorbeifuhren musste, fiihrte mich zu
ihr hin, und wenn ich auch etwas anderes fand, als ich suchte,
' Vgl. z. B. Schônbach, Ueber eine Grazer Handschrift iateinisch-deutscher
Predigten. Graz 1890.
XVI
erlebte ich doch keine unangenehme Ueberraschung. Damais sah ich
indes in jener Angabe des Kataloges nur einen vereinzelten Irrtum
und hielt im Uebrigen denselben fiir ziemlich zuverlâssig und den
Inhalt der Bibliothek. im Ganzen um so cher fur wohibekannt, als sie
von allen, die sich mit der Mystik befassten, Preger, Denifle, Wagner
Lisw. benutzt worden war. Erst in den vorigen Herbstferien, als der
Druck dieser Texte schon fast vollendet war, uberzeugte ich mich
bei einem nochmaligen Besuche der Bibliothek davon, dass der
ganze Katalog durchaus unbrauchbar und vielfach irrefiihrend ist.
Der Grund liegtdarin, dass der Verfasser sich bei den Handschriften
des ehemaligen Katharinenklosters zu sehr auf die im i5. Jahr-
hundert eingeklebten Inhaltsverzeichnisse verlassen hat, sodass
wir im Wesentlichen einen Katalog jener Zeit vor uns haben.
Dass unter diesen Umstânden eine systematische Durchlbrschung
der fur die mystische Bewegung so uberaus wichtigen Bibliothek
eine unerlassliche Vorbedingung fur einen Geschichtsschreiber der
deutschen Mystik war, davon wird sich jeder, wenn er es nicht
von vornherein zugiebt, durch meine weiter unten gebotenen
Mitteilungen uberzeugen mussen.
Ich bemerke dies indes weniger um hiermit Preger einen
Vorwurf zu machen, sondern lediglich um die Thatsache festzu-
stellen und andere vor einem Irrtum zu bewahren, in dem ich
leider selbst zu lange befangen war, indem ich den Inhalt der
Bibliothek fur bekannter hielt, als er ist. Hâtte ich die Wahrheit
fruher eingesehen, so wûrde auch dièse Arbeit eine etwas andere
Gestalt gewonnen haben.
Das geistig-geistliche Leben einzelner Nonnen in den Domi-
nikanerinnenklôstern des 14. und i5. Jahrhunderts ist uns
hinreichend bekannt. Manches freilich liesse sich noch wohl
nachtragen, auch aus den Nurnberger Handschriften, aber fur die
Litteratur-, wie fur die Kulturgeschichte wird sich etwas Bedeut-
sames kaum noch gewinnen lassen. Jemehr das mystisch-exsta-
tische Leben sich verbreitete, desto mehr nahm es an Tiefe,
Originalitât und Interesse ab. Die Erzâhlungen darûber werden
flacher, allgemeiner, eintôniger und schablonenhafter, wenn es
auch da und dort nicht ganz an einzelnen poetischen Zûgen fehlt.
In dem Leben der Nonnen von Weiler wird von Elisabeth von
Esslingen genau dasselbe erzâhlt, was aus Toss uber Beli von Sar
berichtet wird. Nicht die Gleichartigkeit des Zustandes der beiden,
sondern der Umstand, dass zwei verschiedene Aerzte zu der
gleichen merkwiirdigen Diagnose kommen, zeigt deutlich genug,
dass bei diesen Erzâhlungen auch die Sage ihre gestaltende Hand
mit im Spiele hatte.
Interessanter indes aïs die Bekanntmachung noch weiterer
Belege der litterarischcn Produktion in den Frauenklostern jener
Zeit dûrfte es sein, ûber Umfang und Art ihrer Bildung an einem
Beispiele etwas Genaucres zu erfahren. Und da bietet uns das
Katharinenkloster in Nûrnberg, das sich der mystischen Bewegung
gegenûber ausschliessiich rezeptiv verhielt, mit seinem nicht blos
durch die Reichhaltigkeit interessanten Kataloge eine vorzûgliche
Gelegenheit. Bevor wir aber auf dièses Denkmal niiher eingehen,
sollen zur Orientierung einige Bemerkungen ûber dièses Kloster
vorausgeschickt werden.
Das im Jahre 1295 konfirmierte Kloster war der gegen Aus-
gang des 14. Jahrhunderts in Angriff genommenen Reform nicht
gûnstig gesinnt, dagegen wurde dièse vom dortigen Dominikaner-
kloster wie auch vom Stadtmagistrat crnsthaft gewûnscht. Es
licgen gar keine Anzeichen dafûr vor, dass die Nonnen sittlich
verkbmmen waren, und wenn Joh. Nider an die Nonnen von
Schônensteinbach schreibt, sie hiitten bisher ein Leben gefiihrt,
«in dem ihr ungern sterben wolltet», so muss man bedenken,
dass die Schonensteinbacherinnen die strenge Regel, fur die Nider
schwârmte, bereits 1897 angenommen, also vom Ordensleben ganz
andere Begriffe hatten. Wenn das geistige Leben in Nûrnberg
XVIII
nicht ein so reges war wie in manchen andern auch nicht refor-
mierten Klôstern, und die Einfûhrung der Reform hier besonders
nôtig sein mochte, so erklârt sich das leicht aus der Lage des
Klosters. Die Nonnen waren durchweg Bûrgerkinder und blieben
somit auch nach dem Eintritt ins Kioster, da dièses keine Klausur
kannte, wenigstens mit einem Fusse im Leben der Reichsstadt
stehen. Nicht nur wurden die Famihenbeziehungen beibehalten,
sondern aile Zwiste der einzelnen Geschlechter in der Stadt
konnten natûrlich auch auf das Leben innerhalb der Klostermauern
nicht ohne Einfluss bleiben ; und so ist es denn schon deshalb
wohl verstândlich, dass die Dominikaner die Reform hier mit viel
mehr Eifer betrieben als in den einsam gelegenen Klôstern, etwa
in Engelthal und anderswo, und dass sie sich 1408 ganz von dem-
selben zurûckzogen ', als sie ihren Plan nicht zur Ausfûhrung
bringen konnten.
Sein Misslingen hatte fur die Stadt auch einen materiellen
Nachteil ; denn reiche Bûrgertôchter , die den Beruf zu einem
strengeren Leben in sich fiihlten, gingen, wahrscheinlich auf
Rat der Dominikaner und anderer Geistlichen, in auswârtige
Klôster, besonders nach Schônensteinbach im Elsass, mit dem
die Nurnberger Dominikaner in regen Beziehungen standen. Auf
dièse Weise wurde «gros gut» aus der Stadt gefuhrt, und dass
dieser Misstand es vor allem war, der den Magistrat allmâh-
lich fur die Reformation von St. Katharinen geneigt rnachte,
spricht Endres Tucher in seinem Mémorial zum Jahre 1428 mit
aller nur wûnschenswerten Deutlichkeit aus -. So erfolgte sie denn
doch endlich im Jahre 1428 durch den Generalmagister Bartho-
lomâus Texerius und den Provinzial des deutschen Ordens
' Schieler, Magister Johannes Nider aus dem Orden der Predigerbrûder.
Mainz i885, S. iSy A. 2.
' Item man hat die frawen vermaurei zu sanl K.atharina, und es kommen
fremd nonen her und mussien den orden halten als die municii zu den predigern:
wan das macht, das gar reich jungCraw und witihen gros gui in ander klosier
fureten aus der siat, do einikait was in andern klosiern. Chroniken der deutschen
Stàdte II 18.
XIX
Nikolaus Notel unter Beistand des Nûrnberger Priors Johannes
Nider.
Letzterer hat sie in dem 9 Jahre spater geschriebenen dritten
Bûche seines Formicarius (Kap. 3) ausfûhrlich geschildert, aber
seine Darstellung, die auch sein Biograph Schieler wiedergiebt,
stimmt nicht recht zu den ûbrigen, diesem nicht bekannt gewe-
senen, Quellen. Die Chronik erzâhlt nâmlich, dass die Reform
vom 16-28. Oktober vor sich ging ^ und ein anderer Bericht giebt
an, dass von den 35 Schwestern 8 die Reformation ablehnten und
in die Klôster Engelthal (5) und Frauenaurach (3) ubersiedelten,
wâhrend Nider den Vorgang in den Advent verlegt und sâmtliche
Schwestern nach lângerem Weigern die Reform annehmen lâsst ^.
Der Widerspruch- ist aber vielleicht nur ein scheinbarer und so
aufzulôsen, dass Nider von den 27 gebliebenen Schwestern spricht,
die anfangUch einverstanden, aber bei der wirklichen Durch-
fuhrung der strengen Regel Widerstand erhoben und auch
MitgHeder des Rates auf ihre Seite zu bringen verstanden ^.
Ohne Verpflanzung von Nonnen aus bereits reformierten
Klôstern nach Nûrnberg schien indes trotzdem der Bestand der
Reform keine gute Aussicht zu haben ; man sicherte ihn durch
Herûbernahme von 10 Nonnen aus Schônensteinbach. Dass man,
soweit es anging, Nurnbergerinnen dabei berûcksichtigte und in
Gertrud Gewichtmacherin einer solchen das Priorat ùbertrug, war
' Item anno dom. 1400 und 28 jar zwischen Galli und Symonis et Jude
(16-28 Oci.)v da verkertcn dy predigcr sant Kathreinkloster den nunen ir rcgelen
und vcrinauertcn sy in ire iieht und winden uberall, und lurrcn nimer llaisch
essen.
hem in derselben Jarzal an sant Lucia, Otilia und sant Jobstag da tet man
zchcn nunen hinein, dy kamen von Rolmarberg { Schônensteinbach) herauf und
di sullen den orden regiren und das kloster, und waren ctlich purgerskint hie.
Chron. d. deutschen Stadte I SyS.
^ Unter dem Titel « Die Reformation des Katharinenklosters zu Nûrnberg im
Jahre 1428 » hetausgegeben von Theod. v. Kern im 3i. Jahresberichi des hisio-
rischen Vereins in Mittelfranken (Ansbach i863).
' Die im Formicarius V, erzâhlte Begebenheil, Liber die man denken kann,
wie man will, hat nach Niders Angabe auf den Umschwung der Gesinnung auch
bctrâchilichen Eintluss ausgeubt.
XX
in den Verhâltnissen genugsam begrûndet. Unter den Kindern
der Stadt waren ausser ihr noch die 1419 eingetretenc «Gretlin
Vornan » (f 1477 in Nûrnberg) und die 1422 eingetretenc, 1472
als Priorin in Freiburg gestorbene « Greta Karthuserin » ; die
Namen dieser drei werden uns auf den foigenden Blattern mehrfach
wieder begegnen. Die neue Priorin, welche 1418 in Schônenstein-
bach eingetreten war, blieb 40 Jahre und 2 Monate im Amte
(f 1469), sodass es also an Stabilitat in der Leitung nicht gefehlt
hat. Der Geist, welcher unter ihrer Leitung im Katharinenkloster
herrschte, war freiiich ein anderer als der fruhere. Nicht weniger
als 104 Schwestern konnte sie aufnehmen, und war damit in den
Stand gesetzt, bei der Reformierung einer Reihe von Klostern,
die durch Aegidius Schwertman stattfand, in gleicher Weise
mitzuwirken, wie es von Schônensteinbach aus in Nûrnberg
geschehen war.
Allein nicht bloss hinsichtlich des klôsterlichen Lebens hatte
sich eine Wendung vollzogen, das gesamte geistige Streben erhielt
frische Fôrderung.
Denifle mag Recht haben, wenn er die Uebernahme der
Seelsorge in den-Frauenklôstern als dem Dominikanerorden hôchst
nachteilig betrachtet, indem dadurch so viele der tuchtigsten
Krâfte ihrem eigentlichen Berufe entzogen wurden ; aber spurlos
verloren hat sich der Geist der gelehrten Nonnenseelsorger doch
keineswegs. Nicht bloseinzelneDominikanerinnenjenerZeiterregen
unsere Hochachtung, sondern die mystischen Predigten setzen
fur die Convente im Allgemeinen eine Hôhe der Geistesbildung
voraus, die fur uns nur schwer klar vorstellbar ist. Fur die
Aufnahme in jene Klôster genûgte keineswegs bloss ein frommer
Sinn und Anstelligkeit zu irgendwelcher praktischen Thatigkeit :
man verlangte auch ein bestimmtes und, wie es scheint, gar nicht
so geringes Mass von Intelligenz und Bildung. Dafur nur ein Beispiel :
Im Jahre 1429 hatte man in Schônensteinbach eine beguterte Nurn-
bergerin, MargarethaRigleriri, aufgenommen; man warmitihrwohl
zufrieden und hoffte ihren einzigen Fehler, « das sie die lernunge
XXI
hart ankumet », besiegen zu kônnen. Aber nach zwei Jahren sah
man sich doch getliuscht und entliess sie « propter defectum dis-
cendi. » Ans den bei Gelegenheit ihres Austrittes vom Convente
mit Joh. Nider und andcren gewechselten Briefen ersieht man,
dass dcr vorgegebene Grund in der That der \viri<.Iiclie und
alleinige war '. Eine derartige Hochschiitzung niciit blos des geist-
iichen Wollcns sondern auch des geistigen Konnens hat sich gewiss
nur unter dem Einfluss der tûchtigen mannlichen Berater ent-
wickeln kônnen.
Der Geist von Schônensteinbach beherrschte von der Re-
formation ab das Katharinenkloster. Aliein in einem Punkte
liisst sich doch ein Unterschied wahrnehmen : wâhrend der elsâs-
sische Convent noch mit abwesenden Geistlichen Briefe wechseh '^,
nimmt man in Nurnberg davon nichts, oder nur wenig wahr;
was man an geistiger und geistlicher Aufmunterung bedurfte, fand
man eben an Ort und Stelle selbst. Dagegen suchte man ailes,
was von geistlicher deutscher Litteratur hierhcr oder dorther zu
eriangen war, abzuschreiben und dem eigenen Bûcherschatze
einzuverleiben. Manches Stuck brachten allerdings auch die
eintretenden Frauen mit ins Kloster, manches wurde von frommen
Seelen gestiftet, aber wie viel ist nicht auch wieder an Abschriften
aus der Schreibstube des Klosters in die Weit hinausgegangen !
In den ersten dreissig Jahren nach der Reform — was vorher
vorhanden war, ist im Bùcherverzeichnisse ausdrucklich angegeben
— wuchs die Masse der Bûcher und Bûchlein derart an, dass man
' Der Grund zu dem Briefwechsel, den uns Joh. .Meier aufbewahrt hat, bestand
darin, dass der Convent das bereits eingebrachte Vermôgen an Geld, Gewand und
Bûchern fur Kost und Unterritht zurijckbehalten wollte, gewiss nicht ganz ohne
Rechl ; aber sâmtliche beratcnen Manner entschieden fur vollstandige Ruck-
erstattung, billigten Indes durchaus den Grund der Entlassung.
' So unter andern mit dem Dominikaner Johannes von .Mulberg in Base!,
den Nider in Formicarius II, i den bedeutendsten deutschen Prediger seincr Zcif
nennt, der aber sonst nicht bekannt ist. Ein Bericht seines Begleiters ûber seinen
Tod und die Ueberfûhrung seiner Leiche nach Maulbronn, vvo sie in besonders
ehrenvoller Weise in der Abteikirche beigesetzt wurde, steht unter anderen Briefen
in Cent. VII 20 Fol. 169 ff; Predigten von ihm werden unten E Nr. 54 auf-
gefijhrt.
xxn
sich offenbar nicht mehr durchzufinden wusste. Man suchte
diesem Uebelstande — in den funfziger oder sechziger Jahren,
jedenfalls nach 1456 und vor dem Tode der Priori n Gertrud 1 1469)
— dadurch abzuhelfen, dass man eine Anzahl kleiner Stucke
gleichen Formates und meiir oder minder gleichartigen Inhaltes
zu je einem grôsseren Bande vereinigte und dann ein Verzeichnis
des gesamten Schatzes mit ausfuhrlicher Angabe des Inhalts der
einzelnen Nummern abfasste, zugleich in dièse selbst kurzere
Inhaltsverzeichnisse hineinkiebte. Man batte dabei vor allem die
Regelungder Tisciilektûre im Auge und wollte der Vorleserin das
leichte Auffinden eines passenden Textes ermôglichen. Die
Hs. befindet sich jetzt Cent. VII 79 und enthâlt 168 Papierblâtter
von 21 X 14 Va '^"1- Grosse. Sie ist in blosses Schweinsleder
gebunden, auf das eine spâtere Hand geschrieben bat : « Ein alter
notel, was man des jahrs gelessen hat. » Fol. 2^ steht die
Gebrauchsanweisung (siehe unten S. 114); Fol. 3 ■'^ 87 folgt der
Kalender mit Angabe der Lektûre fur die einzelnen Tage. Damit
der Léser sich eine Vorstellung von der Einrichtung machen kann,
sei hier eine Probe mitgeteilt.
An dem Cristobent frii zfi tisch.
E XVII. puch : III mesz und die prophecie und
epistel und ewangelio .... am VI. plat.
A XIII. puch : Cantica canticorum .... am IV. plat.
F II. puch : das Racionale divinorum ... am L. plat.
E XVI. puch : von den lezen und von den
dreven meszen an dem cristag am CXVIII. plat.
Aller sel tag.
J XX. puch : die legent von allen selen . . am XLVI. plat.
• E XXXVII. puch : ein predig von allen selen . . am CVI. plat.
J XVI. puch : von dem fegfeur am I. plat.
J XVI. puch : von Dugdalus fegfeur.
N IV. puch : von den IX velsen .... am I. plat.
b
XXnt
Fol. 86 beginnt dann der Katalog selbst und reicht bis Fol. iSg.
Fol. 159-167* sind leer, Fol. 167'' findet sich von der jûngsten
Hand eine Notiz ûber die verschenkten Bûcher. (S. unten Seile 160.)
Der ursprungliche Katalog ist von einer und derselben Hand
geschrieben, ebenso die (hier eingek.lammerten) Nachtrâge. Beide
sind in der Wiedergabe der Laute etwas nachlâssig, was besonders
bei den Namen unangenehm berûhrt. Die Nachtrâge, welche
i5-20 Jahre spâter eingetragen sein môgen, rûhren von einer
bejahrten Person her, deren Hand unsicher und zitternd war,
so dass man in einigen Fâllen die Schrift kaum lesen kann.
Als eigentlichen und vollstândigen Bibliothekkatalog giebt
sich das Schriftstûck nicht aus, sondern nur als Verzeichnis
derjenigen Bûcher, die sich zur Tischlektûre eigneten. Deshalb
finden sich auch nur versprengte kleinere lateinische Stûcke,
wâhrend es an grôsseren Buchern in dieser Sprache dem Kloster
gewiss nicht so ganz gefehlt hat. Ja bei dem Zwecke dièses
Verzeichnisses ist es nicht einmal ausgeschlossen, dass man auch
in deutscher Sprache noch andere Schriften besass ^
Doch wie dem auch immer sein mag : die c. 370 Nummern
bilden doch einen fur jene Zeit hochst ansehnlichen Bestand an
deutschen Bùchern, auch wenn man in Betracht zieht, dass eine
ziemliche Anzahi Duplikate sich darunter befindet. Dass der Inhalt
durchw^eg nur religiôser Natur ist, kann nicht ûberraschen ; nur einige.
Nummern wie der Renner des Hugo von Trimberg [0, XLV| und
zwei anscheinend polemische Schriften gegen die Juden [0, XXX]
und gegen die Waldenser |0, VJ machen einigermassen eine Aus-
nahme. Aber was auf diesem Gebiete, abgesehen von Nieder-
' .Dass man auch nach P>findung der Druckkunst in St. Katharinen noch
cifrig weiter schrieb, beweist ein noch jetzt im Verzeichnis liegender Zettel. der
mit den Worten beginnt : « Item es hat ein geistlich man, gênant pruder Hansz,
XI puchlein herein gelihen am nehsten montag vor des heiligen evangeUsten und
zwelfpotentag sant Matheus anno LXXIIll ». Auf dem Zettel war schon Triiher
etwas geschrieben gewesen, wovon die Worte (Johan)nes lleroll noch vollig
lesbar sind. Das legt die Vermutung nahe, dieser sei der « Bruder Hans». Aber
wieerklart es sich dann, dass im Sermo 85 des Discipulus von Herolti4i6 als das
laufende Jahr angegeben wird ? Ist die Stella wôrtlich anderswoher entlehnt ?
XXIV
deutschland, wâhrend des 14. und i5. Jahrhunderts entstanden isl,
das haben die Nonnen im Wesentlichen zusammen zu bringen
vermocht. So besass man an biblischén Schriften :
Eine vollstândige Bibel [A 1-6], eine Bibel mit Ausnahme der
Propheten S 5 Evangelienharmonien (D 5, 8, 10, i5, 16), i Hohelied
(A i3), 8 Psalter (C i-5, 7-10), 2 Apostelgeschichten jA i5, D 5;,
2 Apokalypsen (A i5, 16), 3 Historienbibeln (A 11, 12, 17), 11 Peri-
kopenbûcher (Propheten, Episteln, Evangeiien, Passion) (D 1-4,
G-9, II (mit dem Nikodemusevangelium) 12-14.
Man sieht, dass der biblische Lesestoff sehr umfangreich ist
und die Uebersetzer fiir die Abnahme ihrer Ware keineswegs auf
die Waldenser zu warten brauchten !
Ausser den Ileiligenleben ist dann besonders die mystische
Litteratur des 14. Jahrhunderts stark vertreten ; man besass
wenigstens die Hauptsachen von Eckhart-, Tauler, Suso, das Buch
' Dièse zvveite Bibel ist nur eine Abschrlft der ersteren : weshalb grade die
Propheten fortgeblieben sind, vermag ich nicht einzusehen ; vieiieicht inleressierie
dieser Teil die Frauen am w enigsten, vieiieicht ist es auch nur Zufall, denn die
Reihenfolgc, in welchcr das Einzelne abgeschrieben ist, erschcint ctwas sonderbar.
l'^s sind nàmlich noch 3 Bande des jungeren, von Kunigund Niklasin geschriebenen
tîxemplares vorhanden : Cent. III 40 « daz ander puch », 41 « daz dritte puch»,
43 das Neue Testament enihaltend. Aile drei tragen die Initialen K.. N.. Nr. 40 ist
Allerseelen 1445, Nr. 41 am Abend vor Frohnieichnam 1437, Nr. 43 am Dienstag
vor St. Michael 1443 beendet, Cent. III 42 gehôrt dem âlteren Bibelexemplar an
und ist identisch mit A, V. (Siehe Seite ii5.) Hiernach sind die Angaben von
Walther, Die deutsche Bibelubersetzung des Mitteialters S. 3io f, \\o auch nur
von 3 Banden die Rede ist, zu berichtigen.
* Eine Eckhartsche Predigt ist ausdriicklich als Tischlekture empfohien (sichc
unten Seite 107, Anm. 2). Um die Mitte des i5. Jahrhunderts schrieb man nicht
blos Tauler und Suso, sondern auch Eckhart noch neu ab. So enthalt der
Codex Cent. VI 46'', dessen Inhalt zum Teil von Denille auf einem eingeklebien
Blatte identifiziert ist, ausser Stucken von Hane dem karmeliter, dem von der
Sterngassen usw. auch eine Reihe von Eckhart. Aber der Schreiberin ist es
doch schon nicht mehr recht wohi dabei gewesen, denn eingangs nennt sie das
Buch « swer und unbekant » manchen Menschen. «. Darumb sol man es nit
gemeyn machen, des pitt ich durch got, wann es ward auch mir vcrbotten. Wer
yemantz. der es straft'en wollte, der soll es werlich schuld gcben seincr plintheit.
Wer aber icht hie inné, das man strafFen môcht in der wahrheit, so sol man da
wissen, das es da nicht schuld ist meins unglaubens, sunder es ist schuld meiner
unbekantnusz ; darum pild man es zu dem pesten».
XXV
von den Neun Felsen usw. Am meisten vertreten war die allerdings
auch ganz in der Nâhe von Nûrnberg entstandene Schrift des
Mônchs von Heilsbronn von den sechs Namen des Fronleichnams.
Dieser alte Bestand wurde dann aber fortwâhrend durch die
Produkte derGegenwart ergânzt, wobei man naturlich die Predigten
und Schriften jener Mânner bevorzugte, die den Nonnen in
Nûrnberg oder Schônensteinbach persônlich nahe standen oder
gestanden hatten, Nider i, Herolt, Mûiberg usw.
Wenn man die Geistesprodukte der letzteren mit denen
ihrer eigenen Ordensgenossen des 14. Jahrhunderts vergieicht, so
begreift man kaum, wie eine und dieselbe Ordensgeneration beide
gieich vortrefflich und erbaulich finden konnle. Nider z. B. war
gewiss ein in seinen Kreisen hervorragender Mann, und an kultur-
geschichtlichem Werte ûbertreffen seine Scliriften vielleicht die
gesamte mystische Litteratur des 14. Jahrhunderts, aber was den
Ideaiismus anlangt, wird er auch von jedem minder bedeutenden
Mystiker des vorhergehenden Jahrhunderts ûbertroffen : der Geist
ist dahin, der Drang in die Hôhen ist verschwunden, man hâlt
sich am Boden und begnugt sich bei der Seelenleitung mit dem
praktisch Erreichbaren. Daher wird die Litteratur nûchterner, aber
fur den Durchschnittschristen verstândlicher und brauchbarer ;
sie erhâlt einen stark katechetischen Charakter : die Unter-
weisungen uber Pflichten und Sunden des Menschen, ûber die
Einrichtungen und Gebrâuche der Kirche, Lebensregeln usw.
tauchen in frûher ungeahnter Zabi auf und dringen in die weitesten
Kreise der Burger. Bei der AusfuhrHchkeit unseres Kataloges
kann man sich schon mit seiner Hulfe allein einigermassen ein
Bild von dem Charakter dieser Lehr-, Gebet- und Erbauungs-
litteratur des i5. Jahrhunderts machen.
Der Hauptsache nach haben die Schwestern die Bûcher selbst
' Aus I Nr. 8 (S. i33) geht hervor, dass die Vierundzwanzig goidnen Harfen
Niders aus Predigten erwachsen sind. Da man in NiJrnberg dariiber gui unter-
richtet sein konnte und die Strassburger Ausgabe von 1493 dieselbe Angabe
entliâlt, wird ihre Richtigkeit kaum zu bezweifeln sein.
XXVI
geschrieben ; ausser den Drucken ist nur das eine oder andere Stûck
fur Geld gekauft. Mehr schon wurde ins Kloster geschenkt,
und ziemlich viel haben die einzelnen Nonnen mit hinein
gebracht; gehôrte doch schon von Alters her der « Psaiter » zur
Frauenhabe. Bei einzelnen Nonnen war die Zahl der zu ihrer
Ausstattung gehôrigen Bûcher sehr bedeutend fur jene Zeit. So
brachte Katharina Tucher gegen 3o Stûck mit ins Kloster, darunter
eine Historienbibel und ein Lektionar. Es scheint nicht — es ist
gar kein System in der AusMahl — dass dieselben erst ad hoc fur
sie geschrieben, sondern ihr aus der Familienbibliothek abgetreten
wurden, denn dass reiche Familien wie die der Tucher auch
damais schon eine betrâchtliche Anzahl Bûcher geistlichen und
weltlichen Inhaltes besassen, kann nicht bezweifelt werden.
Andere Werke wurden von Bûrgern und Bûrgerinnen, anscheinend
wenn dièse sie selbst ihres Alters vs^egen wohl nicht mehr benutzcn
konnten, geschenkt, wie z. B. ein N'eues Testament vom «alten
Steffan Tetzel ». (A 5.i i
Wirft so das Bûcherverzeichnis in willkommener Weise Licht
auf das religiôse Leben im i5. Jahrhundert, so ist es auch an sich
nicht ohne erhebliches Interesse, fur die Geschichte des Bibliothek-
wesens. Die Umsicht in der Anlage und Sorgfalt in der Ausfùhrung
mûssen fur jene Zeit ûberraschen. Zuerst teilte man den ganzen
Bûcherschatz in i3 bezw. 14 mit den Buchstaben des Alphabets
bezeichnete Gruppen. Das Prinzip, welches dabei massgebend
gewesen, ist freilich kein rein sachliches, sondern ein gemischtes,
ein sachlich-formelles : im Allgemeinen ist zwar der Charakter des
Inhaltes massgebend gewesen, aber anscheinend hat man daneben
besonders auf das Format Rûcksicht genommen. Da die Aufstel-
lung der Bûcher zweifellos der Anordnung des Kataloges entsprach,
' Im i5. Jahrhundert waren Neue Testamente in den Hànden gebildeter
Burger gar keine Seltenheit; gevvôhnlicher war indes ein « Evangelienbuch ».
« Ein geschreven duitsch evangeliumboich » fand sich auch im Nachlass des
i3i9 verst. K.olner Burgers Thonis Bertholt. Annalen des histor. Vereins fur den
Niederrhein 1844, Seite 120.
XXVII
konnte man auf dièse VVeise natûrlich mit eineni geringeren
Raum ausicommen. Bei der Herstellung von Sammelbânden war
ohnedies weitgehende Rûcksichtnahme auf das Format geboten,
und deshalb allein schon war es nicht môgiich, die Gruppierung
lediglich nach dem Inhalte vorzunehmen.
Im Aligemeinen aber ist dieser massgebend gewesen. A enthâlt
Biblica, B kateciietische Schriften, G Psalter, D Perikopen, z. T.
mit den Auslegungen, E Predigten und religiôse Traktate, F Liturgik,
G und H Regeln usw. der Dominikanerinnenklôster, J Heiligen-
leben, Schriften und Predigten beriihmter Dominikaner, K Recht
und Medizin, L Gebet- und Erbauungsbucher, M und N ebenso ;
die Nachtrâge zu N, ebenso O enthalten Vermischtes.
Wie gesagt, ganz streng ist das Prinzip nicht durchgefûhrt
und es Hess sich, bei den Sammelbânden wenigstens, auch gar
nicht durchfûhren, aber im Aligemeinen ist es wohl zu erkennen.
Besonders intéressant ist das Verzeichnis dadurch, dass
iiberall, wo es môgiich war, die Herkunft der Handschriften oder
der Vorlagen, die Schenker und die Schreiberinnen und bei
den Drucken auch die Preise angegeben sind. So dûrfte denn das
Verzeichnis durch Umsicht in der Anlage und Sorgfalt in der
Ausfûhrung unter den mittelalterlichen Katalogen ziemlich einzig-
artig dastehen.
Eine gute Anzahl der Handschriften enthâlt jetzt noch die
Nûrnberger Stadtbibliothek, aber manches ist auch verloren
gegangen. (S. oben Seite i3 Anm. 2.) Dièses im einzelnen Falle an-
zumerken, sowie auch den Inhalt der einzelnen Nummern durch-
weg genauer zu bestimmen und wo angângig mit Litteraturnach-
weisen zu versehen, wâre gewiss sehr wûnschenswert gewesen ;
allein" wenn man bedenkt, dass eben nicht ailes mehr vorhanden,
das noch Vorhandene mit Handschriften anderer Abkunft ver-
mischt aufgestellt ist, der jetzige Katalog wenig taugt und
das vorliegende Verzeichnis trotz aller Ausfùhrlichkeit doch oft
wieder recht ungenau ist, so kann man leicht abmessen, dass eine
solche Arbeit, soUte sie wirklich zuverlâssig sein, im Wesentlichen
XXVIII
der Ausarbeitung eines neuen Kataloges gleichkommt, wozu es
mir, da sie nur an Ort und Stelle gemacht werden kann, schon
an der Zeit gebrechen wùrde.
Uebrigens denke ich, dass das Verzeichnis auch so, wie es
hier geboten ist, denen, die auf diesem Gebiete arbeiten, praktisch
doch gute Dienste leisten kann.
Dem Herrn Stadtarchivar Mummenhoff in Nûrnberg spreche
ich fur seine stete Hilfsbereitschaft und nicht eriahmende Geduid,
die er mir gegenùber bewiesen, auch an dieser Stelle meinen
herzlichen Dank aus.
I
Nr. 1.
Fol. I. Sanctiis Matheus hcschreibet uns in sincm cwanj^'clio : Evn
nienschc het gemachet ein ahentezzcn usw. Plcifler S. i i i fl'.
Nr. 2.
Fol. 2^. Mail liset in dem heligen ewangclio. daz miser herre vil s
volkcs spiset mit tunff girsten hroten usw. Pfcifter 495-502, 10.
Nr. 3. 1
Fol. 5. Man sol got suclicn mit irretumc und mit vcrgezzcnhcit und
mit unsinnen. Wan di gotheit hat aller dingcraft an ir und hat kein ding
nicht gelich. Davon muz di oberst clarheit dez ainvaltigen wesens aile 10
ding erlauchen. Dar auf spricht S. Dyonisius, daz die schonheit daz wol
geordent si mit einer aufgezogen clarheit. Da von ist di gotheit ein zok
der dreier person. Deu sel sol mit den nidersten creften sein geordent
under di obersten und mit den oberstcn under got und mit den uzwen-
digen sinnen under di inwendigen und mit den inwendigen sinnen 15
under di redelicheit und mit dem gedanch under di wechantnùz und mit
der wechantnùz under den willen in die eynicheit, also daz di sel alleyn
sey und daz nicht in si vlizze den dy bloz gotheit, di da uzgeflozzen ist in
sich selben. Dar auf spricht S. Dyonisius, daz si ir creft geoffent hab
mit einem blossen wesen, daz di obersten creften allein worchten. 20
Ditz, spricht eyn wiser maister : Alz di oberst craft uberhant nimt
an den werchen. so gen di andern ail in si und verlizent ir werk. Da stat
di sel in ir ordenung und in irm blozzen wesen, daz ist ir aufgezogen
clarheit, di hat aller ding craft in im. Ditz spricht ein heidennisser
meister : Bekant sich di sel selb, so wechant si aile ding. Alzo ist di 25
gotheit geflozzen in den vater und in den sun und in den heiligen geist
und in der ewicheit in sich selben und in der zii in di creatur, in ein
iglich alz vil, alz si sein emphahen mach : dem stein daz wesen, dem
paum daz wazzen, dem vich daz enphinden, dem engel di rediicheit, dem
menschcn di vier natur aile. Davon ward got mcnsch, daz er aller ding s
' Wiederholt sich Fol. 7g b f.
— 2 —
natur an sich nam in der zit von f;nadcn (5 ''), alz er si in der ewichcit
het von natur. Dar uff spricht S. Pauius : Cristus ist mir aile ding. Da
geschiecht ein leuchen und ein widerleuchen sin selbes natur. Gotes
wesen ist eyn erstes wescn und ein vlizzendes wesen und ein vestes und
5 ein ursprincleiches wesen und ist ein volchumens wesen. Auz allen wesen
so fluzzct di craft in di werk. Da von sint di drei person ein ufhalt der
gotheit, und di drei person di geuzent sich in daz wescn der sel mit gnaden.
VVan gotes wesen ist ein nachvolgen den person in daz wesen der sel,
und ein wesen durchget daz andcr alzumal. Di oberst craft deu vluzzet
lo us dem wesen der sel, alz di drei person flizzent auz der gotheit. Und
alz got sin gnad gûzzet in di sel, so gûzzet er si in daz wesen der sel. Wan
in daz wesen der sel mak kain vlech gevallen, di creft tùn, swas si tùn.
Di oberst craft der sel di zcut ir tugent auz dem wesen der gnaden, deu
da in dem wescn der sel ist, und di oberst craft get uz der nidersten in ir
i5 wesen. Der wachsend gaist und der volgend [enphindend] geist gotes natur
ist ein nachfolgcn Christi persone und menschlicher natur. Also di sel in
gotlicher natur gezogen wirt, so wirt ir abgenumen allez daz si ist an
gebrestcn und an unvolchomenheit, und si wird getotet in gotlicher natur,
daz si in ir selben nimt gotlich natur, alz der vater in im het. Si en nimt
2o es von ir natur nicht, si nimt es von gotlicher natur in ir natur, si nimt
volchomenheit und vermugencheit, alz sanctus Pauius spricht : Ich
vermach aile ding in dem der mich sterkt. Dy weizzeit, di.da enspringet
in der verstantnuzze, di ein weginn ist in der verstantnùz und wirt
volpracht in der wegir, und si hot weder hertze noch gedank, dar uf
25 spricht S. Dyonisius : Als di sel ein auzfluz nimt und wegreift in der
ewichait und in der zeit und ir selbes verstantnùz, so sol si dan wider
chercn in dem eindoz, wi got wider in di sel fluzzet, und sol nicht flizen.
(jot der fleuzt wider in sich sclb;n, daz er sein alz lutzel achtet, alz do si
nicht en waren. Also sol di sel tun. Si sol mit der menscheit begriffen
3o di per.son dez suns, |^und mit der person dez suns] wegriffen den vater
und den heiligen geist in in baiden und si peide in dem heiligen geist
und mit der person dez vaters wegriffen daz einvaltig wesen und mit
dem wescn wegriffen daz abgrunt und sol verseuben in daz abgrund an
materic und an forme. Di materie und di forme und di verstantnuzze und
35 daz wesen daz hat si in der einichait verlorn, wan si ist zu nicht worden
in ir selben. Wan got wurkt aile ir werch (6^) und helt si in seinem
wesen und fùrt si in siner craft in di blozzen gotheit, da fleuzzet si mit
der blozen gotheit in allez daz da got infleuzt. Und si ist aller dinge stat
I 5 enphindend geist heisst es Fol. 8o. — i 9 in im tet. — 3o dez suns der wegrirt'en.
- 3 —
und si hat sclb chcin stat. Daz ist dcr icst dcr weishait, di wcdcr hertz
noch {^edank hat. Deu sel fleuzt (in) der gothait also nahen, daz manich
mcnsch dar an wetrogcn ist ; wan swaz si ist, daz ist si von gnaden, und
da si ist, da ist si auf eins andern craft; doch fleuzt si der gotheit also
nahen, daz si di gotheit enphet in dcr craft dez vaters von gnaden, sam 5
si dcr vater von natur enphet. Dar auf spricht s. Paulus : Mit ein gepild
sul wir flizen von einer clarheit in di ander. Daz ist daz man dcu gotheit
am volcumlichcn cnphahcn schol und allez daz, daz auz ir geflozent ist.
Dar in sol si di gotheit enphahen, alz si sich selben enphet, und ir willc
und gotes wille suln ein sein : swa got sci, daz wir sein mit got. Dar zu m
mag nimant chumen an disem leib, wan alz got deu letzten gab, di cr
der sel gibt, daz ist der anplich der gotheit, dennc wirt di sel gestergt in
dcr drivaldichait.
Daz wir dar zu chumen, dez helf uns got. Amen.
Nr. 4.
Kol. 6=". Man liset in dcm ewangelio, daz unser herre zu seinen
iungern sprach : Ir wetrubet euch, daz ich enwcch gc. usw. Pfcifl'cr 238 IV.
Nr. 5.
Fol. 8 ''. Ein mcister spricht, daz di sel sol sein ein ort oder ein ek.
Wiedcrholt sich in ausfuhrlichcrer Kassung Foi. 87''; dort fehlt indes ="
die Unterschrift : Discn sin sprach mcister Ekkart in einer predige.
Nr. G.
Fol.f)''. Nicht das der vater icht enphach von icht. daz er selben
niclit en ist. W'i ez um den einfluz des vaters sic. Pfeitl'er 521-527,0.
Daran schliesst unmittelbar Pfeiffer 5o3 .,„ f. 25
Nr. 7.
Fol. i3. Ks ist ein Irag undcr den meisteren. und dai. ist die hôchstc
frag.usw. Pfeid'er r)82 „;-.„;.
Nr. 8.
l'"ol. i3^. Dan iu dcr mcnsch ein mcnsch, wen daz er an im 30
getôtet hab allerley fleizlicher gcliist und gir, und daz er aile sein sinne
gcntzlich gezogen hab von Iciplicher wollust. Swen daz dcr mcnsch gcnug
4 da iz si. — 7 von einem clarheit.
- 4 —
nimt an cinem iglichcn sinn. so en ist cr nicht cin mensch. so ist er
vihlich. Alz lang daz dcr mensch mcnscli ist, so en ist er nicht geist. Wen
daz der [geist] wurkt in allen sinen creften und in aller siner wenuge, denn
alerest ist der mensch recht geistlich. Alz daz mensch seit, da sint zwen
5 sin an zu merken, cin geistlich sin und ein lipiich sin. Ein mensch, der
geistlich ist, der volget aile wcg dcm geistlichen sinn und inclaidet ein
iglich creatur und ensit si niht in i ir eigen form, mer cr bringet si aile weg
mit siner redlicheit in cin gotlich form. Dar von chumt, daz di leute alz
lichticlich gegirich werdent an ein wort, daz si horent auf ander clein
lo sach : daz chumt davon, daz si ein iglich ding enphahent an dem rohen
sinn. Di leute werdent rnimmer] mer geistlich. Swenn der mensch ein
rechter geistlicher mensch ist, so ist [er noch alz verre von got, alz \on
niht zu iht. Niht stat verre von natur. So der m2nsch in einer einicheit
sol werden mit gat, daz en mak anders niht geschehen dan mit heiz
i5 der minne.
Ditz wort sprach meister Ekkart und sprach : Solten wir sprechen,
waz ein rehter mensch wer, so namen wir wcnik menschen. Daz wer ein
gerehter mensch, der mit gotlicher minne durchbrant wer, daz er gotlich
wekantnùz het. Alz lang alz du dez niht enbist, alz lang daz du chein
2n mensch bist', du bist alz ein gcmaltez mensch.
Ditz wort sprach meister Ekkart : Nimst du got in siner gùt auf sein
barmherzicheit, so nimst du got in dem valle. Der got nimt in dem
usbruch, do er da ist in der sel, der nimt in gar reht.
Ditz wort sprach er auch : Da der vater vil chindelbette han, da ist
25 daz si enge und di dek in nam di ist smal, anders ez muz immer ab-
vallen [sic! vg1. Pfeiffer 598 j,". Allez daz daz got niht en ist, daz muz
abvallen.
Ditz sprach er auch : Swa icht frcTul^z ist, da wirt got nihtgeborn.
Disen sermo sprach meister Ekkart.
Nr. 9.
Fol. 14. Vidi civitatem sanctam Jherusalem.
Sand Johannes sach in dem geist ein stat, di waz heilig und heiz
Jherusalem; di stat waz niwe, si chom her nider vom himel und waz
gemacht von golt und waz geziret alz ein braut irm man.
35 Daz wil ich auf di sel bringen. Der sun ist ewiclichen gewesen in
dem vater, und er gebirt sinen suh an underlaz, und di geburt ist aile zeit
newe. Waz bei sin:m angang ist, daz ist newe. Ein hauz, daz gestern
gemacht ward, daz ist heut newo, wan ez ist nihen bei sinen angange.
— 5 —
Got scliuf'di sel in seinem einborn sun und bildet si in im und sacli si in
im, \\\ si im vvchagte : do wehagt si im wol. Di sel, deu niwc sol sein, di
schol sicii liallen al miltel in y,ol und sich vvider bilden in sinem einborn
sun und schol wercit sein zu enphahen an underlaz den influz von got.
l'nser hcrre wart gefraget, wer sand Johannes wer, ob er wer ein prophète. 5
lir ist mer den ein prophète : allez daz die proplieten ye yeprophetizirten,
daz geschach in cim naiurlich lauf. S. Johannes waz alz verre gezogen
uber di natur, daz aile creatur warn ze grob dar zu, daz si sine wcrch
enphahen mochten.
Johannes ist alz vil gesprochen alz gnad. .Nu wart gefragt ein wôrtlein lo
in unser schùl, daz di gnad wart mangerlei. .'\ntwurt ich dar zu und
sprach : si enhert ni nicht auz einem trephelin, aberein lunkelin daz vellet
\\o\ auz der gnad in di sel, daz hat alz vil creit in im, daz dar uuz ent-
springent di creft der sel, wechantnuzze und gelaub und minne, di werden
webegct. Waz istgnad ? Gnad, alz gnad an ir selber ist, so enwurht si is
niht uz, mer si wurcht inn. Wer ein mensch, der diser gnad het ein
trôpflin,der het mergutes und^^wer^ inreilichergefugt in daz redlich wesen
an werch, alzo, geworcht er nimmer niht und slitlall weg, nochden wer
er ncher got und inreilich^er got. Ich sprich : wer daz ein mensch do sich
luinderlstund eines tages lizze brennen leuterlichen durch got, aile sine 20
werch chônden im nit gehelllen dar zu, daz er kond in daz ungeborn
wesen gefugt werden, alz dicz mensch an werch. Waz ist gnad ? gnad
wurchet ein in dem bodem der sel ; da nie geburt in gedacht ward, da
wurket gnad in und wurkt alz verre in, daz di drei ein wesen sein. Got und
gnad sint alzo glich, wo got furget, do treit er di gnad auf dem nikken. 25
Dicz spricht meister Ekkart.
Der prophet spricht : Frawe sich auf der der nicht gebirt diner
l'rucht sic ! der ist vil, der ist wol tausend stund mer dan di t'rucht
gebernd sind in der werlt, der ist an zal vil. Di sel hat ein naturlich
licht in ir. In dem naturlichen licht hat got mer lustes und me genug dan 30
in allen creaturen, die er ie geschuff ; er verzirt aile sin craft in dem natur-
lichen liht. Nem man ein schvvarzen kolen : alz unglich der wer vvider
den^ himel, alzo sind aile creatur wider dem naturlichen licht, daz ( 14 '^j
di sel in ir treit. Wan si ingetragen wird in daz liht, so gebirt si sich selben
und ir selber in ir selber, und gebirt sich wider sich selber in sich. Si 35
verleust alz. gar aile di gebùrt und wirt alz gar uber sich derhaben und
wirt alz gar geneiget ein in ein. Si chùmt dar zu, daz si got gebirt, alz
i5 si enwurht si. — iH an weg. — 28 Mit Hull'g des Propheten (Jesaias 54, ,) ist
dieser Stclle nicht zu hcll'en, cher mit Galatcr 4, ,,.
sich got selbe gebirt ; und da geschiccht rchte einung trucz allen
creaturen, trucz den cngeln, trucz got selbe, daz er da einik untcrscheid
vinde.
Sùmlich meister die suchen selicheit an bcchantnuzzeodcr an willen :
5 ich spricli, daz selicheit wcder an wechantnuzze noch an willen en liet. Daz
ist selicheit, daz sie leit aile selicheit, daz ist aile ir selbesheit. Der himel
wurchet aile sine werch darum, daz er sich got gelichen wil ; niht daz er
sich gelichen wol an den werchen, mer er sùcht reuwe, alzo alz daz wesen
ist an werch : daz selbe sucht der himel^ daz er cheme in ein stille stan.
10 Sucht dicz der himel und ander creatur, di snoder ist, waz solten wir
danne tun ? Da belibet got got, da bclibct selicheit selicheit und gnad
gnad und sel sel.
Meister Ekkart sprach : got der wer ein spruch an spruch und wer
ein wort an wort, und in dem werden lebendich aile creatur und
,5 waschende. Wer hat daz wort gesprochen und den spruch gesprochen ?
Der himlisch vater der hat in gesprochen in sinem eingeborn sun. Mag
daz wort Tund den spruch; nimant gesprcchen ? Nein, den mag niemant
gesprechen dan der himlisch vater, und wirt doch gesprochen. Wenn
wirt er gesprochen und wo wirt er gesprochen ? Wenn die sel chein genug
20 hat an cheiner creatur und si sich ze malin got getragen hat mit allen
iren werchen und ir selbs vergezzen hat und meint got lauterlichen ; da
gibtgot merdan si sclb immer gedenken mag. Alz si sich alzo leuterlichen
in got getragen hat, so gibt sich ir got alzo, daz er ir werch wurket in ir
an erbeit, daz si sei ein miiwurcherin mit got.
35 Und wo wirt er gesprochen ? Wen daz alleroberst teil der sel bloz
und ledich ze mal vereint wird mit got, da wirt daz wort gesprochen und
der spruch, und da ist mund zu mund kumen und da ist kùz ze kùz
chumen, und di sel verstet daz wort in dem wort und nieman mer;
und di sel di chunde auch etwaz dar auf geworten. Hie ist di sel zu irm
3o aller obersten kumen. Daz uns dicz geschc, dez helf unz got.
Nr. lo.
Fol. 14''. Maistcr Ekkart sprach: Etlich meister di fragent, ob
verstantnuzze edler sei oder minne. Etlich meister sprechent, daz di
minnc edler sei dan verstantnuzze. Ich sprech, dez ensei nicht. Unser
35 beste meister di sprechent, daz verstantnuzze edler sei dan di minnc.
Minne und wil di nement got mz er gut ist. Wer got nicht gut, der wille
en nem sein niht ; wer got niht minneclich, di minne en nem sein niht.
Daz entct di verstantnuzze iiiht. Di verstantnuzze keret sich weder an
ïïût noch an minnc noch an wcizheit noch an hcrschaft. Allez daz di sel
o
gote(s) (15") zu gelegcn mach an namen, da zeiihet si got ein haut
Liber iid wcbillct got : daz entut di verstantnuzze niht. Wer gotwedergut
noch weise, ez nem 'in] doch verstantnuzze, di schclt alz uf ; si cheret sich
weder an weisiicit noch gùt noch an herschaft noch an gewalt. Si érigent 5
wider in daz blozze wesen und nimt got blozze, e er worde bcclcidet in
den gedanchen mit weisheit und mit gùt. Da dcr sun nimet in dem vatcr
sein selicheit, da nimet di verstantnuz ir selicheit. '
Nu wil ich sprechen, daz nie gelesen wart und noch nie gepredigiet]
wart ! 10
Wan gestern do laz man in der schule : ein bodem ist in der sel, der
ist glich der vaterschaft. Alzo alz der vater ist auzbernde den sun in dem
heiligen geist, und di drei sint ain got, alzo ist diser bodem usbernde
verstantnuz und willen und ist doch ein craft, alzo alz got ist ein wort.
Und der bodem i-st alzo lauter, da cnmak kein schad von keiner creatur i5
in. Allez daz man gesprechen mag von der sel, daz ist ein zuhangen(sj des
bodems, und in dem bodem] da sihet got di sel an, und di sel di sihet got
an. Nu sprichtS. Paulus : Wann wir ansehen und sehen den glantz gotes,
so schul wir werden gewandelt von clarheit in clarheit und mit dem bilde
als eins. Ditz bilde wirt got also vereint, daz ez aile creatur nicht chennen 20
gescheiden noch got selb wil es niht scheiden. L^nd auwe ! daz wir daz
bilde alz clein ahten, daz wir daz niht enhalten in alz grozzcr lautercheit,
alz ez uns got gegeben hat! Wan allez daz wir getun mùgen, da wege-
nuget got niht an, wir ensten da in blozheit aller dinge, daizl got aile
zeit und an unterlaz in disem poden wurchen muge sinen einborn sun. 25
Dise geburt gechiht niht eins iars noch eines ze der stund noch eines
ze dem tag, wan aile zeit uber zit, in der weil, da(z) weder hie noch nu
ist. Ditz ist der bodm, do ich ab gesprochen han. Daz wir alzo leben daz,
got in uns gewurchen muz, dez helf uns got.
Ich' han etwenn gesprochen, daz di sel [seij daz nachbilde gotz; nu so
sprich icli, daz si sei daz bilde und auz dem selben bild, daz der vater
ewiclichen gebildet hat, und auz dem selben, da Cristus auz gebildet ist.
Dicz spricht meister Ekkart : Aile creatur di haben einen widerslac
in sich : ein, di versait, daz ez niht di ander si : dcroberst engel der versait,
daz cr niht der niderst sei. Got der ist ein versagen dez versagens : (dazj 35
daz ein daz verseit aile anderheit. So wir einen baum nennen alz einen
baum, dez en nennet niht ; wann aile di sinne di sint betrogen. So wir in
nennen alz in dem ersten usbruch (i5 ^) in der lautercheit, da nenne wir
> Vgl. Pfeiffcr 270, 26 f.
— 8 —
in nilit alz einen baiitn, wir nennen in bloz gotliciier natiir. Einn ander
sin, der ein wenig pczzer ist, dar uber. Di gotlicli natur di sclicidct bloz
ab. Ditz spricht meister Eivicart : Der Phariseus der bat unscrn hcrren,
daz er mit im ezze. Waz ist der Phariseus ? ez ist alz vil gesprochen alz
5 ein siinderunge ; daz ist ein Phariseus, daz gcscheiden ist von allcn und
ist gefùget zu einn. Der prophète spricht : Herre, erbarm dich uber daz
werk, daz in dir ist. Daz héchste werk, daz got ie gewarcht, daz geschah
in barmherzicheit. Di bechantnuz di treit alz verre in, daz si daz wesen
nimt bloz alz daz wesen in im sclber, aber da daz wesen sich selben
,0 verlizend ist und entsinket in im selben, da vellet bekantnuz ab.
Ditz spricht bruder Johannes : Ez ist frag under den meistern, wcder
daz mugen in der sel oder in got [si], daz si got werden môcht. Ich sprich,
daz daz mugen in der sel si. Sol daz geschehen, daz di sel got werden mak,
so muz got wurchen in daz mugen und muz daz mugen in sich zihen : dar
,5 um ist daz werch in got und daz mugen in der sel. Wer ich allez daz
[ich ?] pin, so wer ich got, so en wer an mir weder zit noch stat noch
kein wandelhafticheit. Mir enist kein ding alz liht noch alz muglich alz
got sin ; so belib ich an werch, da wedarf ich cheins werches zu, met soit
ich ein anders werden, so must ich zu niht werden : nu bclip ich, daz
2o ich pin.
Ich sprich, daz chcin creatur alz snôd sic, si mug ein wesen
geleisten ; alz verre alz si wesen mak gelcisten, so ist ir daz mùglich, daz
si got sie, wan allez daz wesen ist, daz ist got.
Bischof Albrecht spricht : Den allererst ist der mensch ein gotlich
25 mensch, alz er gotlich influz enphet an hindernuzze. Ein heilig spricht :
Daz liht meiner sel daz erlasch nie, und mein begir stund an underloz in
der anschauung gotez.
Nr. II.
Daz wort daz ich gesprochen han in latine etc. Pfeiffer 335 t'.
Nr. 12.
Eol. i6 b. In dem angeng waz daz wort, und daz wort waz bci got,
und got waz daz wort, und daz waz bei dem angeng bei got. Und aile
dinch sint durch in gemacht und an in ist nihtgemaht, daz gemaht ist.
An im (daz) ist daz leben, und daz leben daz ist daz liht der liht und
daz liht daz (17") leuhtet in der vinsternùzze, und daz xinsternùz
wegriffet dez lihtes niht. Ein mensch wart gesant von got, dez nam waz
24 Silscholf Albrecht.
35
Johannes. Er chom in cin gczeugiuizzc von dcm liht. Er waz daz lilit
niln, mer daz er daz gezeugnùz hilt von dcm liht. Daz waz daz war lilit,
daz da erleuhtet aile menschen, di da koment in dis wcrlt. In dcr werlt waz
er, Lind die werlt waz diirch in i,'emacin und di werit erkant sin niiit. Kr
chom in sin cigcn. und si enpiigen sin niiit, und di in enpllgen, den yab
er ^'cwalt ijotez chinder ze werden, di da f,'ehuihtcn in sinen namen, di.
iiiht in dem blut noch in dem willen dez mannes, mer us got geborn sint.
l:nd daz wort ist vieiz worden und wont in unz, und wir habcn gcsehen
sein er alz oins eingeborn sunes von dcm vater vol gnaden und warheit.
1 liera» schlicsst sich die Prcdigt bei PfciUcr 527 tf.
Nr. i3.
Fol. iS''. Dy gotheit di hat aile dink getan usw. Pfeiffer 532,
Nr. 14.
l'^ol. 21 ^. Unser lierre sprach zu sinen iungern : Eins cleines seclit
ir meinn nieht usw. Pt'cilf'er i38.
25
Nr. i5.
Fol. 22''. Jhesus hub sein augcn aul' und saeh in den himel und
sprach : Vater, di zit ist chumen, clar dincn sun, daz dich dcin sun wider
clar.
Von der weis/ieit, da^ di sel irirt gelragen mit gotlichcr weisheil
in goi.
Ez sprach auch sanctus Augustinus. daz aile di wort und di 1er der
menscheit gotes sein ein bilde und ein figure unsers herren Icbens und
grozzcr wirdicheit vorgot.
Di sel muz gelautert werden und chieinlich gemacht in ^dem liht der
gnaden, und ailes abgescheiden und geschelt werden, daz fromdcs ist an
der sel, und auch ein teil daz si selber ist. Ich hab ez mer gesprochen :
Di sel muz also gar geplozzet werden allez dez daz zugevallen ist und
alzo lautcr aufgetragen werden und wider einflizen in den sun, alz si 3o
auzgeflozzen ist in im. Wan der vater hat di sel geschaffen in dem sun,
dar um muz si alzo wider einflizzen in in, alz si auz im geflozzen ist. iNu
spricht er : Er underhub sein augcn. In dem wortlein ligen zwen sin.
der ein ist ein beweisung lauter drivaldicheit. Sùll wir immer chumen
r7 Vgl. das kicinc Bruchstiick aus dioscr Predigt bei PleiHer 224, 30 fi'. — 18 daz
di doin. — 32 svven sin.
— 10 —
in den grunt gotes und in sein inneslcs, so muzwirzu dem ersten cliumen
in unser cigcn grunt und in unscr innestes in lautcr drivaldichcit. Di
mcister sprcciicnt, daz di sterne gizzcn allcn craft in den grunt dezcrtrichs
und in di natur und in di élément des ertriches und wurchen daz lauterst
5 goit.
Alz verre alz di sel chumt in den grund und in daz innist irs wesens,
alz verre ergeuzzct sich di gotlich craft zemal in si und wurchet gar
vcrborgenlich und offenbar gar groz und gar liohe dinch in der minne
gotes, di sich dem lautern goit gelicht. Daz ist der erst sin.
lo Der ander sin ist, daz sich di sel auftragen schol mit allcn iren
gebresten und irn sunden in demuticheit und schol sich sezzen und
underbeugen under di portcn der wirdicheit gotes, da got auz smilzet in
barmherzichcit, und schol auch auftragen allez daz tugend und gut werch
in ir ist, und schol sich damit sezzen (23''») under di portcn, da got auz
i5 smilzet in gut weis. Alzo sol di sel volgen und sich orden nach dem bild.
Daz ist: er underhub sein augen.
Ein meistcr sprichct, der listig wer und wol damit chund, der
ordcnde wazzer uber wein alzo. daz dez weines craft mak darinne
gewurchen. So macht des weines craft wazzer zu wein, und wer ez wol
2o geordent uber den wein, ez wûrd bczzer dan der wein : doch zu dem
minsten wirt es alz gut alz der wein. Alzo ist ez in der sel, di wol (si)
geordent ist in dem grunt der dimuticheit und alzo aufchlimmet und
wirt aufgezogen in der gotlichen craft, di gereuwet nimmer, si chom goriht
uf got und ruret in blozz und beleibet alzo inné (ist auch der sel wesen,
= 5 wan got ist ein lauter wesen). Ez sprichet ein meister : In got, der ein
lautcr wesen ist, enchomet nihtes niht, ez sei lauter wesen. Dar in ist auch
der sel wesen, di da geriht chomen ist auf got und in got. Dar um spricht
er : Plr underhub von unden uf sein augen und sach in den himel.
Ez sprach em chrichischer meister: Der himel bedeuthet alz vil alz einen
3o hùt der sunne, wan der himel geuzet sin craft in di sunne und in di
sterne, und di sterne engizent ir craft inmitten auf daz crtrich und
wurchent goit und gestein alzo, daz daz gestein hat craft ze wurchen
wunderlich werch. Ein habent di craft, daz si an sich zihen gebein und
cisen. Iglich gestein und chùrtel krùtel ist ein heusclin der sunnen, daz
35 in sich geslozzen hat ein himiische craft. Alzo daz der himel geuzet sin craft
in di sterne, alzo giezent si di sterne furbaz in die chruter und in di tier.
Daz craut ist edler dan daz gestein, wan ez hat gewaschendez leben. Ez
vermocht nicht zu waschen under dem leiplichen himel, ez wer den ein
vernunftige craft dar in, von der ez sein leben enpfhet. Alzo alz der
9 der creft sin.
nidcrste engel geuzct sein craft in den liimel und tut in umlaiifcnd und
wurchet, alzo geuzet der himel sein craft gar heimiich in ein iglich clirut
und in di ticr. Da von liât ein iglich ding ein eigenschaft dcz himcis und
wurchet alumme sich sinibel aiz der himel.
Die tier trettend baz uf und habent sinnechlich lebcn und belibent 5 |
doch in der zit und in der stat. Awer di sel trilet uber an iren hohsten
naturlichen liht, uber zit und uber stat. in di glichnuzdcz lihtesdcr engel,
und wurchet mit im vernunfticlich in dem himel. Alzo sol di sel allez uf
chlimmcn in der vernunftigen wurchung. Da si iht vindct gotlihs lihtez
und gotlilis glichnuz, do sol si huten und niht wider cheren, biz si aber k,
baz ufgeclimmet. Und alzo sol si sich baz erhebcn in dem gotlichcn liht
und alzo chumen uber aile hut in daz lautcr bloz angcsiht gotcz mit den
engeln in den himel. Darum spricht er : Kr hub auf sine augen und sach
in den himel und sprach : Vater di zit ist chomen, chlarweiz deinen sun,
daz dich din sun clarweiz. ,5
^\'ie der sun den vater clarweiz und wie der vater den sun clarweis,
da ist pezzer von ze sweigen dan zu reden ; si solten engel sein, di da von
reden solten, aber von dem wortlein ein wenik (23 ^) wil ich sprechen,
daz er spricht : Aile di du mir gegeben hast. Der den sin ciglich ansiht,
so mcint er alz vil : alz daz du mir gegeben hast, ich gib in daz ewig 20
leben, daz ist daz selb, daz der sun hat in dem ersten auzburch und in
dem selbcn grunt und in der selben lautercheit und in dem gesmak, da
er sein eigen selicheit in hat und da er sein eigen wesen inn besitzet. Daz
ewig leben gib ich in, anders cheines. Disen sin hab ich etwen gesprochen
gemeinlich, aber hinnach t laz ich in, und leit eigentlich in der latine, 25
aiz ich immer gesprochen han du bit sic ! in selber und sprich
chuntlich auf minen lip !
Daz ist daz ewig leben, daz si dich bechennen allein einen waren
got. Bechanten zwen ein got, und ein erchant tausent, und der ander
erchant got allein, wie clein daz wer, er erchant got me den di tausent. 30
Je mer got wird ein erchant, ie mer wird er erchant. Wer mein sel
sinnelich und wer edcl und lauter, si erchant, daz wer niht dan in erchant
ein engel ; und weren dez zehen und bechanten ein ander engel, der edler
wer, daz selb ez wer ein. Dar um spricht sanctus Augustinus : Krchant
ich ^ aile ding und erchant ich got niht, ich hct niht erchant ; erchen ich 35
aber got und anders chein dinch, so hab ich aile dinch erchant. le man
nehern und tifcr erchent ein, ie man mer di wùrzellein erchennet, uz der
aile dink gesprozzen sint. le man die wurtzen und den chern und den
12 I ersten auzburcli. -
einen clianten (ausend. -
- 2.^ liin nach. — 2(') vielleiclit : du beken selber ? — 29 und
3o got ercliant nie den. — 38 gesprochen sint.
ib
— 12 —
grund dcr fjotlicit nier crclicniict cin, ic man mer crclicniicl aile dink.
Dar umh spricht cr : daz man dich erchenne allcin einen warcn got,
und meinet. daz di sel ahschel allez daz man got zelegt in gedanchcn oder
in verstantiiuz, und nem in bloz alz cr ist ein lauter wcsen : alzo ist cr war.
5 Dar Limb spricht iinser herrc : Daz ist daz cwig ieben, daz si dich
erchennen alein einen warcn got. Daz wir chumcn zu dcr warhcit, dcz
hclt" uns got.
Nr. 16.
Sta in porta domus domini et pra'dica verbum. IMcillcr l'io IF.
Nr. 17.
l'ol. 24-'. lierre, ez zimct wol dem hauz, daz ez helig sei, da man
dich in lohct, daz ez sei cin bcthauz in dcr Icng dcr tag.
Ich mein di tag hic, wcn ich sprich : ein leng an leng, daz ist cin
leng an breit ; wcn ich sprich : aile zeit, so mcin ich uber zit : mer allez
hinuber alz ich nu sprach, da weder[hie] noch nu en ist. lun frauwc fragt
unsern herren, wo man peten schold. Do sprach unser herre : Di zit sol
chomen, und ist izunt. daz di warn beter suln got anbcten in dcm geist
und in dcr worheit. Wan got ein gcist jst , dar unib sol man in anbcten
in dem geist und in dcr worheit. Der di worheit sehver ist, dez en si wir
20 niht, mer wir sein war, da bei ist etwaz unwar. Alzo ist ez in got niht.
Mer in dem ersten uzbruch, da di worheit uzbricht und enspringen in der
porten dez gothauses, sol di sel ston und sol uzsprechcn und fùrbringen
daz wort, alz daz in der ist [und] sol sprechen und loben : und di stimme
sol niniant horen in der stille und in der reùw. Alz ich nu sprach von den
25 engcln, di da sitzen in dcn choren der worheit, di sint dcr] stul gotcz, in
dcm got ruwet. In discr stil und in diser ruwc sol di sel stan, und in dcr
porten, da sprichet got in di sel und sprichet sich allzemal in si. Da gcpirt
der vater sin eingeporn sun und hat so groz lust in dem wort, und im ist
so gar lib dar zu, daz er nimmer ufgehoret, er sprech daz wort aile zit, daz
3o ist ubcr zit. Ez chomet wol zu unsern worten, daz wir sprechen : Dinem
haus zimct wol heilicheit und daz man dich dar in lob und daz niht
dar in sei dan daz dich lob.
Ez sprichent unser mcister und fragcnt, waz got lob ? daz tut (24'')
glichet. Alz allez daz da glich in der sel ist, daz lobct got ; waz icht
35 unglich got ist, daz lobet got niht. Alz ein pild lobct scinen mcister, dcr
ez in si gedrukt hat und imz so^ar glich gemacht hat : di glichet dcz bildz
lobet sinen meister an wort. Daz man got mit worten loben mak, daz ist
14 leng ein breit. — i 7 warn berat. — 20 etwaz enwer.
- i3 —
clcin, oder mit dcm mund hctct. Unscr herre sprach : Ir betct, aber ir
cnwizzet niht. waz ir betct. Waz ist gebet ? Dionisius spricht : Ein
vcrnunrtiges iifclimmcn in got, daz ist gcbctet. Kin hcid spriciit : Wo
geist ist iind einiciieit und evvicheit, do wurcht got : wo (Icisch ist wider
gcist, wo zustôrung ist wider einicheit, wo zcit ist wider cwichcit. do 5
enwurcht got niht, mer er chan damit niht.
Ich sprich : Allé [freud ?' und aile genùg und wunnc und aile wcld
die man hic gchaben mak, daz muz alz ab ! Der got loben wil, der nniz
hcilig sein und gcsammet sein und ein gcist und nindert uz sin, mer allez
glich aufgctragen in di ewigen cwichcit. Min auf bohcn aile — ich mcin i»
nicht aile creatur, di geschaffen sint, mer allez daz er vermochte. ob er
wolde — dar ubcr sol di sel chomen. Di weil vor der sel icht ist, und di
wcil ich[t vor got ist. daz got niht ist, so cnchomet si in dcn grunt nicht
der Icng der tag. Augustinus spricht : Wen daz liht der sel uberschinet
di creaturen. da in si ir wesen nemcnt, daz heizzet er einen morgcn : und is
alz dez cngclz liht uberschcinet daz liht der sel, daz hcizet cr einen mittcn
morgcn. David spricht : Dez rechten menschen steik is wcishet und
nimet zu in einen vollen mittcn tag. Der steik ist schon und bcheglich
und lustik und hcimlich : mer alz daz gotlich liht uberschinet daz liht
dez engels, und daz liht der sel und dez engels licht flizzen in daz gotlich 20
liht alz ein fluz, daz hcizet er den mitten tach. Dan so ist der tag am
hôhsten, und gcuzet di sun irn schein in di sterne, und di sterne giezcn
irn schein in den man, daz cz allez geordent wirt undcr di sunnc. Alzo
hat daz gotlich liht dez engels liht und der sel liht in sich gcslozcn, daz ez
allez geordent ist und ufgericht stet : und da lobct ez allzemal got. Da en 25
ist niht mer, daz got niht en lobet und stet allez gotlich. ie glichcr, ie
voiler gotez, und lobet alzemal got. Unser herre sprach : Ich sol mit cuw
wonen in euwern hauz. Wir biten dez unsern herrcn, daz er mit uns won
hic, daz wir mit im ewiclichen wonen in sinem hauz und ewiclich mit
im sclich sc'in. Dez helf uns got. 3o
Nr. 18.
Fol. 24''. Man lisct an derheiligcn geschrift von virdhandcn chomen
zu got. Daz erst ist \licgen, alz Ezechiel der prophet sach Séraphin vligen
ze got. Daz andern ist climmen, alz Jacob der patriarch sach an der
laitter. Daz drit ist pharen, alz Elias der prophet in dem feuren wagen. 35
Daz vird ist laufen uf den fuzen alz Moyses.
Wer nu chumen wil ze got alz (25 ") . . . Daz erst daz iVloyscs
7 aile werlt. — 20 engels sich llizzeii. — 3/ Beim Uebargang zu einer iieuen 1-age
scheint der Sclireiber ziemlich viel iiberschlagen zu liaben.
— 14 —
genumen waz ah den wazzern. Daz andor daz er gar ein vernunftig
mensch waz. Daz dritle daz er sein schcflin treib und weidet an di innern
weid der wùst. Daz vird daz er di schuch abzog vor der stauden, da got
in waz.
5 Daz erst daz Moyses ab dem wazzer genumen waz, [daz bedeutet'; daz
sicli der mensch genumen hab von dir valschen werld, von aile dem daz
dar inn ist bozheit und unselicheit. Daz ander daz Morses senftmutig
waz; alzo sol der mensch eines so senftes geists sein, da mit er aile
widerwertichcit winde. Daz drit ist, daz .Moyses sein schefel treib an di
lo inner weid der wùst, daz ist, daz der mensch mit allen sinen sinnen, mit
allen den creftcn siner sel sol aufcheren an di berge und an di wùst der
hohen gotheit und sol da spisen sine schefel. Daz vird ist, daz Moyses die
schuh ablost vor der stauden. Der schuh ist gemacht von einem toten
leder und bezeihent, daz sich di sel ablozen schol von allen totlichen
i5 dingen und zergenclichcn und sich aufswingen mit dem obern teil der sel
uber aile di ding, di der himel bedechet, wan si aile den tôt an sich
tragent und ùppik sint, und sol blozheit von allen dingen warnemen,
waz got mit ir reden wôlle. Dar um sprach unser herre zu Moysen :
Zeuch ab din schuch ! daz ist di fuzze diner sel, daz ist : dcin verstantnùz
20 und dein bcgird soin niht gewunden sein mit cheinen totlichen ding, ob
icht got mit ir reden sol.
Waz weg hat di gotheit oder wo mak si gewandein, wan si doch
niht fuze hat noch niht daz leiplich ist ? Der weg der gotheit daz
ist di cinicheit, da di drei pcrson wandelt in eime wesen under einander.
25 Daz wandeln der person ist, daz si sich chennen und minnen under
einander. Ir iglich bechcnnet und minnet sich selben an der andern : also
wandelt di person in der einicheit under ein ander.
Di fuze, da di gotheit mit get oder wandelt in di person alz di person
in daz wesen : der ein fuz der gotheit ist di vorsichticheit aller ding, der
3o ander fuz ist di bcheilicheit der vorgesehen ding.
Nu môcht man sprechen : Waz weheglicheit môcht an got gevallen.
wan von niht mûsten im aile ding behagen ? Wan daz er do sach. daz waz
got. Dar uf spricht S. Dyonisius : Got der sach sich selber an allen dingen.
dar um behaget got im selber, wan got ist an im selber ein einich gùt.
■ib Dar um sol di sel ansehen ir einvaltiges biide in got, daz nie auz enquam
alzo enthotten allen dingen sic! . Wan di volmechticheit des geistes liget
dar an, daz daz icht, daz er hat gsschafl'en, komet zu mit sinem niht, daz daz
bild ist. Alzogot niht ist dan geist, alzo ist in auch daz bild nihtlj, an dem
I 9 den schuch.
- i5 -
wir doch niht erchenncn, wi wir ewiclich in gotgewcsenscin an unssclber.
Dar uf i^sprichr S. Dyonisius : Di meist weld, di dcr geist hat, daz ist, daz cr
(ver)vliezze in daz niht sines bildes und dar in vervlizze ; da vcrleuzet der
geist sine werch und sein form und sin sin, und niht sein wesen. Doch so
hat daz wesen dcr gotheit daz hloz wesen dez geistez aufgezogcn von im 5
sciber an sich und im gemachet glich, daz niht dan ein wesen scheinet.
Alzo verleust der geist sein werch (25 ^) und sein form und sein sin.
Alzo hat daz bloz wesen der gotheit den geist in sich verslunden, daz
niht einbeleibet, dan die bloz ganster, daz da mens heizet. Dar uf spricht
sanctus Dionisius, daz di gotheit allcn den crcften der sel ze niht wordcn lo
sein. Daz meint Dionisius, daz daz bloz wesen der gotheit di bloz ganster
dez geistez in sich gezogen hat und er doch nirgen grund vindet in dem
wesen. Ditz bêchant Paulus, do er in den drittcn himcl gezogen waz und
sach so getan dinch und hort sogetan wort, di man niht wol sprechen mak,
und ruft mit lauter stim : O du her richtum der weisheit und der chunst. i5
wie Krundioz sint dein urteil und wie unbei'riffenlich sint dein wege !
Nr. 19.
Foi. 25 ''. O altitudo diviciarum sapiencie.
Di reichet gotes ist und niht en ist noch niht enhat allez, des man
geworten mak. Di weishet gotes ist daz bechenncn aller ding, c daz si 20
geschehen. Di chunft gotes ist vcrneigung sein selbs in eincm swebenden
liht. Dar uf spricht S. Dionisius : Daz liht. da got in wonct, daz ist sein
selbs wesen, daz nimant bêchant ist dan im selber. Daz ist der hoh weg
der gotheit, do nie crcatur inné gewandelt. Dar uf spricht got : Mein
weg soit ir habcn ob den curen alz den himel ob dcr crde. Ditz spricht 25
ein heilig, daz niht nutzers sei noch geistlichers noch scligcrs sci dcr sel
dan ze wandeln in ein bcchantnuz der heiligen drivalticheit.
Nu me'rket mit fleiz di underscheid der person und daz wesen ! Waz
ist person ? daz da gebirt und auzgibt und gibt aile ding. Waz ist wesen ?
daz da niht engibt noch nicht gebirt. Welhcs ist di vermugenhcit des Sn
wesens ? Di vermugenhcit des wesens ist, daz es sunder personlichcit ist,
(da niht daz es sicii von den person schcidc). Mer daz sclb wesen dcr person.
daz ist auch wesen aller ding ; ez ist wesen dcr wcscnden und ist ieben dcr
Icbenden und auch liht der liht. Alzo en ist ez niht umb di person, wan
si sint niht person aller ding, alzo daz wesen aller ding wesen ist. Dez en 35
vcrmak dcr vater niht niemandes person ze siner sclbes person. Er gebar
2 di meist werlt.
- i6 -
an dcr pcrson uz sincr pcrson, niln aiiz dem wcscn. mer mit dem wcscn
in daz wcsen. Alzo hat daz wcscn der wcscn dcu wcscnhcit der vcterlichcit
durchviozsen gewaldig cincn zc machcn. cincn zc gcbcrnnc giich im
sclber. Alzo ist geofFcnbart daz wcsen von dem auzgang der person. Daz
s ist di vermuglichet dcr pcrson : ze offenbarn daz wcscn, daz sich von
im sclber niht gcoffcnbarn mak, wan es wider gibt noch gcbirt. Di vcr-
miigentheit dez wescns ist sein liohst vermugenthcit, mer cz ist auch
offenbar im sclber. Di person bechennen und begriffcn gcntzlichcn daz
wcsen .
lo Nu ist frag undcr den meistern, ob di person bechennen und be-
griffcn ze grund daz wcsen mit dem wcscn und niht mit den pcrson.
Wan wcscn wirt von niht begriffcn dan mit wcscn : hie von sint di
person gotes got. Mer daz ist auch alzo clein. daz si begriffcn hat, alz
cin tropf wazsers wider dem mir. Doch do icht gotes ist, daz ist got alzc-
i5 mal; mer daz inblibcndc gut, daz ir cwiclichcn bliben sol, daz ist daz
versplcndet niht, tut si vcrsenchen von ir selb.
Nu mach man fragen : war um ist niht cin pcrson, alz ein wcsen ist?
Daz mùgt ir mcrken an allcn dingen, di da sint: di sint niht von ir
sclber, mer si sint gesachet von einer sach, di irs selbes ist, daz ist dcr
20 vater ; und aller ding bilde in im hat, daz ist der sun ; minne ze dem
selben bilden daz ist der hciligcist. Hier um enhet der (26 a) bild
cwiclichcn aller ding in dem vater niht geswebet, so en moht dcr vater
niht geborn haben. Ditz ist gcsprochcn von dcr gesachten mugentheit
dez vaters. Hier um must nu mer person sein dan ein, wan an dem
1.5 ewigen auzfluzze von dem vater sein uzgcflozzcn aile dinch, und niht
an in selbar. Also ist der ewig usfiuz ein sache aller dinge an der cwichcit :
ab^r an der zeit sint si von niht geschaffen : da von sint si crcatur. Aber
in dem ewig uzfluz. in dem si uzgcflozzcn sind sunder sich sclber, da sint
si got mit got. Dar uf spricht sanctus Dionisius, daz di crst sach sachet
3o aile ding nach dem glichnùz ir selbs.
Nu m;rcht underscheid dez uzfluz in dcr cwichcit und in dcrzit!
Was ist ein uzfluz ? daz ist ein bcheglichcit seines willen mit eim lihten
underscheid. Alzo sei wir uzgegangen in der zeit in der behagenung siner
minnc. D;r ewig uzHuz ist ein offenbarung sein selbs im selber : alzo
35 fleuzzct di offcnwarung in cin bloz bechennen sain selbs. Da ist be-
chennen daz selb, daz da bêchant ist. Ditz ist der ewig uzfluz, dez nie ein
zaher auzquam in verm^ngunge aller creatur. Ditz ist der sun. Von dem
vater eincm zitlichen uzfleuzet aile ding uz mit mazsenj,, awer in dem
2 daz vvesen der wescnheit. — 2,S ^cborclu haben. — it) \n verinengiiuge.
I
15
ewigen fluz sint si sunder mazze bilden. Also ist der fluz verflozsen in
sich selbcr. Dar ut' sprichi sanctus Dionisius: (îot der ist brunnc. der in
sich selbcr ist verflozsen. Der vatcr ist ein sach dez siins, daz ist an siner
ewigen geberiinge ; der vater und der sun, uz dem der iieiligcist geflozsen
ist, (geflozsen) daz ist ein ewige eingizzung.
pja, nu moht man fragen, wie ez sei um di veterlicheit, weder si sei
ursprunlicheit des wesens oder daz wesen ursprunlicheit si der veter-
licheit. Nu verstet mit eim erleuchteten geist, daz daz wesen nocii en
minnet noch en gebirt niht. W'cr das wesen ursprinlicheit des vatcrs.
so wer daz wesen berende : alzo en ist ez niht. Wer aber die veterlicheit
ursprinlicheit des wesens, so wer daz wesen nemend : also ist ez auch
niht. Da(z) daz wesen in im bioz hat sich selben, al da ist ez niht dan
bloz wesen : mer di natur dez wesens, di selber doch daz wesen ist, di(ch)
naturet in di genaturten natur di verborgenheit ir selbes natur. Di
verborgenheit ist niht von dem niht, von dem niht ist sie ein, von
dem einen ist sie al, von dem al ist si aimai, llir umb ist sie niht nihtes
niht, hir um ist si ein einik ain und ist auch aimai.
Ditz ist di ursprinlicheit des vaters, und der vater ist ursprinlicheit
des suns, und si beid sint ursprinlicheit irs geistez, di ein natur mit in
beiden ist.
Eia, bold der geist, der da gemein ist, von im selber in daz rich bloz
bechennen, daz doch unbechant ist den, di niht bloz sint irs wesens !
Wen di bloz sel mit irm verstantnùz iht gotez enpheht, so bêchent si sich
selber. Swen si bêchent, wi si ze im gehoret und wie si bcid in einung
sein, und moht si den von der swer irs lichnams, si bleib stetlichen da.
Daz hoh bechennen, daz di sel hat von der verborgen unbechantheit, daz
ist, daz Job spricht : Di gruntlicheit des mugenliches geistes chomet (er)
und runt ze den orn der man. Waz meint er mit der gruntlicheit? Daz
ist di sorchjsamicheit in disem bechennen, von dem hie gesprochen ist,
die ofTenwarung der blozsen verborgen wohrhcit. Daz runen ist di ver-
llozsen einung, da daz bechantnuz und der (26 ^) bechcnner ein sint.
W'an di bechantnuz ist manigen leuten unbechant.
Nr. 20.
Fol. 26 h. Doinine. in dicione tua cuncta sunt. Sievers 413.
Nr. 21.
Fol. 27. W'ir schullen ewiclich also arm sin. Pfeiller 532,.,^. 3;
8 ork'uclitcntom i;eist. — 2S niim. — 2.S rumen.
3o
- i8 -
Nr. 22.
Fol. 28. Justi in perpetuum vivent. Pfciirer 189.
Nr. 23.
Ein won ist in dcm ewangciio. daz spriclit aiso : Icli sent cuch
5 meinen engel. Pfeifl'er 161.
Nr. 24.
Fol. 29''. « In dem anbegin waz daz wort, und daz wort waz hci
got, und got waz daz wort ».
S. Augustinus (spricht) der wedeutet ditz wort, daz es svvcr ze vcr-
■" nemen sei. Wer es niht vcrsten chan, der sol wissen, daz es schuld ist
seines ungeùbten sinnen in dem liht und in der gnad. Der ditz niht
verstet, der bit got, daz er iniz ze versten geb. Der hie von screibet, der
screibet es niht dar um, daz man hie von singen soit, alain man doch
wenik hie von sprechen mocht, wan es ist veste allen m^nschen. « In
'^ dem anbegin waz daz wort », daz ist daz der sun gaborn ist von dem
vater : « und daz wort waz bei got », daz ist, daz di person des suns waz
ewiclich bei der person des vaters. « Und got waz daz wort », daz ist, daz
der sun daz selb ist, daz der vater ist an dem wesen.
Nu merchet mit fleiz und mit einem auferhaben geist ! Ditz wort waz
2" ein anbegin, ein ersticheit, alein man dar an chein ersticheit gesetzen
mùg, daz ist ze vernemen von der person, dar en ist chein e dan di
ander. Da von heizet es ein ersticheit, wan es chein anbegin hat. Wan
aile ding habent an im anvank, vor im niht en ist, und er e ist dan iht.
und auch man anders niht lebsn mak, wan aile ding weisent ze der ersten
=^5 sach, von der si geschaft'en sint. Da b^darf niht die ersticheit der
andern alz di ander der ersticheit; da beweiset di ander, daz si der
ersticheit niht gelaugen mak. Dar uf spricht s. Augustinus von allen
creaturen, daz si daz angeng niht en sein. Ditz ist gesprochen von
dem angeng, dar ab spricht sanctus Johannes.
3" Nu merket, waz badeutet daz, daz wort in im ; daz bedeutet als vil,
alz da chein underscheid niht en ist, alz auch en ist sic ! . Wan daz wort
hat ewiclich geswebet in dem begin an underscheid des wesins. Dar ut
spricht sanctus Dyonisius: Got ist in sich selb^n verflozzen. Daz wort bei
waz es ist in niht ist leiplich no;h materielich, dar um ist es unverstent-
35 lich allen creaturen. War um spricht er : « daz wort waz » ? da meinet er,
24 niht lobcn mak. — 20 F,s handelt sich liier wohl uin eine misverstandene
Deutung der Wôrtclicn « in » und « bei ».
— 19 —
daz es anders niht wcr don cin lauter vcstantnùz. W'as man aiidcrs davon
spricht, daz ist ditz wort niht, wan es ist ein verstantnùz, daz sich selben
verstet. Alzo spricht daz dem vatcr, wan im ist offenbar, daz er ist. Dar iif
spricht s. AugListinus : Alz cin meistcr. der aile chunst in im het. der niht
auzzer im suchet. sunder einen iungern het, in deii er gûzz aile sein 5
chùnst, so oit'enbar der iunger seinen meister. Alzo hat der vater in
seinen sun gegozsen ailes daz er ist ; alzo ist der vater geotTenbart an
seinen sun, wan es uzbracht hat an der ewigen gebùrt di naturen und
daz selb wesen, daz der vater ist, und er doch ein ander ist an der person.
Wan waz die gotheit aufheltet, daz heldet auch di menscheit mit ir uf, m
di ditz wort an sich genumen hat. Waz man anders gesprichet, es S2i
vveisheit oder der schein oder ein pild, daz ist es ailes ze clein gesprochen.
Wie daz sei. daz er di natur und daz selb wesen sei und doch ein ander
person, daz ist ob virsten allen menschen.
Nu mocht man sprechen : Was nùzzes ist den dar an ? Der es relit i.s
merken wil, so hat di sel ein glichnùz des selben gotes und daz leit an
den obersten creften. Di erst craft wurchet sich uz und hôrt und vernimt
(30=") und zeuht in sich aile leipliche dinge geistlich.
Di ander craft di schauwet es an und machet es ir glich und treit es
uf die ersten sach. Di drit craft, an der si volchomen glicheit het des ersten 20
wesen s ; alz daz wesen in im selben ist sein virsten, alzo ist in der sel ein
ursprunk, an dem si aile worheit versteht. Dar uf spricht ein hoher
meister: Swer di worheit versten schol, der sol si niht versten, alzo alz
si worheit ist, alein er sol si auch in einer warheit versten. Ez ist gewiz,
daz der ursprunch der ersten worheit in uns ist beschenlich. Swen der 25
geist dar ze chumt, daz er ubernement wirt von der anschauung geistlicher
pild in daz ungepiltes wjsen der ersticheit, da kùmt der geist wider in
den ursprunch der ersten sach. Da von spricht der prophet : Wer da
chumen wil auf den berk der hohe des wesens von geist, der schol sunder
sunde sein und sol gescheidcn sein von allen leiplichen dingen und schol 3o
ûber gen aile di creft der sel. Wan di oberst craft da sol er in wonen, in
der wirt er gefuget in daz erst wesen.
Nr. 25.
Fol. 3o. Man liset in dem ewangelio von einer witewen sun usw.
Pfeififer 253. ' 35
Nr. 26.
Fol. 3i. Maria Magdalena saz zu fùzen uns;rs herren und hort s:in
wort. Sicvers 25 1 .
— ÎO —
Nr. 27.
Fol. 3i i'. Circumfulsit Pauliim lux. Sanct Paulus umviench ein
liht und slug in nidcr, da hort cr cin stim, di sprach : Saule, Saule, war
um echtest du mich ? Do sprach er : Herrc, waz vvil du, daz ich tun ?
5 P> wart gezuchet in den dritten himel. Der zuk ist aiz \il alz daz er
uber di natur ist oder gezogen uber die dinch. di naturlichen sint, und vil
alzo von seiner natur. Damescenus der sprichet : Der mensch ist ein pild
gotes, dar um ist im zimlich, daz er got bechenne, und doch niht mit
(32 ^) natur. Ez geschiecht, ob ir mir gelauben seit, uber di natur.
,0 Wie bêchant cr ? Wart er entzuckt in den dritten himel, in dcn
himel. da got ist. niht da im bevveiset vvurd ein form ? Ein heilig spricht :
Cjot ist ein liht. da niht zeganges ist. Sanctus Augustinus spricht:
Der Sun von dem vater alz liht \on liht. Wan got ist ein unbegriffen-
lich liht, es ist so uberswenk, daz man in mit verstantnùz niht begriffen
,5 mak, wan er ist ein liht uber natur. Daz liht ist niht ein glichnùz, daz
man seht mit glichnùz. Dar um enbleib er da niht. Diiz liht ist zweierlei :
eines ist formlich liht. daz im beleib in der bechantnùz ; daz ander beleib
im niht in der bechantnùz. Di weil er enzucket waz, do het er glauben
noch geding. Er bêchant sunder bild, an mittel got in seinem wesen, alz
20 er ist.
Nu ist ein frag, ob Saulus tôt waz oder lebend. Nu spricht er selb :
Ich weis einen mensch in Cristo, der wart enzuckt in den dritten himel.
weder ez wer in dem leib oder niht, des weis ich nicht, mer got der weis
es Nvol. Sanctus .augustinus spricht : Dez en sol sich nieman annemen,
25 daz er daz sprech, wan er ez selben niht en sprach. Er sach an pild. niht
anders den mit im selben. Im beleib chein craft, die sinlichwaz; im
heleih niht craft dan verstantnùz. Swaz leben gibt, des waz niht in Saulo,
mer im beleib vil minner den einem, der da sletfet, daz hat doch bild in
dem traum.
3o Nu ist ein frag, wie vil er bêchant got. Er bêchant got, alz er waz,
und beleib niht, alz er bêchant, es wurd gedruckt etlich bild in in. Dar
um beleib er niht selich alz di heiligen. Im geschach alz einem menschen,
daz von sehen rot wirt : so daz abgat, so ist es aber pleich. .\ber di
heiligen di sint stct rot alz ein mensch, daz von natur rot ist.
S5 Ein lerer spricht: Ein mensch môcht alz groz gir haben, er wùrd
erzucket, daz er went, daz er enzucket wer und doch niht wer enzucket.
mer cr chumt wol in ein vcrgezzen sein selbs. Ein volchomen sache ist
unser begerung nicht, mer alcin daz verstantnùz wart enzucht.
Do Cristus stund an dem creutz, do sach sein sel got an. alz si hent
I
— 21 —
dises tages tut. awcr di glori mocht niclit iizfliiz haben in den leip, er
wcT anders untôtlicli f,'c\vcsen. Wan cr chcin lielf het \on der sel, so waz
sein pein grozzer den ie cheines nicaschen. Alzo waz es um sand Paulo :
wer den nidern creften iclit worden des ziickes, so wer er iinleidlich
i,'e\vest, und da von waz cr wurcliend. 5
liz ist daz bestc, daz man mit der gnad besletij; daz hertze. Nilit isl
iioiier dan gnad. Volchomenheit eines dintjes leit an dem cnt, spriclit
der wcis man. Der mcnsch chùmi nimmer zu dem besten, er begrifsein
ende. Allez daz ist mak in nicht begrillen von naturlicher art. Dar um
wan so cr uberswenket, so ist unmuglich, daz di sel got begriffen mug, si m
enwcrd geruchet uber natur, daz ist gnad. Gnad ist ein anvanch. Daz
minneste, daz gnad heizset, vvurchet mer (32 *>) dan aller creatur natur.
Gnad di zeuhet natur in got. Daz minnest wcrch daz gnad wurchet.
ist uberswenkcr dan ailes daz creatur wurchet. Mit der minsten gnad wird
creatur gezogen uber ail engel natur sunder gnad. Daz minst, daz gnad ,5
i.st, daz ist edler und hoher dan allez daz creaturen gewurchen mugen.
Der minst mensch mit der gnad ist pezzer dan aile menschen sunder
gnad. Gnaden werch ist ob aller creaturen wcrch. Got wurchet einen
iglichen in gnad. In gnad zeuhet got den geist uber sich selben. Aller
naturen werch ist gemezsen, gotez werch in gnad ist ungemezsen. Da 20
got bleibet in der sel, und ruet di stl, da wurchet er in gnad. .Mz gnaden
inchomen, so zeuhet er di sel uber sich selben. Darum spricht er : Ez ist
daz beste, daz man mit der gnad bestetiget daz hertze. Swaz nicht stet ist,
daz fleuzet. Gnad wurchet nach gotlicher natur. Gnad ist nindert wan in
wcsentheit der sel, nicht in dem hertzen, wan ez ist leiplich ; und er] 25
sprichet doch : Es ist daz beste, daz man mit der gnad bestetig daz hertze.
Gnad ist nindert den in dem grund der sel, da si gezogen wirt in daz
uberwesen. Daz hertze lebet von der sel, alzo ist gnad in dem hertzen.
Awer eigenlich so ist gnad alein in dem wcsen der sel. Daz hertze hat di
art, daz'cz nimmer enpheht, den so es stirbet. Ich sprich : Ez mag 30
cheinen wctag leiden an tod, und man sprichet doch : mir ist an dem
hertzen we. Ez ist niht an dem hertzen, ez i.st um daz hertze. Daz hertze
ist aile weg wurchend und wird doch nimmer mud.
Daz wir mit der gnad bestetiget werden, dez helf uns etc.
Nr. 28.
Eol. 32''. Jésus hiez sein iungern uf'gen in ein schetflein und liiz
si varn uber di wùt. Wie heizet daz mer ein wut ? Daz es wùtet und
unrubik ist. Er hiez sein iungern ufgan. Wer daz vvort horen wil und
1 2 daz inneste.
— 22 —
Cristi iungern wcsen wil, der muz aufj,'en iind sein verniinft crlieben
liber leipleich dinge und muz varn uber di wùt der unsteticheit der
zergenclicher ding. Alzo lang alz da iht ist wandelwertichcit, ez sei chun-
diclieit oder zorn oder trauricheit, daz wedekt di vernunft, daz si daz worl
5 nicht gehoren mack. Kin meister spriclit : Wer naturlich dink verstan
schol und auch materieiich dinch, er muz enbiozen sein verstantnùz von
allen andern dingen. Icii han ez auch mer gesprociicn : alz di sun irn
schein uzgeuzet ut" di leipiichen ding, waz si den begriffen mak, daz
macht si clein und zeuht ez auf mit ir macht. Der schein der sun, da er
,o auf geflozsen ist, wen er ez aufzcuhet in den luft und ez den groz ist an
im selber und warm von der sun, wan ez den aufclimmet ze der chelten,
so findet ez ein widersiak von der ciielten und wird hcrnider geslagen
und wird zu regen ode ze sne. Alzo ist der heilig geist. Er herhebet di sel
aut (33 ^) und derhebet si und zeuht si auf, und wer si bercit, ez zug
,5 si in den grunt, da er auz geflozsen ist. Alzo tut der heilig geist : liz man
in in der sel, so climmet si auf: alz der heilig geist abvellet von der sel,
so sinket si nider. W'an waz von der erden ist, daz sinket; fiir und waz
von feuwer ist, daz wirt aufwertes gezogen. Dar um muz der mensch
under di fùz getreten han aile dinch di irdisch sint und ailes daz ditz
2o verstantnùz bedeken mak, daz da nicht beleib dan alein. daz dem ver-
stantnùzz glich ist. Wurchet si noch in verstantnùz, so ist si dem glich.
Di sel, di alzo aile dinch uberchumen hat, di herhebet der geist und
underhebet si mit im in den grunt, da es uz geflozzen ist. Ja, er hcbetj
si in ir ewig pild, da si uz geflozzen ist, in daz pild, da ir aile dinch al
,5 einik sint, in di weit und in di tietf, da aile dinch wider in endent. Der
hie ze kumen wil, der muz aile dinch under di fùz getreten han, di den un-
glich sint, und daz wort hôren wil und Jhesus junger wesen wil dez heiles.
Nu mercht ! Sanctus Paulus spricht : Alz wir mit dem enplôzten
antlùze anschauwen den glantz und die clarheit gotz, so werden wir
3o wider gepildet und ingepildet in gepild, alz da sich di gotheitgab in unser
frauwen vernunft alzemal, wan si bloz und lautcr waz, do si got in sich
enpfinch. Von der ùberfùlle der gotheit prach ez uz und floz ûber in den
leip unser frauwen und wart gepildet ein liht von dem heiligen geist in
unser frauwen leip. l'nd het si di gotheit nicht getragen in unser frauwen
35 leip in vernunft, si en het in nie enpfangen leiplich. Ein meister sprichet,
daz es ein sunderlich gnad ist und ein groz gab, daz man mit der veder des
verstantnùz ufflig und erhcb sich vernunfticlich gegen got und werd
ubergefuget von clarheit mit clarheit. Di vernunft der sel daz ist daz
38 und weder ubergefuget.
23
liochste dcr sel. AIz si f,'esterket isl in got, so wirt si gefuret von dem
heilif,'en geist in daz pild und dar gceinigct. IJnd mit dem pild iind mit
dem hciligen geist wirt si durch gefurct imd ingefuret in den grunt, da der
sun in gepildet ist. Da so! di sel in gcpildct werden, di da aizo ingevurt
ist und imdcrfiozzcn und ingefîozzen got ist. Der sint aile creatur under- 5
tenik alz sant Peter: diweil sein gcdank einvalticlich underfiozsen und
eingeflozsen got waz, do sloz sich daz mer zesam under sein fùzz, da cr
ut" dem wazzer gink : zchant do er den gedanch dor ab chert, do sank er.
Ez ist wol ein groz gab, daz die sel alzo eingefûrt wirt von dem
heiligen geist, wan alz der sun geheizzen ist ein gab, alzo geheizet in di ,0
geschrift.
Ich han auch mer gesprochen : Min minnet got als er gut ist. En wer
er got nicht gut , so minnet di min] sein nicht und nem sein nicht ze got.
Cjùt an minne en het si nicht. Vernunft der sel minnet got alz er ein lauter
wcsen, ist ein uberswebendes besen. Wan wesen und gût und worheit ,5
sint gtich preit und alz verre wesen ist, so ist ez gut und ist war. Nu
nim gùt und ieg si auf wesen ; daz bedekt wesen und macht im ein
hùt. wan es zugeleget ist; (33'') so nemen si in auch alz er worheit
ist. Ist wesen worheit? Ja, wan worheit bestet an wesen, wan er sprach
zeMoyse: Der da ist, der hat mich gesant. Sanctus Augustinus spricht : ^o
Di worheit ist der sun in dem vater; wan worheit bestet an wesen. Ist
wcsen worheit ? Der des manigcn meister frcget, er sprech : ia ! Der mich
selb gefraget het, ich het gesprochen : ia ! wan worheit ist auch zegeleit.
Nu nement si in alz er ein ist, wan ein daz ist eigenlicher ein dan daz da
eint. Da al ander ab geleit, mer doch daz selb daz da abgeleit ist, daz selb
daz ist zugeleit, in dem daz es andert.
Und ister noch gùt noch wesen noch worheit noch ein, waz ist er dan ?
Er ist auch nicht, er ist wedcr dicz noch daz. (jedenchst du noch icht der,
daz en ist er nicht. Wa sol den di sel nemen worheit? Vindet si da nicht
worheit, vda si in gepildet wirt in ein einicheit, in di crsten lauterheit, in
den indruk der lauter wesenlicheit ? (vindet si nicht worheit). Nein, si en
vindet chein grifFeiner worheit, mer do chomet worheit nach, da chumet
worheit ab. Sanctus Paulus (spricht) wart gezucket in den dritten himel.
Welties di himel sein, daz merket : der ein ist obsein aller leiplicheit,
der ander ein enfremden aller pildicheit, der dritt ein ploz versten an 35
mittel in got. Nu ist ein frag, ob man sanctum Paulum het gerûcht in
der zit, do er enzuchet waz, ob er sein het enphunden. Ich sprich : ia,
do er beslozzen was in den slozzen der gotheit, het man in gerùrt mit
25
3o
35 ein enlreuden. — aller mittel.
einer nadeispicz. er wer sein j^cwar worden. W'an sanctus Aiigutinus
spricht in dem puch \oii der sel und von dem gcist : Di sel ist ge-
schaften alz aut ein ort zwizen zit und cwiclicit; mit den niderstcn
sinncn nach der zil ubet si zitlicli ding, nacli der oherslen craUt begrillet
5 und enphindet si an zit ewij,' dinj;. Darum spricht er, iiet man geruret
sanci Paul mit einer nadeispicz in der zit seiner enzuckung, er wer sein
gcwor worden, wan sein sel beleib in seinem leib, alz di form an ir
materie. lind alz di sun erleuchct den luft, und der luft di crden, alzo
enphink sein geist lauter liht von £,'ot und di sel von dem geist und der
,o leip von der sel. Alzo ist otlenbar, wie sanct Paul wart cnzuckt und auch
beleib. Er waz enzukt noch der f,'eistlichcit. er beleib noch der selicheit.
Di ander frag ist, ob sant Paul verstund an zeit oder in zit. Ich
sprich : Kr verstund an wan, er verstund an zit: wan er verstund nicht
von den engeln, di in der zeit geschatten sint. sunder er verstunt \on got,
,5 der da waz vor der zit, den nie zit begreif.
Di dritt frag ist, weder er in got verstund oder got in im. Ich sprich :
Got verstund in im, und er alz nicht in got. Nenict ein glichnùz : di sun
schinet durch daz glaz, daz wazzer von der rosen chumt mit clukheit der
materie des glazes von der berlichen craft der sonne : alzo birl di sun in
20 dem glaz und nicht daz glaz in der sun. Alzo waz ez um sanctum
Paulum : do di clar sun der gotheit sein sel durchschein, do wart uzge-
drungen von der heiligen rosen suzzes geistes des minneclichen gotlichcs
(34'') underscheides fluz, von dem der prophet sprichct : Der sturm
des fluzzes erfreuwet nie mein stat, daz ist mein sel. l'nd daz geschah
25 im doch von clarheit seiner sel, di durchdrang di minne von berungder
gotheit. Di gemeinschaft des leibs irret, daz dein sel nicht alz lauter
versten mak alz der engel, awer alz vil alz man bechennet an materlich
ding, alz vil ist man cngelisch. Di sel erchennet von auzzen, got verstet
in im selben durch sich selber, wan er ist ein ursprunch aller ding.
Nr. 29.
Fol. 34''. Jésus sprach zu seinen jungern : Selich sint di augen,
di sehent, daz ir sehet. Tractât von der wirkenden und moglichen
35 Vernunft (Sitzungsberichtc der k. Akademie, phil.-hist. Classe. Mûnchcn
1871, S. 170. Preger II 146 fl").
-Nr. 3o.
Fol. 36^. Wer belle noch himelrich nicht usw. PfeiH'er 5 16. u-520, :;,.
25 —
Nr. 3 1 . i
Kol. 38 •'. Meistcr F^kkan sprach : Diz wort, di(ch) icii han fur gcleit
in latcin di sint fjcscrebcn in dcni puch dcr weisheit und list man
si \on sanct Aui,'ustinu,s und sprcclien in dcLisch alzo : Alz cin inorycn-
stcrnc enmittcn in dcni ncbel und alz vol man in scincn tagcn oder 5
alz cin widerblicken odcr cin widerschcin dcr sun hat diser herrc uz
i^'cschcin in dcni tenipcl gotes. Jch nim daz Ictztc wort : dcn tempel gotz.
W'az ist got oder waz ist gotz tempel ? Vir und zwcnzich meistcr chomen
zusam und wolten aile sprechen. waz got wcr. Si chomen und iglicher
pracht sein wort, der nim ich fùnIV. Kiner sprach: Got ist etwaz, gegen ,,
dem aile zitlich dinch und wandelwer niht en sint. Der ander sprach :
tint ist etwaz uber wesen. Der dritt sprach: Cîot ist ein vernunfticheit,
dcr da lebt seins alleins bechantnùz.
Ich la di ersten und di letzten zwci und sprech \on dcm andern. daz
got ist etwaz uber wesen. W'an alz daz wesen hat zeit oder stat, daz rùrt
zc got nicht, wan er ist da oben. Got ist in den dingen. alz si wesen
habent und ist doch da obent, wann waz in vil dingen cin ist, daz mùz
von not oben dcn dingen sein. Daz selb, daz er ist in allen dingen, daz ist
erauch oben dcr dinge. Ktlich meistcr wollent, daz di sel aizemal in dcm
herzen sei. Dez ist nicht : di sel ist aizemal ungeteilet, in den augen unge-
teilet, in den fuzen ungeteilt, in cinem iglichcn glid ungetcilt. Ich nim
ein stuk der zeit, daz ist der tag heut noch der tag morgen : so nim ich
awer nu, daz nimt in sich aile zit. Daz nu, da got di werlt in macht, daz
ist alz nahen dem tag, der gester waz, alz daz nu, da ich itzunt inné
sprich : der iungest tag ist alz nahen in ewicheit alz daz nu, da ich izunt
inné sprich.
Gros meistcr sprechen, got der sei ein lauter wesen. Dez ist niht! got
ist ob dem wesen alz hoh, alz dcr oberst cngcl ob einer mukken. Da niht
wesen waz, da wurht ( wart) got in nichtwesen wesen. Chlein meister lèsent
in der schui, daz aller hande wesen sei in zehen weis geteilt, di sprechen
si got aizemal ab, der enrùret got chein noch verbirt in ir chein. Di erst und
auch di grôbste. di wescns aller meist treit. di ist glich dir, di wesens aller
mynsj treit. wan si habent ein pild in got. In got ist aller ding pild glich,
awer ungelicher ding pild. alz dcr engel und di sel und di mukke. Alz
ich gesprochen han : got der enist nicht wesen, da mit han ich im nicht
wesen abgereret, mer ich han es im erhohet. Nim ich cupher in dem gold,
so ist es da. awer in eincr hohern weis, wen es an im selber sei, und
i5
25
35
' Vgl. l'I'eiller 267.
Zcilf 1 3 ciUstandeii,
10 l);c Zahl lunl ist ollcnbar durch cin jMisvcrstandiiis von
— 26 -
f;ebrichet docli cupbers in dem t^old niclit. Ein meister spricht, iinddaz ist
sanctus Dionisius : (iot ist weder ditz noch daz. VVcr went, dcr got habc
bêchant, bêchant cr yc icht, daz istgot nicht. Sanctus Augustinus spricht :
Got ist gevvaltig an gewalt und weis an weisheit und ist gùt an gut. Ein
5 meister spricht: Got ist etwas, daz wurchet in ewichcit ungetaiit in im
selber, der nimans hilf noch gezeûg bedarff, in im seiber bcicibent ist,
nichtes bedarf und sein aile aile ding bedurfen, da aile ding in krigen alz
in ir letztes end, da end ist an weise und entweschet der weis und got in
di freùd.
lo S. Bernhardus spricht: Got zu minnen daz ist weis an weis. Ein
arczt, der ein sichen gesunt wil machen, der enhat nicht weis, wie gesunt
cr in machen wolle, er hat wol weis, wo mit er in gesunt machen wôli, alz
gesunt (28 t") alz er immer malc, und daz ist an weis. Wie lip wir got sullen
haben ? alz lip alz wir immer mugen, und daz ist an weis. Chein dink
,5 wurcht ob scincm wesen. Daz feuwer wurcht nicht dan in dem hoitz. Got
der wurcht ob dem wesen an der weise, da er sich geruren mak. Got ist
gut, er ist pezzer, er ist aller peste. Gut lebt an wesen und ist nicht breiter
dan wesen ; wer nicht wesen, so wer auch nicht gùt; wesen ist noch lauter
dan gùt. Nu spricht unser herre : Ez ist nimant gut, alein got alein. Den
20 liiez wir ein guten menschen, da der ist nutz und gcmcin. Her uf spricht
ein heidnisch meister : Elin einsidel ist weder gùt noch boz in dem sin,
wan er nicht nutz und gemein ist. Chein dink gemeint sich von dem sein,
daz es sei, wan si von im selben nicht en sein. Daz selb daz si sein, daz
habent si von einer andern. Got ist daz aller gemeinst, wan cr von im
25 selber ist, daz er ist. In allen seinen gaben gibt sich got alzemal got alz er
ist, der in enphahen mocht, alz er ist. Di sel di got mint, di mint in under
dem vcl der gùt.
Noch sint ditz allez heiden wort, di nicht bechanten dan in natur-
lichen wechantnùz. Noch en chum wir nicht zu der heiligen meister
3o wort, di da bechanten in vil hoherm licht.
Ich laz in der schui, daz vernunfticheit wer edlcr dan wil. Ein ander
meister laz in einer andern schuI, daz wil sei edler dan vernunfticheit.
Dez ist nicht. Wil nimt di dinch, alz si in in sein, vernunfticheit nimt di
dinch, alz si in ir sein. Daz ist war. Ein auge ist edler an im selb dan ein
35 aug gemalt an di want. Nu nem wirs in der sel. di hat auch ein irôplein
der vernunfticheit, di hat creft, di wurchet in dem leib. Ein craft, di deut
und wurchet mer in der nacht, dan in dem tag, da von der mensch zu
nimt. Ein ander craft hat di sel^ da mit ich gedench. Ich gedench an ein
rosen in dem winder, so nicht rosen ist. Mit der craft wurchet di sel in
40 unwesen und volget got, der in wesen wurcht.
— 27 —
Ein ander craft liât di sel in den aiigen, di ist alzo cleinlich, daz si
di dinch nicht nimt, alz si in in" sein, si muzen e gelautert wcrden in
dcm luft und in dem liht. S. Jacobus spricht : Aile groz volchomcn gab
chumt von dem vater der liiit. (Meinen al valle in verbleichen me im vcr-
wept'en.) Nem wir got in wesen, so nem wir in in seinem fùrbùrge. Wesen 5
ist gotes fùrbiirge, do er inn wont. Nu, wo wonet got in seinem tempel ?
Vernunfticheit ist der tempel gotz, da er in wont und lieilig in scheint.
Nindert wont got eigcnlicher dan in seinem tempel der vernuntticheit,
wan er da in seiner stilheit ist , da ni nicht in gerurt. Got in seins
aleins bechantnùz bechennet sich selben in im selben, alz der ander ,0
meister spricht : Got ist ein vernunfticheit, der da lebt in seins aleins
bechantnùz.
Der ein chunch cleid in grab cleider an dem tag, alz er zu chunch
gemachet wurd, der het in nicht wol gechleit. Gut ist cleid, da got under
verborgen ist. Wen nicht gùt in got, ein wil wolt got nicht. Ich bin ,5
dar um nicht seljch, daz got gut ist ; ich pin auch dar um nicht selich,
daz got vernunftig ist und ich daz bechenne; ich sprich awer, daz ver-
nunfticheit ist pezzer dan der wil, wan vernunfticheit zeuhet got ab daz
vel der gùt und nimt in bloz, da er encleidet ist von gut, von wesen und
von allen namen. Di vernunfticheit gotz ist, da dez engels wesen und 20
sein Icben alzemal an hanget.
Man fraget m ich, weder daz bild eigenlicher in dem spigel sei oder
in dem, von dem es auz get. Ich sprich : Es ist eigenlicher in dem, von
dem es auz get. So der spigel vor mir stet, so ist mcin bild dinn, (Bg'»)
so awer der spigel ab velt, so ist mein bild nimmer din : mein bild ist in ^5
mir, von mir, ze mir. Di vernunfticheit gotz ist, da des engels wesen und
sein leben zemal an hanget, da er sich in bêchent alz ein morgenstern
enmittel in dem nebel.
Daz eigenlichst daz man von got sprechen mag, daz ist wort und
worheit. Wan unser herre sprach : Ich pin di worheit, und sanctus 30
Johannes sprach : In dem beginne waz daz wort. Do mcint er uns, daz
wir sein pei dysem wort ein peywort. Recht alz der vreistern, der an dem
freitag ist gênant frei, als er vor der sun auf get, so heizet er ein morgen-
stern, so er nach der sun get, so heizet er ein abentstern ; under wilen ist
er ob der sun, under weillen under der sun. Under allen stern ist er der 35
sun aller neste.
Er spricht auch : Alz ein vol man in sinen tagen. Der man hat
herschaft uber al feucht natur. Nimmer wirt der man so vol, alz wen wen
er gen der sun stat und er sein liht enpheht von der sun ; ye hoher er an
dem hymel stet, ye creftiger er ist, ye mer er daz mer uz werfen mak ; 40
-- 28 —
ve nehern er der erden stet. ve uncreftij^er er wirt. Da von gewint er zwen
schaden : er wirt pleich iind flockacht. alzo daz er sein liht verleiizet.
Je mer di sel erhaben wirt iiberirdisch, ic cref'tiger si wirt. Der niciit
bccliant wan di creatur, der en dorft nimmer gedenchcn an chein predig,
5 wan ein iglicli creatur ist vol gotz und ist ein pùch.
Wcr hie zu ciiiimen wil, der schol sein alz ein morgenstern, got im-
mer nahen pey und gelicii nainen, daz im gelûi>: und ungelùk von gol
niciit mùg gescheiden bei disem wort ein bciwort. P2z ist ein t'ùrbraciit
wort. daz ist der engel und die se! und aile creatur ; ez ist ein ander wort.
lo wedaclit und unt'urbracht, da ze man chumen mag. daz icii in midi bild ;
cz ist ein ander wort, imbedacht und iinfurbracht, daz ist ew iclicli in dem
vater, der es spricht, daz nie uz enchom.
Di vernunfticlieit der sel ic mer di inwertes wurclient ist, ie clein-
liclier und ie geistlichcr si ist wurchent zu got ; di vernunfticheit der sel
i5 ic creftiger di ist, ie mer si bêchent und mit im vereint wirt. Alzo ist es
nicht um leiplich ding: ic creftiger di sint. ie mer si uzwurchen in di
zeit. von got verre, (jotz selicheit leit an dem inwurclien der vernunf-
ticheit, da daz ewig wort inbeleibent ist. Bei disem ewigen wort sol di
edel sel sein ein beiwort und sol mit got wurchcn ein werch und do
■u> nemen ir selicheit. Da got selich ist in dem svvebenten bechantnùz, da
schol di edel sel schefen und enpfahen ir selicheit in dem selben, da got
selich ist. Bei diescm wort ein bciwort. dez helf uns der vatçr.
Nr. 32.
Fol. 3y. liée est vita eterna. Pfcili'er iSy f.
Nr. 33.
Fol. 3(j ^. Fs spricht Linser lierre JliesusChristus in dcni ewangelio :
Bclcibet in niir. Pfeiller 197 f.
Nr. 34.
Fol. 40 ^. Ein reclit gut mensch en darbet gotz nicht. Daz, ich han,
3o des endarbc ich nicht. Er ordent im nicht, er acht aller ding nicht. Alz
verre got ist uber dcn menschen, alz verre ist got bereiter ze geben den
der mensch ze nemen. Dar an schol der mensch nicht brufen. daz er zu
nem an seinen guten leben, ob er vil vastet und wacht und vil auzvven-
diger werch tut, sunder ein gewizzes zeichen ist, daz cr zu nem, ob im
35 liber und liber ist ewig dinch dan zergenchlich ding. Und hct ein mensch
— 20 —
hlindcrt mark goldes und gcb er daz durch got, daz wer ein groz dinch ;
so sprich ich, daz wer vil grozer und vil pezzer, daz ein mensch daz ailes
versmehte und vernicht durch got.
Ein mensch sol aile sein werch und seinen vvillen ze got cheren und
got alein nicinen und ge aizo fur sich hin und hab nicht vorcht, alzo daz 5
er gedench, ob im recht sei, daz er icht unrecht tu. Wan woltein mensch
ailes gelichs gedenchen an den ersten strcit den er streitet, da enwurd
nicht uz. Sol einer in ein stat gen und gedencht alz, wi er den ersten fuz
secze, da en wurt nicht auz. Darum sol nian den ersten volgen und gen
(41) fur sich hin, so chumt man, do man hin schol, und dem ist recht. 10
Di meister sprechen von dem hohsten adel des geistes usw. Pfeiffer
416-419. Daran schliesst sich :
Fol. 41 *>. Ez sint fimflei armut. Daz erst ist ein tcufelich armut,
daz ander ist ein guldein armut, daz dritt ist ein willich armut, daz vird
ist ein geistlich armut, daz funtt ist ein gotlich armut. Daz erst, daz da i.s
heizet ein tcuflich armut, daz sint aile di nicht enhaben und gern hetten,
inwendich oder auzwendich. Daz ist ir belle.
Daz ander, guldein armut, daz sint aile di, di da siczen in irm gut
und in ir eigenschaft und gen doch ledich auz und in. Und wer ailes
daz, daz si habent, verprant, daz mochte geleisten, daz si dannoch unbe- 20
weget beleiben. Diz habent himelrich von not, und si mochten nicht
minner haben.
Daz dritt ist ein willich armut, daz sint aile, di begeben gut und ère,
Icip und sel und allez sint auzgegangen von rechten freien willen. Dise
geben urteil mit den zwelf apostoln, wan si bechennent, daz si ge- 25
lazcn haben, dar um gebcn si izunt urteil. und ist auch itzunt ir
iungerster tag, wan si bechennen, daz si gelazzcn habent, awer si sezent
anderheit in ir eigenschaft und wegen sich selber gar groz in irm lazen.
Dicz sint doch willich arm.
Di virden sint geistlich arm. Dise haben gegebcn freund und mag, 30
alcin nicht gut und er, leip und sel, mer si sten ledich aller guten werch,
wan daz ewig wort wurcht aile ir werch, und si sten ledich aller ir
werch und bloz. Wan in dem ewigen wort ist weder boz noch gut, hic
um sint si ze mal ledich.
Di funften sint gotlich arm, wan got en vindet chein stat in in, da er 35
in wurchen raug. Si haben auzen und inncn gelazen. wan si sint ledich
und bloz ir aller zevallend form. Dicz ist ein mensch : in disem menschcn
sint aile mensch ein mensch, und dirre mensch ist Cristus. llic auf
25 mit dem zwelften apostoln.
— 3o -
spricht ein meister : daz ertrich dicz menschen nie wart wirdich, wan er
ein underhalt himelrich und ertricli. Dir mensch stet sunder furwurf in
der zeit als in der cwicheit. Dcr menschen ist t;enimk, di da stent sunder
furwurf in der ewicheit, mer den nicht wan ein. di da stan sunder fùr-
5 wurf in dcr zeit. Waz ist furwurf? Kz sint zwen fùrwùrfe : der ein ist
anderheit, der ander, daz der mensch sclber besizet eigenschaft.
Der erst daz ist anderheit. daz mak werung und daz sint aile di, di da
(42) habent gewerden, di sezent anderheit und werden wernt. AIzo
sprech ich von dem iauf der zit.
10 Swer bêchent ein materie in ailen dingen, der belcibet unberùrt, wan
materic ist ein sache der form : doch mag materie nicht besten an form,
noch form an materie. Form an materie ist nichtes nicht, wan nu c
materie hait der form, und ist doch in einer eigenlicher form ungeteilt
aizcmal teii und stucke. Wan nu form an ir seiber nicht en ist, so berùrt
i5 si nichtes nicht. Wan nu materie aizcmal einvaltig ist, dar um wirt si
nicht berurt. Alzo ist der mensch unberùrt von form. von materie und
stet sunder furwurf in der zeit.
Der ander furwurf ist, daz der mensch besiczt mit cigenschaft sich
seiber und cigcnt sich zc allen volchomcnheit und achtet gar groz, wan er
20 ist geraten uf seins eigens icht, und daz ist ir vorwurf. Wan nu ein iglich
dinch begriffet nach seincr eigen form, noch minncr noch mer, dar um
sich ist? ein iglich dinch sein selbs aizcmal und nimandes. Alsus ist ein
iglich volchomcn, der dicz zu grund bechennet. der ist ailes furwurfcs
Icdig ze der ewicheit etc. 1
Nr. 35.
Fol. 42. Ein frauwe sprach ze dem weisagen Helyseo. Pfeiffcr 109.
Nr. 36.
Fol. 42 *>. Man liset von den iuncfrauwen an dem tag, alz si ir plut
vergozzen haben, daz s. Paulus spricht : Ich han euch getrcwet und
3o gemaheit einem man, Cristo.
' Zum Anl'ange vergleiche Jyndt. Histoire du panthéisme popul.iire, S. 275.
5 in der ewigkeit (st. zeit).
- 3i —
Di meister fragent, ob dcr sun geborn sci. Man antwurt und spriclit :
Nein ! Di meister sprechent, ob dcr sun geborn schùl werden. Man
spricht : Nein ! Di meister antwurten dez und sprechen, daz der sun
geboren sei volchiomeniicli und wirt geborn voichomenlich nu grun und
frisch an underiaz. Cristus der ist igotlich maclil und gotlich weisheit. 5
In dir macht hat got aile dinch geschaffen, wan sein wisheit di ist da und
sein macht.
Cristus der ist ein man. Nu spricht s. Paulus : Disen man han ich
eu getrevvet und gemahelt. Reht alz ein e ist auzwendich zwizen frauwen
und man, alzo ist inwendich ein e zwizen got und der sel. Dar um gibt m
man ein iuncfrauwen einen man durch di worheit der geburt. Dar um
liât got di sel geschaffen, daz er sein einborn sun in si geber an underiaz.
Do dise geburt geschach geistlichen in unser frauwen Marien, daz waz
got lustlicher, dan da er leiplichen von ir geborn wart. Da dise geburt
geschiht heut ditz tages in eines menschen sel, daz ist got lustlicher, dan is
da er himelrich und ertrich geschuff. Di meister und di heiligen sprechent,
und ist auch alz war, daz die sel wirdiger sei den der himel. S. Johannes
in der taugen puch schreibent : Einer dcr da sizet auf dem thron der
sprach : ich mach aile dinch neuwe. S. Augustinus spricht : Gotes
sprechen ist sein gebern, und sein gebern daz ist sein sprechen. Und 20
liez [erj ditz wort sprechen ab alz lang als ein augenplich, himel und erd
must zergen. S. Augustinus spricht : Ze glicher weiz alz ein e ist zwizen
frauwen und man, alzo ist ein e an euwer sel.
Daz oberst teil an der sel daz ist der man. Der man an der sel dcr
sol aile zit ploz sten, und di frauwe schol bedacht sein, alzo daz der nider 25
sei gezogen an daz oberst und an daz hohste. Di natur hat daz an ir, daz
si aile zit glich wurchen wil, aile zit wil si den vater glich gebern. Wurd
si nicht gehindert, aile zit wùrd ein sun geborn und nimmer chein
frauwe. Nu tut daz got durch sein eigen gût und hindert di natur, da von
wirt ein frauwe : es wurd anders nimmer chein frauwe geborn. Wer chein 30
mensch dan eins, da enwer zit noch stat noch materie. Der mensch
verneuwet sich sclber alzo, daz der sun den vater wirt glich in aller weis.
. Nu spricht got : Han ich aile dinch berhaft gemacht, war um bin]
ich dan nicht selber berhaftig? Von erst gebirt got sein glichnùz in der
sel und dar (um) nach sich selber und nicht minner dan sich (selb) selber- 35
Alzo der daist in der ewicheit gotes sun, der ist auch der sel sun und ir
chint, alzo daz got und di sel habent ein chint mit ein ander.
(jeb sich got der sel zitlich, dez verdrùz si : si ist so virwicz, daz si
f) Ki-'ti'<-'wet und goiiiaclu.
- 32 -
nimmer wil f,'eriiwen, si chom zu dem ursprung. De/, het der reht
Philippus, der da sprach : Herre, z\^ uns den vater. so genuget uns.
Reht in der weis alz der sun quillet in dcm veterlichen hertzen. aizo
quillet er in eincs mcnschen sel. Geistlich dinch di sint invvurchcnd.
5 leiplich dinch di sint uzwurchend. (Di fruht des paumes, dar nach plût si
auz und hanget an dem paûm.)
Geistlich dinch di sint einwurchend, leiplich dinch di sint uz-
wurchend.
Da dise geburt geschiht eins in eins mcnschen sel, der wirt gar
lo nehern in got gefuget. Ja, ie dikker dise geburt gcschihct. ie inncr der
mensch in daz veterlich hertze gefuget wirt.
Dis geburt muz geschcn enhoben hic und nu. Mie daz ist stat. nu
daz ist zit. Si muz gcschehen in ewichcit. Daz wir da zc chumcn. dez hclf
uns etc.
Nr. 37.
Fol. 43. Daz di minnent sel erzurnet, das ist von ir selbserchantnùz.
Pfeiffer 542 f.
Fol. 43 *>. Pf. 5o2. 23-504, 4.
Di heiligen sprechent : Aile dinch sint got, an dem daz si cwiclichcn
20 in got sint gewesen. .N'icht alzo daz wir ewiclichen in got waren in der
gropheit, do wir nu an sein, wir waren ewiclichen in got alz deu chunst
in den meistern. Got sach sich selber an und sach aile dinch, dar um waz
in got nicht alz manigvalt, alz nu di dinch sint an irm underscheide. Alein
nu di creatur manigvaltig sein, si sint an got nicht dan ein pild. (}ot
25 ist an im selber nicht dan ein einig ein ; al dar um aise di sel wider chumt
in iren ersten ursprunch, so bechennet man got nicht dan einvaltig an
dem pild und drivaltig an den werchen.
Und daz daz bechentnuz bechennet, daz ist daz bechantnuz, wan in
daz enik bild enchom nie bechantnuz. und (in) daz enik bild, da got aile
3o creatur nach geschaffet hat, daz uberget aile creatur und daz erhebet got.
Und schol di sel dar zu chumen, daz si got volgen schol. daz ir erheben
ist ewiclich, so muz si sich erheben von allen creaturen und von ir selben
und von allem irn genize und volgen dem unbechantnucz in di wusten der
gotheit ; und in ir selbs wustung. sol si berauwet werden ir selbes pild,
35 und di gotlich wustung sol si verleiten uz ir selber in sich, da si irn
namen sol verleis^n, daz si nicht mer sol sîl hciz:;n, si schol got heizcn.
I 2 hic daz ist nu zit daz ist stat. — 3t) sei si vcrleitL'ii.
- 33 -
Nu muget ir sprcchcn : Di weil di sel so hoch gezogen ist, war um
edelt si den leip nicht, daz er der irdischen ding nicht bedurf ? Swen di
sel hie czii chumt so ist der lichnam in der edlichcit, daz er aller crcatur
gebrauchen mag zu gotes ern, wan zwissen ini iind der sel ist dan chein
hindernùz. Alz verre alz di sel dan gevolget hat got in di wustung der 5
gotheit, alz verre volget der lichnam unscrm herren Jhesu Cristo in di
wustung des willigen armutz und ist ein mit im. So mak der vatcr wol
sprechen : Dicz ist mein liber sun, in dcm ich mir so recht wol geval,
dem suit ir volgen.
Aile crcatur sint pei got, und daz wesen daz si habent, daz gibt in got '"
mit seiner wirdicheit.
Nu spricht di praut in der minne buch : Ich hab den cirkel al um
ge (44'') laufen, und ich enchùnd nie ze ende chomen, dez hab ich
mich geworffen in daz puncht des cirkels, daz ist di unbegriflicheit der
wurchung der heiligen drivalticheit. Und daz puncht bewegcn si nicht, '^
und di einung der heiligen drivaldicheit di ist daz wesen dez puncht.
Dar um hat die wurchung der heiligen drivaldicheit manigen meister ze
Paris gehindert, daz er sich alze vil bewar mit der wurchung der heiligen
drivaldicheit, daz si nicht zc der einung chumen.
Di praut spricht in der minne puch : Er hat mich gebunt mit einem 20
plich seines augens.
Daz ist di einung, di da herab fleuzzet von dem puncht und snidet di
sel von aller creatur und von allen bewcglichen dingen und zeuhet si in
den plick wider auf daz punkt, daz si an daz punkt vereint wirt und wirt
dar an ewiclich bestetiget. Disen plich sol man bechennen in dem -^
gcmcrke der sel, alz di alzo ledik ist, daz da chein ubung in ist der tugent
oder der untugent : alz di sel alz ledich ist, waz da invellet daz bêchent
si. Dar um wirfet er seinen plich in di sel, daz si bechennet, daz er si
bechennet, do si nicht en waz. Ditz sol der sel ein groz manung sein zu
auzgen if selber. Den der plich nicht en wundet, der wart nie wunt. 3o
Daz nicht, daz wir e warn, daz bedorfte nihtes nicht, ez vermocht
auch von im selben nihtez nicht, und nicht widerstund aller creaturen
sunder der veterlichen craft ; und al da wart nicht beweglich. wan got
aile dinch von niht geschafîen hat.
Nu suln wir unbe[we]genlicher werdcn dan nicht. Wan got di sel in 'i^
ir freiheit hat gesatzt, daz er uber irn freicn willen nimmcr nicht getun wil
noch er wil nimmcr nicht gemachen, des si nicht en wil, alz darum, waz
4 zwissen mir und. — 35 auch weiicrhin steht no;h mehrrach unbej^enliclier,
ungenclicher.
- 34 -
di sel uzerwelt mit irem freicn willen, dar uf mag si wol bcstcn. Wi! si
dan dar zu chumen, daz si milites niht bedurf und daz si unbewegen-
iicher werd den nicht, so sol si aile ir creft sammen in iren freicn willen,
daz si ungehindert beleiben von ir selber und von allen dingen und daz si
5 sich verein in den unbewcglichen got \ der ni beweget wart von cheincn
werchen, daz di heilig drivaldicheit ie geworcht, und di ailes des nie nihtez
bedorft, des di heilig drivaldicheit ie geworcht. Sol di sel dar zu chumen,
daz si unbewegenlicher werd dan niht, so sol si alz gentzlichen gesencht
sein in den grundlozen grunt des gotlichs nichtz, daz si nihtes niht dar
'" uz gezihen mùg, noch daz si sich nimmer uf minner ding neig dan got :
daz si alzo steticlich da beleib, alzo der himlisch vater in seincr natur
ewiclich beleibend ist, und ewiclich beleiben sol sundcr hindernùz. alzo
verre alzo es der creatur mùglich ist. Eia, guter got, war um ist es der sel
unmuglich, so si hie zu geschaffen ist ? daz ist dez schuld : si neiget sich
'5 auf minner dinch und leit sich damit genugen, dar um sint ir di
dinch unmuglich, di ob ir sint; wan got en hat nicht so unbegriflichs in
allen seinem wesen, daz ez der sel unmuglich sei, di so edel ist, daz si ez
suchen chan. Eia, edleu sel, ganch uz dir selb;r, alzo daz du nimmer
wider inchomest und enthalt dich, daz du nimmer wider zuruk (scholt)
2o sehest; und allez daz dir gcoffent wirt, da mit belad dich nicht, und
allez daz dir gegcnwertig sei, daran ir dich nicht noch en hinder dich
nicht mit cheim dinst in cheiner beberung. Volg vast deiner blozzcr
natur, dcm undurftigen nicht und en such chein ander stat dan daz
undurftig nicht. Der dich von nicht geschaffen hat, der sol selb dein stat
25 sein an seinem undurftigen nicht, und an seincr unbewegenlicheit soit
du unbewegenlicher werden dan nicht. Herre, du sprichest, du hast mich
gemachet dir glich, daz treit uber aile sinn : wan es i.st chein mcister alz
weiz, der ein pild chun machcn, (44'^) daz im selber gelich si. Herre,
wan ich dir gelich pin, so gib mir, herre, daz ich dich sehen muz, alz du
3o mich gesehen hast, und daz ich dich begrifl"en muz, alz du mich begriffen
hast. Und gib mir, herre, daz ich von deiner gnad gccint werd in dein
natur, alz der sun evviclichen ain ist in deiner natur, und daz dein gnad
werd mein natur. Wan, herre. dein gnad wirt natur. und von deiner
gnad werd wir got, alz der himlisch vater ist. Hie monet uns Cristus, daz
35 wir volchomen sein alz der himlisch vater in seiner natur; er spricht :
Got ist eu nehener, dan ir euch selber seit. Ditz spricht auch sanctus
Augustinus : Di sel hat ein heimlichen inganch in gotlichcr natur, da
aile dinch ze nicht werdent : do wirt si von be:hcnnen chcnloz und von
minnen minloz und von willen willoz und von liht vinster. Bêchant si
40 sich, daz wer ir ein gebrâchcn, bêchant si got an ir, daz wcr ir ein
- 35 —
gchrechc, bêchant si sich an got, daz wcr ir cin gcbrechc. Si sol alzo
bloz sein an ir selbcr, daz da nicht beleib dan got, wan si got uberscheinet
hat alz di sun dcn manen, und daz si mit der seiben chlaine fûge, di got ist,
fleuzct in aile di ewichcit, da got in fleuzet und wo nicht alz begin
ist. Des mag uns got nicht edler gemachcn dan daz er Luns, von nicht s
machet im selber glich (des en mach di sel nicht heimlich gan in gotlicher
natur da mit nicht ze nicht). Wan nicht so ser einet, so glichnuz und
natur. Hie auf spricht Johannes Crisostomus, daz es niman verncmcn
mùg, er sei mit den einwendigen sinnen und mit den uzwendigen sinncn
gezogcn in ein bloz bechantnùz gotlicher natur. Dez hclf uns got. lo
Nr. 38.
Fol. 44 *>. Es chom ein mensch hin ze Choln an den Rein di armùt
ze suchen. Pfeiffer 625 f.
Nr. 39.
Fol. 45 ''. O grundloser, vol aller meiner selicheit usw. Pfeiffer I is
3C9-371 .,, : angeschlossen ist eine lat. Auseinandersetzung ûber pcccatum
mortale.
Nr. 40.
Fol. 4f)'''. Deus karitas est. Got ist di minnc.
Unser herre spricht : Daz i.st mein gebot, daz ir euch under ein ander 20
minnet in der weiz, alz ich cuch geminnet lian. Ich han etwcn gesprochen,
daz man nicht sold minnen dan got: nu widerlaub ich, daz man minnc,
und wil sprechen eine neuwe 1er, daz man minne, awer in der weiz alz
got minnet. (iot minnet in im selbcn aile crcatur glich, swi daz doch ein
pezzer sei dan die ander, so muz si got glich minnen]. Nu mochtest du 25
sprechen: in welher minne; minnet uns got ? Got der minnet uns mit der
seiben minne. do er sein einborn sun mit minnet, daz ist der heiligc geist :
alzo minnet got aile cratur in dem heiligen geist. Mer woUen wir cin
andern minnen. so schui wir in, in den heiligen geist minnen. Di minne,
da der vater sein einborn sun mit minnet (46 *>), daz ist der heiligc geist. 30
Nu fragcnt di meistcr, ob der vater alzemal bluc den heiligen geist.
Si sprechent : ia, wan cnhct er in nicht alzumal gebluet, so wer der heilig
geist minner dan der vater. Dos en ist nicht : davon ist der heilig geist
4 wo nicht aile begin.
36 -
alzo groz alz der vater. Nu mohstes tu fragen : do der vater bluet alzemal
dcn heiligen geist, waz tct der sun ? ginch er mùzig? oder waz tetcr?
Der dez fraget, daz het ich vor ubcl ; wan alzpald alz der vater auf sich
selben sac!:, do gebar er seinen einborn sun, do waz ein glimme und ein
5 minne, daz waz der heiligeist. Und alzo blùt der sun alz wol den heiligen
geist alz der vater; alzo blùnt si beide den heiligen geist. Wan in der
minne, do der vater seinen einborn sun mit minnet, di ist der heiligeist;
und in der min do treit der vater in seinem einborn sun ailes daz gotlich
natur geleisten mak. Und in der minne do minnet uns got inné, und da
10 von treit got in uns ailes daz gotlich natur geleisten mak, alz vil alz wir
ez enphahen mugen. Swan mir got, di sel sol hart weiz und cdel sein
und hart wol gesmuket sein !
Ich sprich nicht allein von unwcltigen gedenchen, ich sprich auch
von unnùzzen gedenchen, di solten den menschen hart unwert sein, in
i5 den der vater seinen einborn sun gebirt. Ich gedench etwen, swen ich
unser frauwen gruzze mit dem Ave Maria und ich sprich « vol aller
gnaden », so gedench ich: waz hilft mich, daz di iungfrau vil hat, und
ein ander in meim haus wol vert und in meiner wonung und in meiner
gewalt, und daz ich nicht enhan ? Elz spricht S. Dionisius, daz minne
20 treget, so enwil di sel ir nicht lazen genugen, si envvoU ein eigen werch
wurchen. (Swie die doch ich wil an mir selber beslozzen hab, so gedench
ich aile weg nicht.) Get mein sel in mein ore, so wil si etvvas horen, get
si in mein augen, so wil si etwaz sehen. Swaz auz gegangen ist, daz ist
daheim nicht. Wan di sel sich gibet in leiphaftig dinch, so ist si in irm
2b edeln wesen nicht. Strekche ich mein hant von mir, wer dan mein hant
mein hcrtze, so en mocht ez in sich selber nicht gedenchen ; wer mein hant
mein auge, strecket ich si dan von mir, so enmohtes auf sich selber nicht
gesehen ; cherté ich si awer wider zu mir, so seh ich auf mich selben (so
enseh ich auf mich selben) wol. Wan alz pald alz der vater auf sich selber
3o sach, so gebar cr sein einborn sun, do waz ein glimung und ein minne,
daz waz der heilig geist.
Von dem paum chumt daz blùt, und von dem blut chumt di blume.
Wan uns got minnet mit der selben minne, da er seinen sun mit
minnet, so wil di sel ein eigen werch wurchen. Nu sprechent di
35 meister, daz di recht minne glichnuz in ir treit der person des heiligen
geist. Wan di sel auf sich selben sicht und sich alzemal in got wirfet
und englimmet wirt in minne., daz si ein glichnuz eins werches
der heiligen drivaldichcit. Ist awer daz di bechantnùz der sclen chalt
37 wirt ein minne.
- 37 -
bcloihct, so en ist si iiiclit cin i;liclinuz dcr licilif;c'n drivaldiclicil.
l'nd in dcr sclcn da ^'cbirt dcr \alcr scincn cinborn sun, iind aizo so hat di
sel in ir von minne den vater und den sun und den heilif,'cn i,'eist. Di sel
sol hart cdcl und hart wol gesmuket sein und hart hoh getretcn sein, do
,^'ot sein cinborn sun in gcbirt. Ich- pin des sicher, spricht ein meistcr, 5
welh sel sicli licldet in discn dinj^'cn. di i,'0t an ir geworcht hat, und in
dcr niinne, alz si sich mit got vercint hat, der selen muz daz himelrich
sich ncii,'cn und aile creatur. lùit;el di muzen dcr sclcn midertciiig sein
und, mit urlaub t;esprochch, trutz allez daz di sel an got wil, daz muz ir
got alzsamt geben. W'il si gcwalt, so (47'') so hat si in. Si hat den vater 10
mit dem gcwalt, si hat den sun mit der weishcit, si hat den heiligcn gcist
mit dcr gut. V.z spricht ein meistcr: Der zu disen dingen chumen wil,
der sol tunf sluk an im haben. Daz erst ist, daz der [mensch^ rein soi an
allcn seincm wcscn. Daz ander ist, daz dcr mensch aile sein auzcr sinne
inkere in daz ewig gut. Daz dritt ist daz, daz der mensch vcrgangen hab i5
aile lebhaftig dinch. Ich tun mcin augcn zu und dench an cincn
menschcn, dcr verre von mir ist : daz sol der mensch vorgan. Daz vird
ist, daz der mensch durchlauflen sol aile gcist. Daz f'unft ist, daz der
mensch sich aliczcmal wirf in daz oberst gut und da saug, daz in ninimer
mer gehunger, und da schcfphe, daz in nimmer mer betrubt werd. 20
Eia, vvclich ein cdcl sel daz wer, di da minnct, alz got minnet ! Kz
sprichjt] chùnich David : In meinen gedcnchcn entspringet mir got.
\\'an dan in der sel got, ist von minnen, so sol di sel von minnen und
von treuwcn got behalten und sol urlaub geben allcn crcaturcn und allen
iren crcft, sol si nindert suchen dan an got alein und sol mitganzcr craft 25
prùven, wi si hald den hohen schatz und iren hertzenliben freûnten
under iren hertzen und iren got. Daz si in wol behald, dez etc.
Nr. 41.
Fol. 47^. Aile di behalten suin wcrden, di hat der vater seine
m
sun geben.
3o
Der sun der ist ein pild seines vaters und cin schein des ewigen lihtes,
und er geuzet daz pild und den schein in die sel. Est enim candor lucis
cterne et spéculum sine macula dive maiestatis et vmago bonitatis illius.
Sapicntia. So laufl'et (si) di sel zu got ; alzo gibt der vater dem sun di sel,
so laufTet si in dem guten smak, daz der sun ist. Der sun spricht : 35
Niman mak zc mir chumen, er enwerd den gezogen von meinem
4 so got .sein.
- 38 —
vater. Alzo zeuht di sel der vater, daz er lauffet mit der sein. Di pcst gah,
di der vater uns hat gcgeben, daz ist di gab der natur, di volchomcnst
daz ist di gab der gnaden, di uns hat gezogen von disen nidersten dingen
bis zu dem obcrsten. Dar uf spricht sanctus Dionisius: Dise craft von
5 oben ist auf uns gezogen und hat uns geeiniget und hat uns gezogen zu
einer got gemachel einicheit und ze der einvalticheit, da got di sel
einiget mit im : do wirt di sel teilsam gotlicher natur, nicht daz si von
natur got mit im werd, mer si wirt teilsam seiner natur ctlicher mazze.
Ez sint zwu wandelung : daz ein ist ein wandelung von der natur
lo ze der gnaden, daz ander ist ein wandelung des gotlichen gesichtes.
Nu sul vvir prufen, ob wir an disem leib dar zu chumen mugen. Do
uns got machte, do en mohte er uns niht pezzer gemachen, daz wir
pezzer mensch wern den wir sein. Het er uns iht pezzer gemacht, so wer
wir engel und niht menschen. Der mensch der ist da von geschafTen zu
i5 dem ewigen leben, dar um so mugen wir her zu chumen wirdiclichen,
so chumt ein liht in di sel und gibt ir craft und macht si volchomen in
ir natur; so wirt di sel gezogen uber sich selben in ein gotlich gesiht, daz
ist ein enzucken oder ein begriffen, do wirt gesehen got mit got. Alzo
mag man chomen in eim augenplich, alz sanctus Paulus tet, er wart
20 enzucket in den dritten himel. Sùmlich sprechent, er sehe einen schein
der gotheit, alzo alz di sun wirfet irn schein auf ein want: dez en ist niht,
er sach gotlich natur. Da hort er ein wort, in dem wort hort er manik-
veltik wort. Daz horen daz waz ein gesiht, da hort er di dinch, di man
niht sprechen mak noch en muz, di sint uber menschlich natur craft.
25 Daz uber menschlich craft ist, daz ist got. Waz sah er in dem gesiht ?
Er sach gotlich natur. Man vindet dreierhande himel : der ein ist ein
cristallen himel, daz ist daz di sel ansiht daz gut, daz got durch sich
selben mit ir und mit allen creaturen hat getan.
Der ander himel, daz ist ein steren,da schinet an maniger chunst
3o (47'') craft und maniger chunst stern, daz ist daz di sel ansiht daz
manigveltig gut, daz got in ir geworcht hat und volbracht hat von seiner
craft.
Der dritt himel daz ist ein gotlich himel, dar in wart sanctus Paulus
cnzuchet. Man vindet dreierlei enzuchen : dei ein di werdent enzuchet
35 von chrancheit irs lichnams, di chument von in selbern ; di andern
werdent enzucht von dem veinde, [da! di mit besezen sint; daz drit
ist ein gotlich enzuchen, alz wart sanctus Paulus enzuchet. Daz ist daz
sanctus Augustinus spricht: Gotlich. natur wirt gesehen in disem leben.
, 10 gotlichen gesichest. — 16 mach't so volchomen.
- 39 -
Zwai dinch sol man han, daz man dar zii chume, daz ist daz man
aller dichest an got gedench und daz man gelusticheit hab in dem
gcdcnchcn. Daz gesiht ist cin glich vicl nach dem gesihte, daz di seligen
geist hic enboben hant. N'icht en mag selich machen, dan daz stct ist;
darum sind selich — wan si steticlich sinl beleibcn in disem gesiht — di 5
seligen geist hic enoben ; mer hic ist man zurzwis, und es chom cin
augenplich nie man doch alzo groz lusticheit do inn, daz der lust niht
grozzer mag gesein sic !\ Dar uf spricht der prophet Ezechihel : Ich
pin bcgriffen zwizzen himcl und erden. Dis sullen gezogen sein von
irdischen dingen und sullen werden bcgriffen von einer craft von oben lo
und werden gefurt in ein beschauwen des frides des obersten Jherusalem.
Daz pest, daz in got ist, daz ist sein freiheit, und mit freiheit wirt di
sel got glich, und es ist unmuglich, hat si freiheit, sy enhab auch mer
tugende. Do got sich selben anschauwet und schauwet an aile dinch, di
auz im mohten geflizzen, do enchond sich sein gut nichtenthalten,er mùst i5
schcfi'cn di creatur. Alz di sel got ansiht, so wirt si enzogen auzer ir
naturlichen craft in ein ubernaturlich craft mit der hilf dez heiligen geist.
Daz ist niht wunder, daz si von gotlichem minne gezogen wirt uber
sich selbcr, wan gotlich minne di hat got gezogen auz seiner ubernatur-
lichen craft in ein naturlich craft der naturen. 20
An dem menschen sint zwen begriff: daz ein ist verstantnùz und
bcschcidenheit, daz ander sint di viellich sin und begerung. Wirt dan di
bechantnùz und di bescheidenhcit bcgriffen mit den vielichen sinnen
und mit der viellich begerung, di leut sundent nicht en wenich, mer si
sundent hart ser. Si totent sich vor got mit totlichen sunden und 25
chumcnt ver von got mit teglichen sunden. Mer do di bechantnùz und
di bcschcidenheit und di begerung wirt bcgriffen von got, do stet si in
der ordnung, do si got ze geordent hat. Daz ist, daz sanctus Paulus
spricht: Ich leb und enleb doch nicht. und Cristus der lebt in mir.
Ich leb', daz ist er floz in mich mit seiner gnad ; und ich enleb doch 3o
nicht, daz ist] daz in mir lebt, daz ist Cristus ; dez ist da mit genunch an
beweiset, ob der mensch nicht aile weg minnet seinen nehesten in got,
ob es im not vver, daz er in dan minnet und im minnewerch beweiset, do
mit ist sein genùg. Der mensch hat auch da mit genuch beweiset, daz er
seinen vcint nicht aile weg minnet, ob er iin minnet und im minnewerch 35
beweiset, so ez im not ist. Di leut lebent in dem heiligen geist und der
heilig geist in in. Cristus der en moht niht sunden dar um, wan er an
cheinen dingen genug nam. Alzo en mohten wir auch nicht sunden.
26 mer do si.
— 40 —
«
nemc wir chein genug an den dingen. Wi vil wir ezzen odcr trenchcn
oder slifî'en, nem wir chciii gcnug daran, so en mohtcn wirauch nicht
sùnden, wi vil wir es doch tcten. Dar iim sol di sel Icdich und bloz sein
ailes gemerches und prûvens und aller sinlicheit und ledich und bloz sein
5 ditz allez, ob er verstan sol daz gut, daz got ist. Wan got ist ledich und
bloz ditz allez. AIzo alz gol bloz ist, aizo sol aucli di sel bloz sein, di da
verstan sol di worheit.
Nr. 42.
Fol. 4(S ^. Brttdcr Ileinreich spracli discn sermoncn.
10 (Jnd ditz spricht sancius Matheus an dem lezten wort dez ewangelii :
Aile di in rurten. di worden gesunt von irn scuchen.
Wissent daz : da got dcn ersten menschen gcschull, do lict er in aIzo
wol gcordent, daz chein seuch an in moht gevallen, wan cin guldein
cheten ging von der drivalticheit in di obersten creft der sein und durch-
i5 ginch di nidersten creft, aIzo daz si gehorsam warn den obersten creftcn.
Do en moht chein seuch gevallen. wider in den leip noch in di sel.
Do er do daz gebot uhertrat, do vil er in totlich seuch und als
menschchunne mit im. Dez en mot nit leiden di gruntloz parmhcrtzikcit,
di sich gemeinet allcn crcaturcn, si en wol chumen und sich wisen, daz
20 si di seuch ab wolt ncmen, dar in di natur was gevallen mit dcm ersten
menschen. Dar um waz ez not allen den, di behalten suin werden, di
musten m ruren in etlicher mazze, c dan cr uf ertrich chom. Aristotilcs
und Plato wan si in nicht en rurten, darum warn si nicht gesunt, wan
von ihr weisheit lern w^r noch naturlich chunst, wir] phafï'en ; hetten
25 si in gerurt mit gelauben, so wern si gesunt worden von irn scuchen.
Gelaub ist alzo einvaltig, daz man nicht dar ze chumen niach mit red.
Ez sint einerhand leut, di ruchend got : daz ist daz minste von den
menschen. Di leut gent ze der messe und gebent ir almuzen, ir ander
leben daz ist der werlt; chumcnt si zu dem sermon, des verdreuset si. Di
3o leut sint tod.
So sint ander leut, di horent got, daz sint di, di gotz wort horent,
und di sint auch tôt, wan daz ist von natur; wan horten si ez in der
minne, do in si behalten mohten werden, so liessen si ab di stuk irs
geprechliches lebens, dar an si gerurt werden ; nu lazent si es varen, dar
35 um wil ich gentziich pruven, daz es natur ist.
Daz lustlichs leben, daz einic ist sunder di gnad, daz ist ubung in eim
34 {;eprenliclies lebens.
41 —
lautern chiren versiantnûz von natiir. Lebenten noch di heidnischen
mcistcr iind phafVen, di soltcn gern daz f,'otcswort liorn, wan si warn (ir)
ir verstantnùz chercnt nach dcm ohcrstcn sunder gelaub. Und hic pci
brutr ich auch, daz es natur ist gotz wort horn, sunder daz ob sich der
mcnsch dar nach rihtet. Di leute, di got aizo horcn di sint tôt. 5
Ks sint auch Icut di sehcnt got ; di sint dreierici. Di crstcn di sehcnt
t;Gt \on \crrcn in cini diinstcrnûz: daz sint di Icut, di got dincnt,
di iiabcnt alzo unordcniich minne ze don crcaturcn : wcn si sich zc got
scholen fugen, so sint si sicii ubcnt in der unordcnlichcn minnc. Wan di
creatur setzet sich zwissen si und got, nit vvcsenHch sunder mit irm pild. lo
Doch sehent si got mit irm geist, und des ist wenig, wan ir lebcn ser
geneiget ist ze den creaturen — ich mein nicht aicin den menschen mer
auch andcr creaturen. Der geist wer gern dar ab, und di sel wil doch dar
beleiben : alzo ist ein streil zwissen der sel und dem geist in dem einval-
tigen wesen. Dis leut sint auch tôt. Di andern, di got sehent, di sehent in i5
clerlich und doch mit eim mittel : daz sint di, di got minnent uber aile
dinch : westen si iht, daz wider got wer, daz legten si ab. Nochdan
minnent si di dinch, di si nicht \on got scheiden : daz ist der mittel, dar
in si got sehent. Dis leut lebent und sint chranch, in ist alz den sichen.
Der sich hat dreu stuk an im : er vermach chein stark werch ; daz er tut, -20
daz tut er mit ungelust. Daz ander ist, daz im saur dinch wol smekent.
Daz dritt ist, daz im chein gut speis wol smechet noch irm werd. Alzo ist
disen leuten. Alein lebent si, in ist doch swer zu allen guten werchen :
alz si sich mit got schullen \ereincn ze etiicher mazze, alzo \il alz si
mugent, daz ist in swerlich ; wan der mittel, den si habent, der ist in ein 25
hindernùz. Dis leut habent daz sorchlichest leben. Alein (48 ^) hat
di bescheidenheit obernh.int genumen, doch ist ir sel geneiget ze minnen
di dinch, di got nicht en sint. Dar um ist si zu nemen di minne di
bescheidenheit di hait sich dan wider; dar um sint si in becherung sic ! .
Swaz ir^ielicheit vernemcnt, daz rizet si zu der minnen. Si muzen sten 3o
in grozer hut, oder si vallent schir wider in den tôt. Di sehent got clerlich
mit mittel.
Di dritten sehent got clerlich sunder mittel, daz sint di, di dise minne
gelazzen hant, dan naturlich di nothdurft des leibes. Daz man siht, daz
hat ein mittel, daz da ruret, daz hat chein mittel. Wild du got ruren, so 35
soit du uber dein natur treten.
Zweierlei weis rurt mangot, nicht daz gotlich wesen. Daz ein ruren daz
ist einvaltig, alzo alz ein hant di andern rurt. Daz hitz fdaz ?] di ein hat, di
gemeinet si der ander. Alzo tut got den, di [in] einvaltig rurent, und hiemit
chôment si zc der freiheit irs geistes, di er hat in dem paradise der crst 40
— 42 —
mcnsch. Di t'reiheit solten aile geistlich Icut haben. Dar um sprechent si
di worheit sunder vorht. Si envvizzent noch enwissent nicht, auzen dez
si in dem hertzcn nicht enhabent. Daz sint di, di got cinvalticlich rurcnt.
Dise Icut enhabent chein streit, vil oder wcnik ; dis sint gcsunt worden.
5 Di andern rurent got mit cinem senlichen ruren, alzo daz si werdent
gezogen in ein liht. Dise sint einen mant oder etlichen minner, daz si
nicht ze ir bescheidenheit chunnen chiimcn, alz biz man ein Ave Maria
chund gesprechen. Daz liht ist alzo verre uber den geist, alz der geist ist
liber di natur. Di weil du in disem liht pist, so cnweistu nicht; alz du ez
lo hast verloren, so vseist du wol.
Noch gebricht dir: daz ist, daz fdu' mensch pist. Di got ruren mit
disem seinlichen ruren, di sint gesunt worn von allen ircn seuchen. alz
S. Mathcus spricht.
Nr. 43. 1
i5 Fol. 4H b. Fiat ist daz vil edelst wort, daz ie gesprochen wart. Es
sprichet alz vil alz : gesche ein einicheit. Ditz flat wart gesprochen in der
gotlichen ewicheit in der dreier person einung in gotlichcr natur. Ez wart
auch gesprochen in dem punct der zit der einung gotlicher und mensch-
licher natur in einer person. Es ward gesprochen in der ewicheit und
20 in der zeit in der einung, daz di sel mit got ein wurd.
Nu sul wir merchen den uzfluz uz dem gotlich vvesen. Waz ist der
uzfluz ? Daz ist offenwarung-, daz er sich im selber ofîenbart, und sein
ofl'enwarung daz ist sein claffen. Dar uf spricht s. Dionisius von der
ordenung der engel, daz got mit in chlalF. Got der hat noch zunge und
25 munt noch nihtes niht, do er mit mug chlaflcn : wo mit chlaflet er dan ?
Sein chlallcn mit den engeln ist, daz er sich ein iglichen engel ollenbart,
alzo daz er dar zu geordent ist.
Cotes uzfluz ist ein bechennen wille under eim lihte einer rede, daz
der sun ewiclich ist von dem vater geflozzen mit der natur und mit der
3o person, und der vater und der sunne ungenthegent ("sic !) ircn geist in der
einicheit gotz, da sint aile creatur got in got. Under dem uzfluz do redet
got mit underscheid, daz ein ein proch, daz ander ein sel etc., noch
sint si [in^ got ein. Ein meister sprach, daz di werlt het ewiclich
gestanden. Des en ist niht; alein i"daz] si ewiclich in got sei gewesen,
35 si wart doch geschafl'en in dem punct der zit, do si got in geschafl'en hat
von niht. Al da braht ein iglich creatur, daz ir werden mocht ; da in
' Vgl. Preger II 457. — 5 semtlichen ruren.
- 43 -
sint si nicht i?ot, dan alz vil alz si sicli got gclichent an dcm wcsen
daz si sint.
Daz ander (49) lîat , daz da gesprochcn wart in dcm punct der
zit daz geschach an dem wort , da unscr frawc dem engel zu sprach, do
cr sprach : (jcgrùzct seistu, vol aller gnadcn, got ist mit dir. Do sprach 5
unscr frawe : Nach dcinem wort gcsche mir.
Daz daz gnadcn vol wcr, dcz enachtct si nicht, vil mer si wolt, daz
got mit ir wcr. Dar um spricht sanctus Dionisius von unser frauwen
tugcnde, daz si also unbegriffenlich sein, daz er von ir sweigen mùst. Da
wart daz wort ingeflischet, daz ewiclich von dem vater ist gcflozzen als ■"
cin schcin, alz meister Plato sprach, daz er si cin schein seines vaters.
Wcr cr cin man alzo grosz, daz im daz haubt an dcn himel ging, und di
arni alz weit alz daz firmament, der in fur eincn cleincn spiegcl hub :
man sehe in alzcmal. Alzo wart daz ewig wort ingeflieschet. Er nam
menschlich natur an sich und nicht cin menschlich person, und von dcm i5
wcrch des heiligcn geist wart gemacht cin lichnam, und ein sel von niht
gcschaficn : und die person des sunes vereiniget sich mit menschlich
natur, und di einunge geschah uf cinen punct der zit' zemal, und nicht
vor noch nach, alzo daz ein volchomcn mcnsch und volchomen got
da waz. 20
Nu ist frag under den meistern, ob di wcrch der heiligen drivaldicheit
gctcilt sint, oder ob der heilig geist allcin wurchet, do er den lichnam
machet, und ob der sun allein worcht, do er an sich nam menschlich
natur. Di wcrch der heiligen drivaldicheit sint ungeteilt, doch nach der
ordenung gibt man dcm sun daz cin, dcm heiligen geist daz ander. ^5
Nu ist ein frag : wart daz ewig wort cnphangen in Marien personlich
oder wcsenlich und waz auch in der schoz des vaters personlich und
wescnlich ? Dicz mugcnt ir alzo merchcn : in dem slctcn fluz, da daz wort
flcuzet von dcm vater alzo von einer vcrstantnùcz, in dcm daz wort izunt
gcborn sclbfcn wirt : in dem steten fluz enphink Maria daz ewig w^ort in 3o
der zit in dcm punct personlich und wcsenlich in dem inbelibenden [fluz',
da daz wort fleuzet alz von einer verstantnuz in dem vater ; alzo beleib er
in der schoz des vaters nach der inbleibenden verstantnuz personlich und
wcsenlich alzo, (alsus cheiner in in dcn cwigen fluz, alz cr von der vater
in Marien personlich und wcsenlich) alzo quam er chumend nach dem 35
fluz und beleib. inbeleibende verstantnuz.
Eia, waz lihtes und waz gnadcn einer iglichcn vcrlauchten selcn von
disem claren underscheid billich sol chumen ! Nu red wir vurbaz von
Cristo und von seinem ubernaturlichem liht. Nu ist ein frag : waz
daz liht Cristi sel ubernaturlich waz, und es waz doch ein creatur, und 40
— 44 —
Cristi sclb sel docli ciii crcatur ist. Nu f'ragcn di mcister, weder sein crcatiir
cdicr sei und hoher dan daz liht. Daz fra^'ct ich eincn hohen meister, der
sprach : An einem tcil ist daz liht edler, an dcm andcrn di sel, anders bc-
sclieid cr mich nicht. Da begirt ich an got, daz er mir geb ze vcrsten, wi ditz
5 wer. Nu merchet, waz daz ubernaturlich liht sei ! Da Cristi sel geschali'en
wart, da wart si sich sclben bcchennen und wart boben sich selbcn pracht
in der zit einicheit, da wart si geeiniget. Daz waz ir niht naturlich, es waz
ailes oben natur, daz un Cristi sel geschah. Dicz geschehen heizct ein
ubernaturlich liht. llerin vermach(t) Cristi sel ailes, daz si \ermak in diser
lo beschenheit. lleran ist dicz ubernaturlich liht' edler dan di sel Cristi, alz
ir selb merchen mugent : ein iglich ding. daz daz ander da zirct, \on dcm
daz eines geziret wirt. da von heizet es edler dan' daz da zirt. Dez glich
alz di materi geziret wirt von der varbe, alzo wirt di varb geofi'enbaret von
der materi, wan si chein enlhaltung an ir sclber enhat. Alzo ist Cristi sel
i5 geziret \on dem ubernalurlichen liht, und Cristi sel di oli'enbaret daz
ubernaturlich liht. Nu merchent, wi di sel edler sei dan daz liht, daz
ubernaturlich ist. Da daz ubernaturlich liht sein werch geworcht (49 •')
an Cristi sel, daz geschah in ein plik : da het Cristi sel dez ubernatur-
lichen lihtz nicht mer zu tun, wan di einung gotlicher und menschlicher
20 natur geschah in cim plik zemal an einer person. Daz ist di sel Cristi
edler dan daz ubernaturlich liht. Nu merchent, wer di sein, di ie so verre
chomen uber sich selben, daz si sich sclben hilten vor got. Daz waz von
niht mer dan von einem ubernaturlichem liht, daz si so verre hat gezogen
in es, daz si sich selben sahen an im alz ein liht. Sehet, dicz muget ir
■^b merchen ! Es gcschiet undcrwillen, daz sich der mensch stozzct an sein
augcn so ser, daz im di ganster in denn augen enspringent; von den
ganeistern siht er sich selben in den augen. Also geschiht, daz daz uber-
naturlich liht sogar enplozzct di sel irsclbcs, und di blozganeister der sein,
daz da mens heizzct, lautet lauchet ?! gegen dem ubernaturlich liht, daz daz
3o bloz wesen des geistes sich selber siht in dem ubernaturlichem licht und
wenet, daz es got sei. So wizzet, daz ez anders niht enist, dan daz der geist
da wonet in einem ubernaturlichen wesen und daz es doch vil volchomen
ist. Es ist ein frag von dem wercher und von dem werch, wo daz
werch alzo edel sei und alzo volchomen alz der werchmeister. Dicz ist
35 gesprochen von den person in der drivalticheit. Dicz verstent : der vater
ist ein ursprunk, mugent ze urspringende einen ursprunk glich im selber.
Daz enist der sun ein ursprunk, wan er mit dem vater ursprunch ist. Ir
beider geist wie ist der werchmeister und daz werch ? daz aile wurchen,
geschiht glich allez volchomen. Da von spricht sanctus Dionisius, daz di
40 erst sach sachet alleu sachen gelich im selben. Dicz spricht ein meister:
- 45 -
Daz werch daz got wurcht in ciner ledigen sel, bloz von allen dingen,
daz si edier dan aile di werch, di er ic geworcht in dcr zit in dem himel
iind in der erden. Eia, dicz suUent ir merchen, \vi man dicz verstan mùg!
Di werch, digotgetan hat und geworcht an den engcln in dem himel, di sint
geschehcn von ciner alvcrmugenheit gewalt gotz gewelticlichen. da cr si 5
von niht geschutt". An dem werch en hat er chein andernuz, alzo geschah
an der sein, di er auch ^'on niht geschufî' und gab ir auch freien willen,
daz got fur si nie chein werch wurchen woldc an kisen irs freien willen.
Swan dan di sel gelediget wirt und enplozzet ailes des, daz got z' libsten
willen an ir gchindern mag, und si sich mit freiheit chert den edlen willen ">
frei czu sagen got, alz ob si in frei kuer enphangen het, daz got an ir alzo
freilichen wurchen mag, alz da er aile ding von niht geschuO" |^^sic ! .
Dicz werch beheltet zwen punct vor allen werchen : daz ein ist 'daz,
der frei wille nichain hindernùcz got en ist, der doch vs'ider dem freien
willen niht enwil. Got dcr wurcht alzo freilichen, wi er wil, waz er wil i5
und wan und alzo alz er wil, alz (si) ob di sel chein willen het.
Daz ander punct ist : alz got frei ist in seines selbes wesen, alz wirt
daz werch freilich geworcht. In dem daz doch widersacz haben mocht
von des freien willen wegen und doch dar an im chein hindernuz cnist,
darumb ist es daz edelst werch, daz got wurchet in himel und in erden an 20
den creaturen. Eia, nu mocht man fragen, weliche dicz werch sei ? daz
enist anders nicht dan ein offenwarung gotes sich selben im selben in
der selen. Alz eigentlich alz er ez ist an im selben, alzo ist auch sein selbs
in dem werch ; alzus wirt pracht daz, in dem da geworcht wirt, in daz da
wurchet in einer glicheit seines, des wurcheres, der sein glichnuz da 25
geworcht hat. Seht. daz ist daz werch, daz da geworcht wirt alz edel alz
daz wurchende, nach daz (istj sein selbs glichnucz in dem werch ist. Di
bildreich form gotz, di einvalticlich aller ding bild in ir beslozzen hat,
dar an leuhtet daz pild aller ding ungeformet (60) in einvalticheit. Di
selb form di leuht einvalticlich ein liht in allen geisten, underscheiden- 30
licheit den obersten geisten nach ir steticheit an widerslac, und den
selen nach disem wesen leben, nach dem daz si dar ze bereitet sint in
der wandelung dir zeit. Awer wi daz pild richlich, daz di sel enphangen
hat von disem glichnuz, sich auftrag boben daz punct der zeit diser wand-
lung, glich dem obersten geisten in ewicheit; dicz merchent, wan daz 35
geschiht, so der mensch mer hat einen anhaftung, haftende inwonung
mit freuden seins pildes, daz got ist, dan er hab ein beleiben an im selber,
so leuhtet daz pild reichlich dem geist in sein cwig pild. Alzo wirt der
2 1 mocht man sagen. — 35 merchent waz daz.
- 46 -
geist erhabcn uber di wandeluni; dirrc manigvaitigen dingc, di da sint in
der zit, und ist mer wonhaftich an den, dan cr sei an im sclbcn. Daz sol
man versten alzo an scim geistlich werch, nicht an seim wesen. Sanctus
Dionisius spricht, daz di obersten geist sich ergizzent in di nidersten nach
5 der ordenung, und di nidersten ergizzent sich in di sel. Nu ist cin frag, ob
di sel auch enphalien mùg sunder chuntschaft oder mitwizzen des obersten
cngels. Dicz mcrclient : welch geist bercit ist vor allen geisten, waz aile
geist enphahend daz hat chuntschaft der geist von aller erst, der voc allen
geisten bereit ist. Mer um ist séraphin bereiterze gotlichem influz dan ein
H) cinik geist in disenlebcn durch zwei dink : daz ein ist, daz der engel ein bloz
geist ist, daz er sich geuzet in gemeinschaft nach gemeinschaft. Dez leibs mak
di sel nicht alzo bloz besten alz der engel. Daz ander, daz der engel in stetem
wesen wonent in der anschaung dez gotlichen lihtes. daz chein sel stete
haben mag in disem leben. Her umb ist Séraphin bereiter ze cnphahen
i5 gotlich influz vor allen geisten in disem leben, und waz alle(zj enphahent.
daz hat chuntschaft der geist, der da bereit ist vor allen geisten. Doch en
ist Séraphin daz mittel niht irs enphahens, dan alzo vil er nchenner
swebt dem gotlichem liht, alzo vil ist im offenbar, allez daz daz aile geist
enphahent von dem selben liht. Alzus so enphahet chein sel nicht an
20 chuntschaft der engel. Eia, nu merchent, do di sel wurchet, ob man
cheinen hcimlichcn weg chunt vinden irs enphahens der verluhten sein an
chuntschaft des Séraphin. Daz merchent : di sel wurchet in cinen influz
in aile di leidmazzen des leibes an chuntschaft der lidmazzen. Wi ver-
borgenlichen daz leben flizz in aile di lidmaz an chuntschaft des heim-
25 lichen influzzes,,nochtan wirt daz werch des lebens in in geworcht. Seht,
alzo ist es : wie heimlich got fliz mit leben in di sel und in aile geist, daz
en mak Séraphin nicht wizzen. Discn heimlichen influz des lebens, dazdi
sel enphet, daz ist ein heimlich werch. Wi mocht Séraphin daz gewizzen ?
['> en wciz ez weder an im selber noch an der sein. Daz ist daz ein, daz
io di sel cnpheht sunder wizzen des obersten engels. Daz ander, daz si auch
enphet in dem himlischen gneister irs wescns, daz ist glicheit, ungestukct :
wan wo glicheit swebt, do enmak chein mittel gesein der zwcier glichcn.
Alzo gibt glich sein glichnuz (glicht des sines), an chuntschaft des ungc-
lichen, ungcstuckct in einicheit.
35 Wan Séraphin ist ungelich der selen. Daz merchent an dem
Séraphin : daz ist ein ingegozzen geist auf icht, daz leiplich ist ; so ist di
sel ein ingegozzen geist auf icht dez selben. Daz ander : Séraphin den
wart ze mal in seiner ersten geschaffenheit, daz er hent diz tagcs besezzen
37 uiigegozzen geist.
- 47 -
hat, anplik des ewigcn lihtz an zc nemen ; so ist er an cin stetcn iifge-
gang seiner glichcit gotes. lier an ist di sel ungelich dem engel, daz ist di
enphahet von der glicheit irs gelichen verborgenen infiuz an chuntschaft
dcz engeis. Dicz spricht sanctus Johannes. Ein weiz meister von Chrichen
jspricht], daz di einicheit der sein liget an glicheit, des volchomenlichen 5
chein glicheit hat. Sanctus Dionisius spricht : Di engel (60 '') sint ein
gotlich gemùt. Nu spricht sanctus Paulus von den leuten, di in dem
fleisch englisch leben hant, in di fleuzzet daz gemùt gotz alz in di engel
etc. O du verwenter got in dem eiclichen vereinten gemùt und du inge-
geister geist in di einung gotz, stand uf und wurch dein erst werch ! Nu 10
mocht man fragen, wie der sel geist uf sul stan ; er sol auf stan uf deu
zwen fuzze, verstantnuz und minne, und sol uber treten alleu zurgenck-
lich dinch, daz im di fuzze nicht besullet werden uf zeergenclich sache.
Waz awer dez geistes erst werch sei ? daz ist ein lauter bloz ancapfen
des obersten gutes, daz got ist, und daz oberst gut sich reichlich ergeuzet i5
in den geist an einer beveitlicher bevindung. Eia, nu seht : wurcht
di lichtrich ingizzung dez obersten guts an dem geist ? Daz merchent,
da(z) daz oberst gut sich lichtrichlich ergeuzet in den geist, da erhcbcnt er
den geist uber sein naturlich wonstat, da er lichtrichlich bekostiget wirt.
S. Paulus spricht : Laufet, daz ir begriftet. Di einicheit des geistes daz ist, 20
daz man aile ding begriffe in got, alz si in got sint, daz man sinen eben-
cristen minne etc. Wir sein ein gezeuk gotz. Swer da sol gezeug sein vor
geriht, der sol tragen ein unverwandelt antluz. Den belcib et daz bild
unverwandelt, swan man beleibet unbeweget mit materie und mit bilden.
Wan wer da sol ein war gezeug sein gotz, der sol ein glicheit gotz haben, 25
daz ist got. Got enhat niht wille noch minne noch verstantnuz, alzo vil
in uns ist ein lauter verstantnuz. Bischof Albrecht spricht : Dreiley weiz
flcuzet got uz in aile dinch, daz erst in wesen, daz ander daz ist mit
leben, dat drit mit liht ; awer sunderlich fleuzet er in di vernunftig sel
an mùgentheit aller ding und an einen vviderwurf di creatur in iren 30
ersten ursprung.
Nr. 44.
Fol. 60 ''. Cristus saz und Icrt. Sievers 383.
10 dan est werch. — iG — bevemtlicher. — 18 lichtrilich ergeuzet. — 27 Bischolf
Albrecht.
- 48 -
Nr. 45.
Fol. G [ ''. Etlich leut sprechend, wer inan mer beraitct zu auzerlichen
spisen dan zu dem lichnam unsers herren, man enpfing mer gnaden und
trostes von den uzzcrlichcn spisen dan von gotes lichnam. Ditz ist
^ hart swer red zu vcrstcn, doch aizo mach man es verncmen : Uf swelchcr
stat oder in swelchcr zit oder in swelcher wcrchen ^der mensch] mer
und leutcrlichcr bereit ist, da enphet er mer. Di bereitschaft hat di
sel von cheinen uzzerlichen dingen ; di sel en mach si[ch" selbcn nicht
bereiten, mer der si bcreitet, den enphet si mit bereitschaft. Noch
"> dan hat di sel einen sunderlichen nutz von der enphaung unsers herren
lichnam, dan si von cheiner gaben haben mak in himelrich noch in
ertrich. Welches ist der nutz ? Sehent, daz ist di natur, di enphet ir
natur, wan Cristi natur ist unser natur. Da wirt natur von natur
enpfangcn und enwirt nicht enphangen lauter natur, si wirt in einicheit
'5 enpfangen gotlicher natur. Vgl. Pfcifîcr 678 .j.2-6<So 33.
Fol. 62 ^. Nu ist ein frag : Ist got von willen oder von natur ?
Pfeiffer 675 ,«-,5.
Wir sullen ewiclichen also arm sein usw. Pfeiffer 532, ..j, und obcn
Nr. 21.
Nr. 46.
Fol. 63. Ez ist ein ungeschalîen geist und ein geschaffner. der
fleuzct von dem ungeschaffen geist, daz ist der engel, und ein redlich
geist, daz (63 ^) ist di sel. D;r ungeschaffen geist daz ist daz ewig wesen.
Der vater cheret daz aug seines grundlosen hertzen in sein eigen wesen
25 daz sin natur ist und siht sich selben an ; und do er sich sclben ansihet,
do siht er in im sclben aile werld, aile genùg und aile edelheit und
aile dinch zemal. In dem selben ansehen da[z] er.sich selben ansiht,
so formet er ein wort und sprichet sich selben in daz wort und aile
werlt und aile genùg und aile dinch zemal. Und daz wort spricht
3» sich wider in den vater in aller werlt in aller edelcheit. In diser angesiht.
do sich der vater alzo rich siht und in aller werlt in den vater da in
hant si so grozze genug, daz aile di frcud und wunne, di aile engel
und aile heiligen ye gewunnen und unser frawe sslber, daz ist ailes
ein nicht wider di unmezzig lust, di si da von hant in einer offenbarung
35 gotlicher natur. Alzo fleuzet di dritt person von in beiden, daz ist
der heilig geist. Wie got ist -sein selbs in allen dingen, und ailes daz
crcatur habent, daz ist von in geflozzen.
Sullen wir wirdich werden, daz wir d.Mi heiligen geist enphahen.
i5
- 40 -
so schiillcn wir uns halten in der weiz, alz sich heltet der ungeschaffen
fjeist gotz. Wir sullen di augcn unser vernunft in uns cheren und sullen
anseiien di cdelcheit unsers geistlichen wesens, \vi wir gepildet sein
nacii der heiligcn drivaldicheit, war zu wir geschaffen sein, daz wir
dar ze sein geschartcn. daz wir von gnaden geeiniget mugen werden an
dem ungeschaffen gcist gotz. Alz wir dan anselicn di richcit unser selbs,
daz wir soltcn sein, daz wir seiner richheit mit im gebrauchen mugen,
da von sold uns so groz woUust chumen und so groz genug, daz
wir nimmer me uzzer lust noch genug gesuchen mochten. Alzo sold
wir uns gelich halten dem ungeschaffen gcist gotz.
Der ander ist ein geschaffner geist, daz ist der cngel, nach dem
solden wir uns auch halten, sullen wir den heiligen gcist werdiclichen
enphaen. Wan der engel starret an underlaz in den spigcl der gotheit.
Luid iglich enphet des gotlichen lichtz mer und minner nach siner
wirdichcit. alz er- ze got geordent ist. Iglicher enphet und gibt dem
andcrn wert, und di andern geben den nidersten wert. Alzo solden
wir aile zit staren in den spigel der gotheit, und daz uns geoff'enwarct
wurd von got, solden wir wert gemeinen den, di es nicht alzo plozlich
enphahend und di doch der selben natur sint.
Daz dritt ist der redlich geist, dar nach solden wir uns auch halten, =°
sullen wir den heiligen geist enphahen. Wan der redlich geist heltet
sich in daz licht sein selbs bechantnùz und schauwet an di worheit
in allen dingen alz in einem redlichen licht. Auch sol der geist blozlichen
in blozheit sein, daz er ste uber aile redlichcit. Eia, in gezogenheit
bechenne di cher dein selbs, daz du dein selbs nicht en sist an chein ^^
dingen, dan dez obersten guts allein. Man sol doch sehen mit vernunft
und mit bechantnùz. Dar uni muz enblozzet sein di bcscawerinn und
di schepferin und di glicherin, alz di hant gotz cnblozet ist. Waz ist
di hant gotz ? Daz ist di wurchend craft gotz durch daz ewich werch.
Alzo solman got bechennen mit unsihticlichem liht und allez daz abtun, 3"
daz got niht enist.
Daz uns der ungeschaffen gcist in im vereinen muz in aller vol-
chomenhcit, dez hclf etc.
.Nr. 47.
Fol. 63 ^. Sanctus Dyonisus spricht : Di drivaldicheit der einiciieit us
di enmach man mit nicht begrili'en dan mit cinicheit. Di dreieinicheit
gotz di en vand ich nirgen eigenlicii den in der glichcit der cngel. item daz
35 dreieinliclieil.
- 5o -
sclh daz drilicit, daz auch einicheit, und daz sclb daz einichcit, daz auch
dreiheit. Und di einicheit ist auch vater und sun und heiliger geist nach
der reden ir selbs. Boecius der scribet uns, wi wir verstan sullen di
einicheit an der dreiheit und di driheit an der einicheit, und weisct
s uns di driheit an der einicheit und sprichet : Wer da verstan (64") wil
di vatcrheit hei der sûnlicheit, der hat den vater verstanden an der
einicheit und doch nicht di einicheit. Seht, aizo spricht er auch von
den andern zwen person etc. Paulus spricht : Der sun ist cin pild
seines vaters und ist ein pild seines ewigen wesens und ein schein
10 seiner gotlichen ciarheit. Sanctus Johannes spricht : Got ist di minne.
Di meister widersprechent in : Het er gemcinet di minne, do di sel
got mit minnct, so wer er nicht war. Wer di minne got, do di sel got
mit minnct, so enging si nicht ir, alz si nu tut. So hat di sel ?^
cin naturlich minne, di ist ein tugent. Alz sich der wille ze got cheret,
i5 so schephet got ein minne von niht und geuzet si in di tugent. Und
di min ist auch natur und ist gnad, und in der gnaden gibt sich
got in di sel, und der heilig geist der vereinet sich mit der minne. Und
di minne, di der heilig geist ist, di ist got, und di minne, di gnad ist,
di ist natur und vereinet di sel mit got ; und in der einung wird di
20 sel in got gezogen, daz si got minnet mit seiner minne in got, und
in ir selber en chan si des nicht gctun. Darum ist di craft der selen
e an ir selber, dan si berùrt wird ; und daz si berùrt wirt, daz ist ein werch
gotz, und di sel ist ein gezeuge des werchs, und daz werch ist creatur.
Di craft, di di sel volbringct und furet si uzzer ir selber sunder ir zetun,
25 di ist got. Ich rur daz munster, ich fur es awer nicht enwech. Da
gab er in ir ein liht von gnaden, daz ich bêchant in gotlicher natur
dri person und daz sein vater waz ein gebere aller ding. Alz sanctus
Jacobus spricht : Aile volchomen gaben vlizzent von dem vater dcz
lihts. Der vater ist selber ein liht, daz im selben leuiite in im sclben,
3o personlich und wesenlich. Jn dem verborgen wesen da ist wesenlich
al(z) daz wesen an pcrsonlicheit. Do Icuhtet sich daz wesen wesenlich
in dem wesen. Alzo verleuzet di sel di vetcrlicheit, do in ist er auch
nicht vater. Daz sich der vater in im selben erleuhtet wesenlich und per-
sonlich, daz zeugct er von scinem ungeborn wesen in sich durch di edel-
35 wari weszele seiner pcrsonlicheit. Alz vil alz er seines ungeborns wesens
in sich zcuhet, alz vil ist er veterlich, und alz vil ist er selich an seiner
vetcrlicheit. Daz edel liht hat ewichlich in scinem hcrtzcn geflozzen
und fleuzet uz im in den sun wesenlich und personlich und (leuzet
29 dez liht.
uz in beidcn in den hciligen geist weseniicli und personlich. L'nd
der vater der leuhtet uf si heide wesenlich und personlich, und di
dri leuhtent einen schein wesenlich, und ir iglicher leuhtet ein schin
personlich und wesenlich, und daz wesen ist di einicheit der dreier
person. Und daz ungehorn wesen daz ist got berhafticlichen, alz vil s
alz es mit den person uzfleuzet. Nicht alzo daz ditz wesen icht geber ;
daz (in) wesen daz geberet nicht. Der sun und der heilig geist sind
zwei liht dez got weghaftigen wesens in der ursprung der veterlicheit,
do der vater daz geborn wesen in sich zeuhet in sein ungeborn wesen.
Wan der vater der bechennet sich mit dem sun und bechennet sich selber i<>
in im selber. Des ist der sun ein liht, und er wil sich selben in im selben
bcchcnnen , und dez ist der heilig geist ein liht. Der vater und der sun
di habend einen willen, und der wille ist der heilig geist, der gibt sich
in di sel, daz gotlich natur di creft der selen alzo durchgent, daz di
sel nicht mag wurchen dan gotlich werch, reht alz ein brun, der sich i5
beweiset etc.
Got der ist der selen materie an iren werchen und nicht an irem
geschepnuz. Dar um sint ir werch ewig, wan er ewig ist. Der materien
gebristet er nimmer, alzo daz wir nimmer materien enhant. So vert
cr in sin lant; alzo wirdet di sel ze nicht. En ging ir di materie ab, 20
alz si aile ir werch volbringet, so beleibet si mit den werchen in got,
der ir materi ist, und wirfet sich mit dem einvaltigen wesen in di
gotheit sunder werch und sunder materi und sunder gotheit ; daz ist
ir lant. So ist ir di gotheit aile dinch (64'') in einer stillen craft. wan si
ist ir aile dinch alz daz hertzc des mercs. Dez helf. ^b
Nr. 48.
Fol. 64''. Maria Magdalena venit ad monumentum. Pfeift'er 117.
Nr. 49.
F''ol. 65 •■■. Unscr herrc sprach siben vvort zu zwein seinen iungern.
Hintz dem einen sprach er dreu wort, hintz dem andern sprach cr 30
vir wort. Di ein waz ein rederinn, di ander waz ein sweigerinn. Di
rederin spr-ach : lierre, ich han dich alz lip alz alez daz auf ertrich
und in himlrich ist. Da sprach unser herre : Da hast du gut reht an.
da spilt ich mit deme vor funf tausend iaren, e daz ich Adam und Even
6 alz er mit. — 8 vielleicht ; got berhaftigen wesens ? — 20 in si laut. — 24 ir laut.
- 52 -
yc gcschuO". Da sprach si awcr : Ich han dich alz lip, daz ich dcin ein clcin
weil nicht enbern mak. Da sprach unser lierre : Da hast du gut reht an,
da speis ich aile tag teglich durch deinen willen funf tausend menschen.
Awcr sprach si : Hcrre, ich han dich alz iib, sam ein hoher grozzer perk
5 grozzer wcr, daz dcr mein wer. Da sprach unser herre : Da hast du reht
an, da pist du mein alz gewaltig, sam mein vater waz, do er mich schichct
in dicz (65 '') iamertall. Hintz der sweigerin sprach unser herr : Wen
du an mich gedenkest und dir weder we noch vvol ist, so pist du
in mir erhaben, sam mein zarter vronieichnam ist uber aile dinch.
lo Wen du an mich gedenchest von hertzen, so pist du mein alz gewaltig
alz ich dein. Wen du den gedenchest an meinen tôt und mein marter
und an dein sund (und anj, daz dir der zahcr in dem augen erhaben
ist, und ob er dir nicht erfur chumt, so pist du alz suntloz, alz der
chraftloz, swen di sel von im chumt. Swen du den gedenchest an meinen
i5 zarten fronreichen anblik, so druch ich mein pild in dich und daz
dein in mich. und swcr uns beid sche. man client uns von cinandcr nicht.
Nr. 5o.
Fol. 65 ^. Icli • hoher edeler got west in aller mein weisheit niht
als edels als leiden. Da von wolt ich in leiden geborn werden und vertraib
2o als mein leben in leiden und wolt auch in leiden sterben fur dich. Nu
folleg mir nach und leid durch mich ein kurtz stunt ! Wann leiden
bringct dir grozzcn nùtz, leiden vertilget dir aile dein sund, daz ich si stedir
nimmer auf geheben wil, leiden beraidet dich mir zu sunderlicher haim-
lich, laiden machet, daz ich pei dir bonen mûz, leiden machet dir vil loncs
25 in dem himelreich, leiden machet vil tugent an dir, leiden leutert dir dein
selc als daz fiwer(i22 ^jdaz golt, leiden machet, daz ich mich in dein scie
bergen mû;z und wil die grozzern burden tragen in allem deim leiden,
daz dich angefehtten mag, laiden wider bringet aile dein verlorn zcit,
leiden setzt dich in ein unschuldig leben gegen mir, also ob du nie sunde
3o hest getan, leiden machet deinen leip undertenig der sele, leiden machet
an dir, daz ich mùz sprechen : Du pist mein wirdiger diner. Mit leiden
vergiltest du mir als mein leiden. Leiden ist ain hort, den nimant ver-
geltten mag wann ich allain. Leiden ist ain gab, di ich nimant gib wenn
m.:inen freunden. In leiden lazze ich mich gern vinden. Leiden machet
35 dich wirdik als dez gutes, daz ich meinen lihsten wil tun in hymel und
' Folgenden Abschnitt gebe ich nach dem noch aus derer.ste:i lIAU'ie de; XIV. Jahr-
hunderis siammeiideii Cod. Nor. Cent Vil 35. Fol. 122. V2I. An;. 1. d. Altert. IX i32.
- 53 -
aufcrden. I,eiden machet dich erkant, daz du must gedenken, wann du
komen seisl und war du zu werdest (izS-''). Leiden machet, daz du mir
gelich wirdest. Leiden ist ain sichcrr wek zu dem ewigen leben. Leiden
ist so gar uber edei. daz ich dar umb anders niht geben vvil dunn micli
selben.
Nr. 5..
Fol. 65 t'. Di élément uns des veriehen,
Waz in der zeit ic wart gescliehcn,
Daz muz uf einen punt vergan
Und in cin plozzen niht bestan.
Schcidet euch von iht,
So sinchet ir in niht.
Ein iglich zeuch daz sein an sich,
Ploz in plozheit heldet sich ;
Plozheit hat in ir chein zil,
Vor und nach si nicht cnwil.
Scheidet etc.
Plozheit stat an underscheid,
Si enrùrt weder leib noch leid,
Plozheit chom ni uz ni in,
Es ist ein stilles schciden sin.
Scheidet etc.
Plozheit ist von adel, frei,
Ir ist nimant dan ir selber pei,
Plozheit bracht ir augen frid,
Vor und nach des ist si quid.
Scheidet etc.
25
Der ploz ist durftloz gênant,
Von allen dingen unerchant,
Nimant luget in seinen grunt,
Er loz sich dan auf einen punt.
3o
20 m uz in SI.
- 54 -
Nr. 52.
Fol. 65 b. Ecce mitlo ant;cUim mciim. Pfciffer 159.
Nr. 53.
F'ol. 66''. Zwei kûrzcrc latcinisclieNotizen und de pcrfectione scrmo
5 bonus mit dem Vorspriiclie : l'^stolc crgo perfecti, sicut et patcr vester
celcstis est.
Nr. 54.
Fol. 67 t". Fin mensch ^ab got ytweiz, daz er im alz herte wer und
er sein freunt alz inniclich und alz si'izlicli trost. Dez wart im geantwurt
10 alzo : Waz frumt dir ze diner ewiclichen sclicheit, daz ich spilnde freùd
het an anj^cnj,' in mir sclber? Da von nam ich di menschcit an mich und
chom uf ertrich und worcht dreie und dreissich iar dein heil und dcin
ewiges leben in grozer pein und in pittricheit.
Fin mensch gedacht ze einer zeit, dazgot einen menschcn so iar min-
i5 niclichen an sich zeuhet und den andern so peinlichen. Des wart im gcanl-
wurt : Waz dunchet dich inniclicher oder edler dan daz mir aller glichest
ist, daz ist leiden ? \Vo geleid ye creatur alz pittcrlich und alz scherflich
alz ich, oder war an mag ich eigenlichcn uzwurchen meinen naturlichen
adel dan an dem, daz mir aller glichest ist, daz ist leiden? Ez leid nie
20 mensch alz pittcrlichen alz ich, und doch wart nie mensch alz lauter und
alz rein an aile sund alz ich. Wan wart mcines einborn suns mcrgcspottet,
dan do er mein veriach ze eincm ewigen vater? In meiner gotlichen natur
geworcht nie chein dinch alz edlich in menschlicher natur alz leidung,
und alz si ie edlicher worcht, alzo wirt si auch von grozzer minne
2 5 gegeben.
Di chron di muz gar scherflich ingedrucht werden den, di ewiclichen
grunen und bluen schullen vor meinem vater. Dcr tifT verscnchi werden
wii in den pach der gotheit, der muz auch tifF versencht werden in daz
merder pittern leidung. Ich pin ein hôh ob allen dingen, und aile zit han
3o ich ubernaturlich wurchung in mir selben, und dar um so sich der
mensch uber di naturlich craft vertiefFet under elle dinch, so er ye mer
ubernaturlich von mir gezogen wirt uber aile dinch.
Ein mensch begert ze wizzen, wen der mensch zu grund tod wer.
Dez wart im geantwurt alzo : Swen dir gebrestenlich dinch alz unnaturlich
35 werdent, alz si geverret sint von dem adel meiner gotlichen natur. Do
sprach awer der mensch : .'\ch, liber herrc, waz (schol) wurchet disen tod?
— 55 —
Daz sol di gegenwerti-(68)cheit meines todes und meins sterbenden Icben,
in dcni icii aile zit worcht daz heil mensclichs chiinnes.
Kin mcnsch bctrahtct, \vi pinlich Cristus seinen veindcn wcr ze schcn
in dcr zeit, do er gevangen waz. Do hort er solich antwurt: An der zit
warn mir mcin veind gcgcnwertich alz ein frcunt, dcr dem andern wil 5
helfcn volpringcn daz minniclichst und daz nutzest werch, daz cr ye
geworcht bei seiner zeit.
Got zeiget einem menschen claglichen, wie gar cr wer ersigen ailes
seins plûtes, do er genumen wart von der seul, und wart dar zu im
gesprochen : Nu sich, wi mich dez menschen niinne ersegen liât! Soit lo
mir dar um nicht minneclich sein von im zc trinchen daz widergelt meiner
marier? Fleuz nicht Icidung von meinem gotlichen hcrtzen und von
cdclsten grunt meiner natur, ich het si ni so gar vereigcnt und vcrnaturt
dcm, dcn ich aile zeit mit spilnden freuden gebir von meinem hcrtzen.
Di Icidung meiner frcunt chumt nicht von hertichcit sunder von der i5
mittelstcn mittclcheit meines hertzen, dar um pin ich mitleident mensche-
lichcr chranchet, da von si mit mir vcreint werden. Chcin Icidcn mocht
an mcincn sun von cheiner schuld gevallen, wan daz er alein volbracht
den vcrborgcn willen meines hcrtzen. Etlich mensch ist in mich alz gar
vcrnaturt und vcreint, daz mir peinlichcr ist einen tag von im fremd sein 20
dan cincm andern menschen ailes sein leben. Alz pitter dem leib cin tod
ist, alz pitter ist mir, daz ich nicht wonung han in dcr sel. Da bel Iraht
cin mensch in di groz gotz minne ! Alz vil Cristi sel mer vereint ist
mit gotlicher natur dan chcin ander sel, alz vil mak ein sel mer enphahen
gotlicher natur und gotlichs adels dan ein ander sel. Daz ist ein bar 25
anbeten, so di obcrn creft gcricht sint in mich und da aile zeit in sich
verzihcnt und saugcnt daz suzze march meiner natur. llab taugen wandcl,
daz ich taugenlich in dir gewurchen mug: hab taugenlich ailes, daz ich in
dir wurche ! Wa von pin ich minniclichcr allen dingen dan von der ver-
borgenheit meiner taugen ? Ich han aile mcin werch alzo gewurcht in 3o
meinem einborn sun, daz si noch nie verstanden wurden noch gerurent
von allen creaturen. Alz ubcrnaturlich mcin wcsen ist in dcm hertzen
rrieins vaters, alz minniclich und naturlich ist mir ze wonen bi der sel,
da ich gelichen vind meiner plutigen wundcn. Welch sint di wunden ?
Do sprach er. Ich han gcwundct mit dcr cwigcn minne meines veterlichen 35
hertzen, und daz verwunden schol ewiclichen grunen und pluen vor den
augen meiner magenchraft. Wem ich geordent han daz peinlich leben in
der zeit, der sol in der ewicheit niezen daz suzz march meiner gotlichen
natur. Auch, wie spilend wirt di sel angeblichet von den augen meiner
magenchraft, an der ich gelicheit vindcder plutigen wunden meines suns ! 4°
- 56 —
Sanctum Auguslinum dcn traget sein sun von der sel, waz si %ver.
Augustiniis sprach : Ich han enpfunden von got verborgcner lieimlichcit :
wcr sich cheren wil zu der gnaden gots, der sol haben ein einsam, unge-
hindert stat und sol haben ein unbechumertez hertze und ein frey
5 gewizzen und ein rein, dymutig begernde sel zu got und sol haben ein
schauwend weisheit der ingezogen sinn, mit wunder in got geheftet.
Do sprach awer der sun : Waz ist ein sel ? Do sprach sanctus
Augustinus : Di sel ist chomen von dcm himlischen land dez veterlichen
und dez gotlichen hertzen und ist gemacht von der materie der gotlichen
lo min und ist geborn von dem hohen geslecht der heiligcn drivaldicheit
und ist ein erb gotz und des himelz und ein gebererin aller creatur und
ein besitzerin allez gutz und aller der freuden, di got geleisten mug in
seiner ewicheit, und ist ein englisch creatur und ein geistlich natur oder
(68 ^'). . . und ein pild der heiligen drivallicheit, und die edelst creatur, di in
i5 got ye gedacht vvart, und ist gotz hertzen alzo nahengenumen, ob got sein
gotlich natur môht geteilt haben, er het si da von gemacht; dez nicht en
ist, si ist nicht gemacht von der gotlichen natur, dan alein got der grcifet
zwischen der gotheit und der gotlichen natur in sein ewich wesen und
macht di sel von nicht.
2o Di ander frag ist: vvo vantgotdaz nicht, wan ez waz allez got? Sanctus
Augustinus sprach : Wan got vermak aile dinch. dar um macht er die sel
von nicht.
Di dritt frag ist : Nu sag mir: wi groz ist die sel ? Sanctus Augustinus
sprach : Di sel ist alz grozz, daz si himelrich noch ertrich nicht crfullen
25 mugen dan got alein, und si dcrfullet aile stet mit got.
Di vird frag ist: Nu sag mir: wi ist di sel gestalt ? S. Augustinus
sprach : di sel ist alzo schon, ab noch aile di cngel von Séraphin und
Chérubin und aile di engel und heiligen ewiclich hctten gelrahtct nach
cincm glichnuz, wi di sel vver, ye si mer getrahten, wie schon si wer, ye
3o si ungclicher wer, wan si ist gotes pild.
Di funft frag ist : Nu sag mir: wa zu wold di sel uz ir naturlichen
einvalticheit chumen, do si in waz ? Sanctus Augustinus sprach : Si waz
alzo einvaltig, si bêchant ir selbs nicht und auch gotz nicht. Dar um waz
ir not, daz si got beschufT und ir irn freien willcn geb, mit dem si sich
35 under got bêchant.
Di sehst frag ist : Nu sag mir: wa zu sol di sel werden nach disem
leben ? Sanctus Augustinus sprach : Di sel schol wider einlleuzcn in ir
naturlich einvalticheit, mit der "si auz got geflozzen ist. Je si sich blozer
gehalden hat, so si ye glicher wider in got llcuzet, wan gotes geist ist bloz
40 und einvaltig und ist an materie und an bild.
- 57 -
Wôllen wir nu glich werdcn dem blozzen i^eist gotz. so muz wir bloz
werden allez i^cmcrchcs alz gotz f,'cist. Disc hlozhcit ist allcn f;eisten nicht
bêchant: daz en ist nimmandes schuld dan unser ungeubten sin.
Ein ander mcister spricht : Di sel ist ein Lil'getrat,'entcLi chraft in dem
j,'e\vait dez vaters und ein widerplickcndcr schein in der weisheit dcz suns 5
Lind ein ruender umlauf in der suzzigkeit dez heiligen gcist. Di sel ist alzo
groz, alz vil si der cwicheit begrilTet, si ist alz gut, alz vil si gute dincli
minnet, si ist alz vil selich, alz vil si gemeinschaft liât mit der gotheit.
Nr. 55.
Fol. ()8 ^. Es schreibet Lucas in dem ewangelio : Ein cngel wart 10
gcsant. Pfeiller io3.
Nr. 56.
Kol. (ig. Sancti per lidem viccrunt régna. Sievers 403.
Nr. 57.
Eol. Ckj b. Bischof Albrecht sprach : Von deme vatcr vloz ein lilit 15
und sturzct sich uf aile hcrzen. In disem lilit hant aile di gesproclien, di
cristenglauben gcprediget hant. Daz du unwizzcnt pist nu. daz entschul-
diget dich nicht hernach. Und gercst du dich zu dem liht, es wer dir
alzo bereit alz in hicvor : vvan alzo der geist uf di creaturen vellet mit
ncigenge, so vindct er in im sein pild. Her so en begirt er dan nit anders 20
dan daz er gewandelt wurd in in. Und dez en moht nie nicht geschehen,
es en sei, daz er sein glich in sich zich. Wan (er) alzo verre durch alzo sich
di creaturen bildent in di sel, alz verre durchschinct si di sel mit dem blich
irr form. Ind alzo muz auch got wider cheren mit seinem liht und mit
scinem, werch (seins) in di sel. Wan daz wort daz ewiclich in deinem 25
vater geswebet hat, daz hat einen lihten wolchen an sich genumen : in
dem lihten wolchen sint volchomen wordcn alleu creatur.
Ein meister spricht : Daz glich vereint sich mit seinem gleichen. Der
sun des vaters hat gleicheit ' mit seinem vatcr, wann er ist ein pild seins
vaters. Dar um waz es pilleich, daz er menschleich e an sich ncme, wann 30
an dem menschen sintgesamment aile creaturen. Dar um waz es mùgleich,
daz er an sich nam menschait von sciner naturleichen erbarmung irre
verlozzenheit. Wann an mcnschleicher naturen waz ein gleichnûzze der
mittclsten person. Daz ein (ander) natur gcbirt die andcrn vernufticleich,
i5 Biscliolf Albrecht. — ' Von hier ab schrcibt eine andere Iland.
- 58 —
daz en tut nie diekcin personc in chaîner natur dan die persone des
vaters an ^otleicher natur. Ditz ist ein i^leichnùzz der gcberung der
personen in der cwiciicit.
Uzcr des vaters hcrtzen ist ein liht [;cschinen, daz da liât erleulilet
5 allez daz ertreich. Di blenkend natur gotis hat an sich genomen mensch-
lich natur. Wolt dan menschleich natur auf dcn bercli der got-
leicher natur (70») ". . .1 Wan sclich ist der gut geist, dem daz geschiclit,
daz er dar inn genomen wirt in die gotleich 'natur" , wann er hat aile
woliust mit ir in irr sciben. Deu selich geist in dem hymelreich di
10 bespigelnt sich aile in got, wann sie schen got in allcn creaturen, und sie
schen got in inn selbcn und sich selber in got und mit alJen creaturen in
alien creaturen und mit got aile créature in got. Nieman mag sich
geschauwen in dem spigel der weisheit gotcs, er cnmùg in bekennen an
seinem hertzen und sprechcn daz wort, da aile dinch ab geschaffen sint.
i5 llnd nieman mag sich gespigeln in dem spigel der weisheit gotes noch
bekennen noch sprechen daz wort, do aile creaturen ab geschatl'en sint,
er en sey sunder flecken. Swer daz wort bekennet an seinem hertzen, der
hotgrozze woliust an seinem hertzen, die nie auge vollen angesach noch
nie or vollen gehort noch nie in menschen hertze crdaht waz. Aiz si an
20 Johannes waz, da Johannes nicht ein menschen alein daz wort enphinch
sunder got in dem menschen mit dem gusze der gnaden scinergnaden
1 sic \], do er sprach : In dem beginne waz daz wort, und daz wort waz bei
got, und got waz daz wort. Wer ditz nicht bekennet, alz ez ist, der lieb
got, daz es im werd, von dem es Johanni ward gegeben. Wann die
25 gnitd gotes naigot sich zu Johanni und erleuhtoth im sein liht, wann er
enphinch daz wort niht von sciner mcnscheit, er enphinch es von der
golhait, do er ein mit got worden waz.
Die sel enmacht nicht zu got kumen noch in got kumen, si en kom
zem ersten vor got und bey got und an got und frey ir selber, dann alrerst
3o so wirt sie mit got vereinet, also als Johannes tet, do er sich selber ent-
ward und saych auf die prust Jhesu Cristi. Alsus so en mag auch got zu
der sel nicht en kumen, er en kum zem ersten an die sel und umb die sel
und umbgreife die sel und durchvar die sel mit ym selber. Dann so wirt
er gar beflozzen, und der prunne der gotheit wirt gezaiget, und die sel
35 wirt mit got geclaidet. Daz uns ditz gescheh, des helt' uns got. Amen.
Nr. 58.
Fol. 70. Ecce sacerdos magnus. (Lateinischer Sermon.)
g der selich f;eist.
- 59 -
Nr. 59.
Fol. 71 ^. Etlich fragen, ob die sele iht do zu mù^ kùmen an disem
leib, daz si enphah sunder mittcl. Daz antwurt, daz dor uf gehorct, das ist
zweicrley : Nein und ja. Nein zu versten, wann waz die sele enphaiien
sol, daz muz si enphahen sunder mittel odcr ubermitls lieht und die s
genad. Mer umb ist die genad sclb daz mittel, wann si ist cin creatûr. Daz
mittel mag di sel nit wol ubcrf,'an an leib. aber noch dem leib so enhat si
dises mittels niht me zu tun, wann die meister sprcchen, daz gotlich
natur dann der selen cin bloz furwùrf sei. Von der enpheht di sele voile
wclde sunderlich und genad, daz got(lichen) sclber ist. Noch dan mûget ir m
merken ein newes mittel in der cinikeit. Die vercinikeit der selcn mit got
in aller genûgden daz selb mittel daz ist daz mittel, wann got ist einik ein
on mit. So ist die sele ein mit got. Dizz mit ist daz mittel, daz enmak die
sele nimmer vcrliesen, weder hic noch dort.
Daz ander, daz man hic zu spricht, daz die sele enphah sunder mittel is
an disem leib, daz mùgt ir also versten, wann die sele hat in ir ein
gcleicheit dez obersten gots. Mit der gelcichcit enpheht si geleich, da wirt
gelcich von geleichcn enphangen sunder mittel. Seht, wer die sein, di
wollen enphahen sunder mittel, die suUen stetc an diser gelcichcit be-
iciben. 20
Nu mocht man fragen : Wor an ligt die gelcichcit. Scht, diz mûgt
ir mcrkcn : Gelcichcit dez obersten gotz di ligt an uberirlichcit dez inncrn
und dez auzzern menschcn, daz ist an einer unwandclhal'tikcit von allen
nidcrn dingen, daz der auzzer mensch do von iht gewandelt werd und
auch von allen bewegungen dez geistes, daz der inner mensch do von iht -^
vermenget werd, er enbleib stetlichen in eim ewigen genwurtigcn nu
daz ein, daz si sei in allen dingen. Hie von spricht Cristus zu scinen
iungern. Beleibt ir stet an meinen worten und belcibent meineu wort in
euch, so^sol ich di warheit losen, daz ist vor aller wandelhat'tikeit. Sanctus
Augustinus spricht: O herre, waz ist daz, daz ich so suzziklich in niir io
cnphind und daz ich mir selben so frcmd mach ? belib cz stet an mir, daz
wer daz wor ewig leben. Sei daz ir in euch enphindet, ir suit daz wizzen,
daz ir in niht enphindet in disem leib, daz en ist niht dann cin (72)
vorspil des ewigen lebens.
Ez sprichet auch meister Richardus : O sele, sag mir, waz ist, daz in 35
mir so wunheklichcn klcibt und mich bcrurt ubcr mich selben ? Sag mir,
ist cz got odcr creatur? Hier an zweifelt er selb. Noch mugt ir mcrkcn
die berihtùng: zem ersten hat er ez fur got, wann ez gcwangelt und
26 enbleib stercliclien.
- 6o -
mugent machet aller ding und unmezziklicli zu ininnene daz oberst gut,
alz ez sclber unmczzik ist. Zu dcm andcrn mol hat cr angest, cz sel
crcatur, wann waz di scie in ir hegriflcn hat, daz mùz creatur sein. Daz
mugt ir merken : Aile leiplich dink di minnent sich geistlich nach ir
5 geistlichcn forme. Wann dann ir geistlich form creatur ist, so muz ailes
daz creatur sein, die si in ir begriffen hat. Hie zu sprach ein meister
Manducator : Ir entùt niht andcrs, dann daz ir fraget, wirt ir niht geist-
lichcn, wedcr ez sei got oder creatur sic!]. Dizz merket : ez ist wcrlichen
got ! Daz mugt ir merken an den dingen, daz ir cuch sclber fremd seit und
■ o daz in euch ist, daz nemcnt auz euch sclb an sich : in der genûmenheit
da wirt der geist entgeistet. Do von spricht sanctus Dyonisius, daz die
scie dan niht scie heizze, si heizt daz ungcnant wesen. Dizz ist daz wescn
uzzerhalp ir selbes geistes. Ailes daz di scie enpheht, daz ist also klein
widcr dem uzzerhalp ires selbes geistes zu sein in got: do ist si me got
i5 dann si creatur sei ; da hat si ir iht gclazzen und bestet uf irem niht. Si
enhat do wedcr wcrk noch forme noch sein an haben, si hat ez aber an
wcscn .
Nu moht man fragen, ob disem engeisten geist got ci n geist sei oder
niht. Sanctus Augustinus spricht, got sei ein geist; so spricht Dionisius,
20 got cnsei niht ein geist. Nu mcrkcnt, wic got ein geist sei. Daz behendest
und daz subtilest wort, daz die creatur geleistcn mak, daz ist geist. lier
um mit dem nauwesten wort, daz si geleistcn mak, die creatur, do mit
nennet si got und spricht, er sei ein geist. Wann aber der crealuren
gcbricht an versten und an worten, dor um spricht Dyonisius, er cnsei
25 niht ein geist, er sei allen geisten inniger dann die geist.
Eya, waz weld und waz vvoliust in der geleichct swebet, do der cn-
geistet geist und (engcistikeit) got beid ein cngcistikcit sint !
Nr. 60.
Fol. 72. Unscr hcrrc spricht: Wer zu mir kumcn wil, der nem uf
3o sein creutz und volg mir. Pfeiffer lyS.
Nr. 61.
Fol. 73. Unscr hcrrc gienk zu der stat Naim. Pfeiffer i23.
Nr. 62.
Fol. 74. Die meister fragen, ob der sun iht berhaftig sei. Man ant-
35 wurt : ia ! der sun gcbirt zem ersten sein geleichnùzz in der sele, dor noch
26 waz wold.
— 6i —
sich selber iind nilit minder dan sich sclhcr. Liplich ordenung die sint
widcrsinnes. Wazzer ist in einem vazzc, und daz vaz cnthelt sin. Daz
wazzer meiner sele ist in meinem leih und mcin selc enthcidet meinen
leip. Jch ernn brot und trink trank, und er wirt verwandeit in mcin flcisch
und in mcin biut. Abcr ich cmphah unscrs herren leichnam, und ich wird 5
i^'cwandelt in in. Die natur vcrmag, daz in cim llhc graz und wazzer maclit
zu flcisch und zu blùt. Die sûnne wirfct ir hitz und iren schein uf
daz wazzer und zeuht daz wazzer mit kraft an sich, und en wurd si
niht gehindert, si zug ez mitten in sich. Dar si iren schein wirfct auf
daz ertreich, (74 ^) do wirfet si cinen baum. ■
Die meister und die heiligen sprechen, daz dcr hcilig geist sei ein
gotiichcr sam, und wo dcr wirt geworfcn in dcn grunt der sele, da wurkct
niht in ir dan got sclbcr. Eya, wi sol daz edel wcrk gewurket wcrdcn ? Daz
woU wir nieman bevelhen dann der cwigen weisheit selber. Die ewig
weisheit spricht : Mir ist ein gcbot gcgeben, daz ich niendert woncn sol
dann in Jacob ; aile zu mol sol ich woncn in Jacob. Jacob spricht alz vil
alz cincr, dcr aile dink under di fùzz getreten hat.
Der mensch in dem dizz geburt eins geschehen sol, der muz gelcich
sein Jacob. Die ewig weisheit spricht : Mein gcwalt der sol sein in Jheru-
salem, mein erb daz sol vallcn in Israhel. Israhcl betcut als vil alz einer, 20
dcr got schawen sol : Jherusalem beteut alz vil als ein stat dez fride. Dcr
mensch. dcr aller ding in ru und in frid ist gesetzt, der ist gelcich Jheru-
salem. In Jherusalem lag ein berg der hiez Syon. uf dem stûpt der tempcl
gotes. Die scie di gelcich ist Syon, die sol uber sich selber erhaben sein
und sol sein ein wonung gots in ircm aller hohstcn. Daz wir hir zu =5
kumen etc.
i5
Nr. 63.
Fol. 74 i'. In dem ahten tag wart unserm herren der nam gegeben
Jhesus. 'Sievcrs 38 1. (Zvvar ausfûhrlicher, aber doch auch nur skizzen-
haft.)
Nr. 64.
'Fol. 75 ■■'. Unscr frawc starte auf in den spiegel dcr gotheit.
in disem starcn so hat die sele siben anstarung. Zum ersten so kumt
si in ein wunder, in dem wundcr kumet si in ein vergczzcnheit aller
crcaturen und ubertrittet aile forme. Nù ist si kumen uber di aller (di)
obcrst forme der instarenden kraft. Eya. ver sele, nu beleibt stct und scht
und cnkert [niht: wider zu dem, daz ir ubcrgangen hajbeti !
I luplich ordenung. — 2 vazz enlhelt sich. — 3 sele enheldik.
3o
as
- 62 -
Zu dcm undcrn mal kûmt si in cin lieht anstaren. In der liehten
anslarunj^ get si auzzer ir sclber und spricht alz Abraham zu simc kneht
iind zu seinem esele, da er sprach : Beleibet hir nider, ich sol wider
kumen. Her auf \ sprichf sanctus Bernhardus von der sele, daz si sprech :
5 ich sol wider kùmen arm als schier. Maria Magdalena saz zu unsers
herren fùzzen und hort sein wort. Dizz schuldiget Martha und sprach :
Herre, war um lezt mich mein swester allein arbeitcn ? Nu sprach, alz
mich dunket, daz Maria sprach : lierre, sprich furbaz, la di unbekantcn
klafTen ! Dizz behort zu der liehten anstarungen.
I" Zum dritten mal kùmt si in ein sicher und in ein frei anstaren, da
inné vergizzet si aile bildelicher dinge. Hie von spricht sanctus Bern-
hardus : Vorht und angst und bekummernùzze (get wlr ir) und aile
meinung, gerung und wille und verstantnùzze sament sich in ein ein-
faltikeit.
i5 Zum vierden mal so sih[t] si sunder widersehen : dan ist si kùmen
uber letznisze der nidersten kreft. Hie von spricht sanctus Bernhardus:
Wann die sele sich sament in sich selben und auf get und staret, so wcr
ir vil leihter ein tôt zu leiden, dann daz sie hie her wider kume.
Zum funften mal so siht si sunder aile bekummernùzze.
20 Zum sehsten mal so wirt si bestetigt und sich t| stete beleibend
sunder aile hindernùzze.
Zum sibenden mal so siht si sunder zeit und sunder mazze.
Ist dann daz sache, daz si kùmt uber (yS •') zeit und uber mazze so
kùmt si dor zu wol, daz si noch got noch creatur bekennet. Wan daz ist
2^ creatur, do inné si kennet; dez so enmak si got niht bekennen, und si
enweiz auch niht creatur, wan si ist kumen uber zeit und uber mazz der
crcaturen. Dan wirt si gezuket in einen gruntlosen grunt : da wirt si
verstanden, da wirt si begriffen, da hat si ein sin sunder sin etc.
Unser herre sprach zu Marthen : Martha , du bist allzu sere
3o forhtsam, dir ist eins dinges not, daz ist, daz du alleu dink lazzest und
an ein dink blozlich vallest. Wie blozlich ? niht also, daz du^ bloziich
got sehen mugfest";, als er ist in seiner natur, mer daz du mit dcinem ver-
stantnùzze gest in got und sehst, daz er ist ein got, den niemant mit
keinen sinnen versten mag, mer daz er sich selber verstet. Do bei soit
35 du meren. und in dir merung engent dir aile bildung. Da weiz man von
got, daz man niht en weiz (und daz wizzen in dir unwizzenkeit bistu
creaturen). Nu setzet ich ez in di sinne, da unser frau ab gcsprochen hat.
2 aile abraham dem. — 4 dez si sprech. — 1 1 vergeuzzet si.
- 63 -
Wer nu frci hertz habcn wil, der muz ncun stuk an im han. Daz crst
ist minne, do inné einiget sich die selc zu got. Daz ander ist gotlicli
gcrulcn. Daz dritte ist, daz dein wille und gotlich wille ein wille sei, so
wirt dir aile angst benumen. Sterben dir freund, und varen si von dir,
odcr \vo si hin kumen, daz soit du ailes ledig stcn und unbewegt ; kurtzlicli ■■>
gcsagt : angst der belle di wirt dir benumen. Daz vicrd ist ein rein und
ein lauter conscicncia, daz du niht anders ensuchest, dann daz deiner
conscicncie zu gchort, also daz du aile zcit pruvest : waz dich zu eincm
mal Iczet, dez soit du dich allezeit hùten sein. Daz funft ist, daz du frei
seist von allen hauptsunden. Daz sehst ist, daz du dein sinne soit behuten i"
vor aller beworrenheit. Daz sibend ist, daz waz du in dir enphindest ufstcn
und gempfend, daz soit du frummeklichen lazzen on allcrhand wider-
sprach. Daz aht ist, daz du aile dein werk soit ordinieren in bescheidenheit.
Daz neund ist daz du bekennen soit die warheit und die stetenlich zu-
haftes mit allen deinen wesen. Wann also vil als du worheit hast, als i5
vil hast du wcisheit ; und als vil als du weisheit hast, als vil hast du
warheit. Dizz sol man versten von einer ieglichcn minncnden sele etc.
25
Nr. 65.
Fol. 75 ''. Sanctus Paulus der wart gezuket in de dritten himel.
Di drei himel, daz sprechen die meister, daz sint di dreu verstenden 2
der cngel; und er waz drei tag, daz man sein niht cnsach, und di weil man
sein niht sach, do sach er got, und do man in sach, do ensah er gotes niht.
Sanctus (76) Paulus spricht, wer ez gotes ère, er wolt gotes enbern den
worten (sic!), daz got dest mer von im gelobt wùrd. Sanctus Paulus der
sah got, als in die obersten engel sehen. di sehen got an seinem kleidhaus.
Daz spricht sanctus Paulus : Wer got sehen wil an seinem kleidechuz,
der sol siben stuk an im han. Daz erst ist, daz der mensch ein suzzc
hertz und ein senftez hab gegcn allen leuten. Daz ander ist, waz dem
menschcn widerfarn mak, daz er do inné mit allen gedultig belib,
besunder er sol auch belibcn in dem wesen, alz er do vor waz. Daz 3o
dritt ist, ailes daz gelùk, daz dem menschen widervert, daz er do von
n iht bcwcgct wird, daz im schedlichen sei. Daz vierd ist. allez daz
ungclùk daz dem menschen widerfarn en mak, von welhen sachcn daz
ist, daz er doch in seinem wesen beleib unbewegt. Daz fùnft ist, daz
der mensch gen sol in sein sele und zu seiner scie und uber seine scie 35
und sol sehen ob iht vinsterniizzcs in seiner scie sei. daz er daz
27 die der mensch.
- 64 -
frummiklich auztreib, oder er en mak f,'ot niht gcsehcn. Daz sehst ist
daz der mensch ge uber aile f^eschaffen dink. Wan got ist uiif^emezzen,
und do von so muz der mensch got bckcnnen uber aile gemezzen dink.
Daz sibend ist. ailes daz der mensch waz, daz er dez niht mer] ensei.
5 Ez spricht ein meister : Aile die in dem kalten sint, die enfreuset niht,
sunder die dez kalten enphinden, die freusat. Tritet mich einer uf den
fuz, so spricht mein munt : Wer tritt mich ? Tritet man ein ander, so
cnspricht mein munt niht. Daz ist dor um, wann mein geist niht sein
geist en ist. Also sol der mensch also gar ein geist mit got worden sein :
lu waz smocheit got erboten wùrd, daz im daz leider wer, dann daz man in
selber totet.
Do unser herre sanctum Paulum sluk an seiner bekerung, so sprach
unser herre zu im : Saule, Saule, wez durchiagst du mich ? Also hat sich
got vergeistet in die gute sele, waz man dem menschcn tùt, daz bctrubet
i5 got. Daz ist durch die grozzen einunge, di got mit der sele hat. Also soit
den menschcn auch nihts niht betrûben. waz man in gctun moht, durch
di groz vercinung, di die sele mit got haben soit, sunder daz allein, waz er
seh, daz wider got wer, daz soit in allein betrûben ; und daz kumt auch
von rehter einunge dez geistes. Kunk David spricht : Selik sein di, herre,
20 di do wonen in deinem haus ; wann si sollen leben und loben dich
cwiclich. Gotes haus en ist anders niht wan ewikeit. Vor der porten dez
haus dar sullen I^vvir] gan noch brot. Ein kriechisch hcidnischen meister
spricht : Wann di naturlich tugend niht gerichtet en ist uf ewig dink, so
verleuset si iren namen, daz si tugent niht geheizzen en mak. Sanctus
25 Augustinus spricht : Wann wir trahtcn uf ewik dink, so ensei wir niht in
der werlt. Daz wir got niht envinden, daz ist dez schult : wir (in) suchen
in in zcit und in mazze. Nu spricht kunk (76 ^) David : Wer sint di, herre,
di do wonen in deinem haus? Daz sint die, di do unschuldik sint. und
sint di, die do rcinen hcrtzen sint, und sint di, die nieman bctriegen,
3f) (mak) und die von nieman betrogcn wcrden. und sint di, di^ der scie
unbekummert sint etc.
Nr. 66.
Fol. 76 b. IJns^r herre spricht in dem cwangelio Johannis : Beleibet
in mir ! Wan swann min bleibct, so en b;w^get man sich niht. Bewegung
^5 di ist an den kreften und an den gidenken ; und alz man unbewegct
beleibt an den kreften und an den gedenken, daz heizzet ein stat un ein
kliben und ein gleichnùzz dises. Die weil ein tuch weizzer mak werden,
so wird es beweget, alzo ez ab2r niht wjizzcr werden mak. so beleibt
- 65 —
cz. also cz ist. Also ist es um den willcn : wann dcr wille an got han<;ct.
waz demi vcllet in die gedank, wic hos ez ist. ez enscheidct nihts niht.
Wann dcr wiile ist also frei. daz in nicman L;cbinden mak ; und wez du
niht enwiit. daz en ist auch niht. Und wer die beschawerinne also frei,
also frei als der wille ist, so wer si on undcrloz in die bloz gotheit. Dez ^
enist nilit, wann si hat zuwiirken ; dez enhat der wille niht, mer er
s^cbciitct und \crbeutct. Wann di verstantnûzz verstet wor, und daz
dLirchget, da ab er enpheht gelust, und in der fjelust so wirt ezireigen,
wan ez dcr wille wil etc.
In siben dingen niak man mcrken, ob dcr inensch seincn gcistlichcn '"
f'rcimt in got minne. Daz erst ist, daz cr niht dik boi^er iini zu sehen. Daz
ander, so er in siht, daz sein bcgerd und sin rcd also sci. als er niht enalit,
weder er in sehe odcr niht. Daz dritt ist, daz er niht enberc mit im zu
reden dan von got. Daz vierd ist, so er an seincn frcunt gedenket in seim
gcbet. daz er dest me gereizzet wcrd zu bctcn und zu andaht. Daz funft i5
ist, daz er wol getragen mùg mit cim fridsamen hertzen, ob er ein andcrn
mcnschen also liep hab als in, oder lieber. Daz sehst ist, daz er di freunt-
schaft nimmergere ze merene mit diekciner lei(d) kleinet. Daz sibent ist,
ob cr seincn freuntalso wol gcrïigen mak also einen andern oder baz, als
vil er im lieber ist, und also vil er in minnct. 20
Sunderlich licb on hûte die ist ein valsch minncrin und ist ein
ubergreifrerin dez rehten gemaheln und ist ein zustorerinne dez frids
und ist ein begererinne der untugcnt und ist ein fugcrin dcr sùnde
und ist ein lag dez teufels und ist ein stimme in der bihten und ist ein
liegerin in der frag und ist ein luderinne der heimlich und ist ein ruffe- 25
genen under geistlichen leuten und ist ein kebeskint an ir selber und ist
ein blind in dem waren lieht und ist tôt in gotlicher wcisheit und (77 "i
ist ein sprecherinne der augen [taugcn ?] und ist ein morderinne dez
willcn und ist ein offenung grozzer blinthcit und ist ein rcizzcrinns dez
ewigen tods und ist ein verkererin dez ewigen lebcns. 3o
Sanctus Bernhardus spricht : (jotes trost ist sûzzc und wirt den niht,
di andcrn trost suchen.
Ilarius spricht : Wer den hsilig^n geist wil han, d;;r muz entlosct sein
von im selber und unvermengt sein und mil ncid niht gemein haben.
(und ist ein lekerninnc in der bekerung.) 35
- 66 -
Nr. 67.
Fol. 77. Die gothcit ist bloz beslozzen usvv. Pfeiffer 52 1. Dann
wicdcrholt sich Fol. 5 •% siche oben Nr. 3.
Nr. 68.
5 Fol. 80^. Dreu dink sein zu mcrkcn, dar an ligt volkumenheit. Daz
cin ist lauter kennen one irretûm. Daz ander ist gantz minncn unschei-
denlich. Daz dritte ist entsebelich gebrauchen sunder verdruz.
Sanctus Augustinus spricht von bekentnûzz also : Herre, gib mir, daz
ich dich und mich bekennc, so ist ez genùk, wan her an liget aile di
10 sclikeit der vernuftigen geist. Dizz ist ein gemein wort zu sprechcn. daz
man sich selb bekenne ; aber wie man sich selber crkenne, daz liget an
drcin dingen. Daz ein ist, daz man sol erkennen, daz man ist cin geschopf
gotes, daz wir mit in uzz reht demùtikeit under di gevveltig hant unsers
schepphers Lsicil. Daz ander ist, daz wir sullen erkennen, daz wir sein ein
i5 (80 ^) werkgezeug der heiligen drifaltikeit, daz wurket in uns stete bereit-
schaft uns im zu halten, als ein ieglich gezcug bereit ist dem werkmeister.
Dizz wurket auch in uns geleichet seines, wann wo di heilig drifaltikeit
wurket, do wurket si und verwurket si, verwirket ungeleichheit und wirket
geleicheit ires. Zum dritten mol sullen wir uns kennen, daz wir sein gebild
20 gotes an dem. daz er uns noch im gebildct hat. Diz wurket in uns reht
cinung. Beleibel in im, wann alz daz grozsmacheit und laster irer, der do
wurkt daz zeichen seines herren, daz du zu ieman anders kere [sic il. Diz
manit auch uns noch dem, daz wir gotes bild naturlich tragen in unscr
selc, daz wir stetiklich in dem beleiben, dez bild wir do tragen.
25 Der sich reht und edeieich wil erkennen, der sol sich also erkennen.
Daz ander ist daz man got bekenne, als sanctus Augustinus predigt.
Her zu horen auch dreu dink. Daz ein ist, waz wir erkennen, daz sullen
wir erkennen, daz daz got niht en ist, als sanctus Dionisius spricht. Daz
ander, daz man got erkenne, daz ist, wir sullen in erkennen in eim cn-
'i<> phinden, daz wir von uns und von allen dingen sein gescheiden und seins
allcin cnphinden. Daz dritt gott zu bekennen daz ist so gar groz, daz ez
nieman volkùmenlich han en mak in disem leib : daz ist, daz man in
crkenne in sein sclbes cigcnschaft. Die weil daz der mensch gelazzen ist
in sciner eigenschaft, so mag er got in seiner eigenschaft niiit bekennen ;
35 wirt aber ieman auzzer seiner eigenschaft gerûkct zu ciner stûnd, als
I 2 daz man oft.
- r,7 -
sancto Paulo gcschach. dcr crkent got in scincr cigcnschaft, als in Paulus
bckant. Dizz heizt war crkcnncn sûndcr irrctum.
Daz ander ist ganz minne, iinschcidcnlich, die sichcrlich unschiildik
niachct allez daz man ie schuldik wart. Dis minne ist auch zu vcrsten
an drcin punten. Daz ein ist, waz der mensch licbes hat in dirre ^
werlt, also schicr als er dez enphindct, daz im daz cin hindernùzz
ist an iens lieb, so sol er diz lieb durch icns lieb lazzen.
Daz ander punt der waren minne ist alzo, daz wir so mehtig und
kreftig ietzund sein in uns, waz pcin oder smachcit oder dekeiner hand
leiden, daz uns zu kumt, daz wir daz wol mugen Iciden durch die i"
minne. Wann wer do minne hat, dem ist allez daz zu klein, daz er
leidct oder treit oder lezzet durch die lieb.
Daz drittc punt der waren minne ist, daz wir entsebend(s), daz minne
unser hertzcn also versuszet hab, daz wir niht enkennen, ob man
uns hazzet oder minnet. Ditz ist also zu verstan : niht also daz wir niht '^
crkcnnen, waz man gegen uns ubct, mer daz underscheid suln wir ver
(8i ■^) lorn han an dem widersin, alzo daz wir dem niht minder suln sein,
der uns hazzet, oder dem. der uns minnet. Also sere suU wir wonen in
dem wescn der minne, daz nimment uns es so geleich gemacht hab, daz
wir in iezunt ein minne mit minne werden. Waz man gegen minnen tut. 2°
minne beleibt doch minne. Minne ist aller ding unschuldik, wann ir
schult ist allein minne. Und wann wir dann minnen minnen sein, so sein
wir unschuldik aller schult, wan unser schult daz sol sein allein minne.
Eya, wi selik und volkumen der mensch wer, der alsus wer !
Daz dritt ist ensebelich gebrauchen sunder verdrutz. Daz liget auch =5
an drein punten. Daz ein ist ein geweldig gelustung dez geistes, dcr do
aile lust uberwindet, di anevellic sint in mittels weis. Daz ander punt ist
ein nidung, die den geist ruket auzzer dem sin in daz, daz er do neidet.
Daz dritt punt, daz zu der waren gebrauchung gehort, daz ist daz der
geist verlorn hab daz sein an dem selben, daz er gebraucht, und gebrauch i"
noch (gienschaft)giensheit und niht noch sinsheit, alz verre ez mùglich ist.
P2ya, wol in, die dizz sint! diz ist unurdrùzlich gebrauchen. lierre
Jbcsu Christe, hilf ez deinen armen creaturen !
Nr. 69.
Fol. ^i'"». Sanctus Dionisius spricht von dreicriei licht, daz die 35
selc haben sol, die do kumen sol in cin lauter bckantnuzz gotes. Daz
crst ist naturlich, daz ander ist geistlich, daz dritt ist gotlich.
7 an giern lieb. — i5 Die ist also. — 32 ist on urdruziich.
- 68 -
Nu mcrkct, waz daz naturlich liclit sei und wic vcrro si do mit
mug kumen in cin bckantnuzz gots ! Von natur hat die seie, daz si
verstet aile die dink, di do sint, daz si von in selber nilit ensint. So muz
aber eins sein, daz von im selber ist und von nieman dan von seim
5 eigen wcsen : waz daz ist, daz hat gcschaft aile dink.
Auch verstet die selc von naturen : allez daz gutes gespreit ist in
aile dink, daz ist beslozzen zumol in der einigen sache aller ding.
Auch hat die sele von natur, daz si minnet cin ieglich dink, noch
dem daz es gut ist. Wann si dann mit naturlichen bekentnùzz ist
'" kumen uf di sach aller ding. und allez daz gutes ist gespreit in aile
dink, daz ist zumol beslozzen in der sache aller ding : von dem natur-
lich bekantnuzze entspringct ir ein naturlich minne zu dem. daz di
sache ist aller ding.
Aile creaturen sint gcbrechlich und wandslhaftig, niht an irem
■5 wesen (daz daz unge), msr an dsm aufang ir volkumenhsit. Hie von
spricht sanctus Augustinus : Die selc en mak niht lang baleib^n ut"
einem gcdank, si vellet auzzer eim in den andern. Si mag auch niht
vil gcdenk zumal habsn ; auzzer dem si vellet. dez stirbet si und lebet
(8i '') an dem andern. Wann dann got dekein gemeinschaft enhat mit
2" den creaturen, hir an ist bcweiset, daz dekein gjbrechlikeit en ist in
dem, der diekein gemeinschaft enhat mit den creaturen : daz ist allein
igot], und also vil als di selc seins geleichnuzz hat, als vil ist si ungc-
brechlich. Alsus bekennet und minnet die s^le von naturen got uber
aile dink.
25 Daz ander lieht ist geistlich ; daz enspringt in d^m gclauben.
Wann ailes daz der gelaub in im beslozzen hat, daz enmak die sele
mit ir natur niht bereichen. D^r gelaub ist. daz drei person in eim
wesen sein und ein wasen in drei personen. Hie zu ist zu klein allez
daz naturlich lieht und verstantnuzze, wann allez naturlich lieht enmak
3o dekein geleichnuzz hie zu geleisten. Wann allez daz, daz drei person
wurken oder vermugen, daz ist auzzer einer einikeit; allein drei person
sint, si enwerken doch niht also drei, mer si werken als ein got. Daz
ist ein geistlich lieht, mit dem die sele in dem gelaubcn als werlich
begriffet, daz cz also ist, alz daz ez irre ir naturlich verstantnuzz ie iht
3 5 gegab.
Daz dritte daz ist cin lieht der glorien, daz ist ein gotlich lieht. D.iz
enphet die sele in die oberst kraft der sclen. In disem lieht crkcnnct man
got sùnder mittel. Als verre als sfch daz lieht senket in die ob;rstcn kraft.
I 2 daz si sache.
- 69 -
aiso verre wirt i^ot on niittel erkant. In disem lielit crkennet die sele aller
dinj; edelkeit in got, wann allez daz ie auz gelloz cdcr immcr auzileuzzct
oder immer auz gefliezen sol, daz hat ewig wesen und leben in got, niht
also als ez gcbrechlich ist an dcn creaturen, mer als sein eigcn wesen ist,
wann ez ist sein natur. Got cnhat sein eigen wesen niht von niht, er hat 5
ez von seiner eigcn natur, di werlich iht ist an ir selbcr und niht an ver-
nemunge einigcr creaturen.
Die natur ist grundloz, do von cnwirt si niht gegrundct dann von
eiiii gruntloscn verstantnùzz. Aller creaturen verstcntnùzz daz ist ge-
mezzen, dar um hat cz grunt : do von enkan ez di grundlosen verstant- lo
nùzze niht begreilî'cn, noch Cristum noch der menscheit. Do got sein
eigen natur anschaut, die gruntloz ist, die enmak von niht begriffen
werden dann von eim gruntlosen verstantnùzz. Daz verstantnùzz ist niht
cin andcrs dan daz sein natur selber ist : alsus begreiffet sich got allein an
seiner eigen naturen. Dise begreifl'ung ist cin verstantnùzzc, an dem got i5
im selber ofl'enbar ist und vermeinet sich ein lieht, do nicman zu kumen
en niak. Als sanctus Paulus spricht : Got wonet in einem unzukumen-
lichen lieht. Sanctus Paulus spricht: Allez daz unerbere waz, daz getet
ich nie niht, und ailes daz erbcre waz, daz (versmahet) versaumet ich nie
niht: und aile tugent han ich uf daz hohste, und ich en gcsprach noch 20
enlert (82 ") nie niht, daz ich selbcr nicht cnwer. Uber daz ailes so bin ich
bezzer dann ich ieinan sagen welle odcr mug, wann ich en wil noch en
mak (muz; mich niht mer zeigen noch oti'enbaren mit reden, wann cz di
leut [niht] getragen mugen und geleiden. Mir en mak noch endarf auch nic-
man bild \ortragcn, wann ich cnmak von niemans bild noch 1ère gcbczzert =5
werden, wann ich bin selber got als nahen, daz ich selb in got scheppfen
und nemen mak auzzer im allez, daz ich wil und dez ich bedarf. Fch han
geweset bei Peter und bei Johanne den hosten und schied also von in, daz
ich ir ie ein punt gcbczzert wart. Her um gedank ich dir, herre Jhesu
Criste,' daz ich mein hertz aile zeit in eincr slehte gchalten han an aller 3o
mciner wandclunge, daz ich noch nie dekciner ding geergcrt cnwart,
sider daz ich mich ic bcgund verstcn.
Nr. 69.
Fol. 82. Hz waz abcnt des tags, do kom unscr herrc zu scinen
jùngcrn und stùnt mittel und sprach : Frid sei mit eu ! Nu spricht er, ez 35
waz abent des tages. Wan die hitz dez mittages durchbricht die kift und
macht si hilzig, so vallct dann die hitz dez abents dar zu und wirt noch
heizzer : dann ist ez an dem abent aller heizzest von dcm zuval der hitz.
- 70 —
AIso hat auch daz ior seinen abent, daz ist augest, so ist ez aller heizt im
iare. Aiso ist cz in cincr gotminncnden scie abent, daz ist bittcr rew, der
wol diirclibrochen ist, inhitz^g ist in yotlicher minne. l)or um spricht cr :
Ez waz abent dez tags. In déni tag beleiben morgen und mittag und abent
5 mit ein ander ein, und envellet niht ab: aber disen tag der zeit so velJet
morgen und mittag ab, und veiiet der abent: also en ist ez niht in dem
tag der selen, do bcleibet ez ein. Daz naturlich lieht der selen daz ist der
morgen, wann die zèle sich brichet in daz hohste und in daz leutcrst in
dem lieht und also tritet in dez engels lieht. In dem lieht ist ez mitten
lo morgen, und also tritet di sele uf mit dez engels lieht in gotlich lieht, daz
ist der mittag; und die sele beleibet in dem lieht gotes und in einer
(selen der) lauter rew, daz ist der abent, da ist ez aller hcizzest in der
gotlichen minnen.
Nu spricht er : Ez waz abent dez tags. Do ist der tag in der selen.
i5 Jacob der patriarch kom in ein stat und wolt rucn in dem abent, do di
sunnc waz nider gevallen. lier spricht: in cincr stat, cr ncnnct ir niht.
Di stat ist got. Got der enhat niht eigens namcn und ist ein stat und ist
setzung aller ding und ist naturlich stat aller creaturcn. Der iiimel der
enhat dekein stat in seim hohsten und in seim lautersten, mer in scinem
20 nidervallc scincr wûrkùnge ist er stat und setzunge aller leiplichen dingen,
die under im sint. Und daz feur ist stat, da ez luftet, und der luft ist stat
dez wazzers und dez ertreichs. Daz ist stat, daz mich emfangen hat, do ich
innc (82 ^) stan. Also hat di luft umvangen daz crtreich und daz wazzer.
Je daz dink kleinlicher ist, ie ez kreftigcr ist. Do von mag ez gewurken in
25 die dink, die grober sint und die under in sint. Daz ertreich en mak niht
engelisch stat gesein, wann ez zu grop und auch daz niderst ist von den
elcmentcn. Daz wazzer ist ein teil stat, wann ez subtiler ist, do von ist ez
kreftigcr. Je daz clément krcftiger ist und kleinlicher ist, ie ez baz setzung
und stat ist des andern. Also ist der hiniel stat aller leiplichen ding, und
3o er enhat dekein stat. di leiplich sei ; mer der niderst cngel der ist sein stat
und sein ordenûng und sein setzung; und also uf und uf : ieglich engel,
der selber ist, der ist dez andern stat und setzung und waz, und der oberst
cngel der ist stat und setzung und waz aller der andern engcl, die under
im sint, und er enhat selber niht stat noch materie.
35 Got hat aber sein maure und ist sein stat, und er ist lauter geist. Got
der en ist niht geist noch sant Grégorien wort, der do spricht daz aile
unser wort, di wir von got sprechen, sein ein stameln von got. Dor um
spricht er: er kom in ein stat. Die stat ist got, der allen dingen gibt
setzung und ordenûng.
40 Ich hon me gesprochen : Gotes minnestcs, daz sint aile creaturcn vol
II
— JX —
iind leben iind wahsend und i^rùnen dor inné, iind sein meistes en ist nier-
i^en. Di wcil di sele ierj^tn ist, soenist si niiit in j,'otes meiste, daz nierf,'en ist.
Nu spricht er, er wolt ruen in der stat. Aile reicheit und aile armûl
und selikcit liget an dem willen. Der wille ist so frei und so edel, daz er
von keintn leiplichcn ding nimet, sundcr von seinereigener freiheit wurket 5
er sein werk. Vcrnuftikeit nimt wol von leipliclien dingcn : in dem stùk
ist wille cdler; aber er ist an ein teil der vernuftikcit (in ein) in der
sclionc und in ein undervalle, do daz verstantnùzz bild nimt von leiplichen
dinj^en, aber in dem obersten wurket die vernuftikcit an zunemunt;c und
leiplichen dingen. Ez spricht ein groz meister : Allez daz eingetragcn wirt i»
zu den sinnen, daz enkûmt niht zu der, noch in die obersten kraft der
selen. Sanctus Augustinus spricht und spricht auch Plato, ein heidnischer
meister, daz die sele in ir hat naturlich aile kunst; dorum bcdarf si niht
von auzzen di kunst in sich zichcn, sundcr von der oflcnung auzzer kûnst
so wirt di kûnst offenbar, di in der scie ist naturlich verborgen. Alzein arzt '5
der reinigt mir wol mein augcn und tût ab daz hindernùzzc, daz daz gesiht
hindert, mer er engiht mir niht daz gesiht des augens. Die kraft der selen,
di naturlich wurket in den augcn, die gebirt ailein die gesiht den augen,
wann daz hindernùzzc ab ist. Also engibt niht der selen lieht ailes, daz
cingctragen wirt zu den sinnen von bilden (83) und von formen, mer ez =0
bercitet und lautert ailein die scie, daz si bloz nemen mak in ircm obersten
dez engels lieht und mit im in' gotlichem lieht.
Nu spricht er : Jacob der wolt rûen in der stat. Die stat ist got und
gotlich wcsen, daz allen dingen gibt stat und leben und wesen und
ordenung. In der stat sol di sele rûen in dem obersten und in dem inné- 25
gisten der stat. Und in dem selben grûnt, do er sein cigen rû inné hat, do
soll wir auch unser rû inné nemen und mit im besitzen.
Die stat ist ungenant, und nieman kan ein eigen [wort] von ir gcspre-
chen. Allez daz wort, daz wir von irgesprechenmùgen,dazistmeein laiigen,
waz gdt niht en ist, dann ez si ein verichen, waz er sei. Daz sah ein groz 3o
meister und bedauht in dez, waz er gesprechen moht mit worten von got,
daz er niht eigenlichen mohte gesprechen, do lege inné unber und waz
falsches. Do um sweig er und wolt nimmer kein wort gesprechen, und wirt
doch sere von andern meistern verspottet. Dor um ist ez vil mer sweigen
von got dann sprechen. 35
Nu spricht er auch : Ez waz abent dez tags, do stûnt unser herre
mitten under seinen iungern und sprach : Frid sei mit euch ! Daz wir
kûmen zu dem ewigen frid und in dcu ungenanten stat, daz gotlich wesen
ist, dez helf etc. 1
1 Vgl. zu der ganzen Predigt Pfcift'er S. 129 f.
— 72 -
Nr. 70.
Unscr herrc spriclit : Simon Pctrc. sclik bistu usw. Pfciffer lofi.
Nr. 71.
Fol. 84''. Wcr ist dise, di do iilsteiL;! als cin morf,'enrot ? usw.
5 Sievers 392.
Nr. 72.
Foi. 86 b. Vcre dominusest in loco islo. Sievers 433.
Nr. 73.
Fol. 87 ^. Ein mcister spricht : Fin gût fraw liât ufs,'etan iren munt
10 der weisheit und hat gesmakt und gesehen, wie {^ût der cauf ist (daz ge-
werp) der ewigen frauden. Dor um en wart ir lieht nie verlischct, daz ist
in der naht dez widermûts 1.
Ich han gesprochen von zweierley weisheit, ein die got ist, die ander
di got niht en ist und ist doch von got also der schein von der sunnen.
i5 Die ist ein gab gotes und ein .. . gotlicher naturen. Mit dirre weisheit
ircriget man im, daz man selik wirt in disem leib.
Ein meister spricht, daz di sele sein ein ort odcr ein cke, dor an sich
stozen beid zeit und ewikeit, und si en ist doch niht wcder von zcit noch
von ewikeit gemacht, sunder si ist ein natur, geniacht \on niht zwischen
=0 in beiden. Wer si von der zeit gemacht, so wer si verganklich. wcr si
abcr von der ewikeit gemacht, so wer si unwandelhaftig. Her um ist si
weder von zeit noch von ewikeit gemacht, wann si ist wandelhaftig und
unvergenklich.
Sanctus Augustinus spricht, daz di sele gemacht sei von dem aller
25 edclsten und heimlichsten niht, daz ez vil lustlicher ist ail unser lehtage
dornoch zu forschen, dann daz wir ez immer bevinden mugcn. Dor um
ist di sele als edel, daz an si stozzet beid zeit und ewikeit. Neiget si sich
uf die zeitlichen dink, so wirt si vertustert, und heltet si sich an die ewigen
10 wie got der taul" ist daz gewerp. Vgl. Proverb XXXI 26 und iH.
' Vgl. Sievers SgS. Kin Auszug aus. dieser l'redigt stoht Kol. 8 b f . mit der l'nter-
schrift : Disen siii spracli meister Ekkart in einer prcdige. Einiges liabe ich darnacli
hier stillschweigcnd korrigiert.
i5 Die Liickc bclîndct sich schon in der Ilandschrift.
- 73
i5
dink. so wirt si stark (88 ") und stet; mit der stcrk iind mit der stetikcit
so iiberwindct si aile wandelhaftik dinj;;.
(jot uiiser lierre der hat der selc zu helt'gegeben zweierley kreft, daz
si mit den nidersten creften dien got in der zeit und daz si mit dcn obersten
kreftcn dien got in der cwikeit.
Ein meister wart gefraget, wie man kûmen soit zu der weisheit und
andern stùken ; so beschreibt cr sehs, di der mensch sol han. Daz erst ist
ein otmùdik hertz, daz ander ist ein stet fleiz, daz dritt ist ein gcrink
hertz, daz vierd ist ein sweigend forschen. Wan dekein werk ist so
\olkumen, ez en hindcr di innikeit. Wan man mag mit vil grozzer
andacht mezzc horn dan mezze sprechen. Man moht so groz innikeit
han an der mezze, man tet daz do schedlich wer. Wan aile di kunst, di
der mensch kan, di prùfet man an den werken. Ist daz der mensch wol
singet, daz prûfet man oder horet man an dem gesang. So bekennct man
eincn rehten weisen menschen bel seinem sweigen.
Daz funft ist willig armut. Der ist nùtzlichen arm, der sich aller ding
arm kan machen, die got niht ensint.
Daz sehst ist ein fremd lant. Der in seinem haus ellend kond gesein.
daz wer reht armùt.
Mit disen sehs dingen erkrieget man die weisheit, do mit man selik 20
wirt in disem leib.
Di ander weisheit ist ein einflùz gotlicher klarheit und ist ein brun
gotlicher edelkeit und ist got selber. Di weisheit enmak nieman in disen
zeitlichen dingen begreiffen. Der mensch der wer hart toreht, der got
zeitlich wolt machen, und hct got fur hart snod, der mit den nidersten -5
kreften got wolt begreiffen. Got der beleibet unbegritlen von allen
creaturcn. Dor um sprach der weis man : Kin gut fraw hat ut getan iren
munt der weisheit. Daz en ist anders niht dan daz du uf solttun dein
begerung in den allerhohsten und soit wonen in der aller obersten craft
der sele,'di ist got also sippe, daz er sich der kraft niht versagen enmak,
und di kraft sol also vil suzzikeit und weisheit cnphahen von got und
also vil trostes und worheit, di si furbaz in ail di sele giezzen sol.
Die heiligen sprechen, daz ez ein weis ste umb daz zitlich lebcn und
ein ander weiz ste um daz ewig leben, wan wir mûzzen immcr dez
dinges hie beginnen zem ersten und, sol dan mit der ewigen weisheit in
dem ewigen- leben volbraht werden.
Ein meister sprach zu dem andern : Weistu iht, daz got sei ? Ncin,
sprach er, ich enweiz niht w-az got sei ; also vil weiz ich von im,
daz ich weiz, waz er niht en ist, wan nieman enmag got bekenncn dann
in gotes naluren, noch nieman enmak auch in einer andern naturen 40
3o
35
— 74 —
lebendik. werden, er ensei in sein selbcs natur zem erstcn tôt. Eya, war
um ist (diej dan, daz im di schrift so man^'cn namcn f^ibt ? si spriclit, daz
er allegcvvaltiiv sci, weis iind gùt etc. Daz sint drei saciie. Di erst sache ist,
daz got niht geflozzen ist in kein naturcn. Icli stcn iezunt aiiiiic ; ich bin
5 kein lew. War um (88 b) ist daz? do bin ich mensch. Die natur, do mich
f,'ot inné i,'eordent hat, do bin ich aiso beslozzen inné, daz ich niht furbaz
en mak kùmen an ein ander natur. Also sint aile crcatur, di got gcschalfen
hat. Got ist leben aller creaturen und ist selber niht natur.
Di ander sach ist, daz nian got kein geleichnùzz niht gegeben enmak.
lo Sanctus Augustinus gibt im mangen namen : er spricht daz er weis sei.
Nu spricht sanctus Dyonisius: Nein niht, er ist uber weis! Er spricht,
daz er ein lieht sei : nein niht, er ist uber heht ! Er spricht, daz er ein
wesen sei : nein niht, er ist uber wescn ! etc. Allez daz man gesprechen
mak, die en ist got niht. Nieman enmak gotes adel noch sein wirdikeit mit
i5 keinen dingen bcgreiffen. Daz ich sprich : ein mensch, do mit begreif ich
ein mcnschlich natur. Daz ich sprich : ein grêle, do mit begreif ich di
herschaft eins grefen. Daz ich sprich : ein engel, do mit begreif ich englisch
natur. Daz ich sprech : got, do mit enmak ich gotlich adel noch gotlich
herschaft niht bcgreiffen. Sanctus Augustinus spricht an einer stat zu
=o einem meister : Vil ist der sache, waz got ist. tlin gût mensch : waz sol
der gùt mensch ? ein gut stein : waz sol der gût stein ? ein gùt engel : waz
sol der gût engel ? Den engel ab, den stein ab, den mcnschen, ab diu ein
ab, waz ist dann daz bloz gùt, daz got ist ?
Die dritte sache (ist), worum im di schrift so mangen namen geb, daz ist
25 dar um, daz er keiner naturen geleich niht enist und daz man mit keiner
geleichnùzz niht kùmen en mak zu seinem bekantnùzze. Die hohsten
creatur, di got geschafTen hat an englischer natur, di ist got ungcleicher
dann der meist vlac der naturen sei, den du ie geseh mit mit deincn aùgen.
Ein hcilig sprach : flerre, cz zimt dir wol, daz man von dir sweig. Zwcn
3o heiligen solten beten. Do sprach der ein : allegeweltiger, gûtcr got, genad !
Do sprach der ander: Sweig! du lesterst got. Got der ist oben ùber uns und
als hoh, daz wir in mit keinen worten geloben mùgcn. En wer got als
otmùtik niht, und enheten ez di heilgen gesprochen niht, und enhet er ez
selber niht geanamet, ich entgetorst in mit worten nimmer geloben. So
35 man sein me lauchent, so man in me lobent, ye man (ye) mer ungeleichs
zulegt, ye man seinem bekantnùzz naher kumt. Alz ich ein gleichnùzz
sagen wil : Wolt ich einem menschen sagen, waz ein schitf wer, der nie
keins gesehen enhet, waz der mensch sehe, er seh daz wol, daz ez niht
ein schif wer. Seh er ein stein, er seh daz wol, daz ein stein ein schif niht
40 enwer. Je er dez mer sehe, daz iz niht geschaffen enwer alz ein schif, ye
- 75 -
er dez schifs bekantnùzze neher keme. Also ist cz um got: ye man im me
ungeleichs zulcget, ye man sein bekantnuzz neher kùmet (89 ^). Wan
ailes daz die heilig schrift gcleisten en mak, daz laukent ez allen lier sin
zemal [sic!]. Otmùtik wort sollewir sprechen,daz er aller gewaltik sei. y\lz
die sele in daz bekantnùzze kùmet, daz got (aile) ungclcich ist allen naturen, 5
so kumt si in ein wunder iind wirt widergetribcn und kûmt in cin swcigen.
Mit der stille senket sich got in die sele, und mit der genaden wirt si
bcgozzen, als unser herre gcsprochen hat in den propheten : Der baùm,
der bei dem fliezzenden wazzer gephlanzt ist, der bringet vil frùht. Di
sele sol sterben in dem leib, als unser herre gesprochen hat: Das ist 10
beweiset an dem weizzenkorn, daz da vellet zu der erden, so mak do kein
fruht werden, ez ensterb zu aller erst. Daz sterben der scie daz sol sein an
dem bekantnùzze gotes, daz si von ir selber fliehen sol und daz ir aile
dink absmekcn und stinkent sullcn werden, daz got niht en ist. Si sol
wurzeln an dem gclauben und wahsen an der lieb. i5
Dizz hat wol geprûfet sant Elysabeth, wie teùr und wie edel daz ein
kaûf ist, daz man aile dink gibt um di ewig weisheit. Dor um verzehe si
f'reilichen uf ir furstenlehen und wart ein arm mensch. Die schrift spricht
von ir, daz ir lieht nie verlesch dez nahtes, daz ist, si wart in betrùbnùzze
gereht fundcn, dor um sol ir lieht scheinen in dem ewigen leben. 20
Wie volkûmen daz cin mensch ist, verleuset er iht vergenkliches
gûtes, sein hertz wil sich wandeln und betrùben. Daz ist ein gewis dink :
waz der mensch verleuset wider seinen willen, und leidet er daz geduldic-
lichen, er verdicnt grozzern Ion doran, dan ob er ez mit willen got geb.
Und wer diz tet, der geb seinen willen und sein gût an der gedult got =5
unserm herren.
Welch mensch wirt in ungemach ungedultik funden, di bosheit der
ungedult en ist im von der pinen, und geschiht dem menschen wie dem
kuppfrein phcnning : di weil daz er in dem fcur niht enist, so scheinet er
klar silbér, kùmt er aber in daz leur, so wirt geoflenbart, daz er kuppfrein 3o
ist : daz hat im daz feur niht getan, daz er kuppfrein ist. Dor umme hat
unser herre di heilgen hie versucht in peinen, daz si gereht sein fùnden
an allen tugenden und leuhten hie in der naht und sùllen leuhten in
dem ewigen leben ewiklich.
Dazander ist: swenn smakent [di] selegotlich weisheit ? do iaufentvier 35
dink uf. Daz erst ist geleichnùzze, daz man sich geleich mach got an aller
lauterkeit. Daz ander ist gotlich lieht, daz do durscheinet die sele, als die
sun ne durch daz glas. Daz dritte ist einung,di kùmt von geleichnùzz, und reht
24 grozzen Ion.
- 76 -
einuiii^ kiimt von geleichcn dingen als licht von liclit. Daz vicrd (()(» ^) ist
mazze, daz got die scie gemczzen hat. Aber got dcr en mak nihtgeminnerl
noch gemeret vverden, vvann cr iinmezzik und unwandclhaftik ist, sunder
die selc mùz erhaben und gewidet werden, wann si klein und unwandcl-
5 heftik ist. Dor um sol si erhaben werden uber sich selber; und waz si
gewidet wirt, so ist cz docli klein wider gots unmczzikeit.
Êin meister spricht : Der mensch sei cin klein dink, cr enwerd dan
uber sich selber erhaben. Dann aller crstenphehtdi scie volkùmen wollust
von got, als si im gemczzc wirt. Worum en smaket got allen selen nit
lo geleich ? daz ist do von, daz si do zu genugk niht ensjnt. Daz wirdazu
gcnugk werden. Daz uns got wcrlih in unser scie smakend wcrd, dez helt'
uns got etc.
Nr. 74.
Fol. <S(j ^. Sequcrc me etc.
i5 Unser herre sprach zu sant Peter : Volg mir noch !
Ich han cz dik gcsprochen und gcdenk ez auch noch : Wcr kcin
geschrift unbekant den menschen, die ordenung dercreaturcn von naturen
en moht got von reht volgen. Doch en ist :daz^ niht mein wort, mer sanctus
Augustinus spricht ez : Aile creaturen ruffen an den menschen, daz er got
20 minne und sprechen auch : wir ensein got niht, such in anderswo ! Ez
enist kein sunder so blint, wil er got bekennen in der creaturen, er en
mug kumen zu der heimlikeit gotes. Ez uberhebt sich gar ein menschen,
daz er geleich gckleidet ist mit sime herren und di vvafen furet an seincm
schilt : unmezzcn grozzen trost soit cin mensch han. daz er got volget an
2b smaheit und an peine und an arbcit und sein gebot halten, und sein gebot
sein sùzze und leiht ; wann allez daz er gebeutet, daz ist Iciht. Wann
gebeutet er zu stelen, so meret ein ieglicher sein gut, oder zu môrden, so
wer ein andcr starker dann er und dez geleich. Allez daz er verbeutet,
daz ist swer, und daz er gebeutet, daz ist leiht.
3o Dreu dink die machen die gebot unsers herren leiht : allez daz er
gebeutet, daz hat er selber gehalten. Gebeut ein herre ein dink und gieng
er selb do bei, di wer swer ; aber tret der herre vor an streit, so enist kein
ritter so blod, der zurukegetorstgetreten. Also ist ez an uns. Unsers herren
leiden machet uns kùne Und stark zu allem ieiden.
35 Daz ander, daz er selb mithilfet und bei uns ist in unsern noten, als
er selb sprach zu sant Antonio, do er in noten waz und unsern herren
anrief: Herre, wo werd, do ich so groz not Icid ? Do sprach unser herre:
28 daz ez gebeutet.
- 77 -
Ich waz bei dir iind sah cz und lust midi, daz icli gcsch. wie du dich
gchieltcst in dcm strcit.
Daz drittc, daz uns die gebot leiiit machet, daz ist die lieb. Wer die
licb hat, dem sein aile dink leiht zu tun. Dor unisprach sanctus Johannes
zu scinen jungcrn, als ob er ab redet : Rindcr. liabt (90 ■■>) lieb, liabt di lieb! s
Kr wolt sprechen : Habt ir die lieb, daz euch aile dink leiht und mùglich
sein zu tûn. Waz ich durch kein dink lùn wil oder lazzcn, tùn ich daz
durch die lieb, oder laz ich ez, also vil han ich gutes in dem ewigen ieben.
Dor um en ist kein mensch so krank, er vermùg daz wol zu tûn, di
got gebeutct. oder daz zu lazzen, daz er verbeutet. Daz ist wol beweisét in ■"
der kûng bûch, wie ein iunkfraw gcvangen und gefurt wart auzzer dcm
land. do man got in erkante, in ein lant. do man in niht erkante, daz waren
liciden, und si waz ein dienerin dor inné. Do waz ein furst auzsetzik, dcn
weiset si zu dem propheten Hcliseo, daz er in gesunt macht. Und cr kom
zu im. und der prophet hiez in, daz er sich sibenstûnt wûsch in dem "5
Jordan. Und daz dauht dem fûrsten zu klein ; do berihten in sein kneht
und sprachen : Het dich der prophet ein groz dink geheizzen, dû soltest
cz bilich tùn : nù er dich ein kleins dink hat geheizzen, daz maht du gern
tùn. l'nd er wusch sich und wart gesunt. Der .lordan bezeichcnt di
demùtikeit, do sich der mensch inné waschen sol sibenstûnt gegen sibenley ='i
sùnden. Ez ist gemelich, daz manik mensch mer fleizs hat zu scinen
schuhen dann zu seiner selen ; minder pein hat er dor um, daz er gotes
ein ior niht genûget, dann daz er ein tag barfùz gieng. Waz genaden mak
sich der mensch vermuden, so aile pein gemezzen wirt noch der mazze
der wollust der sunde ! Wie klein bûz ich im besetzen mak, er vindet =5
doch di mazz an der peincn, die er leiden mùz fur di sûnd, eintwedcr hie
oder im fegfeur.
Daz ander geleichnuzz von der juncfrawen sol man baz vernsmen, daz
bczeichent di obarst kraft der sele, daz da heizzet di zuhangent kraft, di
stctiklich got zuhanget. yVls ich me gespro;hen han, daz di sele beiniden i»
got an der underscheid geschaffen ist, und die engel die sint edler, und ez
ist ein natur ; wann daz lieht gotes in den engeln lauterer ist und klarer,
daz pz nimmer gefelsch;t wirt von sunden. Sanctus Dyonisius dicit, daz
got aile dink hat gemacht an ein ordenung als an einer keten : also beweget
di oberst kraft di nidersten und di niderst die obîrsten. Ez spricht auch 35
ein kriechisch mcister, daz aile dink sint gemacht an ciner zal. Die erst
zal ist ein ; vier ist auch ein zal. Tû man ein zu vieren, so ist ir fùnf ; do
sich fùnf enden, da beginnen sehs. Nimet man daz ein ab, so ist ir aber
fùnf, so ist ir aber ein zal. Also ist ez um di kreft der s;len : die oberst, di
do got zuhanget, die bewegot aile di nidersten ; waz an den nidersten ge- 4»
- 7« -
schiht, daz kûmt mit bckantnûzz an di obcrstcn. Dorum hcizt di oberst kraft
ein meister einen brùnnen, der nimmcr verlischct. Dûrch di bekantnùzz
(80 *>) der sclen, di si an diser kraft hat, wie tief der mensche vellct, si cnbe-
schelte aile zeit die sûnden. Dor um ist di kraft bcweisct an der junkfrawn,
^ di gevangen und gefùrt wart auzzer dcn landen der bekentnûzz in ein
lant der unbekentnûzz und si got doch bekant. Also geschiht ez an der
sele : wie verre dis kraft gefùrt wirt von got, si bekennet doch got und
smaket noch gotlicher edelkeit. Dor um emak si nimmcr verleschet werden
noch verblendet gentzlich. Wann also aile die kreft versturzent und di
'" sele getotet wirt in den sûnden, so lauffet die kraft zu verre auz und
kùndct den schaden dez menschen, bcid hie und dort ewiklich. Dis red ist
wol beweiset in hern Jobs bùch, do sein kindcr gesament wurden und
vier wind komen und slûgen daz haus dernidcr und totent aile, die in dcm
haus waren, sunder ein mensch beleib lebend, die hern Job di botschaft
'■'' kùndct und sprach : Aile dein sùn sein tôt und allez daz do Icbcndik waz,
sùnder ich allein leb, daz ich dir di botschaft kùnd.
Nr. 75.
Fol. 90 b. Ez sprichet ein evangeliste : Wcr ein lieht enpheht. der
sol ez niht bcstùrtzen.
2" Unser herre Jhesus Cristus sprach : Ich erbarm mich uber di schar.
Bei der schar ist bczeichnct di sele. Wan di sele mit ircn kreften auz get
in di creaturen und si sich zuspreidcn, so enmak si got niht enphahen.
Bei der schar ist bezeichent ordcnlikeit. Wann di schar sich zusamen
heltet in eim willen und in cim gelud reitcn an di feind, so gesiget si gern.
25 Also geschiht der sclen. Wann si den leip uberwunden hat, daz cr ir
gehorsani mùz sein an allen stùken und in allen ircn werken und an allcn
iren kreften und an allen iren wesen heltet zu got, so erkrieget si, daz got
kùmen mùz zu der sele und in die sele : da wirt got und di sele ein geist.
Do wirt di scie ein geist von genaden mit got.
^'> Von drein dingen mùz di sele sweigen und muz zu einem stummc
werden. Daz ein ist, wann di sele uf sich selbcr siht und siht. wi klcin si
an ir selberist, und do si wider uber sich sclber siht an got und siht di un-
mczzikeit und di ungrundlosheit und di unsprechlikeit und daz abgrùnd
der gotheit, und daz die scie daz bcschawet an der gotheit und daz die sele
ï5 dann wider uf sich selbcr siht und siht, daz si so gar klein ist widcr dem
hohen reichtum, den si gesehen hat an got, so dunkt si sich gar klein
und mùz sweigen. Wann sj enkan niht gesprcchen, als si gern tct noch
der warheit, und dorum mùz di scie swiigen. lier uf spricht sanctus
— 79 -
Dyonisius, wann er got nennct, so ist daz allweg sein sprechcn, (wann cr
got ncnnet) so hcizt cr got den ubergùtcn got odcr dcn ubcrwcisen got.
Daz ander svveigen dcr sele daz ist. wann di scie ufsicli sclher silit
Lind siclit di eint'eltikeit irs selbes an und dann widcr uber sich selber siiit
an got und siiu di manikfaltikeit aller ding nocii reden an got und docli 5
(gi •'•) cinfaltikcit an got, die niman gcspreclicn en mak, wann si silit sein
gùte und sein weisheit und sein gewalt und kurtziicii manik stùk daz an
got ist noch reden und doch einfaltig an got. Wann wo zwei dink geleich
wcgen, do sten si vast und sint gereht gewegct ; cins uber das andcr, so
moht es niiit umgefailcn : aiso ist dcr selen, wann si an got siht und siht, 'o
daz got aile dink in gclcicher mugeniicit und in geleiciicr eigenschaft
beslozzcn liât, so mûz di scie wunder han und mùz sweigen. Wann wcr
an got cins ininder dann daz andcr, so moht sich di sele in im verbergen ;
dcz en ist niht. Aile dink sint in got geleich noch reden und beslozzcn in
seiner eigenschaft; und dorum wann di sele anschawet an got, so mùz si '5
zu cinem stummen werden. Her uf spricht kûnk David im salter : In cim
ungewegen geist do sprach ich ,daz aile di werlt falsch wer und lùgc. Do
meint ich ailes, daz aile creaturen gesprechen mùgcn, daz ist allez zu klcin
widcr dcr edelkeit, die in got ist.
Daz dritte sweigen der sele, daz di sele sweigen tût, daz ist, wann di ^o
sele uf sich selber siht; und siht di sele, idaz si' so verre bei niden got
ist und dann siht uber sich selber und siht, daz got so hoch ob ir ist und
siht aile dink an got und doch in cim cinfcltigen wcsen etc.
25
Nr. 76.
Fol. 91 •'. Optavi, et datus est mihi sensus.
Die wort sint geschriben in dem bùch dcr weisheit und sprechcn zu
der teutsch also : Ich han gewùnschet und begeret, und mir ist gegeben
der sin ; ich han angcrùffen got und in mich ist kûmen der geist der
weisheit. Dor um han ich gemerket, daz aile kûnkrcich, gewalt und
herschaft und reichtùm ist also klcin als cin santkorn dcz mers odcr so
zuni,alc niht zu reden widcr dcn geist der weisheit.
An discn worten mùg wir merken, wic groz wir sullcn ahten dcn
geist dcr weisheit und wie wir kùmen sollen zum geist. Zwéi dink sull
wir merken an den worten, do er spricht: Ich rief got an, und : in mich
ist kumen der geist der weisheit. Daz crst ist suzzikeit und smak dez 35
gei.stes. Dor um spricht cr, daz kûnkrcich und gewalt und herschaft und
I 7 ungevegen geist.
— 8o —
rcichtum 7Aimol niht mugcn gcantwûrtcn dcm geist dcr wcislicit. Dcr do
hefunden hat, daz ich nù sprcche, dcr wciz vvol, waz ich spricli, iind
dcm menschcn sint klein aile vcrgenklich dink wider ewigen dingen.
Ein mcistcr und sant Gregorius sprechen : Wann cin mensch von kind
5 gczogen ist under dcr erdcn und gclaubet an cinen menschcn, der im
saget von dcr klarhcil dcr sûnnc und zicrdc dcz crtreichs, er cnmoln
cz niht gclaubcn. Alzo ist cz um dcn menschcn : di wcil cr geniengt
ist mit irdischen dingen, und daz liht dcr weisheit in im niht erschinen
ist, waz man im do von gesagcn mak, er engclaubt ez niht. Hie von
I" spricht ein hcidnischer mcistcr in eim bûch, daz taûft cr und hcizt cz
cin brun dcz lebcns und auch ein stûk der ewigen (91 ^) weisheit: in
dcm buch leret cr scincn jungern und spricht : Wilt du gcistlich
dink bckenncn, so soit du dich ziehen an daz hohst dciner selc und an
dazgeisdichcst und soit dich erziehcn von der unveltikeit vcrgcnklichcr
i5 dink und soit dich entblozzen und cnbrechcn von dcm gefenknuzz deines
selbcs naturen, so werdcn dir kùmcn aile vcrgenklich dink an cinem mittel
dciner sclen, so wirstu beschawcn, daz aile vcrgenklich ding ein niht sint
wider di weisheit. Dor um cngcnuget dcm wcisen menschcn niht an allcn
dcn daz got niht en ist, cr ensei immer die hant rcichent vor dcm tisch
2" unsers hcrrcn gotcs und biten um die aimuscn von got. In der weis sei
wir aile betlcr. Mie von spricht kùnk David : Got hat angeschen die
gerûng scincr arm.
Ein weis mcistcr spricht, daz got sei cin auzfliezzcnd wesen und trag
vil (an) sein volkûmenheit. Di selb kraft und volkûmenhcit, mit der cr
25 allcn sich ergozzen hat in dcn sùn, die tregt cr vil und beutet si on und
erloz selen. Ein ieglich enphah sein als vil. als si mûg. War um enphahen
aile leut niht sein volkûmenhcit? Dor um daz si niht arm sint ir selbs.
Nû sull wir merken, daz got sei ein auzfliezzcnd wescn (im begemt und
wider enphahen, so engibt ez kein kraft). Der gût mensch sol got bckenncn
3o mit innikeit und mit andaht und mit begerung, so enpheht er und behclt
gotlich volkûmenhcit an sich, als ein schùtzbret daz wazzer entheltet.
daz ez niht enfleuzzet. Also man merken mak an dcr sûnncn, daz die
iren schein auz geuzt an di luft : so en moht man niht wol bckenncn
dcn schein, cr en gcwunne cinen widerslak von der erden und von
35 andcrn grobcn dingen. Auch mak man merken am glaz : diweil cz durch-
scheinik ist, so mak man doch niht an bckenncn, do cnwerd ein hût
undcrgeleit von bleie, so enpheht ez bild und allez daz im gegenwurtig
ist. Kin mcistcr spricht ein seub;rlich wort : Die weil daz aug iht gclcich-
4 sant Georius.
— 8i —
nùzz an im hat an den dingen, di im gcgcnwurtik sint, als ein haus odcr
ander dink, so enkan ez niht cnkennen ander dink, do ez sich fûrbaz ut
ergiczzen wil. Nû nu'ig wir mcrkcn di volkùmen ofFenbarung unsers
Iierren gotes an allen dingen, wie sich gotlich lieht pligit zu beweisen.
Aiz man mcrken mak an cim wcisen lautern tuch : legt man Tez] uf rot ■"'
oder uf swartz, so scheint ez swartz und beleibet doch an im sclber lautcr,
iind von der widerlagen, do ez uf \cllet, so schcinet ez manikfalt und ist
cinfalt an im selber. Dor noch daz di begerung lauter und gotlich ist, dor
noch wirt si gotlichen enphangen und geleich dem gotUchen lieht.
Ein meister sagt scim jùngern als vil von der edelkeit der selen und '"
von geistlichen werken, die got wurket in der sele, di man niht gentzlicli
kenne(n), di weil di sele gebunden ist in dem kerker dez leichnams (92 =>).
Do der junger daz hort, do gieng ez im so sere zu hertzen, daz er sich liez
\on der maur und viel sich zu tod um daz, daz er kom zu den dingen,
die er gehort het.. Und er tet doch torlich, spricht der selb meister. Wir '5
cnsoln unser selbes niht gelosen, ee uns got loset, dez gevangen wir
sein. Auch der zu reht gefangen ist, der endarf sich selber niht losen,
ce er mit reht erlost wirt. Ein Kriech spricht: Aile weis leut begeren,
daz si sterben. Auch spricht ein meister, daz wir von der bekantnùzz
der weisheit sterben sullen von aller unveltikeit, und daz sich der mensch 20
enzieh von der sùzzen lage der bekorung und von allen fleischlichen
dingen und allen irdischen dingen.
Ein heilig spricht: Ein dink bringet mich zu schemede und zu
vorchten, als ich gedenk, daz got sein augen als gentzlich uf mich gekcrt
hat, als ob kein creatur me ensei dann ich. Und kert sich wider zu seim =5
gcbrcchen und sprach : Ir unrein (leken, wie lang vvolt ir betrùben di
aùgen meines lieben, der mich so reht Hep hat ? vart von mir, ich ewil eu
niht mer leiden noch tragen, daz ez so dik in sein augen storet, die mich
so leuterlich und so klarlich ansehen. Wer gibt mir, daz sich got entreih
von mir ein weil, biz daz ich gelautert werd und dann wider kùm und '"
also mit mir beleib ?
Daz ander, daz wir mcrken die edelkeit der werk. Ein meister und
sanctus Dyonisius sprechen von den cngeln, welch ir werk sïin. Daz si
reihigen und irleuchten und volbringen. Daz .sol daz geistlich werk sein
an der sele, daz si g^reinigt und erleuht werd und sich ube an volkùmen- 35
heit; dan ane wirt si den engeln geleich und enphcht von genaden, daz die
cngel besezzen han von natur, Daz uns daz gescheh, dez helf uns got etc.
16 wir eiiscin under selbes. — 36 diz ;iiie wirt in den enireln.
— 82 —
Nr. 77.
Fol. 92 ^. Qui mihi ministrat.
Dis wort sprach unser herre Jhesus; Wer mir dinet, der sol mir
volgen : da ich bin, da sol mein dicnst mit ^mir] sein. An discn worten sol
5 man merken dreu dink. Daz ein ist, daz man unscrm herren vo!f,'cn iind
dienen sol, do er spricht : Wer mir dient, dcr sol mir volgen. Dor um vûgent
diseu wort sent Secundus, daz spricht also vil als der got volgct, wann
gut und leip und aile dink hat [er] gelazzen durch got. Also sullen aile die
lazzen, di got wollen volgen, daz si von got hindern mak. Crisostomus
10 spricht : Das ist ein swer red den, die sich geneiget han uf di werlt und uf
leiphaftig dink : den sin si gar suzze zu haben und swer und pitter zu
lazzen. Hic bei mak man merken, wie swer etlichen leuten sint zu lazzen
leiphaftig dink, di geistlich dink niht bekennen. Alz ich auch me ge-
sprochen han : Warum ensmakt den orcn niht sùzze dink als dem mund ?
i5 Dor um, daz ez do zu niht gefùget ist. Dorum enbckennet ein fleischlich
mensch niht geistlich dink, wann er do zu niht bereitet ist. Also ist do
engegen eim bekanten menschen leiht zu lazzen aile leiphaf-(92^) tigdink,
der geistlich dink bekennet. Sanctus Dyonisius spricht, daz got sein himel-
reich veil list", und kein dink ist so snod alz daz himelreich, so ez veil
20 ist, und niht enist so cdel und so selik zu haben, als ez vergolten ist. Dor
um, hcizt ez snod, wann ez eim ieglichen veil 'ist[ um als vil, als er gist-
lichen "sic il mak. Dor um sol der mensch geben allez daz er hat um daz
himelreich: seinen eigein willen. Die weil er ietlich heltet seins eigen
willen, so enhat er daz himelreich niht vergolten. Der sich selbcr lezzet
25 und sein eigein willen, dem sein leiht zu lazzen aile leiphaftig dink. Als
ich auch me gesprochen han, wie ein meister seinen jungern lerte, wie er
dor zu kùm, daz er geistlich dink bekente. Do sprach der junger : Meister,
noch deinerlere so bin ich erhaben und bekenne, daz aile leiphaftig dink
sein als ein klein schift', daz da swebt in dem mère, und als ein vogel, der
3o da fleùgt in der luft. Wann aile geistlich dink sint erhaben uber die leip-
haftigen ; ie si mer erhaben sint, ie si sich me wident und besliezzen leip-
haften dink, klein wider den geistlichen ; und ie di geistlichen hoher sint,
ie si grozzer sint; und ie kreftiger si sint an den werken, ie lauter si sint
a m wesen.
35 Ich han ez auch m: gesprochen, und ist gcwis und ein war rcde : Ob
ein mensch zu tod hûngerik wer, und bùd man im di besten speis, stùrb
er hungers, ee cr ir immer gesmaken odcr enbizze, gotes geleichnûzz wer
dor an. Und ob der mensch zu tôd frûstik wer. waz klcidcr man im bût.
f
7 sent Secuntor. — 29 als ein klcinschalt.
- 83 -
cr cnmoht ninimcr liant dor an gclei,'cn noch geziehen, gotes geleichnûzz
cnwer do. Dizz ist von dcm ersten, wie man sol lazzen aile dink und got
lazzen.
Daz ander [istj, welch weis wir unscrm herrcn dicncn sûlcn. Sanctus
Augustinus spricht: Der ist ein getrew dicnst, der an allcn scinen werkcn 5
niln engesûht dann gots er allein. Auch spricht cr David: Got ist mein
lierre, ich sol ini dienen, wann er hat mir gedienet, und allein seinen
dienst enbedorft icli er mein ère indewant [sic!] dûrch meinen nûtz allein
sol ich ini wider dienen und sein ère allein suchen. Dez entûn ander herren
niht. si suchen iren eigen nùtz an ireni dienst, wann si dienen uns dor ">
um allein, daz si unser geniezen. Dor uni ensein wir niht gotes phlichtik. :
noch der groz dez dienstes und cdelkeit so sol wesen daz Ion.
Daz dritt ist, daz wir prùfen daz Ion, daz unser herre spricht : Do ich
bin, do sol mein diener mit mir sein. Wo ist di wonung unsers herren
Jhesu Cristi ? Daz ist in der einung seins vaters. Daz ist ein allzu groz >5
Ion, daz aile, di im dienen. sullen an der einunge mit ini wonen. Dor um
sprach sanctus Philippus, do unser herre hetgesagt von seim vater : Herre,
weis uns dein vater, und uns (gS ") genùgt. Und ob er sprach, daz im
genùgt an dem sehen, michel grozer genûgûng sullen wir haben an der
einung. Auch sprach sanctus Petrus, do sich unser herre verwandelt uf 20
dcm berg und beweiset in ein geleichnûzz der klarheit von der, die ini
himel ist, da bâter unsern herren, da ewiklich ze beleiben.
Unniaz groz gerung sullen wir han zu der einung unsers herren gots.
Die einung unsers herren gots sol man nierken mit eini underscheid. Alz
got ainiclich ist an den personen, also ist er ein an der naturen. Also sol ^5
man auch verstan di einung unsers herren Jhesu Cristi mit seinem vater
und der selen. Als weiz und swartz underscheiden ist — , ir eins enmak
daz ander niht geleiden, daz weiz en ist niht swartz — , also ist niht und
iht. Niht ist daz, daz von niht niht genemen mak ; iht ist daz, daz
von iht iht nenien mak. Also ist ez allzemal an got. Waz iht ist, daz ist 3"
allzumol an got, dez en gebristet do niht. Wann die sele mit igot" vereinet
wirt, so hat si an im allez, die iht ist an aller volkùmenheit. Die sele
vergizzet do ir selbs und aller ding, als si an ir selber ist, und bekennet
sich an got gotlich : als vil als got in ir ist, also vil minnet si sich an im
gotlich und ist mit ini vereinet on underscheid, daz si nihtes dann sein ^5
gebrauchet- und sich sein frawet. Waz wil der mensch mer gern oder
wizzen, wann er mit got also seliklich vereinet ist? Zu diser einung hat
unser herre den menschen geschati'en.
22 ewiklich si beleiben.
- 84 -
Do hcr Adam daz gebot zehracli. do wart er auzzer dem paradis
gestozzen. Do satzt im unscr lierre zwcier hand hùt fur daz paradis, einen
engel und ein feûrik swert, daz sneidet zu beiden enden. Daz beteut zwei
dink, durch die der mensch wider kùmen sol zu [dem] himel, als er do
5 von gefallcn ist. Daz erst, daz er [ist] durch englisch natur. Sanctus
Dvonisius spricht, daz englisch natur ist also vil als die ordenung got-
liches liehtes. l'nd an den engeln durch die engel und an dem lieht sol
die sele wider kriegen zu got, biz daz die seie wider kùmt an den ersten
ursprùnk.
lo Daz ander : durch daz feùrik swert, daz ist. daz die sele kùmen sol
durch got und gotlich werk, die in feùriger minne getan werden durch got
und durch totlichen cristen [sic !]. Daz uns daz gescheh, dez helf uns got.
Nr. 78.
Fol. 93. Ich hab ein wort gesprochen in der latein. daz spricht
'■■' sanctus Paulus in der episteln : Ein got vater usw. Pfeiffer 320.
Nr. 79.
Foi. 95. Der prophet spricht: lierre daz volkcs. daz in dir ist, dez
erbarm dich. Pfeiffer 226.
Nr. 80.
20 Fol. 96. Daz ist die auzlcgung des patcr noster. Pater unscr. Nu
merk, lieber mensch, ein schon undcrscheit und doch unbekant allen
menschlichen sinnen ! . . . schliesst Fol. 97 '' : Nu hast du von dem vater
wol gehort und auch dazu daz undcrscheit. (jihôrt seinem ganzen
Charakter nach nicht zu den iibrigcn Stùcken ; ebensowenig Nr. 81.
Nr. 81.
Noch get ein wck zu dem himelreich, der auzzer mazz^n groz ist, der
heizt der reht wck.
Nr. 82.
Fol. 99 ^. Hie hebet sich an ain gutcr sermo von dem reich gotes.
3o Zu dem ersten sùcht daz reich gots und alleu dink werden eu zu
geworfcn. Seit Cristus uns heizt sùchen sein reich. so mùz wir versten,
- 85 —
wtiz sein rcich sei. Nu verstct mit crnst : f^otcs reich ist cr selber und sein
volkùmens wesen. Zu dem andern mai so verstet man gotes reich in der
scie. Dar um spricht er selber : Daz reich f^otes ist in euch.
Nu verstet von dem ersten reich ! Die gotlichen meistcr sprechen, daz
gotes reich sei einikeit dez wesens in dreyhcit der personen. Nu ist ein 5
frag, wa got aller meist selik sei. (loo.) Dor zu antwurt man und
spricht: (îotes selikeit di ist in im noch einikeit geleich. aber noch
unserm versten so ist got cdelicher selik noch einikeit dez wesens den
noch dreyhcit der personen, als wir beweisen woUen. Sùlch meister
sprechen, daz in dergotheit sein dreyerlcy underscheid. Die ersten heizzen lo
redlich underscheid, die andern heizzen formlich underscheid und di
dritten heizzen dinkleich underscheid, alz die widercaphenden reden der
personen. Ander meister sprechen, daz die gotheit nimmer hab dann
zweierley underscheid, redlich und dinklich.
Nu merket von underscheid der personen ! Sanctus Johannes spricht : is
In dem beginnc vvaz daz wort. Dizz beginnen oder anfank ist der vater,
als Augustinus spricht. Nu ist ein frag, ob der vater einik beginnen hab,
und dor zu antwurt man : ja, sein beginne ist ursprùnklich, niht auz-
(liezzend, als ich beweisen wil. Die gotlichen meister sprechen, daz man
sol verstan in der gotheit wesen und wesûng. Wesùng in der gotheit 20
daz ist di gotheit selber und ist daz crst, daz man verstet in got. Die gotheit
ist ein fùndament aller gotlichen volkùmenheit. Dor um ist die gotheit in
ir selber die unbeweglich einikeit und die uberswebent stillheit und ist ein
anfank aller aûzdiezzùng. Dor um so setz ich ein lidlich aufquellung und
ncnnen wir di ersten red wesen ; wan di eygenst red und di erst noch 25
formlicher setzung ist wesen in der gotheit, wesen noch wesenlicher
reden. Dor um ist got wesen, und wesen ist niht got. Wie man nu verstan
sull den ursprung dez vaters, daz ist in der setzung der lidleicher not.
In der andern reden : wann die gotheit in ir selber ein vernùftig wesen
ist, dor um auztreit sich gotlich wesen der gotheit in anderheit der reden, 3o
anders si sein niht ein andert ; wan dis underscheid sein redlich, niht
dinkleich. Also stet uf di erst person lidlich auz der gotheit, niht von eim
wurklichen beginnen. Dor um ist sein beginne sunder eigenschaft.
Nu ist frag, waz sei person dez vaters. Do antwurt man und spricht :
daz ist daz wesen in der gotheit, niht noch weslicher reden, aber noch 35
reden derveterlikeit, die ist ein formlich red, die da setzet formlich die
8 noch underm versten. — 14 Am Rande dieser Predigt stehen iiberall lateinische
Stichworte, die ich unter den Text setze. In principio eral verbum. — 25 nemen wir. —
33 quid sit patris.
— 86 —
person dez vaters. Also ist der vater ein heginne aller der gotlieit. Dor um
sprechen sulch meister, und vver daz also (loo ^}, daz in der j,'otlieil niht
enwer noch sûn noch heilger geist, dcn noch wer die person dez vaters.
Daz nu sant Johannes spricht : In dem beginnc waz daz wort, daz ensol
5 man niht verstan, daz dizz beginne sei di gotheit oder dizz wesen, wann
der vater allein ist ein wùrklich beginne dez suns.
Nu merket, wie der sûn sey in dem vater. Sulch lerer sprechen
daz: in dem daz der vater in sich selber seh, so begreift er in im selber
wurklich sein einfeltik uzuchberik natur. Also so volget noch die aigen-
10 schaft der nature. Di selb natur, di sich heltet in dem vater wurklich, die
hcltet sich im sun enphenklich und wirt geteilt noch den eigenscheftcn.
Die meister sprechen von der gotlichen gebûrt, daz man dizz wort
verstet in zweierley weis, wcsenlich und personlich. Daz erst wort, daz do
wesenlich heizt, daz hat ein ieglich person schawenlich, aber der vater hat
i5 ez schawenlich und wurklich. Und daz selb wort personlich ist der sun.
Die selb maht, di sich helt im vater wurklich, di helt sich im sûn lidlich.
Also enpheht der sun vom vater aile sein gotheit. Also verstet man gebcrn :
lidlikeit von lidlikeit, gotheit von gotheit, als man si verstet in eigenschaft
der personen, von dem wesen gesatz wirt. Also sprechen die heilgen und
2o di meister : Also als ursprunklich gcn die person auz dem wesen, also
wirt daz wesen gesatzt von den personen und di personen von ir eigen-
schaften. Also alz veterlikeit ist ein formlich red, die da formlich setzt die
person dez vaters, also ist sùnlikeit ein formlich red, die da setzt di person
dez sûns. Von disen formlichen reden verstet man di widerdrakùng der
25 person. Dis eigenschaft, di da heizzet di formlich widerdrakùng, als veter-
likeit und sùnlikeit. dizz ist das minst. daz man verstet von gotlichen
wesen, von veterlikeit und sùnlikeit. Daz sein gotlich zuvelle und ein-
hangend eigenscheft.
Nu merkt vom wort in der geburt dez vaters, wie ez wesenlich inné
3o beleibet und personlich auzget. Also sprechen di gotlichen meister, daz
eim ieglichen vernùftigen begreifîen ist nochvolgent ein vernùftik wort.
Wann nû (du) der vater in im selber sich selber begreift, so ist sein eigen
natùr ein widerwûrf seins verstens. Dor um so merkt der vater sich, da
volget die natur noch einer andern eigenschaft, di da heizt vernemcn zu
35 sine. Also beleibt der sun wesenlich inné und get (loi ^) personlich auz.
Also alz diz wurken geteilt wirt von den eigenscheftcn, also wirt der sùn
geborn und get auz dem veterlichen hertzen. Also spricht die ewig weis-
4 in principio erat verbum. — y quomodo lilius est in pâtre. — wei der sun. —
29 quomodo verbum essentialiter maneat et personaliter exiat.
- 87 -
huit : Ich bin auzgcgangen von dem mûnd dcz aller holisten, da-c ist auz
dcm wcscnlicl.cn bcgrcillcn dcz wescnlichcs wortcs dcz gotlichen vaters.
Nilit daz in dcr gothcit zwci wort sein nocli dingen, mer allein sol mans
\crsten noch redcn.
Daz wort waz bel got. Daz ist in underscheid<; dcr personcn von dem 5
vatcr, aiso als hie bcwcist ist.
Nu mcrkt von discn zwein, wie si fùrbringen den hciligcn gcist. Die
mcister sprcchen daz: in dem daz dcr vatcr sich mit minne geuzzet in
den sùn, so widcrbricht die minne, und geuzt sicli dcr sùn wider in den
vatcr. Dizz auzgiczzcn diser zweier mit minne ist ein gemein geistûng dez lo
\atcrs und dez sûns. Nu moin man wcncn, daz dis geistend maht
geleich wcr in disen zwein personcn ; und dez enist niht. VVann noch
formlichcm anfang so ist dis geistend maht anders niht (en andert) im
vatcr den im sùne; wann der vatcr ist formlich ein andcr dink denn dcr
sùn, aber do man si nimt, dis geistend maht, formlich und wurklich, al i5
da ist si die formlich red, und die cigenschaft, die do foumlich setzt die
person dez heilgcn gcists. Dor um gct auz der hcilig gcist von zwein form-
iiclicn ursprûngen, als von eincm wurklichen beginnen.
Nu ist ein frag, ob diz cigenschaft dez heilgcn geists, daz er ist noch-
volg dcr naturen, als tct die cigenschaft dcz suns. lier zu spricht man : 20
ncin ! wann wer daz wor, so mùzt dcr hcilig gcist auz gen von werk der
naturen, also als tet der siin ; und dez en ist niht, wann so wern in dcr
gothcit zwen sùn. Aber di cigenschaft dcz heilgcn gcists, der ist nochvol-
gcnt gotlich natur, wann sein auzflûz ist von frcicr gcistungcn dez willen.
Dor um, wer daz also, daz man nioht abgcscheiden in der gothcit die 25
natur von der cigenschaft dcz heilgcn gcists, noch dann bcstund der heilg
gcist abgrùndlich in im sclber, sùnder die natur. L'nd daz cnmak niht
gesein im sùn, wann der sùn dcr flcùzt auz dem vatcr als ein vcrnùftig
wort auz wcrk der auzuchbericher naturen dez vaters; dor um en moht er
niht sein sùnder di naturen. Imd also als di natur noch volget der eigen- 3o
schaft dcz heilgcn geists, und also als dcr heilg gcist niht en ist sùnder die
natur, also ist (loi ^) cz umbkerlich wor, daz die cigenschaft dez sùns
nqch volget der naturen. Dor um en ist niht di natur sùnder den sùn,
also do ist dcr sùn ein bild dez vaters, wann er naturlich auzfleuzt ; und
dcz en ist der heilg gcist niht, wann sein auzflùz ist von freiheitdez willen. 35
Dor um vallen di widcrdrakunge allein cnzwischen veterlikcit und
sûnlikeit. Also en ist ez niht mit dem heilgcn gcist. Noch dann ist rcdlich
5 Et verbum erat apud deum. — 7 Quomodo spiritus procédât a pâtre et filio.
19 quod spirans utrius spiritus sanctus non sit similis in pâtre et filio.
/
— 88 —
■\viderdrakung,. niht dinglich. zwischcn dcr gemeincn geistender maht in
der veterlikeit.
Alhie inncn so soit du. cdlcu selc, sùchcn mil scrslenliiùzz daz rcici)
gots !
5 Nu spricht sanctus Johannes : l'nd got waz daz wort. Alliic innen
vcrstct man einikeit dez wesens. Ey, cdlcu selc, erhcb dich in ein gotlicli
wunder ! Acli, diser cdlcn geselschaft ! Die drey pcrson sein vereinigt in
cim einfeltigen wesen. Ein weissag spricht : Dcr hcrre regnieret cwiklich
und uber. Cotes rcgnircn ist in pcrsonlichcm underschcid, abcr sein
lo regniren in daz uber ist in der wcsenlichcn einikeit. Al da ist got sein
sclbs reich, wesend ob den wesen.
Nu ist ein frag, ob gotlich wesen noch wcsenlicher red sundcr die
formlich underscheid, di di mcister hcizzcn di cwigen ewcn, mùg sein
gotes selikeit oder auch der creaturen. Her zu antwurt man : nein ! wann
i5 wesen aïs wesen daz ist geleich in got und in dcn creaturen, aber gotes
selikeit und auch der selen di ist gelegen in gotlichem wesen. Also als
gotlich wesen ist in im selber mit allen den volkûmcnheiten, di da heizzen
di cwigen ewcn, di den wesen wesenlich sint. Nû sprechen sulch lercr,
daz ez wol mùglich wcr, daz die selc moht discr formlicher red eineu
20 bekcnnen sûnder die andern und also selik sein. Und dez en ist niht,
wann so mùst ein ieglich formlich red sùnder die andern, abgeschciden
von dem wesen, abgrundik in ir selber sein, uad daz ist unmùglich ; dor
um en ist diser sin niht wor. Aber daz ist di selikeit der sele, daz si diz
ewig ewen, di do sint di formlich rede dez gotlichen wesens, mit ein ander
25 verstet in einer eigenschaft. Wann do en ist kein teilûng, wann do ist got
oberwesenlich ein und ist sein selbes selikeit und aller creaturen noch der
wesung seiner gotheit. L'nd seit dez sicher, daz got in diser einikeit nie
anders underscheid (102^) in bekant denn noch cincr einfeltigen eigen-
schaft. In diser einung da ist got mùzzik.
3o Gotheit enwart nie diz noch daz, aber got der wurket alleu dink. Da
got wurket, dar inn ist er manikfeltig und bekennet aile manikfeltikeit. Da
got ein ist, da ist er frei und ledik aller werk. In diser einikeit so bekennet
got niht denn allein, daz er ist oberwesenlich in im selber. Also sol man
versten : Got waz daz wort, daz ist die einikeit dez wesens.
35 Daz waz in dem beginne bei got, geleich weis und geleich wor und
geleich gùt und geleich in aller wesenlicher volkûmenheit, daz da sint die
ewigen ewen und die formlich reden und die roichcit gotliches wesens.
5 et deus erat verbum. — 35 hoc cral in principio apud deum.
- 89 -
Also sol man verstan in der obcrwescnlichcn einikeit gotlich reich. daz
dcr gcist SLicht mit keniien iind mit minncn.
In dcm andcrn mal so verstct man diz reicii t^ots in dcr scie, wann
di scie ist gelcich geschafl'en dcr gotlicit. Dor um ailes, daz hicgcsprochcn
ist vom reich gots, wie got ist ein reicii sein selbs, daz sclb mag man s
sprechcn in der worheit von der sele.
Sant Johannes spricht : l'nd aile dink durch in gemacht sint. Diz sol
man verstcn von dcr sele, wann di sele ist cllcii dink. Die sele die ist elleii
dink, in dcm daz si ist ein bild gots, und allda ist si auch daz reich gots :
wann also als got ist in im wcsenlich sûnder anfank, also ist er im reich lo
der sele wcsenlich sûnder ende. Also spricht ein meister, daz got sei also
in der sele, aber daz aile sein gotheit an der scie gelegen sei. Daz ist vil
volkùmer, daz got ist in der sele, dann daz die sele ist in got. Daz die sele
in got ist, da von en ist si niht selik, aber daz got ist in der sele, da von
ist di sele selik. Dez seit sicher : Got ist selber selik in der sele, wann in i5
dcm auzbriich, daz got di scie wûrkt, so beheit ersich so eigen in der sele,
daz cr scincn gotlichen schatz und sein gotlichcn reichtûm zumol verbirget
in der sele. Dor um spricht Cristus : Diz reich der himel ist gleich eim
schatz, der verborgen ist in eim aker. Diser aker daz ist di sele ; in der
verborgen ligt der schatz gotlichs rcichtùms. Dor um ist got selik und ail 20
creatur in der sele. Waz wir sprechen von der sele, daz sol man verstan,
also alz si ist ein bild gots.
Nu verstet, wor an diz bild in der sele gelegen sei. Ein meister spricht,
daz ez sei gelegen in den kreften, und diz heltet man gcmeinlichen. Diser
sin ist wor, der in wol verstet : nimt man aber disen sin. als di kreft sein 25
underscheiden, so en ist ez niht di nehst worheit ; aber nimt ( 102 '') man
si, also als si ein sein in daz hohste, daz die sele geleisten mag. so ist diser
sin wor. Und allda in dcm gotlichen wurken do hat di sele ein widerein-
kaphen vernùftiklich sûnder mittel in gotlicher natur. In dem werk so
greift si ir eigen wesen oberwesenlich in got. In disem werk so sint dcm 3o
obersten bild aile dink gotlich, wann diz bild ist in seim eigen werk
formiich selber got und selik, aber niht widerwùrflich. Noch dann in dem
selben nu, daz diz bild in sich selber schaut, so begreift ez got wcsenlich
in im sûnder mittel. Dor um ist ez selik formiich in im und widerwùrf-
lich von gotlichem wesen. Ein meister spricht, daz diz oberst lieht sûnder 35
mittel fliezze auz got, und in dem selben nû so begreift ez sich in eim
werk vernùftiklich sûnder mittel in got. Dor um sein auzfiiezzen und
sein in got(lich) beleiben daz ist in einer vernuftiklicher begreitfung in
7 et omnia pcr ipsum facta sunt.
90 -
einer einfeltiger eigenschaft cins venuiftiklichcn werkes. Dez seit sicher
in got, daz die scie in disem obersten bild nie creatiir in bekantc alz
creatur, noch nie inbcsaz zcit noch stat. Wann in disem bild sein alleu
dink got, saur und sûezz, gût und boz und klcin iind groz, di sein ail
5 geleich in disem bild. Als wenik als gotlicb natur geandert wirt von aile
dem, daz creatur ist, als wenik wird diz bild gewandelt von aile dem, daz
ie in zeit kom ; wann ez bcgrcift aile dink und gebraucht aile dink noch
der ce dcr gotheit.
Nu mag man fragcn, seit dis reicheit in uns ist, wor um si uns unbe-
lo kant sei. Dor zu antwurt man also : Die scie noch der gemeinre ncygûnge,
di si hot zu den creaturcn, so mûz aile ir wurken antank ncmcn in creatur-
lichen bilden : und dez wenen si'ilch, daz in disen wurken sei gelcgen dis
bild dcr selc, und daz en ist niht. Diselben bekcnnen hart wenik die edeikeit
dcr selc, wann dis wurkung ist in dem gcmcinen verstantnùzze, daz wirt
i5 geursprungt mit eim vernûftigcn bild in dem obersten gedank, daz da
formlich gesacht wirt von den bilden der fantasien und wesenlich gesachet
von dem obersten got schawenden bild, auz dem di selc enphet ail di
reicheit, daz si wor versten mag von allen dingcn. Disem verstcntnùzz ist
nochvolgent dcr gemein willc. der niht anders ist denn die ncygung dez
20 sinnes. Dor um diz geincin vcrstantnùzz nimt aile dink als ein worheit,
und dcr wille ail dink als gut. Also sein ail dink widerwurf diser zweier
werk, dor um sein si fremd und verre von got. Wan (loS^'j got cnist
noch gut noch wor. In dcr weis als got ist frey und abgeschcidcn von
allen dem, daz creatur versten kan, also gcbraucht daz obcrst bild dcr
2 5 gotheit.
Ez ist ein frag, ob zwischen got und creaturcn iht sei widerdrahtung.
So antwurt also dor zu : Got der enhat niht widerdrahtung zu der creaturcn,
wann got der ensiht niht denn in sich sclbcr ; aber di creatur hat wider-
trahtung zu got, wann allez daz ye auzgcfloz. daz hat ein widcrcinkaphen
3o in got. Nu nem wir in dem obersten bild. Daz obcrst bild in dem selben
nû, daz ez bliket auz got, so schaut ez widcr ein mit eincm unbcdcktcn
antlùtz zu bcgreiffcn gotlich wesen, sundcr mittel von dem wcrk ez allez
sein wesen hat. Dizz bild ist got in seinem werk, und dor um heizt ez ein
bild gotes ; in seinem auzbruch ist ez creatur, und do hcizt ez ein
35 bild der scie.
Ey, nu edleu selc, bedenk dich sclber und di edlikcit, die in dir ist,
wan du bist gcwirdigt, in dem daz du bist ein bild gotes uber edeikeit aller
creaturcn, und vcrsmeh klcincu'dink, wann du bist zu grozzen dingcn
geschaffen !
40
Also sol man versten, wie di selc ist daz reich gotes.
— 9' —
Zcm ersten sùcht daz rcicli 1,'Otcs. Dizz soit aller unscr ernst sein iind
ailes unser suchen, wie \\\r moliten bekennen die edelkeit gotes und die
edelkeit der sele. Nù verstet, wie wir siiln suclien daz reich gots. in der
minnen hûch stet geschrihen : Bckcnncst du dich nilit, du schonst under
allen weiben ? So gang auz und volg noch den vusporn dciner hirten. Diz 5
wort verstet man von der scie, wann si ist die schonst under allen crea-
turen. Ist daz also, daz si Irekennet ir eigen schonheit, so sol si gen aûz.
Nu merk in der sele dreyerley auzgank auz dreyerley vvesen, die da hat die
scie. Daz erst wesen daz ist daz wescn irrgeschafTenhcit. Daz andcr wesen
ist daz wesen, daz si hat in] dem pcrsonlichen wort der driteltikcit. Daz "<
dritt wescn, daz si hat in der auzuckberiger natur, di da stet werklich
in dcm vatcr, der ist cin beginnen aller creaturen.
Nu merkt von dem ersten auzgang, wie si auzgen sol auz dem wesen
irr geschafFcnhcit ! Cristus spricht: Der mir nochvolgcn wil, der heb uf
sein creutz und verlaugen sein selbs und volg mir noch. Dez seit sicher, "5
also alsgot Icbt: als langalsder mensch sein selbs als ledik niht en istoder
stet, als cr tet, do er niht enwaz, als lang enget cr nimmer auz in ein
\crlaugen sein selbs. Die lerer sprcchen daz, daz der mensch sei zu versten
in zwù weis: \on eim auzzern und noch cim innern mcnschen. Der inner
mensch dez ( io3 '') wcrk sein geisllich, der auzzer mensch dez werk sein =«
leiplich. Mit dem innern menschen sûcht man got mit schawendem Icbcn,
mit dem auzzern menschen sùcht man got in wurkendem leben. Nu
merket hic mit ernst! Ich hon weilent gcsprochen und sprich ez noch, daz
aile auzwendig ubûng ist nûtz zu wcnik dinges, wann si sein neûr gut die
natur zu betwingen, die noch ungewenct ist. l'nd daz suit ir versten, ^b
dazalleauzwendigeu werk, di der mcTisch ubenmak,di natur wol bctwin-
gent, aber si ertoten ir niht. Sterben der natur ligt an geistlichen werkcn.
Nu vindct man \i! leut, di in irm gùtdùnken (in der si) sich behaltent,
daz ist, niht verlaugent : daz sprich ich in der worhcit, daz dis menschen
aile betrogen sint, wann cz ist wider menschlich redc und wider ubûng der 3o
genaden und wider gezeug dez heilgen geists. Die auzwendig ubûng halten
tur ir bestes, niht en vil ich sagen, daz si verlorn werden, mer sûnder
grozzes fegfeùr ensùln si niht zu got kûmen ; wann di selben volgen got
niht, wann si sich niht en lazzen ; si volgen irem gûtdûnken, in dem si
sich behalten. Wann got der ist als wenik zu vinden in aller leiplicher 35
ubûng, als er zu vinden ist in den sùnden. Noch dann sein dis leut, di
diser auzwcndiger ubûng vil haben, sere geaht in den augen der werlt,
und daz kûmt von gelcicheit ; wann di leut, die niht anders versten denn
2 ailes under suchen.
— 92 —
leiplich dink, die ahten groz daz leben, daz si begreiffen mùgen mit den
sinnen. Also wird gcminnct cin cscl von dem andcrn !
Zu dem andern mal so verstet man ^daz] werk dez innern mensclien, daz
da heiztschawen in bekennen undin minncn. Indisem werkesoligt der an-
5 l'ank cins heilgen Icbens. Mit disen werken so ist beschriben daz wescn der
sele. Also sprcchen die mcistcr, daz cin icglich wesen ist iim sein eigcn werk.
W'ann wir diz wesen niht versten mùgen dcnn in disen zwein kreflen.
doriim sein dis di edelsten werk, di in dem menschen sein, leh lion
weilent gesprochen, daz tugend ist cin miltel zwischen untugent und
lo volkûmenheit : nu ist di minne cin form aller tugent, sùnder welch kein
tugent tugent ist. Wann der mensch nur tugent wurkct, so suln di werk
der tugent sein werk der minne und niht dez menschen; wann cin ieglich
werk der tugent hat di kraft in der minne. daz si den menschen bring in
got. Also spricht sant Dyonisius, daz di minne ist der natur, daz si den
i5 menschen wandelt in die dink, die er minnet. Dor um sol der mensch also
sein, daz ailes sein leben sci di minne. in diser wcis sein zu loben ail
(104") ubûng, si sein auzzerlich odcr innerlich. Also spricht David : Si
sùln gehn auz tugent in tugent, denn sol gesehen werden got der gotcr
in Syon. Got schawen ist ob den tugenden. Also als ich gesprochen han,
=0 daz di tugent ist ein mittel zwischen untugent und volkûmenheit, also
enwirt di fruht der tugent — daz ist daz end, daz di tugent meinet —
nimmer mer begrifl'en, die sele werd dcnn ob den tugenden genûmen.
Dor um seit sicher : als lang als der mensch sich mit eigenschaft sein selbs
beheltet in der tugent, so en sol er nimmer mer gesmaken noch besitzcn
25 di frùht der tugent, di niht anders ist denn got den goter schawen in Syon.
Got schawen daz en ist nicht in JaCbb, daz ist ubûng der tugent, aber got
schawen daz ist in Syon. Syon ist alz vil gesprochen als ein spiegelcin und
betcutet als vil als ein unbedektz schawen mit einem einfeltigen gesiht
gotliches wesens. Dez seit sicher, daz in diz schawen nie tugent enkom.
3o Nu moht man fragen, ob man denn tugent aufgeben soit. Her zu
sprich ich : nein, man sol tugent uben, niht besitzen ! Daz ist volkûmen-
heit der tugent, daz der mensch ledik ste der tugent. Dor um spricht
Gristus : Als ir ailes daz getût, daz ir vermûgt, so sprecht denn : wir sein
unnùtz knecht. Also sol man versten, wie di sele sol gen auz allen
35 iren werken.
Aber di frag, wie si verliesen sull ir eigen wesen, daz sol man nu
versten. Die meister sprechen daz, daz aile dink, die got gemacht hat, di
sein in di edelkeit gesetzt, daz kein dink enmak wollen, daz ez niht
ensei. Nù mûz di sele lozzen, daz si ist. Hie feht an der tôt dez geistes.
40 Wann sol di sele disen tôt volbringen, so mùz si lazzen sich und aile dink
- 93 -
iind sich und al! dink a!s wenik hchaltcn. als do si niht enwaz. Cristus
spricht: Ditz weitzenkorn, ez sterbe denn, so beleibt ez allcin. Sterben daz
ist beraubung ailes lebens. Dor um seit dez sicher, als lang als der mensch
Icbt und ez in im lebt, als lang weiz der mensch niht von disem tôt. Sant
Paulus spricht: Ich lebictzunt niht. Sulche menschen versten disen totalso, ^
daz der mensch niht leben sùl! noch got noch im selber noch keiner
creaturen. Dizz ist wor, wann sterben ist beraubung ailes lebens. Mer ich
will noch bazsprechen: und werder mensch tôt allen dingen, got und den
creaturen, vindet noch got stat in der sele, da inné er leben mak, so enist
di sele noch niht tôt noch auzgegangen in daz nehst irs geschaffen wcsens. 1°
Wann sterben, eigenlich gesprochen, daz en ist niht anders dann ein
entwerdung ailes ydes. Niht enwil ich sprechen, daz dizz wesen der sele
aiso zu niht werd, alz ez waz, ee ez geschaffen wùrd (104'';, mer dis
vernihtigung di sol man verstan noch der behaltûng und der besitzung.
Hie verleust die sele ail dink, got und ail creaturen. '5
Dizz lautet wunderlich. daz di sele got verliesen sol, und ich sprich :
dez ist mer not in sulcher weis, volkùmen zu werden, daz di sele got
verliese denn sie verliez di creatur, noch denn mùz ez ailes verlorn sein.
Der sele besten daz mùz sein in eim freyen niht. Dizz ist ailes di meinung
gotes, daz di sele got verlies ; wann als lang als di sele got hat und got ="
bekent und got weiz, so ist si verre von got. Daz ist gots begerung, daz got
sich selber zu nicht mach in der sele, uf daz die sele sich selber verliese.
Wann daz got got heizt, daz hat er von den creaturen. Do di sele creatur
wart, do het si einen got : als di sele geschaffenheit verleuset, so beleibt
got im selber, daz er ist; und daz ist di meist ère, di die sele got tût, daz 25
ist, daz si got im selber lazzc und ste (si) sein ledik.
Also sol man versten den minsten tôt der sele, da mit daz si gotlich
werden sol. Dis menschen di sein kaum bekant, wann sant Paulus
spricht : Ir seit tôt, und eur leben ist verborgen mit Cristo in got.
Nù moht man fragen, ob dis menschen einig tugent ubent von in 3o
bei aùzzen, und ich sprich : Ja ! also als Cristus waz, der ein bild ist aller
voUkùmenheit, ein lieht (waz) von beiauzzen sûnder notdurft sein selbs
allen menschen, also sein dis menschen in gotlicher ordenung und in
ledeger offenung sûnder sich selber gekert zu allen menschen. Also sol
man verstan den ersten auzgank, den di sele auzgen sol auz der geschaffen- 35
hcit irs wesejis, zu sûchen daz reich gots.
Zu dem andern mol so sol si auzgen auz dem wesen, daz si hat in
dem ewigen bild. Di meister sprechen, daz der sele bild sei ein gotlich
vcrstentnuzzc. Daz gotlich verstentnùzz ist der sun personlich. Dor
um ist der sun ein exemplar aller creaturen und ein bild dez vatcrs, in 4"
— 94 —
welhem bild swebet wesen aller creaturen. Als nu di scie ir geschaffen
wescn verleust, so leuhtet ir daz ungeschaffen bild, in dem sich di sele
vindet noch ir ungesclian'enlicit, wann ail dink sein ein in disem bild
noch der eigenschaft dez bilds.
5 Nu sol di sele auz disem selben bild gen, da si ir wesen inné vindet
noch der ungeschaffenheit dez bildes, und daz muz die sele tûn mil einem
gotlichen tôt. Und daz vindet die sele in ir selber, daz dizz bild noch dizz
wescn niht daz enist, daz si suchet, wann di sele sich bekennet in disem
wesen, daz si hat in dem ewigen bild in underscheid und in manik-
if> fcltikeit. Wann dizz minste, daz wir versten von der gotheit, daz ist
manikfeltikeit. Wann den nû daz ewig wesen, da sich di sele inné vindet,
noch eigenschaft (io5^) dez ewigen bilds ist in manikfeltikeit — wann
di person di sein in underscheid — so durchbricht di sele ir ewigen bild,
uf daz si kûm, da got ist reich in einikeit. Dar um spricht ein meister, daz
>■■' der sele durchbruch edeler seidenn irauzflûz. Nu spricht Cristus: Nieman
kumt zum vater denn durch mich. Cristus ist daz ewig bild. Nû ist der
sele beleiben niht in im, mer si muz durch in kûmen, als er selber spricht.
Diz durchbrechen daz ist der ander tôt dez geistes, der ist vil mer denn
der erst. Dor uber spricht sant Johannes : Selik sein di toten, di da
-o sterben im herren, daz ist in got.
Nù hort wunder uber wùnder! Wie mag in dem ein sterben sein, der
von im selber spricht, daz er sei daz leben ? Dor zu antwort man also :
Reht als in der geburtdez sûns sein auzgegangen aile creatur und haben
leben und wesen enphangen, also erbildcnt sich lebleich ail dink im sûn.
25 Wann nû di sele sol wider einkùmen, so mûz si den sun verliesen. Also
sprechen die meister ; Da der sûn sich einkert uf einikeit der naturcn, da
ist er niht person noch der eigenschaft ; also verleuset sich der sûn in der
einikeit dez wesens. Also sprich ich auch von der sele: Als di sele durch-
bricht und sich verleust in irm ewigen bild, daz ist daz sterben, daz die sele
3" stirbet in got. Also spricht sant Dyonisius : Also got niht enist dem gcist,
also enist im auch daz ewig bild niht, daz doch sein ursprunk ist. In dem
bild hat di sele geleicheit, wann der sûn ist dem vater geleich. .'Vber do si
ein sein in dem wesen, da ensein si niht geleich, wann geleicheit stet in
underscheid. Also sprich ich von der sele: sol si kûmen in die gotlichen
35 einikeit, so mûz si die geleicheit verliesen, di si hat in dem ewigen bild.
Dor um spricht Dyonisius, daz der meist lùstdez geistes istgelegen in dem
niht seins bildes. Ein heidnisch meister spricht : Got ist, dez niht erfuUet
alleu dink, und s?in iht ist niendert. Dor um gotes iht daz enwirt niht
fûnden von der sele, ez sei denn, daz si sev zu niht worden, da si sich
40 selber vindet oder vinden liiag, geschafîen odcr ungeschaffen, als hie
- 95 -
^esprochen ist von dem cwigcn bild. Diz ist dcr andcr tôt iind der ander
auzfjank, da di sele get auz irem wesen, daz si liât in dem ewigen bild,
zu sûchen daz reich gots. Dor um spricht cin mcistcr : Der zu got kûmen
wil, der sol mit niht kûmen.
Daz dritt wesen, da di sele auzgen sol, daz ist di auzuchberik gotlich s
natur, di stet wurklich im vater; wann sulcli meistcr sprechen, daz der
vater ee bekenne in eim zeichen der auzfliezzung, ee der vater daz vvort
gebere. Also sprechen gemeinlich ail meister, daz got der vater begreif sein
natur, als er ist ein begin dez ewigen wortes und aller creaturen. Di
meister setzen underscheid zwischen wesen und natur. Wesen, also als cz lo
sich haltent ist wurklich im vater, also ist wesen natur. Also sein di
underscheid redlich. Und dorum da got wurket, da sein (io5 '') aile
creatur auz got kaffend noch einer mùglikeit. Und hie inné verstet man
gotlich einung niht in daz hohst, dor um enist der sele beleiben hie niht.
Ditz verstet mit ernst, daz di sele mùz sterben aller gotlicher wurkung i5
di man verstet in gotlicher natur, sol si kùmen in die gotlichen wesen-
likeit, da got ist muzzik aller werk : wann dizz oberst bild der sele daz
schawet sunder mittel die wesung der gotheit, als si ist frcv und ledik von
allen werken. Dorum ist dizz oberst bild ein regel, wor di sele geleit sol
werden, aber mit ir sterben. 20
Eya, nu merket ! di gotheit die swebt in ir selber und ist ir selber
aile dink. Dor um got noch seiner gotheit ist uber ailes, daz daz ye creatur
verstunt als creatur oder immer mer versten mag. Wann sant Paulus
spricht : Got wonet in einem lieht, do nieman zu kûmen kan. Als nu di
sele ist auzgegangen irs geschaffens wesens und irs ungeschaffen wesens, 25
da si sich vindet in dem ewigen bild, und si ist kûmen in di gotlichen
natur, und si noch dann niht begreift daz reich gots und si daz bekent,
daz in daz reich gots kein creatur kûmen kan, so enphint di sele ir selbs
und get ir eygen weg und ensûcht got nimmer; und allhie so stirbet
si iren hohsten tôt. In disem tôt verleuset di sele aile begerung und aile '^n
bild und aile verstentnùzz und aile form und wirt beraubt aller wesen.
Und dez seit sicher, als got lebt : als wenik aïs ein tôt mcnsch, der leiplich
tôt ist, sich selber bewegen mak, als wenik mak di scie, di also geistlich
tôt ist, einik weis oder einik bild vor getragcn einigen menschen, wann
diser geist ist tôt und ist begraben in der gotheit, wann di gotheit cnleht 35
nieman anders dann ir selber.
Ey, edleu sele, nû prùf dis edelkeit ! wann als lang als daz in dir ist,
daz du dich selber niht ail zumol enlest und dich selber ertrenkest in disem
grûndlosen mère dcr gotheit, so cnmaht du niht bckcnnen discn got-
lichen tôt. Der weis man spricht: Der herre hat mich besezzen in dem 4»
beginne seincr weg. Got bcsitzt aile dink in dcm weg seiner gotheit, niht
in dcm weg der sele, wann nie creatur enfant got, noch nimmermcr
ensol creatur als creatur zulvumen (mak).
Als nû di sele aiso sich verleuset in aller vveis, als iiie gesagt ist, so
5 vindct di scie daz, daz si daz selb ist, daz si gesûcht bat sunder zugank.
So vindet sich di sele in dem obersten bild. da got wesenlich innc ist mit
aller seiner gotheit, da cr ist ein reich sein selbs. Hie bekennet di sele ir
cigen schonheit. Dor um sol die sele auz gan, uf daz si mùg kûmen in
sich selber, daz si bekenne, wie si und got ist ein selikeit und ein reich,
"> daz si sunder suchen fûnden bat. Als der prophet sprach : Ich goz auz
mein sele in mich. Also sol man versten : Bckennest du dich niht, dû
schonst under allen weiben, so gang aûz. Dor (lof)'"') um sol di sele auz
gen, also als hie gesprochen ist, uf daz si kûm in sich in ein bckentnûzze
ir selbs, so vindet si sunder sùchen daz reich gots. Dizz spricht sant
■5 Paulus : Ich hon unwirdik geahtet leiden diser zeit denn der kûnftigen
glorie, di in uns sol geoffenbart werden.
Ey, nu merk dizz mit ernst ! Ich hon weilent gesprochen und sprich
ez noch, daz ich nù allez daz bon, daz ich cwiklichen haben sol ;
wann got mit aller seiner selikeit und mit aller seiner gotheit der
=" gebrauchet daz oberst bild, aber ez ist verborgen der sele. Dor um spricht
der prophet : Werlich, herre, du bist ein verborgener got ! Disen schatz,
daz da ist daz reich gots, den bat zeit verborgen und manikfeltikeit und
eigeneuwerk der sele und diegeschaflfenheit.So sich disele nû ie merscheidt
von aller diser manikfeltikeit, so ie mer in ir endekt wirt daz reich gots.
25 Dizz vermag niht di sele denn aber mit der genad. Als di sele dizz
bevindet, so hat ir di genad dez geholfen, daz naturlich ist in dem
obersten bild. Allhie ist die sele got, und da smakt si aller dink und
gebraùcht aile dink als got. Allhie enfeht di sele niht noch von got noch
von creaturen, wann si ist daz si helt und nimt aile dink von iren eigen.
■<" Hie ist di sele und gotheit ein; allhie hat di sele fûnden, daz si ist daz
reich gots.
Nu moht man fragen, waz di edelst ubung wer, damit daz di sele
moht dor zu kûmen. Dor zu antwort man also: daz ist, daz di sele
beleib im tod und niht den tôt enscheuch. Wann sant Paulus spricht :
■*5 Cristus ist gewesen gehorsam dem.vater biz an den tôt dez creutz ; dor
um hat er in erhôhet und hat im geben ein namen, der ist uber aile
namen. Also sprich ich auch von der sele: ist daz also, daz si beleibt
gehorsam got im tod, so sol er si erhohen und geit ir einen neuen namen,
der da ist uber aile namen. Also als di gotheit ist ungenament und sunder
4" namen, also ist auch di sele Ungenament als got, wann si ist daz selb, daz
- 97 -
cr ist. Dor um spricht Cristus : Ich heiz eu ictzunt ninimer mcin kneht
mer mein freund, wann allez daz ich gehort han von meim vater, daz
hon ich euch geoft'enbart. Ein freunt ist ein ander ich, spricht ein heiden.
(jot der ist dor um worden ein ander ich, uf daz ich vvùrd ein ander er.
Also spricht sant Augustinus : (îot ist mensch worden, uf daz der mensch 5
got wùrd. In got so enpheht si ein neu leben. Hie stet di sele uf uz dem
tod in das leben der gotheit, hie geuzzet got in si ail sein gotlich reicheit,
allhie enphet si den neuen namen, der da ist uber aile namen. Dizz
spricht sant Johannes : W'ir sein kùmen auz dem tod in daz leben, wann
wir minnen. "o
Also sol man versten, daz Cristus spricht: Zem ersten sucht daz reich
gots und sein gerechtikeit.
Nu merkt, wie alleu dink uns sùllen zû (106 ^j geworfen werden.
Disen sin verstet man in zwein wcisen : der erst sin ist. daz waz vol-
kùmenheit ist in allen dingen, daz vind wir im ersten reich. Der ander '-''
sin ist daz: volkûmenheit zu behalten in allen unsern werken. Also sol
der mensch wùrken aile sein werk auz ordenung dez gotlichen reichs.
Dez .seit sicher : ist daz also, daz der mensch also wurkt, daz sein werk
den menschen mugen minner machen, so en wurkt er niht auz ordenung
dez gotlichen reichs. Und dor um als die werk geworht werden noch 20
menschlichem wesen, so vellet dik crùd und unfrid in die werk dez
menschen; mer als der mensch wurket sein werk in dem gotlichen reich,
so beleibt der mensch zu frid in allen seinen werken. ,\lso spricht di
schrift: Do got gemacht hat ail dink, do sah er si an, und si woren gût. *
Also sprich ich auch von der sele: wenn daz si alleu ir werk an siht in =5
dem gotlichen reich, so sein aile ireu werk volkùmen, wann aile werk sein
da geleich : mein minstes ist da mein meistes, und mein meistes ist da
mein minstes. Aber ist daz also, daz di werk dem menschen an sein, so
sein di werk unvolkûmen, wann di werk in in selber sein manikfeltik
und briilgen den menschen in manikfeltikeit, dor um ist der mensch in 3o
den werken dik zu unfrid gesetzt. Dorum sprach Cristus : Martha, du bist
sorgenlich in vil dingen ; eins ist not !
Dez seit sicher, dez ist not zu volkûmenheit, daz der mensch also sich
auff in seinen werken, daz aile sein werk werden geworht als ein werk:
daz mùz geschehen in dem gotlichen reich, da der mensch got ist. Da 35
antwurten im elleu dink gotlichen, und da ist der mensch ein herre
aller seiner werk. Wann ich sag eu fur wor : Aile di werk, di der mensch
wurkt auzzerhalp dez gotlichen reichs, daz sein ailes tôt werk, aber die
der mensch wurkt in dem gotlichen reich, daz sein lebendigeu werk. Dor
um spricht der prophet : Got der mint sein werk als wenik, als got wirt 40
7
^ 9« -
entfridt und gewandclt von allen seinen werken. Als wirt auch di sele.
wann si wurket auz dcr ordenung dez rcichs gots. Dor um dis menschen.
si wurken oder wurkcn nitit, da inné sten si allzeit geleich, wann dis
werk si engeben in noch ennement in.
Also sol man versten : Aile dink werden eu zu geworfen.
Dis red di ist nieman gesagt. denn der si hat mit leben oder eintwcder
besitzt mit mùgen seins hertzen.
ANHANG I
Nr. I.
Nostra conversacio in celis est. Sanctus Paulus sprichet, daz unser
wonunj,' sol sin in dem himel und sprichet ouh unser herre in dem
ewaiiiielio : Wo din hort ist. do ist ouh din hercz. Ist denne unser herre
din hort, so ist ouh din herz aller dikest bi im. 5
Nun sind IX sache sunderlich, umb die unser wonung in dem himel
sol sin. Dû erst ist, daz dû sel die gnade und die suzskeit in dem himel
suge und schôphe, als daz pinlin suget die sùzi und da[z] hônig von den
blumen. Also sol die sele us den schônsten blûmen der gotheit suzsikeit
sugen. Da von spricht Augustinus : Memoria tua super mel dulcis est etc. lo
Herre, din gehùgde ist sùsser denne hunig, gedenken von dir ist bezzer
denne sûze spise, von dir redcn ist voiler trost, an dir hafl'ten ist daz ebig
leben, von dir gescheiden werden ist der ewig tod. Da von sullen wir
haftcn an got als der ast an dem baum : also sol dû sele ail ir tugend von
got nemen. Dar umb sprach David : Mihi adhérera deo bonum est, i5
herre, mir ist gut, daz ich an dir hafte.
Di ander sach ist. daz die sel der engel sprach lerne, wan als die engel
nit mit worten redent, also mûst du lernen redcn mit got tugendlichen
gedenken. Swer aber nimmer us dem lande kumet, da er in erzogen ist, der
kan nit anders sprechen. wan als man da sprichet. Also sint ouh die herzen, 20
die nimmer in den himel wellent komcn, ald aber selten, die kunnen ouh
nit denne unnùczigû ûppigû wort triben, wan ir herze nûr mit ùppigen
dingen umbgat. unde Johannes : Qui de terra est etc. Wer von der erd
ist, der redd ouh von der erd und von den dingen, die ufertrich sint;
und s'JlicHer lûte herze wird gespiset mit untugenden. Aber dû tugend- 25
haft sele tlûget ûber als daz uf ertrich ist und ûber ail creatur. Als der
adler flûget ùbcr ail \ogel, also so 1 • die sele fligen ûber ail créature, uncz
daz si got vindet.
Die dritt sache ist, daz daz herze erlûchtet werde : wan wer in dem
lieht wonet, der wirt erlûhtet, als unser herre spricht : Ego sum lu.x mundi, 30
Ich bin ein li.eht der welt. Swer von dem lieht erlûhtet wirt, der vallet
koum. wer aber selten kumet zû dem lieht, der stozset sich dike. Dar umb
sol der mensch allweg sin herz stellen an daz lieht. Die sel ist gelich der
vrowen, die S. Johannes sach, die stûnd uf dem mane und waz
gekleidet mit der sunnen und het ut' irem houpt ein kron mit XII sternen. 35
— 102 —
Also ist die sele, die allû zergânklich dink iindcr ircn fùssen hat getreten,
und ist mit dem lieht gotes gecleidet. und uf irem houpt hat si ein kron
mit XII sternen, daz ist mit mangerlei tugend, die beitend einer kron mit
zwelf frôden.
5 Die vierd sache (Fol. 86) ist, daz die sel erkant wirt in dem hymelrich
und da heimlich wirt ; wan swer mit sinem gedenken und mit sinem
herzch dik ist bi got in dem himei, den erkennct got : wer aber nimmer,
ald selten. dar gedenket, wie sol der da erkant werden ? Und so dise
komend an dem iungsten tag zû des himels port und sprechend : I (erre,
lo tuo uns uf ! so sprichet got: Werlich, ich weis nit, wer ir sind, ich gesach
ùch nie in dem himelrich. Die aber da wol erkant sind, zû den sprichet
er vil minniklich : Ich erkenne ùch wol, ich han ûch dik hie gesehen,
ir warend dik mit ûwren gedenken bi mir, ir sûllent ouh immer bi
mir hie sin.
i5 Die fùnfte sache ist, daz daz herze nit entreinet werde mit unreinen
gedenken ; wan wer sich dik an den kessel ribet, der wirt masig. Also
geschiht der sele und dem herzen, daz mit bôsen dingen umb gat, daz
wirt entreinet. Aber der mensch, der dike wonet bi got, des herze belibet
reine, und sprichet unser herre : Sâlig sind, di ems reinen herzen sind,
2o wan si sullen got sehen. (îot wil rûwen in einem reinen herzen.
Die seht sache ist, daz di sele gesterket wirt an gotes dienst und daz
der mensch wirt bereit zû aller arbeit und daz im nit ze gros ist ze lidend
und zû tûn durch got. Wan im geschiht als den wilden rossen, so man
die zû dem ersten riten sol, so sind si gar zaghaft und schùhend allû cleinû
25 ding : also tund die lût, die nit stark sind von gotes minne und nit
erkennent die frôde des himelriches. So di ein klein arbeit liden sùlIent
durch got, so erschrekend si als daz wild ross. Daz geschiht da von, wan
ir wonunge und ir wandelunge selten in dem himel ist und si mit der
minne nit kreftig sind worden.
3o Aber dû lùte, die dik in dem himel sind, die werdent kùne an gotes
dienst an siner minne, wan in kan kein so grozz ding geschehen, daz
si von got scheide, als die sele sprichet Cantica : Die minne ist stark als
der tod. Wan aïs der tod die sele scheidet von dem lip, also scheidet di
minne den menschen von allen dingen und bindet die sele zuo(t) got ;
35 wan e daz si got lieze, e liezs si daz leben.
Die sibend sache ist, das die sele den tugenden nach volge, die si in
dem himel erkennet, wan es wart nie dink so gût den, der ein ding
lernen sol, den daz[er]einen guten bilder hat. Wer nu tugend wil lernen,
der sol got dik ansehen (86 ^') : der ist ein edier bilder aller gûten dinge,
40 wan er ist ein ursprung aller tugend. Swennc ùnser herre hiezz Moyses
— io3 —
machen wunderlichû dinge, so sprach er : Du soit es machen als du an
mir seliest uf dcm berg. Also sol die sel tûn, wenne si tugend leren wil, so
sol si an got sehen und sol daz guldin insigel in sich druken, so wirt
si selber dem insigel gelich.
Die aht sache ist, daz daz herz ald die sel in sicherheit ist in dem 5
himel : wan daz himelrich ist ein sicher stat und ein fries lant : was
dar kumt. daz ist sicher und behalten vor allen \einden. Dar umh sullen
wir ze aller zit ûnser herz dar flôhen, unde dicit Gregorius de beatoJob :
Wan sin gût und sine kind uf ertrich warent. da von so nam es der tievel,
aber sin herz hat er geflôhent in den himel, da von so moht kein schad i^
geschehen an der sel. Unser herre begert nit anders denne daz herz ald die
sel : da von hat der tievel nit als gern als die sel ald daz herz. Daz sullen
wir in die fryen stat senden, in daz himelrich, da(z) ist es behiit vor den
tûfeln und \or allen untugenden. (jot sprichet : Gib mir din herz und tu,
waz tu wild.
Die nùnde sach ist, daz unser begird ze allen ziten gereizet werde
nah got und zû den tugenden. Wan wer dik an got gedenket und an die
(rode dez himels, der nuis des mer iamers nah got haben. Rogemus etc.
i5
Nr. 2.
Comedite, amici mei, et inebriamini, karissimi. Gant. 20
llabent hochzit und wirtschaft mit mir und ich mit ùch, min frûnd,
ezzent und trinkent mich und ich ûch. Ich wil mich iuch und ûch mir.
Eya, zartù selc, nun sich und nim war, wie gar er dich vsil saten, wan
er spricht : Ezzend an, min frùnde, min geminneten, min zarten, min
usserwelten. min diener, min nachvolger, min junger, min kint ! Ich wil z5
l'ich mit mir vereinen, mich iwer genieten, adelich, minneclich, ûberna-
lurlich, wunderlich, vaterlich und gôtlich ! Eva, zartù sele, nun sich und
nime war. wie er dich meinet, minnet, mit dir koset, sich dir erbûtet,
sich mit dir und dich mit ime vereinet. Alzo soit och du dich mit iim]
vereinen, im dich minneclich erbieten und steteclich zû dir laden. Wan 3o
in dem louf der minne ist chein dinck, von dem sy alz vast wahz und zû
nieme alz von hitziger begirde und brinnender durst und gemeinem laden,
steteclichen zwischen dcm minncclichen got und der geminneten scie.
Eya, zartû sele. lade minneclichen dinen geminten und sprich, daz
Gant. : Ghom, min geminneter. in dinen garten und izzc din fruht: ich 35
habc nicmen denne dich allain ! ich bin din hus, din tempel. din crone,din
garte und din riche! Du bist min geminneter, min uzerwelter, min gemahel,
niiii schôphcr, min lôscr, min bchalter, min lerer, min leyter, min troster,
— 104 —
min vattcr, min herre, min got! nu chôme und izze din fruht, daz bin ich ;
nun izze mich ! Du haust dem lip die ]<raft gcgeben, daz er die undowigen
spis in sich verwandelt unde sy izzet, alzo wirk ocii du an mir und
verwandel dich in mich !
5 Nun merck, wie du soit bereit werden, daz er dich ezze aiz sin spiz.
Lûg und nim war : alz sin spiz gedowet wirt manigvaltig in dem lip, alzo
soit du gedôwet werden in dem plût Christi Jhesu und in siner sele und
in dem ewigen wort. Du soit ze dem ersten gedôwet werden in dem
plûte, du soit ein tranck niemen und soit in dich trinken daz prinnede
10 hertzplût, daz dû ewig minne uzgegossen hat, daz sol uz dir tôwen aile
liplich wolnûst, trost, frôde, zartheit, kûrtzwil, suzzekeit, wie ez gênant
ist, und sol in dich giessen bitterkeit, arbeit, trurekeit, sûnfzen, weinen,
und sol dich machen allen dingen sterben.
Du soit ze dem andern maule gedôwet werden in der zarten sel Christi
i5 Jhesu, die ist gnadenrich ; (i3 '') dû sol in giessen dir gôtliche tranck, daz
dich dôwe unde uz dir wirck aile liplicli ùbunge. wort und werck, sorg,
forme, hilde. Da soit du in dich drinckcn gnade und aile tugend und
aile vollechomenheit unde aile die inflûzze, die ain gelvd von sinem hopt
emphahen mag, daz du wxrdest ein spiz gottez und in im gedôwet.
2o Du soit och ze dem tritten maule gedôwet werden in dem ewigen
wort. Da sol uz dir gedowet werden hymelrich, ertrich, aile engel, aile
heyligen : du soit och selber uz dir gedôwet werden und aile creatur, alz
sy an in selb sint. Du soit ûber aile creatur ufgan in daz ewig wort, in
dem allû dinck wdrlicher und adeliciier lûhtend wan in in selber. Da
25 von sol der mensch allû dinck lan und aller dinck vergessen, wan got ist
ain verderbendez fur. Deuteron. 4". P]r wil nit. daz sy iemans gab beger,
nit wan die sin allein.
Nun haust du wol vernomen, wie der mensch ist gottez spis, nun
merck, wie got dez menschen spiz ist. Eccl. (\) 4°. : Die mich ezzend, die
3o hungert, unddie trinckent,diedûrst. Sodugotezie mer izzest und trinckest,
so dich ie mer nach im hungert und och dûrstet, wan got ist daz erst gût,
ein luter gût, ein einiges gût alz gût, ein unmâsig gût, ein ewiges gût. Da
von ist er alz flûzzig, daz er aile zit hin flûzzet und durchflûzzet, untz daz im
begegnet ein widerstal, alz aile flûzzigû dinck tûnt. Und da er vindet ein
35 userwelt sel, dû sin wirdig und begirig ist, da durchgûzzet, durchflûzzet,
durchlûhtet und durchdringt er ir sinne und kreft : so wirt die sel alz gar
zûniement. daz sie aile zit ist beweget und wider flûzzet in got mit
minne, mit lieby, mit lobe, mit-ere, mit danck, mit dienst. LJnd alzo so
wirt die minneclich sele gespizt und wahzend und zûniemend in got,
40 und wirt alzo got mit got erfûllet, daz wunderlich dinck da beschehent.
- io5 —
Wan liplicher sin der sclaffet da, fleysclich begirde swiget, uzzer dinck
diehent, die bescheydenheit wirt verwandelt, die bekantnûss wirt erniiwert,
der wille wirt erfi'illet, die sele wirt von ir selber entzûckt. Diz zwingt
die Lisser dinck ze lauzend, gewonlich dinck ze mident, ûber sicii selber
dringen und an die blozen goiheit springen. 5
Diz wirtschaft hat sehz staflel, daz ist sùzzekeit, gitykait, setty,
trunckenhcit, sicherheit, rûwe. Sùzzekeit und wolnûst sint zweiger ding,
die wol zesamen hôrend. Nun sint cheine zwey dinck, die baz zesamen
liôrend und fùgend und die innerlicher vereinet werden denne got
und die sele. Da von (14) soit du wizzen, daz got in der sele alz 10
die sunne in dem luft lûht, alz daz fur in dem vsen brinnet, alz dû varwe
in der wolle ziert. alz daz hunge daz wazzer sùzzet. alz dû liplich spiz dem
libe sich inlibet und alz die sele den lip lebendig machet.
Noch grosser und noch inner ist die vereinunge gotez und der sele:
su ist unversproehenlich und ungedencklich allen sinnen ; si ist alzo "5
kreftig. daz sy den geyst von der sele scheyt und in mit got inneclich
vereinet, daz si mit got ein geiste wirt. Eya, zarte sele, nun verein dich
mit dem minner din. da vindest du samenthaft luter und ûberflûzzig
ailes, daz du begerst an allen dingen manigvaltig.
Der ander stalfel ist gvtckeit. wan ie mer dû sel gotlicher sùzzekeit 20
eniphindet, so die begirde ie me in ir wirt entzûndet_
Der drit stafl'el ist satikeyt, daz ist, so die sele ie mer gottez emphindct,
so ir ie mer liplich sûzzikeit misvallet. Alzo versmahet die sele frilich aile
liplich dinck und werden ir alzo widerzem, daz ir ein pin und ein martvl
ist ir gegenwertikeit. Diz spizc und diz wirtschaft ezzend die armen und 25
nit die richen : wan man \indct ir nit in dem ertriche, da man lustelich
lebet und liplicher sùzzekeit pfliget.
Der vierd staffel ist trunckenheit. So die sele alzo ûbergossen wirt mit
gotlicher sùzzekeit, so versmahet sy aile widerwertikait und frowet sich
in arbeit. 3o
Der fûnft stafl'el ist sicherheit : wan so die sele mit gotlicher minne
und mit gotlichem trost allez liplich liep versmahet und aile zit in williges
lyden sich erbûtet, so wirt sy gar in got gesichert und spricht mit
Paulo: Ich weiz wol und bin sicher, daz mich chein dinck, noch der tode,
die engel noch chein crealur mag gescheiden von der minne Christi Jhesu. 35
Der sehzt statfel ist dez hertzen rùvve und fride, daz chein liep noch
leyde mag ez bewegen noch betrùben. Da rûwet die sele in got allein,
fry von allen dingen, alz der mensche, so er wol embizzen haut : so rûwet
er und cntsclauffet. Diz rùwe heizzet sanctus Johannej ein swigen, sanctus
Paulus ein friden, David einen sclauf. Davon in Cantica sprichet dû 40
i5
— io6 —
minnend sele : Ich sclauf und min hertz wachet. Fleysclich begird sclauft
und geistlicli wachet, der usser sin sclauft und der inder wachet, du
bescheidenheit sclauft und dû luter bekantnûsse wachet. die bekantnûsse
sclauft und dû minne wachet, die sele sclauft, der geyst wachet, der
5 mensch sclauft, aber got in dem menschen wachet.
iNun mcrck wol, wie daz mûg gesin und biz aller sorgen frv.
Rogemus crgo etc.
Nr. 3.
L'bi spiritus domini, ibi est libertas. i" Cor. 4".
■ o Notandum, quando anima stet in maxima libertate; sed primo viden-
dum. quando anima dicatur esse libéra. Dicitur quod tune, quando a nuUa
creatura nec ab aliquo, quod deus non est, est ligata, daz ist beheft, quan-
tum ad vinculum. quod potest causare médium inter deum et animam.
Tune anima dicitur libéra, wenne sy sich entschûchet aller zûvelle, rerum
temporalium. und dar zû ùber dez libes kraft sich uf richtet an daz
oberst gût, quod deus est. Tune etiam anima dicitur esse libéra, quando non
tantum id quod ipsam ante deum annichilat, abnegat, sicut est peccatum ;
nec sufficit cuidam abnegare creaturas, sicut vermiden oder verlazzen oder
entfremden den creaturen, mer die sele sol sich selber uf zihen und ein
2" uftragen oder ein ufylen Jiahen in daz gotlich wesen, daz sich der sele mer
erbût und minneclicher denne sich dû sele ir selber. Wenne nun die sel
in dem uftragen gottes emphindet, so hat urlop der trost dizer falchen (!)
welt.
Modo videamus tria puncta que ostendunt, quando anima stet in
25 maxima libertate. Beatus Augustinus dicit : Quando eterna cognoscimus
et diligimus, tune sumus extra istum mundum positi. Dicamus ergo cum
ista amatrice : Trahe me post te etc., quasi diceret : virtus mea non sufficit,
ut te cognoscam et intelligam, cum tu omnia e.xcedas, sed tua virtu.tc
animam supra se potest erigere. ad hoc possum devenirc. Quando ergo
3o supernaturali, que anima cognoscit, quod pater est origo et causa fontalis
personarum in divinis illorum que sunt ad intra et eorum que sunt ad
extra. Considérât etiam productionem verbi et spiritus sancti, et quoniam
persone divine in se invicem reflcctuntur, tune stat in summa libertate.
quia summa libertas est in divinis personis. Sed primo videndum est.
35 quomodo pater sit origo. Der vatter ist ein ursprung filii et spiritus sancti
personlich und wesenlich. Dices, cfuomodo est hoc ? Dcbes scire, daz sich
dû vernumpht dez vaters mûz bilden und sprechen in einer nachvolgung
ciller naturlicher gelicheit. wan an daz so were daz wort nit ein sun.
- 107 —
Daz mùz sin ein widerblicken gotez uf sich selber, in einer ewigen stete
uf daz hochst gerihtet sin, da von die gebiirt ewig ist. Hic applica verbum
Hylarii, scilicet Pater semper gencrat. Item verbum Augustin! detrinitate:
Si ignis est eternus etc. Kxemplum de sole in continuitate, integritate,
assiduitatc emissionis radii. 5
Wan liesse got sin vernunlt an ein geistlicli mùssikeit, so vergieng
aller der drivaltikeit underscheit nah personlicheit, und belibe denne got
nii denne blosse, also iuden und heyden an got geleubend, die der person
usflus lougent. Daz wort ist ewiklich in dem ursprunge siner geburt und
dar von ist er iemer enphangen und vvirt geborn. wan sin geburt ewig ist.] m
Da von mag man eigenlich niemen daz wort Maccabeorum : Refulsit
sol in clipeos aureos etc. Die sunne warf iren schin in die guldyn schilt,
und da von wider- (23j schinen die berg. Die sunne ist lumen divine
essentie. Daz lieht gelentzt us dem vatter in die guldin schilt der gotte-
lichen drivaltikait, daz ist in den sun und in den heyligen geyst, und da is |
von widerschinen die berg, daz sint di vil userwelten sele an dem byld
der heyligen drivaltikeit. In se non reflectuntur persone in divinis,
quando mutuo se cognoscunt una et eadem cognicione in numéro
transcendentes, qua cognicione nulla creatura deum unquam vidit vel
cognovit, unde anime béate et angeli qui steterunt divini vident clare 20
et intuitione, et tamen deum nunquam viderunt eo modo quo persone
in divinis se vident mutuo et cognoscunt. Simili modo dico de amore :
persone nempe in divinis per ne.xum amorosum mutuo se diligunt, qui
amor non est aliud quam deus etc.
Nr. 4.
In der tzit wart gesant der engel (Jabriel von gote.
Der mich fragete, war um bete wir? warumme vasten wir? warumme
tun wir aile gute werc ? war umme sin wir getauft? war umme ist
got mensche worden, daz daz hoeste ist ? Ich spreche : darummc daz got
gcboren wcrde in der sele und daz dv sele in gote geboren werde. 3,,
Darumme ist aile dy schritft geschriben, darumme hat got aile dy wernt
geschaffen und aile engelische nature, daz got geboren werde in der scie
und dy sele in gote geboren werde. Allis kornis nature menit weize, und
24 Die drei vorstehenden l'rcdi^tun siiid dtr llandsclirift .\r. (j.S des liiesij;eii
Minoritenklosters entnoinmen. Vgl. die Einleitung. — 25 Cod. Nor. Cent. iV. 'ij :
vgl. Pfeitler Nr. 29 und Sievers Nr. 2 (S. 377), wie auch die Vorrede. Am Rande steln ;
Dis niag man iesen auf unser liben frawen tag in der t'asten.
— io8 —
aile schatz golt und aile geberunge menschen. Darumme sprichit ein
meyster : man vint dicke kein dir, isz habe etwaz geliches dem menschen.
In der tzil, in deme da disz wort czu deme ersten entphangen wirt
in myner vornunft, da ist is(t) so luter und so cleinlich, daz isz ein war
5 wort [ist"', er isz gebildet wirt in myner gedancke.
Czu deme dritten maie wirt isz gesprochen uszwendig mit deme
munde, und alzo in ist isz nicht dan eyn offenbarunge des inneren wortes.
Alzo wirt daz ewige wort innewendig in deme herczen der sele, in deme
indersten, in deme lutersten, in deme heubte (97 '') der sele, da ich nu
"o von sprach, in vornunftekeit, da geschet di geburt inné. Di nicht dan
einen ganczen wan und eine hoffenunge hiczu hette, der mochte gerne.
wiszen, wy dise geburt geschet und waz da czu hilfl'et.
Sanctus Paulus sprichit : In der czit der fuUcde santé got sinen
sun. Sanctus Augustinus sprichit, waz da fuUede si der czit. Da nimmer
i5 czit in ist. da ist fullede der czit. Danne ist der tag vol. aise isz des tages
nummer in ist. Daz ist ein notwarheit : aile czit mus da abe sin, da sich
dise geburt hebit, wanne nicht in ist, daz dise gebort so sere hindere
aise czit und creaturen. Daz ist eyn gewisse warheit, daz czit got noch di
sele von nature nicht beruren mac. Mochte dy sele von czit beruret
20 werden, si in were nicht sele, und mochte got von czit beruret werden,
he in were nicht got. Wer isz abcr, daz czit dy sele beruren mochte, so
in mochte got nummer mer in ir geboren werden, und si in mochte
nummer in gote geboren werden. Da got geboren sal werden in der sele,
da musz aile czit abe gevallen sin, odir si muz der czit enphallen sin mit
25 willin und mit begerunge.
Eyn ander sin von der fullede der czit. Der dy kunst hette und dy
macht, daz he dv czit und alliz daz in sechs tusint iarin ie geschach und
daz noch geschen sal an daz ende, herweder gegiszen kunde in ein
gegenwerdig nu, daz were fullede der czit. Daz ist daz nu der ewickeit,
3o do dy sele in gote aile ding nuwe und frisch und gegenwertig bekennit,
und in der lust, aise ich izunt gegenwerdig habe. ich lasze niiweliche
in eime bûche, der isz gegrunden kunde, daz got dy weride iczunt machit
alze an deme ersten tage, da he dy werlt geschuf. Hi ist got riche, und
disz ist gotis riche. Di sele, in der got sal geboren werden, der musz dy
35 czit inphallen, und si musz der czit inphallen und sal sich ufftragen und
sal sten in eime inkaffene in disen richtum gotis. Da ist wite ane wite
und breite ane breite ; da bekennet dy sele aile ding und bekennit si da
vollenkomen.
Dv meystere. dv da beschriben, wi wit der hemel ist, da were unge-
40 leubelich czu sprechene. Dy mynneste cralft, dy in myner sele ist, dy ist
— 1 0() —
wider danne der wite hemel, ich gesvvige der vornunft, dy ist wit anc
witc. In deme heubte der sele, in verniinftickeit, in der bin ich also na
Libir tusint mile iensit des meris, aise der stat, da ich iczunt inné stene. In
dirre wite und in disim richtume gotis da bekennit dv sele al, da inphellit
ir nicht, und da in ist si nichtis wartende. • s
Der engele wart gesant. Dy meystere sprechen, daz der engele menie
ist zal bobin zal : yre menye ist so grosz, dasz sy dykeyn zal begriffen
mag, ir zal mach ioch nicht bedacht werden. Der underscheit kunde
genemen ane zal und menye, deme weren hundert aise ein. Dy hundert
personen in der gotheit noch deme underscheide neme, als si ein sin, so '"
ne were da noch menye noch zal, und dy in bekende doch nicht danne
einen got. Isz wunderen sich ungeleubige lute und etliche ungelarte
cristcne lute, und ioch manige phaffen wiszen da(z) alzovil umme aise evn
steyn : dy dry personen sint eyn got, dy nemin drv aise dry kuwe oder
dry steyne : abir der undirscheit kan nemen in got ane zal und anc '5
menye, der bekennit, daz dry personen (98) sin ein got.
Der engil ist auch so hoch. Unse besten meynstere sprechen, daz
iclich engil habe eine gancze nature. Were eyn mensche, der allisz daz
hettc, daz aile menschen haben an gevvalt und ane wisheit und an allen
dingen, daz were eyn wunder, und so en were [he] doch nicht danne eyn -"
mensche, wanne der mensche hette allez, daz aile menschen haben, daz
doch dannoch verre wer den engelen. Also hat ein iclich engel gancze
nature und ist gesundert von den anderen aise eyn tyr von eym anderen,
daz (he) eyner anderen nature ist. In dirre menye der engele ist got riche,
und dy daz bekennet, der bekennit gotis riche. Si bewisen gotis riche, aise ^5
eyn herre bewyset wirt von der menye sincr ritter. Darumme hevzet her
eyn got des heris. Und aile dyse menye der engel und herschaft, wy hoe
si sint, dy haben eyn mitwirken und helffen darczu, da got geborin wirt
in der sele, daz ist, si haben lust und freude und wunne in der geburt.
Sy iiî werken nicht, da in ist dygeyn were der creaturen, wann got wirket ^o
dy geburt alleine, mer dy engel haben eyn dinsthaftig werg hirczu. Alliz
daz dar czu wirket, der engel und dy creaturen. daz ist ein dinsthaftic
^werc.
Der engel was gênant Gabriel ; her tet auch war, her hiz aise wenic
Gabriel aise Kunrad ; niman in kan wizzen des engiles namen ; da der 35
engele gênant ist, da in quam ni meynster noch sin czu. Vil lichte ist he
namelos. Dy sele in hat auch dykein name ; aise wenic aise man got
namen vinden mag, alzo wenig mag man der sele eigen namen vinden,
alleine grosze buchere hivon geschreben sint. Aber da si ein uzlugen hat
czu den werken, davon gibet man ir namen. Eyn zimmerman daz in ist 4"
— I 10 —
sin name nicht. mer den namen nymet hc von deme wcrke. Den namen
Gabriel nam he von deme werke, des he eyn bode waz. Gabriel sprichit
craft. In dirre geburt worchte got crefticlichen odir vverket craft. Waz
meinet al dy craft der nature ? daz si sich wirken wil. Waz meinet aile
5 nature, di da wirket geberen ? daz si sich selben wirken wil. Dy nature
mynes vater wolde wirken in siner nature eynen vater ; du des nicht en
mochte gesin, du wolde si ein wirken, daz ime allir dinge gelich wcre.
Do der craft gebrach, do worchte si ein, so si gelichist mochte, daz waz
eyn son. Ich bin desgewisse, daz dy nature mynes vater in mir gevvorcht
lo hat ime, so si gelichest mochte ; ich bin des gewis und vinde isz in myner
unvornunft von gelicheit, daz ich bin sone, des sun ich heisze. Da abir der
craft noch me gebrichit odir eyn ungevelle geschit, da wirkit si noch cinen
ungelicheFerJn menschen. Abir in gote ist voile craft, darumme werket
he sin gelich in siner geburt. Alliz daz got ist an gewalt, an warheit
i"» und an wisheit, daz geberit he alczumale in dy sele.
Sanctus Augustinus sprichit : Waz dy scie mynnet, deme wirt si
gelich ; mynnet si erdische ding, so wirt si erdisch, mynnet si got — so
mochte man fragen : wirt si danne got ? spreche ich daz, daz ungeleup-
liche lut den, di czu krancken sin haben und isz niht vornemen ? mer
20 sanctus Augustinus sprichit, ich in spreche nicht, mer ich wise uch czu
der schrift, di da sprichit : Ich habe gesprochen, daz ir gote sit.
Dy etwaz hette des richtumes, da ich vor von gesprochen habe, eincn
blich oder ioch eine hoflfenunge odir eyne czuvorsicht, der vorneme ('98 '')
disz wole. Isz in wart nie geburt so sibbe noch so gelich noch [so] ein, so
25 dy sele got wirt in dirre geburt. Ist daz isz an ichte gehindert wirt, daz si
nicht allir dinge gelich in wirt, daz in ist gotis schult nicht. Alzo verre alz
ir gebrechen intphallen, alzo verre werket he si ime gelich Daz ein
czimmerman ein schon hus nicht gewerken in kan uz wormechtin holcze,
des in gebrichit an syner kunst nicht sunder an deme holcze. Von gote
3" mochte si der mynniste engele irbilden adir geboren werden in der sele,
dar inkegen in were aile dyse werlt nicht, wanne in eime einigen
funckelin des engelis grunit, laubet und luchtit aile dyse werlt. Mer dyse
geburt w-erkit got selber, der engil in mag da kein werg gewirken wan
ein dinschaftig werg.
35 Ave daz ist ane we. Dy da ist ane créature, di ist ane we und ane belle,
und [di] allir mynneste créature ist und hat, und di hat allir mynniste wc.
Ich sprach etwanne eyn wort : Dy der werlt aller mynnest hat, dy hat
ir aller meyst. Niemandes in ist dr werlt alzo eigen. aise dye aile dy werlt
28 worrechtin hoize. — 35 Abir daz.
— 111
gclaszen hat. Wiszet ir, wovon got ist got (ist) ? Davon ist got got, daz hc
anc créature ist. He innante si^chj nicht in der czit,- in derczit ist créature
und sunde und tôt : dyse haben eine siphe in cime sinne ; und wan dv
selc da der czit intphallen ist, darumme in ist do noch \ve noch pine. ioch
ungemach wirt da ein freude, und alliz daz bedacht mochte werden von 5
lust und von freude, von wonne und von mynnicheit, daz in ist nichtcs
nicht gegen der .wunne, di da ist in dirre geburt und der freude, di da ist.
Genaden vol. Daz mynniste werc der genade ist hoer dan aile engele in der
nature. Sanctus Augustinus sprichit : Daz ist eyn gnadenwerg, daz got
werket, alzo daz he einen sundere bekeret und czu einem guten menschen '"
machit, daz ist groszere danne daz got eine nuwe werlt geschaffe. Alzo
licht ist gote himel und erden umme czu kerne, aise mir ist evn appel
umme czu kerne in myner haut. Da genade inné ist in myner sele, di ist
so lutere und ist gote so gelich und so sippe, und genade ist ane werg,
aise in der geburt, do ich iczunt von sprach. dykeyn werg ist. Genade '^
wirket dykeyn werg. Sanctus Johannes en getete ny keyn czeichcn. Daz
werg, daz der engel in gote hat, ist so hoch, daz ni keyn mevster noch
sin dar czu in mochte kumen, daz si daz werg begriffen mochten ; aber
von deme werke vellit ein span aise von einem balkc, den man hauwet.
Ein blichen, daz ist, da der engel mit sime nidersteh den himel berurt, da -"
von grunet und bluwet und lebet alliz daz in dirre werlde ist.
Ich sprccheeiwanne von bornen: alleine isz wunderlichelute, wir mus-
zen sprechen nach unseme sinne. Ein borne, da di gnade uz entspringit, ist,
dar der vater uz gebert sinen son; in dénie selbin entspringit dy gnade,
und aida get di genade uz deme selben borne. Ein ander borne ist, da di 2 5
creaturen uz gote fliszende ist, so verre von deme borne, da di gnade uz
entspringet aise der himel ist von der erden. Gnade en werket nicht. Da
daz vur ist in siner nature, da en bernt is noch en schadet nicht ; dv hicze
des fuers dy bernt hi nidene, ioch da dy hicze ist in der nature des fuers,
da en bernt si nicht und ist unschedelich; ioch ^da] dy hycze ist in deme 3o
fure, da ist [si] der (99) rechten nature des fuers also verre aise der himel
ist von der erden. Genade enwerket nykein werg, si ist czu czart da czu.
Werg ist ir also verre aise der himel von der erden. Ein insin und eyn
anhaften und ein eirten mit gote, daz ist genade, und da ist got mete,
wanne daz volget czu haut dar nach. 35
Got mit dir. Da geschit di gebort. Isz in darff nymant wunderlich
dunken hir czu kummene. Waz schat mir daz, wi swer isz mir ist, sint
her isz wirket? aile sine gebot sint mir lichte czu haltende, her heisze
ioch alliz daz he wil, des en achten ich nichtes nicht, daz ist mir aies
kleine, ab her mir sine genade dar czu gibet. Isz sprechen etlichc, si en 4"
- 112 —
habcns nicht, so spreche ich : daz ist mir leit ; begerstu aber nicht, daz ist
mir noch leyder. Moget ir isz nicht gehaben, so habet doch eyn begcrungc
da czu ; mag man der begerunge nicht gehaben, so beger man doch einer
begerunge. Dar umme sprichet der prophet : Ich habe begert einer
5 begerunge, herre, czu diner gerechtekeit. Daz wir gote also bcgern, daz
her in uns geborn werde, des helffe uns got. Amen.
ANHANG II
Die Handschriften des Katharinenklosters in Nurnberg
nach einem Verzeichnisse des 15. Jahrhunderts.
Jtcm disz ist der notel. wie inan sol zu tisch Icscn
und zu collacio Icscn durch das ganczyor, das inan
find verczaichend ein yecliche wochen und tag und
fest und hochczeit, waz darynnen zu lesen sey.
Jtem wcnn man vc nichtz zu lesen hat, so mag man
sùstcin gutz puchanvahcn. derwirgenunckhaben.
dar under lesen in dem vor.
Jtem di pùcher sol man erkennen pey den puch-
staben und pey der czal, die zu dem ersten stent.
Jtem die czal pey den puchstaben bedeùt als vil,
welches puch ist an der czal ; aber die czal dar nach
bedeùt als vil pletter, dar an man suchen sol, das
man lesen sol oder wil.
Jtem hinten an der notel vind man verczaichent
von den liciligen. was man \on der junckt'rawen
Maria und von ctlichcn heiligen hat zu lesen zu iren
hochczeiten.
Jtem noch der notel sten die pùcher an gesch ri bcn,
als sye denne in der notel verczaichent sein etc.
A
Jtem die her nach geschriben pùcher hat der convent hie zu sant
Kaihcreyn zu Nurnberg, prediger ordens.
1. .Item das crst puch der bibel, helt in im Genesis, Exodus.
Lcviticus, Numeri. Detronomv (!). Josuc, Judicum. Ruth.
II. Jtem- das ander puch der bibel. helt in im IIII pùcher Regum.
Il Paralippomenon.
III. Jtem das drit puch der bibel, helt in im Esdre, Neemie,
Thobias, Judith. Mester, Job, der Psalter, Ecclesiastes, Cantica,
Sapiencie.
IV. Jtem das fierd puch der bibel, helt in im Ecclesiasticus,
die prophecey Isaye, Jeremie, Lamenta. Jeremie, Baruch,
Ezechielis, Danielis.
V. Jtem das fimft puch der bibel, helt in im die prophecey Osée,
Johel, Amos, Abdias, Jonas, Micheas, Naum, Abacuc, So-
phonia, Aggeus, Zacharias, Malachias und II Machabeorum.
Jtem die vorgeschriben V pùcher der bibel hatder
Jôrg Keypper herein geschcnkt der swester Clar
K e i p p e r i n .
VI. Jtem das sechst puch der bibel, das da heist das puch der
newen cristlichen e, helt in im die ewangelio, sanctus Ma-
theus, sanctus Marcus, sanctus Lucas, sanctus Johannes und
die epistel sancti Pauli und .'Xctuum apostolorum und die
epistel sancti Jacobi, sancti Pétri, sancti Johannes, sancte (!)
Jude und Apocalipsim ; und die mesz von der czeyt und von
dcn heiligen und das ewangelio Nicodemy.
Jtem das vorgeschriben puch wart uns von dem
alten Steffan Tetzel selig, ist der Keiperin gewest.
Jtem dar nach sten IIII newe pùcher der bibel.
VII. Jtem das erst new puch der bibel, helt in im Genesis, E.xodus,
Leviticus, Numeri, Deutronomv. Josue, Judicum. Ruth.
- ii6 -
Vin. Jtem das ander puch dcr bibel. hclt in im IIII pùclier Rct;um
und czwu Paralippomcnon.
IX. Jtem das dritt new puch der bibel, helt in im Esdre, Neemie,
Thobias. Judith, Hester, Job, der Psalter, Ecclesiastes, Cantica,
Sapiencie.
X. Jtem das tierd new puch der bibel, helt in im und heist das
puch der newen cristenlichen e, und hat die IIII evant^elisten,
sanctus Matheus, sanctus Marcus, sanctus Lucas, sanctus
Johannes ir ewangelio, sanctus Paulus epistel, Actuum aposto-
lorum, die epistel sancti Jacobi, sancti Pétri, sancti Johannes,
sancte Jude, Apokalipsis, die mesz von der czeyt und heiligen.
das ewangelio Nycodemy.
Jtem die IIII vorgeschriben newe pùcher der bibel
hat swestcr Rûngunt Nyklasin geschriben.
XI. Jtem ein pergamen puch dcr bibel. das helt in im etlich
hvstorv ausz den pùchern der bibel ; und ist vor dcr refor-
myrung hynnen gewest.
XII. Jtem ein puch der bibel in eym conpert, das helt in im etlich
hystory aus den pùchern der bibel.
Das procht swester Kathrein Tucherin herein.
XIII. Jtem ein puch, das helt in im Cantica Canticorum und vil
schôner e.xempel. Das hat swestcr K.ùnguntXiklasin
gesch r i be n.
XIV. Jtem ein puch, das helt in im Compendium theoloice veritatis.
Das puch wart uns von der swester K.eipperin.
XV. Jtem ein puch, das helt in im Apokalipsim und y\ctuum
Apostolorum. Das puch gabcn uns die swester von
Schônensteinpach.
XVI. Jtem ein pùchlein, das helt in im Apokalipsym. das hat
swester Kùngunt Nyklasin geschriben.
Jtem ein puch, ist ein auszzug etlicher hystori ausz der
bibel ; das puch hat man uns geben von dem Tôpier.]
B
I. Jtem ein pergamen puch, das helt in im von dem auszzug
der kinder von Israël und ein geistlich auszlegung und die
X gepot und von dem meyen ein predig und von dem heiligen
sacrament.
— 1 1'
Das puch gaben uns die swester von Schônenstei n-
p a c h .
II. .Item ein pergamen puch, das helt in im die X gepot, ais
der junger dcn maister fragt.
Das gab uns vater Spilwergcr selig von seiner
peichttôchter eine.
III. .Item ein puch das helt in im die X gepot, ais der junger
den maister fragt, und vil guter sprùch von den heiligen und
von einem unbereiten sterben und von dem heiligen sacrament.
Das puch pracht swester Anna Kôchin herein.
IV. Jtem ein puch das helt in im die X gepot. ais der junger
den maister frogt, und vil guter sprùch von den heiligen und
von unsers lieben herren leiden.
Das puch procht swester Kathrein Tucherin herein.
V. JteuT ein puch, das helt in im die X gepot und von der
peicht und wie die peicht und rew sein sûl, und von warc
rew und ware peicht und ware pusz und von VII stùck, die
gehorn zu rechtcr worer rew.
Das puch procht swester Kûngunt Schreiherin
herein.
VI. Jtem ein puch, das helt in im vil latcin und lateinisch predig
und latcin und teutsch von sùnden. peicht und rew, die
X gepot, die VII totsùnd, die Vil sacrament, die VI werk
der parmherzcikeyt, die VII goh des heiligen gaistz, die
VIII seligkeit. die IX fremden sùnden, die IIII rùffenden
sùnden, von den sùnden in den heiligen gaist, von den ver-
gessen und heimlichen sùnden etc.
Das puch gab uns lier Hansz Rùsenpach.
VII. Jtem ein pûchlein, das heist der gewissenspiegel und helt in
im von dem glauben, von den X gepoten, von sùnden, von
tugenten, von feirtag, fasttag und von dem heiligen sacrament.
\'lll. .Item ein pûchlein, das helt in im von der peicht und von
sùnden und von den XXIIII alten, ein teil schon 1er und vom
gepct.
Das pûchlein ist vor der reformyrung hynnen
■ gewest.
IX. Jtem ein langer se.xtern in eym conpert. dar an stent die
Vil totsùnd und die X gepot etc.
Den hat unser pcichtvater Ileynrich Krauter sclig
geschriben.
— ii8 —
X. Jtem ein piich in eim conpert, das helt in im die ersten
III gepot mit ir ausziegung von dcn X gepoten, und gehôren
got allein zu.
XI. Jtem ein pucli in eim conpert, das hclt in im dar nach die
VII gepot noch den III gepoten der X gepot mit irausziegung.
Die II vorgeschriben pùcher procht swcster Ceciiia
Rotin herein.
XII. Jtem ein puch, das helt in im die X gepot mit der auszlegung.
Das puch ist swester Barbara Rûczin.
XIII. Jtem ein pùchlein in eim conpert, das helt in im von der
peicht [hat die swester Hemlin mit irl.
Das pùchlein hat swester Ursula Pirckhamerin
geschriben.
XIV. [Jtem ein puch in einem conpert, helt von dem leiden
Cristi und die auszlegung der X gepot und die peichttochter
von Kôln und die auszlegung uber daz evangelium In
principium.
XV. Jtem ein altz puch in einem conpert, helt in ym die ausiegung
der X pot.]
c
I. Jtem ein puch, das helt in im den psalter mit derglosz.
Den procht swester Kùngunt Schreiberin herein.
II. Jtem ein puch, das helt in im den psalter mit derglosz.
Den wart swester Kathrein Moltzschuchcrin von
irem anher, Hansz Lôffelholcz.
III. Jtem ein permanter psalter noch dem text.
IV. Jtem ein psalter noch dem text.
V. Jtem ein psalter in eym conpert noch dem text.
Die III vorgeschriben selter sein vor der rel'ormv-
rung hynnen gewest.
VI. Jtem der marterpsalter. den sant Bernhart gemacht hat, den
vater Johannes Gredinger swester Elszpet Pfin-
czingi n gab.
Vil. Jtem ein psalter noch dem text: der ist swester Kathcrina
Tucherin gewest. "
VIII. [Jtem ein pergemener salter nach dem text.
IX. Jtem ein pappirein salter nach dem text in einem roten leder,
— 119 -
ist swcster Kinczelmen (?) f,'ewcst. wcis ich nit, wcm
man dcn geben hat.
\. Jtem ein pergemener teutscher salter.
Jtem den salter liât swester Ursula Floschlin licrcin
pracht.^
D
1. .Item cin pergamen pucli. das helt in im die propheteii und
episteln in der vasten und predig und \il guter matery etc.
II. Jtem ein pergamen puch, das helt in im die evvangelio in der
vasten und die abentred und die II II passio, die ewangelio
von ostern uncz noch pfingsten und das evvangelio Nicodemy.
Dasistgen TuIn verlorn worden.
ni. Jtem ein pergamen puch, das helt in im die ewangelio, die
un passio und die epistel und von V leszmaistern und vom
gepet etc.
IV. Jtem ein permaten puch, das helt in im die ewangelio, die
HII passio und schône gepet und die abentred, den pater noster
mit einer kurczen auszlegung, und ist in eim conpert.
V. Jtem ein puch, das helt in im die ewangelio hystoryweisz und
Actuum apostolorum.
VI. Jtem ein puch, das helt in im die ewangelio und die HII passio.
VII. Jtem ein puch. das helt in im die episteln, und ist in eym
conpert.
Jtem die vorgeschriben VII pùcher sint vor der
reformvrung hynnen gewest.
VIII. Jtem ein puch, das helt in im die evvangelio hystoryweisz, und
ist pergamen.
Das puch gaben uns die swester von Schônen-
steinpach.
IX. Jtem ein puch. das helt in im die epistel und evvangelio und
die IlII passio.
X. Jtem ein puch, das helt in im die evvangelio hystoryweisz.
■ Die II vorgeschriben pùcher procht swester Rath-
rein Tucherin herein.
XI. Jtem ein puch, das helt in im die epistel und evvangelio und
Nvcodemv evvangelio und den psalter, ye ein vers latein und
den andern teuczsch.
— 120 —
XII. Jtem ein piich in eim conpert, das helt in im die cwangelio.
Die II vorgeschriben pùcher praciit swester Mar-
garet Ymhoff zum closter.
XIII. .Item ein puch, das helt in im die epistel noch dem tc.xt und
die ewangelio mit kurczer auszlegung.
Das puch schenkt der Jôrg K.cypper der swester
RristinaPerkmaisterin [das hat si mitirhingefurtj.
XIV. Jtem ein puch in e3'm conpert, das helt in im die ewangelio
und die Illi passio und etlich heiligen ewangeii.
Das puch ist vor der reformyrung hynnen gewest.
XV. [Jtem ein news pergamenes puch, sint die ewangelia hvstorv-
weisz.
Jtem das puch ist her kumen von Cecilia Rotin
pruder.
XVI. Jtem ein altz puch in einem conpert, helt die ewangelv
hystoryweisz, und sint doch nit aile ausz geschriben, und
hinten etlich gepet.]
E
I. [Jtem ein predigpuch, das helt in im die predig ail suntag von
dem advent pis auf den weissen suntag und den eingank der
mesz, die epistel und oracion und ewangelium, als mans list
in dem amt der mesz noch dem te.xt von dem zeit.
II. Jtem ein predigpuch, helt in yni die predig ail suntag von
dem weissen suntag pis auf der heilig dryfaltigkeit tag, die
oracion, epistel, ewangelium nach dem text von der zeit.
III. Jtem ein predigpuch, helt in ym die predig von der heiligen
dryfaltigkeit pis auf daz advent, die oracion, epistel, ewange-
lium nach dem text von der zeit.
Jtem die drey vorgeschriben pucher hat swester
Kungunt Niclasin geschriben und swester Clar Kei-
perin vil dor zu geschriben ausz dem puch, daz junk-
fraw Anna Winterin herein gab; daz hat man der
Schewerin gen Prozheim (?) geben, und hat gepredigt
her Albrecht, pfarer zu s. Selbolt. [der was von
Eckelsheim.]
IV. Jtem ein predigpuch," daz helt in ym etlich predig in dem
advent und etlich noch ostern und etlich von unser liben
frauen und etlichcn heiligen.
— 121 —
Jtem daz vorgeschriben puch gab man dem covent
von junkfrauen Anna Winterin.
V. Jtem ein prcdigpuch, helt in ym vil schoner predig von unsers
licrren und unser frawen festen und ctlicli lieilligen durch daz
jar, die der wirdig vatter Tawler gepredigt hat: und hat
swester Brigitta Schenkin herein pracht.
W. Jtem cin predigpuch, daz helt in ym etlich predig und auss-
legung uber daz pater noster und ave Maria und von der mesz
und von der liephabung gotz und vil ander 1er etc. i^
VII. Jtem ein pùchlcin, das helt in im von aygner erkantnùsz sein
selbs und von der meszikeyt und von den drcyen kreften der
sel und von almusen geben.
VIII. Jtem ein pùchlein, das helt in im den pater noster mit der
auszlegung und von dem ynwendigen leyden unsers lieben
herren und von den IIII einsprûchen
Jtem die IIII vorgeschriben pùcher hat swester
Brigitta Schenckin herein gepracht.
IX. Jtem ein pergamenes predigpuch, das helt in im gar schôn
predig zu etlichen heiligen hochczevten und fest und auch
sùst ander schôn predig.
X. Jtem ein pergamenes predigpuch, das helt in im zu dem ersten
von sant Ratherina de Senis und schôn predig und von gepet
und die auszlegung uber den pater noster und die auszlegung
uber den glauben und von den X gepoten und VII totsùnden
und von den andern stùcken, die zu der pcicht gehôrn
und sust vil ander guten ding und 1er. die denne dar an
sten etc.
.\I. Jtem ein predigpuch. das helt in im von der andechtigen sel
und wie sie mit unserm herren redt und von den stùcken der
XII kôrb und von dem heiligen gaist und von der mynnenden
sel und von einer andern elenden sel und von der vvirtschaft
\on Kôln und vil schoner gepet und 1er und manung etc. ;
und das puch ist pergamen.
XII. Jtem ein pcrmates predigbuch. das helt in im zum ersten
ein junktraw mit den IIII wachen und ein schône 1er von
■unser lieben frawen und von IV stùcklein, die ein geistiich
mensch an im haben sol, und schôn 1er von unserm herren.
' Das urspruiif^liche HIatt ist an dieser Stelli; durch cin cingekicbtcs crsctzt. Die
Schrit't ist dit' jencr lland. wciclic auch die .Nachtra{;c gcschricben.
— 122 —
Dar nach XXXVIII predig von dcn hochczciten iind fcst der
hciligcn czeyt.
XIJI. Jtem cin predigpuch, das helt in im die epistel und ewangclio
mit schôner auszlegung und mit hohen frogen und der pater
noster mit der auszlegung und ein sermon von dem rcich
gotz.
Jtemdievorgesciiriben fùnfpredigpùcher sintvor
der reform irung h ynnen gcwest.
XiV. Jtem ein pergamenes predigpùchiein, das in im helt des
Taulers predig, etlich von der czeyt des suniags, etlich von
unser lieben frawen und etlich von den heiligen und von dem
heligen kreucz.
Das pùchlein procht unser erwirdige muter priori n.
swestcr (jerdraut Gewichtmacherin. zu dem ciostcr.
XV. Jtem ein predigpuch, das in im helt des Taulers predig : Kcce
dies veniunt hebt es sich an. Zu hinderst stet dy red, dy der
vicarius von Dùringen, der prior von Erfort, pruder Eckart
mit andechtigen kindern het, die in diser red fragten und vil
dinges, do sv saszen in coUacion mit ein ander.
Das puch gab uns die ait Kûntzin Ymhoff.
XVI. Jtem ein predigpuch, das helt in im vil guter predig und 1er
und etlich epistel und ewangelio mit kurtzer auszlegung und
tagczeyt von dem leiden unsers hern, ein schône vermanung
von dem leiden unsers hern und von den llll licchten und
von der mynnenden sel etc.
Das puch procht Rùngunt Schreiberin herein.
XVII. Jtem ein pergamens dûns puch in ein conpert, das helt in im
die mesz in teuczsch in dem advent und fasten und vecht
sich an : Ad te levavi animam meam.
XVI II. Jtem ein pergames pùchlein. das helt in im von der heiligen
mesz und ir auszlegung, was die bedeut.
XIX. Jtem aber ein pergames pùchlein. das helt in im die matery,
als das nechst pùchlein von der heiligen mesz und ir ausz-
legung, was die bedeut.
XX. Jtem ein pergames puch, das helt in im von dem heiligen
wirdigen sacrament, das man gern sol communicyren, und die
VI namen von dem heiligen sacrament und von der mynnen-
den sel.
XXI. Jtem ein pergames pùchlein, das helt in im von dem heiligen
sacrament die VI namen und von der mynnenden sel.
— 123 —
XXII. .Item ein puch, das heit in im von dem heiligen sacrament die
VI namen und die proficey und epistel.
•Item die VI vorgeschriben pùcher sint vor der
rcformyru ng hynnen gewest.
XXIII. Jtem ein puch, das helt in im zum ersten, aïs got erschuf
Adam und Eva und wie Joachym sein opfer gestossen wart
von dem altar und wie Anna swanger wart unser lieben
fraw^en, wie Maria geleicht einem puch und wie unser herre
enpfangen wart und wie Maria ging in das gepirg.
Dar nach stet noch ein ander unsers herren gepurt und als
sein leben und wunderwerk und aïs sein Iciden und urstend
und hymelfart und der heilig geist herab gesant wart und
unser frawen schiedung und die wunderwerk. zu Jherusalem
und wie unsers herren anpiick gen Rom kom und wie Jheru-
salem zustôrt wart und ein passio und die auszlegung, den
pater noster und ave Maria und den glauben und sùst vil
ander guter ding, die dar an sten.
Das puch hat swester Kùngunt N iklasin geschriben.
XXIV. Jtem ein puch, das helt in im zum ersten die VIII conclusion
beczaichent, die sant Dyonisyus geschriben hat. Aber zu dem
aller leczten sten sy an dem puch mit der auszlegung : und
sùst sten gar vil guter 1er und gepet und die XII stapfel der
diemùtikeyt und XVI stùck der gôtlichen lieb und von unsers
herren leiden, wie mans betrachten sol, und ein passion mit
den lerern und sùst vil guter ding etc.
XXV. Jtem ein pùchlein, das helt in im, wie man sich ùben sol in
dem Iciden unsers lieben herren und das abentessen und der
•■passio mit den lerern und wie nùtz Iciden ist, als denn got
selber gelert hat.
Die II pùcher pracht swester Schreiberin herein.
XXVI. Jtem ein pergames pùchlein, das helt in im die VII tagesczeyt
\on unsers herren leiden und gut 1er. Das pùchlein ist gereimt.
Das pracht swester Tucherin herein.
XXVII. Jtem ein pùchlein, das helt in im die VII czeyt von unsers
herren leiden und \on unsers lieben herren leben und leiden
und gut gepet und gut 1er von dem sterbenden menschen, wie
er sich orden sol in das leiden unsers herren, und VII stùck,
die man den kranken vorsagt, und sùst vil guter ding etc.
Das pùchlein hat swester Ursula (jeiselherin und
ander swester geschriben.
— 124 —
XXVIII. .Item ein puch, das helt in im von der erkantnuz der sùnden
und sint eytel frog von sùnden und von der peicht und von
der pusz, und der stachel der lieb und schôn sprùch der
heiligen lerer und IIII ursprung des herren Jhesu Cristi,
schriben sant Bernhart und \on der witwen Ion.
Das puch gab uns die Oswalt Strumerin.
Item ein puch, das helt in im der stachel der lieb, ein gute
XXIX.
XXX.
XXXI.
1er von tugenten und von der gedult.
Jtem ein pûchlein, das helt in im der stachel der lieb.
Die II pûchlein gab uns die ait Kùntzin Ymhoff.
Jtem ein pergamens pûchlein, das helt in im der stachel der
lieb und gute gepet.
Das hat vater Mathes Weinsperger herein geben.
XXXII. Jtem ein pergamens pûchlein. das helt in im schône gepet
von unserm lieben herren und \on der mvnnenden sel und
von dem heiligen sacrament die VI namcn.
Das pûchlein isf vor der reformyrung hynnen
XXXIII. Jtem ein news puch. das helt in im von dem heiligen geist
und von der heiligen drivaltikeyt und die auszlegung uber
den Quicunque vult und von dem heiligen sacrament und
\on IIII grad der lieb.
Das puch haben hynnen die s \v ester ge schriben.
XXXIV. Jtem ein news puch, das helt in im das puch, das do heist
Von den gôtlichen syten. Darnach stet das puch von den
nùczlichen vermanungen eines gaistlichen lebens.
Das puch hat swestcr Rûngunt Niklasin geschriben.
XXXV. Jtem ein news puch, das helt in im von worer, sicher andacht
und von sant Anna, IIII frog von der mynnenten sel, ein
schône 1er von der mynnenten sel, ein predig von der myn-
nenten sel ûber die IIII wach, die sie getan hat, und schôner
predig IIII von mynnen und das pûchlein, das da heist des
ewigen lebens in dem namen Jhesu Cristi, und die guldcn
regel und schôn sprùch der lerer und XXV czaichcn cins
waren vernùftigen gruncz.
Das puch haben die swestcr geschriben.
XXXVI. Jtem ein news puch, das helt in im sant Augustinus hant-
pùchlein, das hebt sich an : Nu ste mir pey, mein got und
mein herre ; das II. pûchlein. wie die vnnerlich sel redet mit
dem herczen und die vnnerlich red des herczcn mit der sel.
- 125 -
und der spiegel consciencie und die ynnerlich andechtig red
Reichardi von sant Victore mit dem lierren Jlicsu und von dcn
IIII kreften der sel und vil guter 1er und der sel gaistlicher
wurczgart und sùst vil guter matery etc.
Das haben die swestergeschriben.
\XX\'ll. Jtem ein news puch, das helt in im von 1111 zukunft unscrs
herren und 111 predig, und wie unser lier ein furman und ein
kaufman was und wie ein peichtvater seiner gaistlichen peicht-
tochter gelobet, das er wolt Paulus sein und sy Thekla in got-
licher lieb, und von dem heiligen sacrament und von den selen
und fegfewr und von dem helfen der selen und predig und
gepet und frog und von gedancken und vil guter matery etc.
Das puch hat swester KùnguntNiklasingeschriben.
XXXVlll. Jtem ein news puch, das helt in im die 1er, wie wir got schùllen
lieb haben ùber aile dink und ein gute 1er uber den namcn
Jhesus und die XXllII trôst von der mesz uber die XXlIll sun-
tag und der spiegel der consciencie, als es sant Bcrnhart
gemacht hat, und sùst vil guter 1er und matery und zuleczt
von unser lieben frawen ein rosengertlein.
Das puch haben die swester geschriben.
XXXIX. Jtem ein puch, das helt in im und ist \on waren tugenden,
und schreibt der grosz Albertus, und von einem unbereiten
sterbenden menschen und wie uns die werlt laiden sol und
gut exempel und nùcz 1er und gut predig und der pater noster
und ave Maria und der glaub und die X gepot und ander gut
1er und der psalm Quicunque vult und von dem heiligen
sacrament.
XL. Jtem ein puch, das helt in im von der dyemùtikeyt und gute
gepet und manung von unsers lieben herren leiden und die
' X gepot und peicht, von aygner erkantnùsz, ein predig von
der hochczevt und \on dem leben der heiligen junkfrawen
Eufrosina und gut 1er wider den unglauben und Xll nùcz
von unsers herren leichnam und gut 1er von den heiligen
altveter, von gedult, von gepet, von sant Anshelmus frog,
aber gut gepet und 1er der jungern der ewigen weiszheyt.
. [Das hat man hingeben.
Die II vorgeschriben pùcher hat swester Kùngunt
Schreiberin herein procht.
XLl. Jtem ein pùchlein, das helt in im von aygner erkantnùsz und
von vil guter nùcz, die da kumen den gaistlichen menschen
— 126 —
im closter, und ein gut gepet und vil guter pricf. die gaistlicii
veter gcschriben haben iren kinden.
Das pùchlcin iiaben die swestergesciiriben.
XLII. Jtem ein pùciilein, das in im helt II die VII czeytlein von
unsers herren leiden und aber VII czeyt mit gepet von unsers
Iierren leiden und der Exultet in latein und schôn gut predig
und das puch des lebens und von dem tod unsers lieben
herren und schôn gepet von unserm herren und die VIII vers
sant Bernhart^, den patcr noster und ave Maria mit der
auszlegung.
XLIII. Jtem ein pùchlcin, das helt in im von den VII laden. als
unser herre ein kaufman was, von schôn exempel und von der
aynikeit, von priefen, von vnwendigem gedreng, von der
peicht, wie man sol lernen wol sterben, von dem heiiigen
sacrament und gut gepet und VII czeitlein von unsers herren
leiden und sùst vil guter materv etc.
XLIV. Jtem ein pùchlein, das helt in im den Quicunque vuit und
von den gepoten in der newen e, von IlIIley sterben, von des
heiiigen gaistz czùchtigen lerkinder und vil guter 1er von
gedult und von andern tugenden, von gôtiicher lieb und von
der mynnenden sel und wie sich das ewig wort genaigt hat
in den laib Marie, von dem heiiigen sacrament und ein
schôner rosenkrancz von unserm herren.
XLV. Jtem ein pùchlein, das helt in im ein 1er, wie der mensch sein
leben richten sol, und von gotlicher lieb und \on den leiplichen
und gaistlichen werken der parmherczikeyt und die X gepot
und der pater noster und ave Maria und der glaub, von der
peicht und VII czeitlein von unsers herren leiden und wie
nùcz und gut leiden ist, von einem sterbenden menschen,
von den III gepeten und sùst gut 1er, von den XII stafleln der
gedult. Das pùchlein ist in eim conpert.
Jtem das pùchlein hat uns unser erwirdiger \ater
vycary geben.
XLVI. Jtem ein dùns pùchlein, in ein pergamen gepunden, das helt
in im die predig von dem heiiigen wirdigen heiligtum, als
mans denn zaigt ail jor und von dem aplasz, der da ist von
unsers lieben herren fronieichnams tag und in der octaven.
und von dem aplasz,. wenn man unsers lieben herren fron-
leichnam tregt zu den siechen.
XLVII. Jtem ein pùchlein; in einem roten lôsch gepunden, das helt
— 127 —
in im, wie mùszikcyt ein vergift ist vil ùbels, iind ein predig
von simerley gepet und ein geistiiche 1er, XXIIII czaichcn,
da pey man bekent die schauenten mensciien.
[Das hat man auch hingeben."|
XLVIII. Jtem ein pergamens pûchlein, das helt in ini, wie nùcz und
gut ieiden ist und von XV lesmaister und schôn 1er und
sprùch der Icrer und unsers licben herren fronieichnam
V stùic und mer da von ; ein predig von der tugent, heist ein
hohgemùt der sel, und ein predig von firerley vnwendigen
Ieiden [hat Genderin".
Das pûchlein ist swester Elszpet Pfinczingin ge-
west.
XLIX. Jtem ein pergamens pûchlein, das helt in im, wie nûcz und'
gut Ieiden ist etc.
Und sagt auch dar an ailes, das [das] nechst pûchlein dar
vor gcsagt hat. daz der swester Pfinczingin gewest ist.
Das pûchlein ist vor der reformyrung hynnen
L. Jtem ein langs puch, das helt in im G und XXXV artikel von
unsers lieben herren Ieiden und von den X gepoten und die
legcnt von kayser Hainrich und \on sant Kûngunt.
Das puch hat unser lieber vater Hainrich Krauter
selig geschriben.
1.1. Jtem ein predigpuch, das helt in im die predig, die der lesz-
maister pruder Gerhart gepredigt hat in der vasten, nohet ail
tag ein predig uncz auf den palmtag.
LU. Jtem ein predigpuch, das helt in im die predig des vorge-
schriben pruder Gerhart, die er gethan hat. die erst am suntag
vor dem Gristag, die II. an dem jorstag, die III. an sant
Thomas tag vor fasnacht, die IIII. am palmtag, die V. am
montag in der karwochen, dar nach llll predig an den
un ostertagen und eine in der kreuczwochen vor dem heiligen
auff'ertag. Dar nach sten aber VIII schon predig, die der
maister Hans Nyder selig gepredigt hat.
Die II vorgeschriben pûcher hat swester Gecilia
.Rotin geschriben.
LUI. Jtem ein puch, das helt in im zum ersten sant Ratherina
legent und von czweyen eleulen, die ir reinikeyt got lobten,
und von unsers herren Ieiden und von XIIIl ursach, dar umb
unser herre den auszcrwelten enczeucht gewonlich genad und
— 128 —
trost, und von der peicht und schône liedlein, der pater noster
iind die Vil gob des heiling (!) geistz und die VII tugent der
sclikeyt und die VII totsùnd und die X gcpot, die VIII seli-
keyt ; dar nach aber gut predig und 1er. Zum icczten ein
predig von dem heiligen sacrament.
Das puch hat swester Cecilia Rotin herein prochl.
LIV. Jtem ein puch, das helt in im schôn predig, die der maistcr
Niklas in dem advent zu dem newen spittal gepredigt hat. Dar
nach sten aber schôn predig, die der pruder Hans Maulperg
gepredigt hat von dem heiligen sacrament und von dem leiden
unsers herren und von den kreften der sel ; und dar nach die
X gcpot und ein predig von der menschwerden unsers herren
und ein predig von dergotlichen mynne und von der cwigen
weiszhevt.
Das puch gab uns herein die junkfraw Kl s pet
f^llingerin.
LV. [Jtem ein puch, das helt in im, wie geistlich leut sullen
meditirn, speculirn und contemplirn. Darnach von cincm
guten grunde einer innigen sel. Darnach von einem sichern
crislenlichen leben. Darnach eine gute kurcze 1er. Darnacii ein
schône 1er von der mynnenden sel. Darnach von dem wandel
und leben der hochgelobten junckfraw Maria und von den
IXchornderengeKund darin vil schonerexempel,und von den
siben tagzeiten von dem leiden unsers herren und wie man das
leben und leiden unsers herren bedencken sol und wie man
fasten sol und wie oft man die heiligen sacrament enpl'ahen
sol und von dreyen graden gotlicher lieb und gut 1ère, die
gehorn in den kor der erczengel und in den ersten chor der
Séraphin, und ein kurcze betrachtung von den wercken unsers
herren und ein kurcze 1er von dem tiszlesen (!) und ein predig
von der wirdigen muter gotes, aïs si unsern lieben herren
gebar und worum Herodes die unschuldigen kindlin ertott
und von dem widerkumen des kindes .Ihesu in Judische
lant.
LVI. Jtem ein puch, das ist gênant die egemahelschaft Cristi mit der
gelaubigen andechtigen sele, das hat newn und zweinczig
capitel und stuck, dar inn vil eygenschaft und geczirde be-
griffen sint, wie sich die glaubig andechtig sel irem gesponsen
Cristo gleich ziren und machen sol, ob sic sein gesponsz
werden und sein wil.
120
Das puch hat die swester Margret Nuczlin gC-
schriben. ■
LVII. Jtem ein puch mit cinem iangen passion und vil cxempel.
Jtem das puch hat uns vaterJorg Waldergeben.
LVIII. Jtem ein puch, hat man von Hamliger abgeschriben. und helt
in im ail tag in dcr fasten die epistel und cwangelium mit
einer schonen predig.
LIX. Jtem das puch hat man von sant Clarn abgeschriben, und helt
ynnen von vil ewangelium ein predig und die auslegung uber
den pater noster und vil guter 1er, und ist daz ander puch,
und hatgeschriben swester Ursula Geiselherin.
LX. Jtem ein puch, sten schon predig an von dem gepet und
ander materi.
LXI. Jtem ein puch, helt des ersten Apokalipsy und XIIII predig
von sant Johannes ewangelium und XI predig von s. Johannes
Baptisten, ein predig von s. Agnes, ein predig von den
IIII ewangelien, eine von dem ewigen wort, eine : Er hat uns
gewaschen in seinem plut, eine von unsers herren leiden und
dem heiligen sacrament. und sten unter einander.
Das puch hat uns geben juncktraw Rebin, swester
Kartheuserin mum.
LXII. Jtem ein puch von sant Peter und sant Paulus legend, hat
man der muter priorin, swester Hallin, geschenkt
von Kolmar.
LXIIl. Jtem daz erst puch von sant Clarn, daz sy uns gelihen haben
ab zu schriben, helt in ym gar mangerley gut matery uber
die ewangelia von dem zeit und etlichen festen, und hat
swester Ursula Geiselherin geschriben.
LXIV. Jtem ein puch von unser frawen mitleiden und der passion,
dor noch gut gepet von unserm herren und unser frawen, ein
schickung zu sterben, gepet von den sellen und von dem
heiligen sacrament vil und von dem heiligen geist und sust
vil predig und mancherley gut materv und von der trinitat
und von vil heiligen kurcz collacien.
Jtem daz puch haben die swestern geschriben.
LXV. .Jtem ein passion mit der glosz in einem conpert ; hat uns
geben swester Remspergerin swester, die Rebin.
LXVI. Jtem ein passion mit den leren und unser frauen mitleyden,
hat Ursula Hoschlin herein pracht das ist zwir ge-
schriben].
9
— i3o —
LXVII. Jtcm ein pùchlein, sten ctlich predig an von dem Tawlcr. Mat
swester Clar Ridlerin geschriben.
LXVIII. Jtein ein puch, do sten an schon predig von dem cristtag,
jarstag, oberstag, lichtinesz, von dem verlorn sun herdum,
reichen man, palmtag und etlich noch ostern, creuczwochen,
aufart, lichtmesz, assumpcio, transfiguracio, Ursula.
LXIX. Jtem ein puch, do sten schon predig an [an] den IIII suntag
im advent, 11 cristag, passione domini, an karfreitag, ostertag,
zwu am suntag vor der aufart, pfingsttag, der ander pfingstag,
zwu von dem sacrament, Johannes Baptist, visitacio Marie,
apostolorum teilung, Maria Magdalena, Laurencius, nativitas
Marie, von engeln, Francziscus, Matheus, ail heilligen, von
warer armiit und sust ein schône 1er.
Jtem die vorgeschriben zwen pucher hat swester
Gerdraut Tetzlin geschriben, und hinten in dem
einen etlich predig von swester Katherein liornlin
von Koln.
F
1. Jtem ein puch, das helt in im : von den ampten der kirchen
und von irer czyrung und von den weihen und von den
dienern und kirchlichen orden und von iren ampten und von
dem klait der pischoff und der priestcr und den andern
dienern czier zu gôtlichen ampten und von der mesz und
von einem yglichen teil der mesz und das tun, das do geschiht
in der mesz.
Das puch hat swester Margreth Scheurerin ge-
schriben.
II. Jtem ein puch, das helt in im von den gôtlichen ampten, von
den cyeyten und irer unterweiszung und von den hochczeyt
und fest unsers lieben herren.
III. Jtem ein puch, das helt in im von den gôtlichen ampten von
den hciligen und was sy bedeut, das man ir hochczeyt beget
und in feyert, und die jorczal, was das jor und die manad
und die wochen und der tag und die stund etc. ist und was
sie bedeuten.
Jtem die II vorgeschriben pùcher hat swester Kùn-
gunt Niklasin geschriben.
G
I. Jtem ein puch in eym conpert, das helt in im unsers orden
notel .
Das hat uns vater Jôrg Valdner geben.
II. Jtem aber ein puch, das helt in im unsers orden notel.
III. Jtem ein puch in eym conpert, das helt in im die notel von
der czeyt.
IV. Jtem ein puch in eim conpert, das helt in im die notel von
den heiligen.
Jtem die III vorgeschriben notelpûcher hat swester
Margret Kartheuserin geschriben.
V. Jtem ein pergames pùchlein, das helt in im von der notel.
Das pùchlein ist vor der reformyrung hynnen
gewest.
H
I. Jtem ein puch, das helt in im unser regel und constitucion in
latein und teuczsch nach dem text und das gepet und rubirick
von den sterbenden swestern, und ist pergamenen.
Das puch kauft wir von unsern vetern, den pre-
digern.
II. Jtem ein puch, das helt in im unser regel noch dem te.\t und
die auszlegnng dar ùber des erwirdigen lerers Hugo von sant
Victorn und darnach unser constitucion.
Das puch hat geschriben swester Elszpet Karl in.
III. Jtem ein puch, das helt in im unser regel mit der auszlegung
Humberti, des hohen lerers, etwan ein gemein maister des
ganczen predigerorden.
Das puchgab uns vater Jôrg Valdner.
IV. Jtem ein pùchlein, das helt in im die epistel Humbertus von
den III hochwirdigen wesenlichen reten und XV stùck von
der gôtlichen lieb.
Das ist vor der reformyrung hynnen gewest.
V. Jtem ein puch, das helt in im unser regel und constitucion
und ein nùcze 1er von den tagczeyt und von den ampten, als
geschriben hat der grosz lerer Humbertus, und auch der ru-
birick von den toten.
- l32 -
Jtem das puch hat cin leil swcster Rartlicuscrin
geschriben, und das andertcil hatunsdcrvaterJorg
Valdner geben.
VI. Jtem ein puch, das helt in im von dem lob der gemeinschaft
in clûstern, von dcm dispensiren, ein gute 1er von gaistlicher
ordnung, von den nûczen, die einen gaistlichen menschen
bekumt im clbster, ein gute 1er von tugenden, die X gepot
mit der auszlegung, die VII oracion mit kurczer auszlegung.
Das puch haben die swester geschriben.
VII. Jtem ein puch, das helt in im ein fruchtpere predig gaistlichen
menschen : Audi filia et fide (!) et inclina aurem tuam, und vil
sendprief, von dem closter lebcn frog und antwort und von
dem heiligen gaist mynnenden glûnsenden glensterlein und
sagt auch von closterleuten und ein gute 1er, die den obern
zu gehôrt.
Das puch haben die swester geschriben.
VIII. Jtem cin puch, das helt in im, [wie] die voikumen und die-
mùtig erkantnùsz sein selbs nùcz sey, von den noficzen
anweiszung ein gut und nùcz 1er und von den ampten des
ordens, das die swestern da von untervveisunge nemen.
IX. [Jtem ein regel mit einer kurczen zusetzung Hugo.
X. Jtem mer ein ait regel mit einer kurczen auslegung Hugo.
XI. Jtem mer ein regel und constitucion pey ein ander (die hat
man den swestern zu Gotzzell geben).
XII. Jtem ein ait auslegung uber die regel von dem ervvirdigen
meister Hugo von sant Victor.
XIII. Jtem mer ein regel und ein constitucion pey ein ander.
XIV. Jtem ein news puch, dar an stet die amptsvvester, was yder
zu gehor, und etiich epistel und etlich gut matery aus der
constitucion und der conversen swester und pruder regel und
von sant Dominicus rew, eins geistlichen lebens form ; ist
von .... abgeschriben worden von den swestern.
XV. Jtem ein regel und constitucion, teutsch ; hat swester Clar
Keyperin geschriben.
XVI. Jtem ein puch, stet an die auslegung des ervvirdigen lerers
Hugo von sant Victor uber s. Augustinus regel ; hat swester
Clar Keyperin geschriben.
XVII. Jtem ein puch, do steran ein lateinisch regel und constitucion
und ein teutsch regel und constitucion und daz calendas
teutsch und die stacione.
- i33 -
Jtem daz puch hat swcster Clara Keiperin ge-
schriben.
XVIII. Jtem cin puchlein von der unterweisung der noviczen. Mat
swcster Keiperin gcschriben.
I. Jtem ein puch, das hcit in im unsers heiligen, vvirdigen,
liochgelobten vaters, sanctus Dominicus, leben und seine
wundervverck.
Das puch hat swester Elszpet Schwertin und
swester Kùngunt Nikiasin geschriben.
II. Jtem ein puch, das heit in im das leben von dem dyner der
ewigen weiszhcyt, des seligen pruder Seusen, und dar nach
aïs er. geschriben hat das puch, das man nennet die ewigen
weiszheyt, und sein andechtig sendpriefiF zu seinen andech-
tigcn tt'ichtern.
Das puch hat geschriben swester Barbara Rùczin
und swester Nikiasin.
III. Jtem ein puchlein, dar an stet die ewig weiszhevt.
Das puchlein ist swester Margreth Kôpfin, das hat
ir ir swester loszen schriben.
IV. Jtem ein puchlein, dar an stet die ewig weiszheyt, und ist
pergamen.
Das puchlein ist vor der reformyrung hynnen
V. Jtem ein puchlein, das helt in im zum ersten die ewigen
weiszheyt und von gedult und von VI stùcken, die ein mensch
an im haben sol.
Das puchlein procht swester Kathrein Tucherin
herei n.
VI. Jtem ein puch, das helt in im die XXIIII collacion der heiligen
altveter, die uns unser erwirdiger vater, maister Jo-
hannesNyder, liesz schriben zu Pasel.
VII. Jtem ein puch, das helt in im die XXIIII collacion der heiligen
. altveter.
Das puch hat swester Kùngunt Nikiasin geschriben.
Vlll. Jtem ein puch. das helt in im die XXIIII harpfen, und sint
predig ausz den XXIIII collation, die unser erwirdiger lieber
vater, maister Johannes Nyder selig, getan hat. Dar nach stet
— i34 —
Humbertus epistel von den dreyen hochwirdigen wesenlichen
reten und von dem heiligen sacrament und von sant Katherina
de Senis.
Das puch procht swester Kùngunt Schreiberin
herein.
IX. Jtem ein puch, dar an sten die XXIIII alten.
Das puch proc ht s westerKath rein Tue h crin herein.
X. Jtem ein puch, dar an stet die XXIIII alten, das hat uns die
ait HansGrolatin geschickt, der alten Kùnczin Jm-
hoff swester.
XI. Jtem ein puch, das sagt von der heiligen altveter leben, wie
sic in der wûst und anderswo und eynod gelebt haben.
Das puch haben die swester geschriben.
XII. Jtem ein puch, das helt in im der heiligen altveter sprùch
und 1er.
Das hat swester Niklasin geschriben.
XIII. Jtem ein puch, das helt in im etlich altveter leben, sprùch und
1er und von etlichen heiligen legent, sant Sebolt, von XII clos-
nerin und hùbsch 1er von dem guten Job, sant Sébastian,
sant GristolTolus, sant Michahel, sant Lucia, von unser lieben
frawen, als sie enpfangen wart im muterleib.
Das puch procht swester Kat h rein Tu cher in herein.
XIV. Jtem ein puch, das helt in im : zum ersten sagt es von dem
fegfewr, dar nach von dem irdischen und hymelischen para-
disz, dar nach das puch Abcdarius.
Das procht swester Kùngunt Winklerin herein.
XV. Jtem ein puch, das helt in im der Lucidarius und von dem
heiligen Patricius und von einem unbereiten sterbenden
menschen und die frag des maisters in astronomia und Sibilla
weissagung, gereimt.
Das puch hat swester Kathrcin Tucherin herein
geprot.
XVI. Jtem ein puch, das helt in im von dem heiligen sacrament,
der maister und die gevvissen, von sant Katherina de Senis
und Tundalus fegfewr, von peten, was gnoden und nucz dar
an ligt, und XII nùcz, die uns got umb leiden gibt, und von
unser lieben frawen schiedung.
Das puch ist vor der reformyrung hynnen gwest.
XVII. Jtem ein dùn puch, das helt in im gut 1er von der heiligen
sprùch und ein passion.
i35 —
Das puch scickt uns Eberhart Flexdorffer.
XVIII. Jtem ein puch, das helt in im sant Hilgarten weiszsagung,
dar nach das puch der ewigen weiszheyt.
Daspuchistvorderreformyrunghynnengewest.
XIX. Jtem ein puch, das helt in im die legent der hochwirdigen
junckfrawen und marterin sant Katherina, unser hochgelobte
patron, ais ir Icbcn und leiden und ire wunderwerk noch
ein ander.
DaspuchhatswesterKùnguntNiklasingeschriben.
XX. Jtem ein puch, das ist ein passional der lieben heiligcn, und
ist das wintcrtaii, und ist pergamen.
XXI. Jtem ein pergamen puch, das ist ein passional der lieben
heiligen, und ist das summerlail.
XXII. Jtem ein puch, das ist ein gcreymtz passional, und sten etlich
heiling dar ynnen, und ist pergamen.
Item die vorgeschriben III pùcher sint vor der
reformyrung hynnen gewest.
XXIII. Jtem ein puch, das ist ein passional von den lieben heiligen,
und ist das wintertail.
XXIV. Jtem ein puch, das ist ein passional der lieben heiligen, und
ist auch vast das wintertail, aber das recht summertail haben
wir nicht an den II pùchern.
Jtem die vorgeschriben czwey pùcher hat uns der
Sebolt Tuchergeschikt.
XXV. Jtem ein puch, das helt in im von sant Ursula als ir leben
und leiden und ir geselschaft und herfart und auch von der
heiligen frawen sant Brigitta.
Das puch hat swester Kùngunt Nikiasin und
swester Ursula Geiselherin geschriben.
XXVI. Jtem ein puch, das helt in im sant Katherina de Senis leben
und ir wunderwerk.
Das puch pracht swester KatherinaTucherin hère in
[daz puch hat man den swestern von Steten geben].
XXVII. Jtem ein puch, das helt in im von sant Elszpet aïs ir leben
und ire wunderwerk.
Das puch pracht swester Rathrein Tucherin herein.
XXVIII. Jtem ein puch in eim conpert, das helt in im das leben der
seligcn sant Dorothea von Preusen und sant Augustinus 1er.
die er seiner muter hat geschriben und gelert.
Das puch pracht swester Elszpet Karlinzu m closter.
— i36 -
XXIX. Jtem ein puch, das helt in im etlich legent von den lieben
heiligen, als mans den gepredigt hat ; und zu foderst stet von
dem gelauben, von der ofFen pcicht und peten und piten und
von dem suntag.
Das puch hat uns ein deuczscher hergeben.
XXX. [Jtem ein puch, stet an unsers heiligen vaters s. Vincencius
legend und sein predig und 1er und der meister, den ein paur
lert, und sust vil schoner predig und 1er.
XXXI. Jtem ein puch, stet an von dem enphahen unsers herren Icich-
nam und gut materi, das ist ein niderlendsch sprach, und von
dem meister und leyen und sust mancherley gesamet marteri.
XXXII. Jtem ein puch ist pergemein, ist von XLIl tugenden, als der
grosz Albertus schriben, und dor nach von rew und peicht
und von sunden.
Jtem das puch procht swester Clar Paumgartnerin
herein.
XXXIII. Jtem ein pùchlein mit vil guter 1er und predig und von der
wolsmeckenden weizheit.
Jtem das pùchlein ist swester Anna Kopin gewest.
XXXIV. Jtem ein puch von tugenden und wie man die gewinnen sol
und von der heiligen dryfatligkeit, eine schone predig von sant
Katherina und vil ander ding.
XXXV. Jtem ein pùchlein, stat an die ewig weisheit.
Jtem die II vorgeschriben pucherhatsw es ter Ursula
Hoschlin herein pracht.
XXXVl. Jtem ein puch an cinem grunen conpert, dar an stet sant
F"ranczissen leben.
JtemdazpuchhatswesterClarReiperingeschriben.
XXXVII. Jtem ein aufgedruckt puch von den XXllll harpfen, als si
gepredigt meister Hans Nider, prior zu den predigern.
XXXVIII. Jtem ein aufgedruckt puch von der rechtlichen uberwindung
Cristi wider den sathan, den fursten der hell, dor noch schon
istory, ob einem nuczer sey, ein frauen zu nemen oder nit.
Jtem die zwey vorgeschriben pucher hat man uns
gebcn von dem Kuncz Topler.]
K
I. Jtem ein puch, dar an stet von den pebstlichen rechten,
summa Johannis.
- i37 -
Das puch gab uns vater Jôrg Vaidner.
II. Jtem ein puch, dar an stet von den kaiszerlichen rechten.
Das puch prochtswester Kathrein Tucherin hcrein.
in. Jtem ein puch, das helt in im von erczney. Zum ersten stet,
von den IIII eliementen, aber von den ellementen und von
den XII mon und von den wunden und von aderlaszen ; dar
nach von manigeriey erczney.
Das vorgeschriben puch ist vor der reformirung
hynnen gewest.
IV. Jtem ein puch, das helt in im von erczney. Zum ersten stet,
was frumet oder schadet dem haupt, dem hirn, den czen, den
augen, dem magen, dem herczen, der lebern, der lungen, dem
milcz und andern gelidern. Dar nach stet von manigerlei
ercznev.
Das. vorgeschriben puch hot das erst teil herein in
dascloster geben der Peter Kraft, und das ander teil
hot swesterKùnguntClosschreiberin herein procht.
L
I. Jtem ein pergames pùchlein, das helt in im, das man den
sterbenden menschen sol vor lesen und peten, und V leczen,
die sant Jeronimus petet an seinem end, und schône gepet,
wenn man das heilig sacrament enpfhohen wil und enpfangen
hat, und von unsers lieben herren leiden.
Das pùchlein ist vor der reformyrung hynnen ge-
west.
II. Jtem ein pùchlein, das helt in im, das man den sterbenden
menschen sol vor peten. Zum ersten von der kunst wol
kùnnen sterben und von anvechtung und wie man eim yeg-
lichen widersten sol und das man den sterbenden frogen sol
und wie der sich gelert wirt, was er tun sol, und wie man in
sol vermanen, und gut nùcz gepet, die man sprechen sol vor
den sterbenden, und wie man in got enpfelhen sol und ander
.guter matery und gepet mer etc.
III. Jtem ein pùchlein, das helt in im aile matery von den ster-
benden menschen, aïs das nechst vorgeschriben pùchlein in
im helt. Und ist in ein leder gepunden.
IV. Jtem ein pergamens puch, das helt in im vil schùner gepet,
— i38
ein teil von etlichen heiligen und von dem heiligen sacrament
und von dem leiden unsers herren und von dem heiligen
geist und von der heiligen dryvaltikeyt und von unser lieben
frawen und von frog und gepet, die den sterbenden menschen
zu gehôrn. Und sten sùst vil guter 1er und manung dar an.
V. Jtem ein pùchlein in eym conpert, das helt in im gute gepet
und XV pater noster mit den manungen und VII tagczeyt
von unsers herren leiden und von war tugenden zu got, dar
zu sich der mensch keren sol, und das ewangelio In principio
und von der peicht [hat man hingebenT.
VI. Jtem ein pergamens pùchlein in eim conpert, das helt in im
ein predig von dem heiligen gaist und das ewangelio In prin-
cipio und von unsers herren leiden und lateinisch und
deuczsch gepet und ein predig, wie man unsern herren be-
kennen sol etc.
VII. Jtem ein pergamens pùchlein in eim conpert, das helt in im
schôn predig, die sint ausz dem ewangelio genumen, und ein
predig von der mynnenden sel und von aygner bekantnùsz
und ein schône matery von der mynn.
[Das hat man auch hingebenl.
VIII. Jtem ein pùchlein, das helt in im sant Bernhartz 1er, wie man
sich halten sol in einem geistlichen leben etc. und von den
wercken der parmherczikeit, die unser her selbcr tut, und
von sibener ley wein, die unser her der mynnenden sel
schenkt, und wie unser her redt und zu im lokt die mvnnend
sel in seinem leiden: und mer von dem leiden unsers herren
etc. und sùst vil guter ding und 1er etc. und zum leczten die
IlII einsprùch.
Das pùchlein ist pergamen und in eim conpert gepunden
[hat man hingeben].
Die vorgeschriben V pùchlein sint vor der refor-
myrung hynnen gewest.
IX. Jtem ein pùchlein, das helt in im zum ersten ein niderlcn-
dische predig, dar nach XIIII stùk, die einem geistlichen
menschen zugehôrt, und ein schône 1er von dem ewing wort
und von der peicht und ein geistliche wiegen von dem kindelcin
Jhesus und gut predig und schône gepet etc.
X. Jtem ein pùchlein. das helt in im, wie man unsers herren
leiden betrachten sol, und die nùcz von dem heiligen sacra-
ment und schône gfepet und geistliche liedlein.
— iSg —
Die vorgeschriben II pùchlein sein unser erwir-
digen muter der priorin, swester Gertrawt Gewycht-
macheryn.
XI. Jtem ein pùchlein, das heit in im ein lateinischer kolender
und die VII psalter und die G betrachtung und vil schôner
gepet und zu dreyen mol die VII zeitlein von unsers herren
leiden ; und das pùchlein ist pergamen.
XII. Jtem ein pergamen pùchlein, das helt in im unser fravven curs
und das ampt von unser lieben frawen und ein vigilg und die
VII psalter mit der letenay und die VII czeitlein von unsers
lieben herren leiden.
XIII. Jtem ein pùchlein, das helt in im schône gepet und wie man
sich unserm herren enpfelhen sol und von unser frawen, als
sy in das gepirg ging, und ein offne peicht und sant Dominicus
gepet und vil schôner 1er von unsers herren leiden und sancta
Maria virgo per illum und czeitlein von der ewigen weiszheit
und VII czeitlein von unsers herren leiden und von der mesz.
[Das hat man hingeben.
Die III vorgeschriben pùchlein sein swester Mar-
gret Jmhoff gewest.
XIV. Jtem ein dicks pergamen pùchlein, das helt in im gute gepet
und ein ofFne peicht und von unser frawen mitleidung und
VII czeit von unsers herren leiden und die VII psalter mit
der leteney und vil guter gepet und manung und ein vigilg
und XV pater noster mit den manungen.
XV. Jtem ein pùchlein, das helt in im den curs der ewigen weisz-
heit und den curs von unser frawen mitleidung und von dem
leiden unsers herren und die VII psalter mit der leteney und
aber die Vil wort, die unser her am creucz sprach, da vor
sten sy auch, und die auszlegung uber das Salve regina und
die vigilg.
XVI. Jtem ein pergamen pùchlein in eim conpert, das helt in im
den curs von unser lieben frawen, ein vigilg und ein leteney
und der curs von der heiligen dryvaltikeit und ein predig von
warer bekantnusz des ewigen lebens und aber ein solche
predig von der bekantnusz gotz.
Die III vorgeschriben pùchlein sein swester Kùn-
gunt Schrei berin.
XVII. Jtem ein pergamens pùchlein, das helt in im von den prùdern
auf dem perg, wie die pracht haben in das lanl das ay n sy-
— 140 —
dellich leben, und sint gut 1er von ynner iind auszer leben,
und zuleczt von dem heiligeii sacrament.
(Das hat man den von Regenspurck geben).
XVIII. Jtcm cin dicks pùchlein, das helt in im eytel gut predig und
1er von unserm herren und von den hciligcn, die sten ail
durch ein ander, und zum leczten sten gut manung von
unsers herren leiden.
(Das hat man auch hingeben.j
XIX. Jtem ein pùchlein, das helt in im schône gepet von der hci-
ligen dryvaltikeyt und gepet von unserm herren und von dem
heiligen sacrament. (Das hat man hingeben).
XX. Jtem ein dicks pùchlein, helt in im schône gepet zum ersten
latein, dar nach schône gepet von unser frawen und von
unserm herren und ein gute 1er und berùrung der gewissen
und von fùrsichtikeyt des lebens und ein schône vermanung
von unsers herren leiden und mer gepet und ein 1er von
XII tugenden und die auszlegung des glaubens und 111 gepet
von dem heiligen sacrament.
Die vorgeschriben IIIl pùchlein hat swester Kath-
rein Tucherin herein gebracht.
XXI. Jtem ein pergamens pùchlein, das helt in im sant Katharina
curs in latein, dar nach V gepet in deuczsch von sant Katherina,
dar nach unser lieben frawen metten.
Das vorgeschriben pùchlein ist swester Katherina
Rùczin gewest, und hâtes selbergeschriben.
XXII. Jtem ein pùchlein, das helt in ym zum ersten schône gepet
von dem heiligen sacrament, dar nach von XV pater noster
und schône gepet von sant Erasme und schône gepet zu
unserm herren und ein gepet von dem engel und schône gepet
von unser lieben frawen und aber schône gepet zu unserm
herren etc.
Und das pùchlein hat ein plobs uberczug.
(Das hat man swester Sophya geben.)
Das vorgeschriben pùchlein hat swester Katherina
Tucherin herein pracht. (Das pùchlein hat swester
Sophya Wolffkelin hingeben).
XXIII. Jtem ein pùchlein in eym conpert, das ist pcrgamenen und
papiren. das helt in im-zum ersten vil monition in latein ; dar
nach stet ein schôns gepet zu unserm herren und ein schôns
gepet, wenn man dUs heilig sacrament wil enpfohen und der
- t4t -
curs der cwigen weiszheyt und der curs von dem leiden
unsers hcrren : dar nach stcn vil schoner gepet zu unserm
herren und mer czeitlein von dem leiden unsers herren und
auch schône gepet von unser frawen und gut 1er etc.
(EIs Schurstabin.)
XXIV. Jtem ein pùchlein in einem roten losch, das heit in im zum
ersten ein schôns gepet von unser lieben frawen. Darnach
sten vil schoner gepet zu unserm herren und zu unser lieben
tVauen und von den engel. Und die gepet sten aile unter ein
ander. Dar nach stet sant Bernhartz gepet, das er von mynnen
unter dem kreucz gemacht bat, und ein schôns gepet von
dem heiligen geist und aber schoner gepet zu unserm herren
und czeitlein von dem leiden unsers herren etc.
(Das hat man der Schurstabin geben.)
Die II vorgeschriben pùchlein sein swestcr Barbara
Mugenhofferin gewest.
XXV. Jtem ein pergamens pùchlein, das helt in im zum ersten unser
lieben frawen kron oder krenczlein, dar nach die frewd von
sant Maria Magdalena und schône gepet zu unserm herren
und der glaub und pater noster. Dar nach aber vil schoner
gepet und segen und die VII psalm in latein und ein schôns
gepet zu unserm herren und die VII rùfF unsers herren und
etlich psalm in latein und aber schône gepet und ein letenei.
Das vorgeschriben pùchlein istvorderreformyrung
hynnen gewest.
XXVI. Jtem ein pergamens pùchlein, das helt in im von der kraft
der sel.
Das vorgeschriben pùchlein hat uns herein gegeben
die junckfraw Elspet Ellingerin.
XXV^II. Jtem ein pergamens pùchlein in einem conpert mit einem
roten uberzug, das helt in im die ewangelio sant Matheus
und sant Johannes und sant Lucas und die epistel sant Pauls
und sant Jacob und sant Peter und sant Johannes und sant
Judas.
XXVIII. Jtem ein pùchlein in eim roten conpert, dar an stet sant
. Brigitta leben. (Daz hat swester ApoloniaJmhoff zu Hohenaw.)
Die II vorgeschriben pùchlein sein der alten Rùn-
czi n J m hoff gewest.
XXIX. Jtem ein pùchlein, daz helt in im gut 1er von der liebhabung
gotz und gut 1er von dem newen jor und von dem armen
— 142 —
Icben und von dreien willen gotz und von vierley sùndern
und von aigner bekantnùsz und von dem schiflein und ein
predig Qui spiritum dei und von unser frawen schiedung etc.
Das vorgeschriben pùchlein ist swester Barbara
Mugenhofferin seligen gewest.
XXX. Jtem ein puch in eim conpert, das helt in im die ewangelio
noch dem text.
Das vorgeschriben puch ist vor der reformirung
hynnen gewest.
XXXI. Jtem ein pùchlein, das helt in im zum ersten von dergewissen,
dar nach stet, wie sant Johannes slief und ruet auf der prust
unsers herren an dem abentessen, dor ausz er tranck und sog
VI grosz nucz und tugent, und heist das pùchlein des herczen
Jhesu Cristi, und gut 1er und von unser liebcn frawen und
IX czaichen und ùbung der rechten diemùtikeyt etc.
(Das hat man auch hingeben.)
Das vorgeschriben pùchlein hat swester Ratherina
Tucherin selig in daz closter procht.
XXXII. [Jtem ein puch, helt in ym dcn passion unsers hern und die
gemahelschaft der cwigen weiszhcit und die X pot und die
redt und von andern sunten, wie die volpracht werden.
XXXIII. Jtem ein puch von vil heilligen und allen festen collecten,
oracion oder gepet und anders, als unter ein ander.
XXXIV. Jtem ein pùchlein, von mancherley gebet und gut 1ère und
VII tagczeit von dem leiden unsers lieben herren und sust
mancherley materi.
(Das pùchlein hat man swester Margret Leitgebin
zu Goteszell geben.)
XXXV. Jtem ein pùchlein, do stet zu m ! ersten sand Bernhartz gepet
und vil ander gepet und von dem leiden Cristi und ander
matery.
(Das hat man ir auch geben.)
XXXVI. Jtem ein pùchlein ist sant Bernhartz gepet und etlich gepet
von den sterbenden menschen.
XXXVII. Jtem mer ein pùchlein von vil guten gepeten und von dem
leiden Cristi und vil ander matery und sant Bernhartz gepet.
XXXVIII. Jtem der selsalter, uber yden psalm ein gepet; hat swester
Niklasingeschriben.
XXXIX. Jtem ein pùchlein von dem ewigen wort, wie daz gehort wirt
und wo es geporn wirt, und von dem sacrament und ein
— 143 —
epistel zu den prudern auf dcm perg und sust cin gut ver-
manung und von einem schawcnden leben.
(■'Haben die von Regenspurk hin.)
Jtem daz puchlein ist ein teil herein geben worden
von her Heinrich Koczler und von anders, so haben
es hinnen die swestern ein teil geschriben, swester
Ursula Pirckheimerin und swester Keiperin.
XL. Jtem ein puchlein von der kunst zu sterben und was man
einen sterbenden menschen sol tragen und vorsagen.
Jtem daz puchlein hat swester Ursula Hoschlin
herein pracht.
XLI. Jtem ein puchlein helt vil guter gepet von unserm herren und
dem heiligen sacrament und unser frauen, von dem leiden
Cristi und etlich ymnus teutzsch.
Jtem daz puch ist swester Clar Ridlerin gewest.
XLII. Jtem ein puch von einem sterbenden unbereiten menschen
und wic sich cins bereiten sol czu dem tod und was man
einem vorpeten sol.
Jtem daz puch hat geschriben die muter supriorin
Dorothea Schurstabin.
XLIII. Jtem ein puchlein von sant Katherina, die XXX tag ail tag
ein gepet.
Jtem daz puchlein hat uns geben der erber prister
her Ileinrich Koczler.
XLIV. Jtem ein puchlein, fet an : Die XXIIII stund, die unser her
geliden hat, und sant Bernhartz gepet.
Jtem daz puchlein ist swester Classchreiberin
gewest.
XLV. Jtem ein puchlein, sten an schon gepet von den festen unsers
herren, unser lieben frawen und den heilligen und ander
matery.
XLVI. Jtem ein puchlein, sten an vil gepet von sant Thoma von
Aquin und andere.
XLVII. Jtem ein aufgedruckt puch : Ein kostlich geistlich spigel der
selen, und hat VII capitel, und hat der couvent kautt umb
XXXVI den.
— 144
M
I. Jtem ein prcdigpuch, das helt in im die auszlegung der
VIII selikeyt und XV grad rechter gedult und XV czaichen
rechter diemutikeyt und die auszlegung des engelischen grusz
und wie das zu kum, das der mensch lang nicht mùg an tod-
sùnd sein, und von dem gaistlichen krieg und von dem gaist-
lichen paumen und von junckfrawlich rainikait und von dem
leiden unsers herren und wie ein mensch sein creucz auf sich
nemen sol und von IIII viellen und ein predig Justum deduxit
und war umb unser her sein V mynnenczaichen behalten hat.
und von peten etc., sant Paulus epistel : Legt an euch einen
ncwen menschen, von den VII todsùnden und ave Maria.
Das vorgeschriben puch ist uns worden von der
junckfrawen Anna Grasserin und von der junck-
frawen Elspet Sailerin.
II. Jtem ein puch, das helt in im, wie ein mensch sein creucz
auf sich nemen sol, und von IIII vellen und ein predig Justum
deduxit und war um unser her sein V mynneczaichen behalten
hat und von peten und der pater noster und die epistel sant
Paulus : Legt an euch einen newen menschen und von
VII todsùnden und von der selikeyt und wie ein closter
geleicht wirt dem irdischen paradisz und von der leiplichen
schôn unsers herren und unser frawen und XV staffel unser
frawen und ein predig von unser frawen schiedung und von
den X. gepoten und von den heiligen drey kùnig.
Das vorgeschriben puch das erst tail ist vor der
reformirung hvnnen gewest, das ander tail haben
die swester geschriben, und das drit tail hat swester
Margret J mhoff herein procht.
III. Jtem ein puch, das helt in im von dem aufsteigen der sel und
absteigen und II predig von der kirchweih noch ostern und
ein predig von den engelen und ein predig von sant Jeronimus
und ein predig, war umb sich got der sel enczeucht, und ein
predig aus der epistel am XVII. suntag noch der heiligen
drivaltikeyt octaven : Wandert wirdiclich noch der berùft'ung,
und ein predig von allen heiligen und ein predig von dem
heiligen geist und ein predig von sant Johannes, dem taulfer.
und ein predig ausz dem ewangelio von den X sundersichen
- .45 -
und mer ein prcdig von dem hciligcn sacrament und von dcm
heiligcn sacrament die VI namen.
Das vorgeschriben piich das erst tcil hat uns der
vatcr prior zu Aystett, Egidius S\ver(s)tman, gegeben
unddasanderteil habcn dicswestergeschriben.
VI. Jtem ein pucli, das helt in im XII cap., dar ynnen sten vil
schôner exempel und 1er, und ist gedeilt in frog ; und wie die
sel das aller sùst kint Jhesus duroh die gnad gaistlichen
enpfangen hat etc. und die IIII einflùsz oder einsprechen und
ein schône 1er einem gaistlichen menschen und C artikel von
dem leiden unsers herren und ctlich ewangelio und epister
mit irer auszlegung und vil guter 1er und der passion oder
mitleidcn unser frawen und der aplas des teutschen ordens.
Das vorgeschriben puch das erst halb teil hat uns
der vater Jôrg Valner geschriben und gegeben. und
das an der teil ist von manigerley her kumen.
V. Jtem ein puch, das helt in im von dem nachvolgen dem
leben Jhesu Cristi und versmehen die werlt und von der
ofTenwarung sant Brigitta und schôn nucz 1er, die den gaist-
lichen leuten zu gehôrt, und von den IIII einsprechen und
von dem unterscheid czwischen teglichen sûnden und tôt-
lichen und von dem reich der hymel und gut 1er den junck-
fravven und andern menschen zunemen in den tugenden und
von dem mitleiden unser frawen und Anshelmus und von
dem heiligen sacrament die VI namen und schon 1er von den
creften der sel und den puszpsalm ein auszlegung und mer
vil schôner guter 1er.
Das vorgeschriben puch hat uns ein teil gegeben
vater Jôrg Valner, und ein teil ist uns sùst in maniger
ley weis worden, und das leczt teil ist uns worden
von deralten KùnczinJmhoffseligen.
VI. Jtem ein puch, das helt in im das ewangelium, aïs der erigel
kam zu Maria, und ein predig am III. ostertag und von unsers
herren leiden und der pater noster mit der auszlegung und
der glaub und wie unser her dispunsirt auf die heiligen czeyt
.mit fùnferley menschen, und von dem namen Jhesus und ein
predig von der pusz und ein predig von der vasten und vil
schôner 1er und Samuelis etc. und aber von dem leiden
unsers herren und ein predig von den junckfrawen. Dar nach
sten vil schôner und guter 1er.
— 146 —
Das vorgeschriben puch das erst teil ist uns worden
von der junckfravven Barbara Kressin seligen, das
ander teil ist vor der reformyrung hynnen gewest.
VII. Jtem ein puch, das helt in im von der heiligen mesz und vil
schôner figur ausz der alten e und ein schône 1er, der maistcr
und der junger, und der mynnespiegel und von sùnden und
von peichten, die X gepot, die VII todsùnd, die V synn, die
VI werk der parmherczikeyt, die VII gob des heiligen gaistes,
die VIII selikeyt, die IX fremden sùnd, die IIII rùffenden
sùnd, die sùnd in den heiligen gaist etc. und der curs von
unser frawen und das ampt von unser frawen und der spiegel,
dor ynnen sich die sùnder beschawen, und von der mesz und
was bedeut der priester gewani etc. und von dem krieg der
tugent und der untugent.
Das vorgeschriben pucii hat swester Ratherina
Tuchcrin selig in das closter procht.
VIII. Jtem ein puch. das helt in im von dem namen Jhcsus und
von dem pater noster und von der lieb gotz und ein predig
von dem reich gotz und wie die stat zu Rom gepawet wart
und von wem und auch von den kirchen und aplas zu Rom
und von sant Dominicus leben und von der heiligen Lang-
manyn und ein gepet mit XV pater noster und von sant
Franciscus leben und von sant Claren leben.
Das vorgeschriben puch die ersten H quatern sein
uns von der K.eipperin kumen, und das ander teil des
puchs ist vor der reformyrung hynnen gewest, und
das dritt teil hat swester Margret Jmhoff in das
closter procht.
IX. [Jtem ein puch, do stet zu erst von den VI nomen unsers
herren leichnam, dor noch von den VII sacramenten, die
beteuten VII prunnen, und die regel salvatores und etlich
ander und collecten und von unsers [herren] leiden und von
dem heilligen sacrament, war umb sich unser her selber
cnpfing, und ander matery.
X. Jtem ein puch, helt ein schone predig, fecht an: Confirmamini,
und ein offen schuld.
XI. Jtem ein puch, do sten gar gut predig an und sust von
manchcrley materi gut 1er und gepet und von einem frewlein
und einem meister, und stet als unter einander, und etlich
predig von dem Tawler.
- 147 -
XII. Jtem ein puch, sten vil schoner predig an, die vater Gerhart
und vater Herolt und meister Michel gepredigt haben.
Jtem daz puch hatCecilia Rotingeschriben.
XIII. Jtem ein puch, sten an die VII tagzeit von unsers liben herren
leiden und vil schoner gepet und die auslegung uber den
psalm Miserere mei deus.
XIV. Jtem ein puch, stet an die teuczsch vigili, der kursz von dem
heiligen geist, der kurs von unser liben frawen und aber ein
kurs von unser frauen mitleiden und vil schoner gepet und
gute 1er und die VII salm mit der leteney.
XV. Jtem ein puch, stet an der kurs von unser liben frawen und
die vigili und die Vil psalm mit der leteney und Xll nucz
von dem heilligen sacrament.
XVI. Jtem ein puch von der gemahelschaft der ewigen weisheit und
sant Bernhartz gepet und sust vil guter gepet und 1er.
XVII. Jtem ein puch, stet an der kurs von dem leiden unsers lieben
herren und dornach vil von dem leiden unsers lieben herren
und von der kunst wol czu sterben.
Die vodern 11 pucher hat vater Mathias Weins-
perger swester Vornanen geben.
XVIII. Jtem ein puch, stet an ein predig: Seht an, der kung hat
mich gefurt in seinen weinkeler, und ein kurs von dem
leiden unsers lieben herren und die regel, die sant Jeronimus
hat geschriben ad Eustochiam, und ein predig von dem
gelubd, daz der mensch in der tauf gethan hat, und ander
materi.
Jtem ein puch, stet an der kurs von unser lieben frawen
tewsch und die VII psalm und vigily und vil guter pet von
den heilligen und von dem heilligen sacrament.
Jtem ein puch von einem voUkomen armen leben, dor durch
der mensch kumpt czu einem schawenden leben.
Das puch hat swester Margret Nuczlin geschriben.
Jtem mer ein puch, ist daz erst teil von einem armen leben.
Jtem mer ein puch, ist daz ander teil, wie man sol kumen
zu einem armen leben, dar durch man crlangt ein volkomen
-schawenden leben.
Dise zwey pucher hat swester Clar Keiperin ge-
schriben.
XXIII. Jtem ein puch von XII sterben und von einem volkomen
wurckenden leben. und ist daz erst teil.
XIX.
XX
XXI
XXII.
- 148 —
XXIV. Jtetn mer daz ander puch , sagt von eincm volkomen
schawenden leben.
Jlem dise II puchlein haben die swestern geschri-
ben, und hat gepredigt und gemacht der erwirdig
vater prior zu den predigern, Peter Kirchslag, und
unser peichtiger. vater Hasz, hat sy uns teuczsch
lasen machen.
XXV. Jtem ein puchlein von XXIIII sachen des inwendigen leydens
Cristi, als es s. Bernhardinus gepredigt hat.
XXVI. Jtem noch cin puchlein von XII sundern fruchten, als sy
auch s. Bernhardinus gepredigt hat.
Jtem dise 11 puchlein hat swester Klar Kcipcrin
geschriben.
XXVII. Jtem ein puch von der peicht und sunden und kurcz aus-
iegung des pater noster und ave Maria.
XXVIII. Jtem ein puch, sten an die VIII seligkeit und von peicht und
pus und rew und sust vil guter matery.
Jtem die II pucher hat swester Ursula Hoschlin
hcrein pracht.
XXIX. Jtem ein puch, ist gedruckt, stet an gut unterweisung, wie
sich ein mensch halten schol in siten und in der ee, und von
der tugentlichen frauen geysel und von erczney.
Jtem daz puch istunsgebenvondem KunczTopler.
XXX. Jtem ein puch in einem conpert, helt die IIII passion in latein,
als sy die IIII ewangelisten schreiben.
JstunswordenvondemKunczTopler.]
N
I. Jtem ein puch, das helt in im zum ersten ein gute 1er allen
gaistlichen leuten und sc^ôn 1er von junckfrawlicher rainikeyt
und von einer gaistlichen clausen und von einem volkumen
leben und von einem bescheulichen leben und von gôtlicher
mynn und die acht tag des newen jors, wie man sich beraiten
sol zu dem kindlein Jhesus.
Das vorgeschriben puch das erst teil ist uns worden
von einem herren von Kasstel, und das ander teil hat
unsgegebcn swester Anna Kôppin muter.
II. Jtem ein puch, das helt in im zum ersten ein gaistlich gaisel
— '49 —
und slaffel iind das abentessen oder abentessen (!) und ein
prcdig von der kùndung unsers liebcn hcrren und ein prcdig
von der schiedung unscr frawen und von junckfrawlicher
rainikait und von XXIIII ursach, dar um unser her den ausz-
crwelten enczeucht gewônlich gnad und trost, und sequencie
von unser t'rawen und ein gaistlich krancz und von Barlaani
und die sequencie von unsers herren leichnam etc. und wic
die sel klagt uber den leichnam etc. und zu den VII czeiten,
aile herschaft die (!) und die sequencia Ave virginalis und wic
ein tochter kom zu einem predigercloster und von unser
frawen und von dem hausz der consciencic. '
Das vorgeschriben puch das erst teil hat swester
Ratherina Tucherin selig in das closter procht, und
dasanderteil haben die swester hynnen geschriben,
und d.as III teil haben uns die swester von Steinpach
geschicktodergegeben.
III. .Item ein puch, das helt in im ein geistlichs lied und ein gepet
zu unserm herren und das Veni sancte und Veni creator zu
teutsch und der mandelkern und schôn und gut 1er und gepet
zu unserm herren und von unser frawen und ein mvnsams
gesprech von dem heiligen sacrament, wie der junger den
meyster fregt, und hebt sich an : Audi, filia etc. und der
spiegel, dar ynnen sich die sùnder beschawen, und die IIII
letzten und von den X gepoten.
Das vorgeschriben puch das erst teil ist swester
Clar Nûczlin selig gewest, und das an der teil hat uns
die ait Kùnczin J m hoff gegeben , und das III. teil ist
uns von Steinpach worden.
IV. Jtem ein puch, das helt in im die IX fels und von den junck-
frawen und von dem leiden unsers herren.
Das vorgeschriben puch das erst teil hat swester
Katherina Tucherin herein procht, und das ander
teil istderalten Kùnczin Jmhoffgewes t.
V. Jtem ein puch, das. helt in im ein abgeschrift eins priefs, und
die materi sagt von rechtem worem sicherm andacht, und
II gepet zu unserm herren und ein sendprieff und gut
1er von dem heiligen sacrament und schôn gepet von dem
heiligen sacrament und gut 1er und die jor und wochen
und tag und stund und czal , dar ynnen unser her
enpfangen, geporn, gemartert, gecreuczigt etc. wart ; und
— i5o —
dar nach sten vil schôner und guter 1er und predig unter ein
ander etc.
Das vorgeschriben puch das erst teil hat swcstcr
Anna Kôppin in das closter procht, und das ander
teil haben dieswestergeschriben.
VI. Jtem ein puch, das helt in im vil guter 1er und predig; zum
ersten stet und lieist : Wer got von herczen mynnen wôl, und
sant Bernhart spricht : Gotes trost ist sùsz. Dise wol (!) spriclit
sant Paulus von dem aplasz und Audi filia et vide et inclina
und : Pis was ein gut mensch, der het grosz andacht, und : Unser
herre sprach zu seinen jungern ein peyspil : Das hymelricli
ist geleich, und II predig von dem kindlein Jhesus, wie man
mit ym spilen sol, und von einem erleuchtenden menschen
und vil schôner frog vom engel und von der sel und was den
junckfrawen zugehôrt und schôn frog und 1er, was geistlich-
keit sei, und vil schôner sprùch und 1er von rechter weisz-
heit und ein schône 1er von sant Maria Magdalena und von
XVI czaichen, da pei man einen frumen gaistlichen menschen
erkennen mag, und wenn umvissenheit entschuldigt oder nit
und was ein irrente gewiszen magt und von der gewissen
und von gôtlicher lieb.
Das vorgeschriben puch haben uns die swestern
von Steinpach gegeben. (Das puch hat man hingeben.)
VII. Jtem ein puch, das helt in im in kùrcz von den V synnen,
von den VU todsùnden, von den X gepoten etc. und ein
schôns gepet von den wappcn unsers Iierren und die czcitlein
von der ewigen wciszheyt und ein ofTenwarung von unsers
herren wunden etc. und was der junger an im sol haben der
ewigen weiszheit und der curs von sant Dominicus etc. und
vil schôner gcpct zu unserm herren und von unser frawen
und von dem heiiigen gcist und von dem leiden unsers herren
und V grusz zu unserm herren und die leczen der ewigen
weiszheit und manung zu den VI! czeiten und die Vil gob
des heiiigen geistes etc. und die leteney von unser frawen etc.
und czeitlein von sant Katherina und aile ire gepet und
schône gepet von dem heiiigen sacrament und sancta Maria
und von der pcicht und von der mesz und vil schôner
gepet.
Das vorgeschriben puch ist uns ein teil wordcn von
den swestern von Stei n pach . und ein teil hat swester
— i5i —
Katherina Rùczin selig geschriben, und ein teil ist
uns wordcn von der swestcr Ursula Pirckamerin
prude r.
VIII. Jtcm ein puch, das helt in im ein enpfelhung zu got und von
unscr frawen gepurt und von V lesmaistern und ein gutz gepct
zu unserni herren und Ave preciara etc. und Anshelmus und
ein gepet mit XV pater noster und schcn gepct zu unserm
herren und von der kron der junckfrawen etc. und schône
gepet von dem heiligen sacrament und die C betrachtung und
von unser frawen ein ave Maria und gut 1er von dem heiligen
sacrament und von der mesz und aber schône gepet von dem
heiligen sacrament und vil schôner manung von dem leiden
unsers herren und ein gute 1er, wenn ein geistlich mensch
profesz tut, und aber schôn gepet zu unserm herren und
gut 1er und gepet von dem heiligen sacrament etc. und die
X ynwendigen leiden unsers lieben herren.
Das vorgeschriben puch hat manigerley geschrift
und ist ein gesamete hah.
IX. Jtem ein pùchlein, das helt in im von den IIII grad der gôt-
lichen mynn und von der ausserlichen und ynnerlichen peicht
der andechtigen sel und von aygner bekantnùsz des herczen
und etlich gut 1er ausz dem epistern und ewangelio und von
dem pater noster und von newnerley armut und gut 1er, die
den geistlichen leuten zugehôrt und gut 1er von der prùder-
lichen stroff und ein gut 1er von der ainikeyt des gaistlichen
lebens und ein predig von dem gôtiichen liecht der genaden
und II predig von sant Mertein und ein predig, aïs unse fraw
unsern herren enpfieng, und III predig von der zukunft
unsers herren und wie wir noch sùllen volgen dem leben
unsers herren und von sant Steffan und von den heiligen
drey kùnig und gut 1er von etiichen heiligen und von der
genad gotz und von dem erfolgen des frid und ein predig von
dem reich gotz etc.
Das vorgeschriben pùchlein das ist uns worden
von den swestern von Steinpach, und der erwirdig
vaterHeinrichVabrer selig hat es geschriben.
(Das haben die swestern hin.)
X. Jtem ein pergamens lateynisch puch, das helt in im zum
ersten schône gepet von unser lieben frawen. Dar nach stet
der curs von dem leiden unsers herren und von sant Peter
— l52 -
und von der cron unsers herren und von sant Katherina und
ein letenay etc. und czeitlein von unser frawen und aber ein
curs von dem leiden unsers herren und ein vigilg und vi!
memorien von den heiligen und ein curs von dem mitleiden
unser frawen und schône gepet, die sant Gregorius und
Augustinus gemacht haben, und der curs von dem heiligen
geist. Darnach stent aber vil guter andechtiger ding etc.
Das vorgeschriben puch das erst teil ist swestcr
Clar Nùczlin seliggewest, und das ander teil ist uns
worden von dem alten Hans Mugenhofferselig.
XI. Jtem ein puchlein, das helt in im zum ersten ein gute 1er von
rechtem warem sicherm andacht und ein andechtiges gepet,
wenn man das heilig sacrament enpfohen wil, und andechtige
gepet fur die heiligen cristenheit und andechtige gepet, wenn
man das heilige sacrament enpfohen sol, und die G betrach-
tung und XL manung von dem leiden unsers herren und von
den groszen herczenlichen leiden unser frawen und gut 1er
von dem closterleben und von dem leiden unsers herren
und aber andechtige gepet, wenn man das heilig sacrament
enpfohen wil und enpfangen hat etc. und ein andechtigs gepet
zu unserm herren und wie vil in den alten czeiten zu Rom
kirchen sein gewest und der aplas, und sancta Maria und vil
guter 1er und sprùch und die X ynwendigen leiden unsers
herren.
Das vorgeschriben puchlein hat swester Kùngunt
Glosschreiberin in das closter procht.
XII. Jtem ein puchlein, das helt in im zum ersten die VI gepet des
heiligen lerers sant Thomas de Aquin und ein andechtigs
gepet, das gemacht hat der erwirdig maister Hans Nider, und
das ynnig gepet sant Bernhart und ein rosenkrenczlein, das
sant Bernhart unser frawen gemacht hat, und ein gute 1er von
einem gaistlichen leben und gut 1er von der heiligen drivalti-
keyt und von den VIII selichait und die VII tagczeit von
unser frawen mitlcidung und czwey gepet, eins zu unserm
herren und das ander von dem heiligen geist, und wie ein
geistlicher mensch in seiner profession enpfecht aplas aller
seiner sùnd von pein und schuld, und von sant Anna etc. und
die psalm, die unser herre an dem creucz pet. Darnach stet in
manigerley ausz latein in teutsch gemacht den psalm Dominus
misereatur nostri und antiphon und vers und oracion und
— i53 —
precesz und so tnan die palm weicht und das die schuUer
singen vor dem esel und karfreytag, so die priester das creucz
vor dem volk tragen, und von einer geistlichen peichttochter.
Das vorgeschriben pùchlein hat manigerley ge-
schrift, und ist ein gesametc hab.
Xni. Jtem ein pùchlein, iielt in im zum ersten von dem iciden
Cristi noch ordnung der VII tagczeit. Dar nach stet von dem
anfahenden und zunemenden und volicumen menschen, wic
sie sich kùmern mit dem pittern leiden Cristi, und XV artickel
von dem leiden Cristi mit irer frùcht und vermanung und
von der kraft des gôtlichen gepetes des pater noster etc. und von
dem ave Maria und die XII gedanck, die unser her het auf
dem ôlperg, und von den XII umbsten der beswerung des
leidens Jhesu Cristi etc. und von der liebhabung gotes
XXII £ap., wie der junger den maister froget, und der maister
den jungern leret. vil guter 1er und unterweisung.
Das vorgeschriben pùchlein haben die swester
hinnen geschriben.
XIV. Jtem ein pùchlein, helt in im zum ersten gut 1er: Wer sein
leben von grunt wil peszern. Dar nach stet ein frag, ob man
ein tugent on die andern mùg erlangen, und wie man die
tugent ail hab, und was sich diemùtigen sey unter die gevval-
tigen hant gotz und vil guter 1er und war umb die menschen
geneigt sein [mer] zu dem bôsen denn zu dem guten, und von
der gewiszen und was rechte war andacht sey und von den
dreyen kreften der sel und von IIII lôblichen tugenden und
von dem heiligen sacrament und gut gepet zu unserm herren
und von der regel predigerbrûder und III predig, die der Dauler
gepredigt hat, und von der mesz und die regel gôtlicher lieb.
Das vorgeschriben pùchlein haben die swester ge-
schriben.
XV. Jtem ein pùchlein, helt in im zum ersten ein andechtigs gepet
und grûsz zu gotz fronleichnam ; dar nach stet der sùsz jubel
sant Bernhartz von dem sùszen namen Jhesus und vil schoner
andechtiger gepet zu got und von dem heiligen sacrament
.und von unser frawen und von den engel und gepet und lob-
gesanck in der marterwochen und ostcrabent und ostertag.
Und das stet ailes unter einander. Dar nach stent gepet von
sant Ambrosius, von sant Jôrgen, von sant Marcus, von dem
heiligen kreucz, von sant Johannes ewangelio und von unser^
— i54 —
herren leichnam und unser frawen rosengarten, die L grùsz
etc. und cin ofne peicht und die potschaft unsers herren und
gepet von dem heiligen sacrament und sciiôn 1er von unser
frawen und zu unserm herren.
Das vorgeschriben pùchlein ist das erst teil swestcr
Closschreiberin gewest etc., das ander teil hatsvvcster
Katherina Tucherin selig in das closter procht.
XVI. Jtem ein pùchlein, helt in im zum ersten ein kurcze 1er von
V wort, die man reden sol, und von der tugent und von dcr
mùlnerin. Dar nach stet ein gute 1er, die got einem menschcn
offenwart, und gut 1er von sweigen und reden und schôn
gepet zu unserm herren und von den X inwendigen leiden
unsers herren und aber gute gepet zu unserm herren und
schôn predig und 1er und des sterbenden menschen clag und
schône gepet zu den VII tagczeiten und aber andechtig gepet
zu unserm herren und die sancta Maria und die C betrachtung
etc. und aber vil schôner andechtiger 1er und gepet zu got und
von dem heiligen sacrament und ein offne peicht und aber
schôn gepet und 1er und von dem leiden unsers herren und
Sibilla und mer gepet von dem heiligen sacrament.
Das vorgeschriben pùchlein hat swester Katherina
Tucherin das mererteil in das closter procht, und das
voder teil ist ein gesamete hab.
XVII. Jtem ein pùchlein, helt in im zum ersten von dem leiden
unsers lieben herren, dar nach stet der gulden pater noster
und ave Maria und aber von dem leiden unsers herren, wie
man das betrachten sol und die XVII clag und mitleidung
unser lieben frawen und das gepet sant Brigitta, das sint
XV vermanung und pater noster, und das gepet, das da heist
des hymels umganck, vom ersten, wie man das ewig leben sol
begcren, und gut gepet zu unserm herren etc. und V stùck, die
ein mensch sol gedencken an seinem leczten end, und sant
Thobias segen etc. und der mandclkern und vil guter
schoner 1er und unterweisung etc., II gepet von dem heiligen
sacrament und wie ein geistlicher vater leret sein geistlichc
tochter XII stùck, und wie ein mynsamer Icrer prcdigct
VIII werck der gôtlichen mvnne und von den flieszenden
VII pechlein der heiligen gotheit und von der heiligen drival-
tikeit etc. und von der kirchwey.
Das vorgeschriben pùchlein ist ein gesamete hab.
— i55 —
XVIII. [Jtem ein puch, helt von dem leiden unsers herren und von
sant Elspeten, gereimt, und von ander matery (hat man
hingeben).
XIX. Jtem ein puch, do list man an in den liolicn capiteln zu weih-
nachten und in der fasten.
XX. Jtem ein puchlein, stet gut matery an, ais unter einander
gesamet dinck.
XXI. Jtem ein puch, wie etlich closter sint reformirt worden, und
die nomen der meister des ordens und provincial.
Jtem das puch hat swester Kungunt Hirsfoglin und
swesterXlar Keiperin geschriben.
XXII. Jtem ein puch von etlichen clostern und wie andechtiglichen
die swestern dor ynn gelebt.
XXIII. Jtem mer ein puch von etlichen clostern und wie andechtich-
lich die swestern dor ynn gelebt haben.
XXIV. Jtem ein puchlein, stet an die kirchen und aplas zu Rom und
an andern heilligen steten.
XXV. Jtem ein puch, stet an ein epistel wider die juden und etlich
gepet und ander matery.
XXVI. Jtem ein puch, stet an, was die mesz bedeut, und die gepet dor
zu und mancherley gepet von unser liben frawen und den
heilligen.
XXVII. Jtem ein puch, stet an von dem closter zu Weiler und etlich
andechtig sermon und ein e.xempel von einem noviczen von
den selen.
XXVIII. Jtem ein puch, stet an von sant Margreten von Ungern ir
Icgend und von den fier einsprechen und von den II II festen,
\on dem kindlein Jhesus und wie gut closterleben ist und von
dem Icyden Cristi und etlich predig.
Jtem sant Margreten lebcn hat man \on Tuln lier
gesant, und die swestern haben sein ein teil ge-
schriben, und ein se xtern ist swester Keiperin gew es t.
XXIX. Jtem mer ein kleins puchlein, helt auch, wie etlich closter
reformirt sint worden
XXX. Jtem ein klein pergamenen puchlein, helt in ym gut matery
. fur ein sel von vil miserere.
, XXXI. Jtem ein puchlein, stet an die auslegung der mesz, und hat
swester Ursula Iloschlin herein pracht.
XXXII. Jtem ein puch von dem heilligen sacrament und was der posz
geist sagt durch ein gcistlich person, gar mancherley marlery.
- i56 —
XXXIII. Jlem mer ein puch, do stet an von der zal der wunden unsers
liben hern und von den tropfen seins plutz, wie vil er des
vergossen hat, und von dem klostcr zii Kirchperg und etlich
gut predig.
XXXIV. Jtem ein puchlein, wann ein swester sterben will, und von
unser frauen psaiter und der selpsalter und etlich curs von
den sellen.
XXXV. Jtem ein puchlein, wie daz closter zu Engetal {\) ist angefangen
worden, und wie grosz gnad unser herre an dem anfang
etlichen personen do gethan hat.
o
I. Jtem [ein] puch, helt von den VII liaubtsunden und andern
sunden und von der peicht und ander guter unterweisung.
Jtem daz puch hat swester Barbra Ruczin ge-
schriben.
il. Jtem ein puchlein von erkantnusz und der gewissen und
wolsmeckende weisheit und X frag von andacht (ist unrecht).
Jtem daz puchlein ist uns worden von der Mull-
chin (?). [Das Ganze ist durchstrichen.]
III. Jtem ein puchlein, sten an schon 1er und gepet und betrach-
tung von dem leiden Cristi und dem heiligen sacrament.
IV. Jtem daz fird puch helt die hystory von den heilligen dreyen
kungen.
V. Jtem ein traktat widcr die keczer Waldenser (das hat man
hingeben).
VI. Jtem ein puch, heltgar schon und nucz 1ère von gehorsam.
Jtem daz puchlein ist gewest swester Barbra Wer-
niczerin.
VII. Jtem ein puchlein von den VI nomen unsers lieben hcrren
leichnams.
Jtem das puchlein ist swester Barbra Ruczin gewest.
VIII. Jtem ein altz puch in einem compert, helt auch von den
VI nomen gotes leichnam (hat man hingeben).
IX. Jtem ein altz pcrgemenes puchlein, stet an der Lucidarius.
X. Jtem ein puch, stet an Sybilla und etlich spruch der lerer (hat
man hingeben).
XI. Jtem ein puchlein, stet an Sybilla und ein wenig von Abra-
- t57 -
ham, daz ewangclium In principio und von cincm unbereiten
sterbenden menschen.
Jtem daz puchlein ist kumen von der alten Runczin
Ymhoff.
XII. Jtem ein puch, lieist der spigel der sundcr, und ander matcry.
Jtem daz puch gab der Jorg Stromer swester Clar
Keiperi n.
XIII. Jtem ein teutsch vigili.
XIV. Jtem ein puchlein, stet an die auslegung der mesz und ander
vil guter gepet, unser frawen kursz und die VII psalm mit
der letanie.
X\'. Jtem ein pergemencs puchlein, do sten ynn gar vil schoner
gepet.
XVI. Jtem ein puchlein, sten an schon gepet und sant Bernhartz
gepet, das er von mynnen tichtet untcr dem creucz.
XVII. Jtem ein pergemcnen puchlein mit den VII psalmcn und
gepet von den sellen.
Jtem daz puchlein ist gewest swester Brigitta
Schenkin.
XVIII. Jtem ein puchlein, sten an vil guter gepet und vermanung
von den heilligen und dem heilligen sacrament und die
obentred und von dem leiden Cristi und von dem nachfolgen
des lebens Cristi.
Jtem daz vorgeschriben puchlein hat swester Clara
Paumgartnerin geschriben, und ligt in dem kor.
XIX. Jtem ein puchlein, helt ein predig von der ofenung der seiten
unsers herren und den meister, den der pauer lert, und sust
vil guter predig von vermanung, von s. Brigita ofFenbarung.
XX. Jtem ein puchlein, sten an schon predig und von dem
gepet.
Jtem daz puchlein ist swester Brigita Grolantin
gewest.
XXI. Jtem ein puchlein, stet an von der peicht und von einem
sterbenden menschen.
[XXII. Jtem ein puchlein, stet an der kurs von unser frauen mit-
. leiden und zeitlein von unsers herren leiden, die auszlegung
der mesz, voil dem heilligen sacrament und sust vil gepet.
Jtem daz puchlein ist swester Clar Paumgartnerin
gewest. Daz puchlein ist zwir geschriben : es stet pey
dem XXV O stet es auch.] [Das Ganze ist durchstrichen.J
— t58 -
XXIII. Jtem cin puchlein, sten [an] vil guter gepet von dem Icyden
unsers herren und ander gepet.
(Das hat man hingeben.)
XXIV. Jtem ein puchlein, sten an gut predig, die unser liber vatcr
vicarius, Johannes Herolt, predigt, do er noch kursor was.
XXV. Jtem ein puchlein, do stet an der kurs von unsers herren
leiden und Vil tagczeit, auch von dem leiden Cristi, und \il
guter gepet.
Jtem daz puchlein ist swestcr Clar Paumgartnerin
selligen gewest.
XXVI. Jtem ein puchlein, stet an ein gut predig und die evvig wcisz-
heit. (Das puchlein hat man swester Barbra Ilans-
hucheri n (?) gelien.)
Jtem daz puchlein ist swester Brigitta Grolantin selligen
gewest.
XXVII. Jtem ein puchlein, stet an der teutsch kurs von unser frauen
und ail tagczeit von ir und von unserm herren, teusch. (Daz
pue h kan man nit wissen. wo es hin ist ku m en.)
XXVIII. Jtem ein puchlein, stet gar vil kurs an und gepet und
manchcrley matery, teutzsch und latein.
XXIX. Jtem cin puchlein, do stet an daz ewangelium In principium
und vil gepet und etlich psalm teutzsch und latein.
Jtem das puchlein ist swester Remspergin gewest.
XXX. Jtem ein puch, heist der kocher mit dcn strollen, do man die
Juden mit scheuchst.
XXXI. Jtem ein puchlein, ist pergemein, sint zcitlein von dem leiden
unsers hern und vil gepet von der muter gotz.
XXXII. Jtem ein pergemen puchlein, stet an der kurs von der ewigen
weisheit und die zeitlein patris sapiencia, von dem leiden
Cristi und vil gepet und antiphon von unser frawen und
etlichen heilligen, und ist latein.
Jtem daz puch hat swester Niklasin geschriben.
XXXIII. Jtem ein pergemen puchlein, stet an latein unsers herren
salter und der kurs von unsers herren leiden und vil gepet.
latein und teutsch.
Jtem daz puchlein hat swester Niklasin geschriben.
XXXIV. Jtem ein lateinisch puchlein mitden memorien und precioso (!)
und etlich new hystory, die VII psalm mit der Icnteney.
XXXV. Jtem ein puchlein, stet an gar schon gepet und sant Bernhartz
clag von dem leyden Cristi.
- i59 -
XXXVI. Jtem ein puchlein, sten an gar vil schoner gepet von dem hei!-
ligen sacrament und von unserm herren und vil heilligen.
XXXVII. Jtem ein puch, stel an gar vil gepet und guter 1er von dem
leyden Cristi und dem heilligen sacrament und andern dingen.
Jtem daz puch ist swester Clar Stromerin gewest.
XXXVIll. Jtem ein puchlein, sten an die XV pet sant Brigitta und sust
vil schoner pett von dem leiden Cristi und dem heilligen
sacrament, und ist swester Closzschreiberin gewest.
XXXIX. Jtem ein puch, sant Margreten und sant Barbra und sant
Katherina und sant Sussanna legend.
Jtem daz puch ist swester Margretha Vornan n ge-
west.
XL. Jtem ein puch, helt in ym die fart von Nurnbcrggen Jérusalem
und \on Jérusalem gen sant Kathrein (und) wider und den
aplas.und heilligen stet in dem gelohten landt.
XLI. Jtem ein puchlein, stet gar \il gepet von den selen und kursz
und selter.
Jst der swester Anna Schopperin gewest.
XLIl. Jtem ein puchlein, stet an, wic man betrachten sol die gepurt
unsers hern und sein leben und leiden nach ein ander und
etlich predig und die auszlegung uber daz Salve regina.
Jtem daz puchlein ist swester Barbra Gewicht-
m a chéri n gewest.
XLIII. Jtem H puchlein sant Pernhartz predig, daz erst helt daz
XLIV. O, daz ander daz XLVI. O.
XLV. Jtem ein puch, heyst der Renner, ist der alter muter
priorin, G. Gewichtmacherin, gewest.
- i6o -
Jtem do man zellt MCCCC und LXXXXIX, do was die wirdig
muter Veronica Bcrhartin priorin, die mit radt der muter
suppriorin und puchmaisterin, swesterKungund Loffel[iiolz].
unnsern clôstern gab ettliche pucher cieins forms, wann es
waren so manig uberige pucher und offt einerley matery zu
III und IIII malen, das es zu vil was, do die swestern zu Regens-
purg und Gotszell und anderswo mange! heten, als man sie
nach de m puchslabengezeychent fint, was man hin hat geben.
Und man hat nichs (!) hinauszgeben, es ist dennoch an andern
puchern noch manigfalt hynnen geschriben. Auch hat ir ein
te y] die ait muter priorin, Kungund Mailcrin, hingeben, do sie
am prioratambtwas.
Druckfehier.
Seite 27. »8. tilge ein wen
« 63, 19. lies in den statt in de
« 68, 16, « anfang statt aufang
« 74. 28. tilge ein mit
« Ho. 54. lies [an] statt (an)
« 80, ïii. « [der] seien (.'')
« 104. »o, « die [mich] trinckent.
Freiburg, Schweiz. — Buchdruckerei und Buchhandiung des Wcrkes vorn hciligcn Paulus.
COLLECTANEA FRIBURGENSIA
--^aei-
COMMENTATIONES ACADEMICvï
UNIVERSITATIS FRIBURGENSIS HELVETIORUM
FASCICULUS V.
FRIBURGI HELVETIORUM
APUD BIBLIOPOLAM UNIVERSITATIS
MDCCCXCVl
GRUNDZUGE
DER
HEBR^ISCHEN
AKZENT- UND VOKALLEHRE
Mit einem Anhange :
UEBER DIE FORM DES NAMENS JAHW/E
VON
HUBERT GRIMME
FREIBURG (ScHWEiz)
COMMISSIONSVERLAG DER UNIVERSIT^TSBUCHHANDLUNG
189O
Meinen lieben Kollegen
LLBERT -PUCHI
A.LBERT jP
ïoH. Îakob fi
WlLHELM. S
ILHELM. pTREITBERG
GEWIDMET.
VORREDE
Die vorliegende Abhandlung war ursprûnglich als einleitendes
Kapitel meines spâter erscheinenden Handbuches der biblischen
Metrik geplant, erweiterte sich aber bei der Ausarbeitung besonders
in Folge zahlreicher notwendig scheinender Exkurse so sehr, dass
sie jetzt als seibstândiges Buch ihren Weg in die wissenschaftliche
Welt nehmen mag. Dass dieser ihr nicht gerade leicht gemacht
werden wird, sehe ich voraus ; enlfernt sie sich doch in der
Grundidee wie in zahlreichen Einzelheiten zu weit von der bislang
vorgetragenen und von alters her approbierten Lelnre, um nicht
in zahlreichen Kreisen Widerspruch zu finden. Sollte deshalb mir
von einer oder anderen Seite der Fehdehandschuh hingeworfen
werden, so wûrde ich ihn jedenfalls aufnehmen, vorausgesetzt
dass er das Zeichen zu einem durchaus sachlich gehaltenen Streite
gibt,' bei dem als Waffen nur die von der modernen exakten
Sprachwissenschaft geschaffenen Methoden und Begriffe zugelassen
werden, nicht aber die in der hebrâischen Grammatik. vieifach
noch geltenden Schlagwôrter einer ûberwundenen Période.
Einigen Vorwûrfen, die man der Form des Bûches machen
kônnte, will ich gleich hier begegnen. Man kônnte finden, dass
mein Buch nicht genùgend viele Einzelheiten der hebrâischen
VIII
Sprache berûcksichtige und die Vergleichung mit anderen semi-
tischen Dialekten nicht weit genug ausdehne. Dafur beansprucht
es aber auch nur Basen fur eine zukûnftige weitergeiiende
Forschung zu iegen, die hotTentlich einmal zur SchafTung einer
wissenschaftlichen vergleiciienden semitischen Grammatik fûhren
wird. Um mehr semitische Dialekte heranzuziehen, hâtte ich von
ihnen allen mindestens erst die Akzentlehre genau entwickeln
miissen, was zur Zeit Ciber mein Kônnen geht. In der Zukunft
hofFe ich ailerdings, in Einzelaufsâtzen auch dieser Aufgabe
gerecht zu werden, von denen derjenige uber das Biblisch-
Aramâische in sehr kurzer Zeit erscheinen wird.
Weiter wird mir vielleicht der Vorwurf gemacht, ich registriere
zu wenig die âlteren Versuche zur Lôsung der von mir behandelten
Fragen. Darauf môchte ich antworten , dass es mir ailerdings
nicht aïs die erste Bedingung der Wissenschaftlichkeit erscheint,
Echo aller fruheren Meinungen zu sein, und dass ein Buch,
dessen Zweck es isl einen neuen Weg zu gehen, nicht immer
Hait zu machen braucht, wenn dieser sich den âlteren nâhert
oder sie kreuzt. Man wird auch subjektiv geschriebene Bûcher
zulassen mûssen, wenn sie nur in der Idée einheitlich durch-
gefûhrt sind.
Auf Nachsicht hoffe ich bei den Verstôssen, die ich vielleicht
in den von mir erschlossenen altsemitischen oder althebrâischen
P"ormen gegen den Konsonantismus gemacht habe ; aber da
manches von dem darûber Vorgebrachten noch keinen wissen-
schaftlichen Charakter trâgt, so konnte ich hier weder meinen
eigenen Wûnschen noch vermutlich denen mancher Kritiker
gerecht werden.
Meine Arbeit hat erhebliche und dankenswerte Fôrderung
IX
erfahren durch zahlreiche wertvolle Bemerkungen, die mir die
Herren Professoren P. Jensen in Marburg und H. Recicendorf in
Freiburg i. B. zukommen liessen ; auch die « Syntaktischen Ver-
haltnisse des Arabisciien » von letzterem, ein von der ôffentlichen
Kritik noch nicht gewûrdigtes Bucti, gevvâhrten mir ôfters
ausgezeiclinete Hûlfe. Weiter verdanke ich meinem Kollegen
W. Streitberg sowohl Aufschluss ûber manche Prinzipien, als
aucli den ersten Anstoss zu meiner Erkiârung des Namens Jaiiwae.
Endlich sprechie ich meinen Setzerinnen fur die saubere
Ausfûhrung der ihnen ungewohnten Arbeit meinen besten
Dank aus.
Freiburg i. d. Schwei^, d. 3o. 4. i8g6.
Hubert Grimme.
•■^-«^iiuyp^-
INHALTSVERZEICHNIS
Seite
I-
5-
4
i3
14-
16
16
20
20
20-23
23
25
25
27
27
3i
Einleitung
LaUTWERT DER HEBR/EISCHEN vokalzeichen
Akzentlehbe :
Der Allient im Attsemitischen
De)- altarabische Ak^ent
Abweichung der altarabischen Akzentuation von der ursemi-
tischen
Die hebràische Ak^entverschiebung
Anormale Abweichungen der hebrâischen Betonung von der
alisemitischen
Die Bedeutung des Zeichens Metheg
Sprechtahtbetonung
VOKALLEHRE :
Altarabische und hebràische Vokale 32-34
Hebràische Entwicklung der altsemitischen kiir^en Vokale in
offener Silbe :
A. Kur^e Vokale in offener Silbe vor dem Tone . . . 34-38
Ueber die Neigung von i und u zur Reduzierung un-
mittelbar vor dem Haupttone 38-39
B. Kur^e Vokale in offener Silbe hinter dem Tone . . . 39-40
Hebràische Reste altsemitischer Kasusendungen . . . 40-43
C. Kur^e Vokale in offener Tonsilbe 43-48
Ueber die Vokalisation einiger einsilbigen Partikein . . 48-49
Zusatz ûber die bisher geitenden liebrâischen Dehnungs-
regeln 49-5 1
Scheinbare Ausnahmen vom Dehngesetze 5i-53
Hebràische Entwicklung der altsemitischen langen Vokale in
offener Silbe :
A. Lange Vokale in offener Silbe por dem Tone . . . 53-55
B. Lange Vokale hinter der Tonsilbe 55-57
C. Lange Vokale in offener Tonsilbe 57-5g
Uebergang von Lîeberlângen in Dehnlângen .... 59-61
Zur Flexion der zweiradikaligen Verben mit langem
Stammvokal 6i-63
XII
Seite
Die Femininendungen -aiu und -aju im Hebrâischen . . 63-66
Form und Bedeuiung der hebrâischen Infinitive . . 66-72
Entstehung von i;iN' 72-72
Hebràische Entwicklung der attsemit. Vokale in geschàrfter
Silbe : Vorbemerkung 74-75
A. Kur^e Vokale in geminierter Silbe vor dem Tone . . 75-76
B. Kur^e Vokale in geminierter Tonsilbe 76-77
Angebliche und wirkliche Vokaidehnung in ursprunglich
geschàrfter Silbe 77-79
Unorganische Siibenscharfung 79-80
Nichtbezeichnung der Gemination in der Schrifi . . . 80-81
Nichtsilbenschârfendes Dagesch 81-82
Zur Flexion der sogenannten Verben y'j? 83-85
Die K.opulativpartikel und die sogen. Tempera conversa . 86-95
L'eber die ursprùnglichc Form des hebrâischen Artikels . gS
Hebràische Entwicklung der altsemitischen Vokale in geschlos-
sener Silbe :
/l. A'ur^e Vokale in geschlossener Silbe l'or dem Tone . 9Û-97
B. Kur^e Vokale in geschlossener Silbe hinter dem Tone . 97-9^
C. Kuri^e Vokale in geschlossener Tonsilbe g8
Ueber den VVechsel von a und i vor dem Haupttone . . 99-101
Entstehung der Segolatformen 101-106
Hebràische Entwicklung der altsemit. Diphthonge ai und au . 106-107
Kontraktionen : Vorbemerkung 108
A. Kontraktionen !{weier ursprunglich durch j getrennten
Vokale:
a) Ursem. a -(- j mit folgendem unbetonten kurzen Vokai 108-109
b) ■» \ -\- ] » » » » 110
CJ » U -|- j » » » » III
rfj » â, î, ù -j- j » » » » I r I
e) » a, i, u -j- j mit folg. bet. kurzen od. langen Vokai 1 1 i-i 12
B. Kontraktion ^weier durch w getrennten Vokale .... 112
Die Pluralbildung der hebrâischen Nomina 113-117
Bildung des hebrâischen Duals 117-118
Zur Fle.xion der Verben n'b 118-121
Anhângung der Personaisuffixe an das Nomen .... 121-129
C. Kontraktion ^weier durch h getrennten Vokale .... 129-130
Anhângung der Personaisuffixe an das Verbum .... i3o-i35
û. Kontraktion yweier durch a getrenjiten Vokale .... i35
Verânderungen von ursemitischem silbenauslautenden n im
Hebrâischen 1 36- 137
Schlussbemerkung 137
Anhang :
UEBER DIE FORM DES NAMENS lAHVfJE I4I-I48
, ■^'',Afé^ ■
DRUCKFEHLER UND ZUSiïTZE
Seite 5, Zeile 5 von unten : Vergleiche zur Entstehung von ,133 Seite i ig.
S. g, Z. ig-2i von oben sind zu streichen.
S. 21, b. : Ich lasse die Môglichkeit offen, dass im Ursemitischen in gleiclier
Weise wie die nebentonigen Verbalformen (vgl. S. 88) so auch die nebentonigen
Nominalformen keine Icurzvoicaligen Endungen besessen haben.
S. 21, Z. 4 von unten lies 'alàja statt 'alâja.
S. 22, 2. b. : Bezuglich der Entstehung der hebrâischen Mimaiion beachte
man schon hier das auf S. 117, Anm. i, Gesagte.
S. 22, Z. 4 V. u. 1. « war » statt « ist ».
S. 23, Z. g y. oben 1. « altsemitische Pânultima » statt « Panultima ».
S. 23, Z. 7 V. u. 1. azTsilZ statt □iTC'Z.
S. 33, Z. 8 V. o. I. niiN statt IDID.
S. 33, Z. g V. o. 1. T>ri statt rc'.
S. 33, Z. 10 V. o. 1. « haben kurzen oder langeii Vokal » und fijgc die Bei-
spiele bei : D'oSi", inSins.
S. 37, Z. 10. Zu der hebr. Niph'alform beachte schon hier das S. 101 Gesagte.
S. 41, Anm. I, streiche den Schlusssatz : « dessen status emphaticus kaum
etwas anderes als einen bedeutungslos gewordenen Akkusativ darstellt ».
S. 45, Z. 18 V. o. 1. ri:ri3 statt n:'nr.
S. 48, Anm. 1, Z. 3 lies «ûber Verànderungen von ursem. silbenauslautendem
N im Hebr. (S. i36 f) ».
S. 5i. Die in Z. 4-7 angedeutete Begrûndung der pausalen Vokaldehnung
vermag ich nicht mehr aufrecht zu halten ; deshalb unterbleibt auch ihre nâhere
Ausfuhrung zu Ende des Bûches.
S. 54, Z. 7 V. o. 1. schîhàju statt schihàju ; Z. 7 v. u. 1. sàddîqîna statt sàddîqîna.
S. 60. Man streiche Anm. i.
S. 64, Z. 5 v. o. 1. n'y statt niy.
S. 65, Z. 7 V. u. 1. qatalâtnî statt qatalâtni.
S. 72, Z. 8 V. u. : Man beachte, dass die Bauinschrift Bar-R^kûbs in Z. 20
'das kûrzere Pronomen HjN hat.
S. 75, Z. 5 und 7 V. o. 1. sabbâutâ und 'asibbâutâ.
S. 78, Z. 16 V. o. 1. nan; statt nnn:.
s. 78, z. 20 V. o. 1. S'nn statt S'nn.
s. g5, z. 7 V. o. 1. qitelèth statt qu«lèt.
EINLEITUNG
Die grammatischc Wissenschaft unserer Tage stellt an ihre Vertreter
andere Forderungen als die einer unfern hinter uns liegenden Zeit.
Wàlircnd man ehedem der Wissenschaftlichkeit zu genûgen glaubte,
wenn man den Sprachstoff irgend eines Idioins sammelte, um eine
Anzalil Regeln gruppierte, das Unerklârte als Ausnahmen nebenlier
anmerkte, strebt die moderne Richtung gewissermassen nacii einer
Sezierung des Sprachkôrpers, um dadurch zu unverbruchlichen, aus-
nahmslos wirkenden Gesetzen zu gelangen, nacli denen jede Entwicklung
des Spraciilebens vor sicli geht.
Soll dièses Idéal erreicht werden, so bedarf es dazu einmal der
genauesten Kenntnis der Sprcchweise, wie sie bei lebenden Sprachen
durch Registrierung der gesprochenen Laute erziell werden kann, bei
toten jedoch nur selten an der Hand der uberlieferten Aufzeichnung
geniigend zu erschliessen ist : es bedarf ferner einer môglichst voll-
stàndigen Sammlung des Sprachstoffes. zu deren Erreichung es nicht
genùgt, einen einzigen Dialekt auszubeuten, sondern ailes Aehnliche
und Verwandte der benachbarten Sprachen mit herangezogen werden
muss. Damit erweitert sich das grammatische Studium notwendig zur
vcrgleichenden Kunde aller zu einer Sprachfamiliegehôrenden Mundarten,
und die Behandlung der Einzelsprache wird erstauf dem festen Unterbau
der Darstellung ihrer iilteren Stadien môglich.
Je klarer und durchsichtiger der Formenbau einer Sprachfamilie ist.
je naher ihre einzelnen Glieder zu einander stehen, desto eher wird es
— i —
gelingen, sie vergleichend zu behandeln ; somit sollten die semitischen
Sprachen ein viel gunstigeres Objekt fur die moderne vergleichende
Méthode abgeben als die indogermanischen. Und dennoch nahm keine
der grossen sprachwissenschaftiichen Entdeckungen der Neuzeit ihren
Ausgang vom Studium der semitischen Sprachen, sondern aile traten auf
im Gefolge der indogermanischen Forschung; ja was noch auffâlliger ist,
die semitische Grammatik hat es noch nicht verstanden, viele der ausser-
halb ihrer Grenzen gemachten Errungenschaften wirksam fur sich auszu-
nutzen. Die Erklârung dieser Thatsache ist beschâmend fur dieSemitisten.
Konnten sie einmal vor langen Jahrhunderten im Bewusstsein eines
festeren grammatischen Aufbaues und einer besseren Méthode sich ûber
die Grammatiker der klassischen Sprachen erheben, weil, so weit
Sprachen aus sich selbst zu erklâren und zu verstehen sind, dièses Ziel zu-
mal von den Arabisten erreicht schien, so hat jedoch die Folgezeit diesen
Zustand so starr konservativ bewahrt, dass man es selbst gegenùber dem
Auftreten der modernen vergleichenden Sprachwissenschaft nicht fur
nôtig hielt, wenigstens die Laut- und Formenlehre anders als in Kleinig-
keiten zu verândern ; und ob man im Prinzipe auch die neue Haupt-
forderung, Schaffung einer vergleichenden semitischen Grammatik nicht
leugnete, so haute und zimmerte man doch meist in alter Weise
weiter und verschob jede Zusammenfassung angeblich besonders grosser
Schwierigkeiten halber von einem Dezennium ins andere.
Der relative Stillstand und die daraus entspringende Unfruchtbarkeit,
welche die semitische Grammatik zur Zeit beherrschen, erreichen in der
modernen hebrâischen Grammatik ihren Hôhepunkt. Zwar kann sie
sich gerade in unserem Jahrhundert eifriger Bearbeitung ruhmen, denn
zahlreich, fast zahllos ist die Litteratur der Période von Gesenius bis
Kônig: aber hat sie in der Akribie des Sammelns Vorzùgliches geleistet,
so steht sie bezûglich des Erklârens im allgemeinen noch aufderfruh-
mittelalterlichen Stufe ; wo sie sich jedoch bewusst ist, dièse verlassen
zu haben, da bedeutet das Neuere vielfach nur einen Rùckschritt,
ein Aufladen von Ballast, vor dessen Entledigung kein hôherer Aufstieg
zu erwarten ist.
In erster Linic ist darunter die Verschlechterung der von den Alten
ûberlieferten Vokallehre zu verstehen. Die ganz richtige Erkenntnis, dass
hier der neueren Wissenschaft noch zu thun ûbrig gelassen sei, hat
- 3 -
leider die falschen Mittel ziir Besserung geboren. Mit der weitgehenden
Verkennung des Lautwertes vieler Vokaizeichen vvurdc dann dem Irrtume
die Thûre geôfFnet, und die Grammatik tûlltc sich mit Seltsamkeiten, die
ihr Analogon in keiner anderen semitischen Sprache haben und dem
Fortschritte der vergleichenden semitischen Grammatik bisher den
Hemmschuh anlegten. Welche Verwirrung musste z. B. eine Regel
anrichten : « Offene Silben haben nur lange Vokale » auch in der Ein-
schrânkung : « kurze nur dann, wenn sie vom Worttone getroffen sind »,
und die weiteren Axiome : « Kurze Vokale werden in ofFener Silbe vor
dem Tone zu Liingen », Kurze Vokale werden unter dem Einflusse des
Haupt- Gegen- und Nebentones zu Lângen », « Sie werden in Folge
konsonantischer Einbusse zu Lângen». «Sie werden durch mechanischen
Vorschlag eines Vokals diphthongiert », « Sie werden vor Konsonanten,
die keine Schârfung crtragen, gedehnt » u. s. w., wodurch man die
natûrlichen Sprachgesetze fast auf den Kopf stellte, um die einnial
eingebùrgerte Anschauung vom Vokalismus zu retten.
Neben diesen « (îesetzen » steht aber auch noch der Begriff « Aus-
nahmen » in iippiger Blute, sei es dass man sie wie ehedem als Auswùchse
am geraden Sprachstamme betrachtet, oder in philosophischer Ummiinte-
lung auf den Differenzierungstrieb der Sprache zurùckfûhrt und das
ideelle Walten des Sprachgeistes den natûrlichen Krâften eine ab-
weichende Richtung aufzwingen lâsst.
Aus der Fûlle der Verfehlten mag man die des Fehlenden ermessen ;
wichtige moderne Forderungen blieben ganz ungehôrt. Statt vielem sei
nur eines angefûhrt, dass der Lehre vom Akzent in den meisten
Grammatiken kaum ein magerer Paragraph gewidmet ist, in der einzigen ^
lângeren Behandlung aber nicht einmal der Nebenton erwâhnt und fur
die Erklârung der Wortbildung nutzbar gemacht wird.
Angesichts solcher Fehler und Mangel dûrfte es wohl an der
Zeit sein, die gesamten Grundlagen der hebràischen Grammatik nach
jener Méthode umzuarbeiten, die nichts Un regel mâssiges im Sprachbau
anerkennt, eine allgemeine Giltigkeit der Sprachgesetze voraussetzt und
' Eduard Kônig : Historisch-kritlsches Lehrgebâude der hebràischen Sprache
mit komparativer Berùcksichtigung des Semitischen uberhaupt, II. Hàlfte, ersier
Teil, 1895.
— 4 -
jcdc Ablenkung von ihrer gleichmâssig wirkenden Kraft auf Assoziation,
deren Ergebnis die Analogiebildungen darstellen, zurûckzufùhren bestrebt
ist. Hierzu sei das Folgende ein erster Versuch : das wird hofFentlich
auch seine Mange! entsciiuldigen. Er baut sich auf der Thèse auf,
dass in der Vokalpunktation des Bibeltextes nicht, wie man zur Zeit
behauptet, die quantitative, sondern eine im Wesentlichen qualitative
Verschiedenheit der liebrâischen Vokallaute ifire Bezeichnung gefunden
habe. Dadurch wird man weiter vor die Frage gestellt : In vvelchen Fâllen
sind die Zeiciien als Lângen, in welchen als Kûrzen zu neiimen ? Die
Antwort wird vorbereitet durch die Darstellung der Lehre vom alt-
semitischen Akzent in seinen drei Abstufungen, als Haupt- Neben- und
Schwachton, woraus der hebràische Akzent sich direkt entwickelt hat ;
die Frage wird gelôst durch Betrachtung des Wirkens dièses verânderten
Akzents auf den altsemitischen Vokalismus.
-Sï3--i>*|<«<^^'#"3^E^-
LAUTWERT
DER HEBR^ISCHEN VOKALZEICHEN
Um zu einer klaren und richtigen Vorstellung von dem Lautwcrte
der hebrâischen Vokalzeichen zu gelangen, muss man zuerst die Frage
nach der Geschichte der Vokalbezeichnungeii in hebrâischen 'l'exten
beantworten.
Die ersten Ansâtze der hebrâischen Vokaischreibung beruhen in der
Verwendung der drei Buchstaben % % n ais Vokalhinweise. Die Mescha-
inschrift drûckt durch ■ nicht nur konsonantisches \v ('31, mn') und den
Diphthongschluss von eu 1 (uyN) aus, sondern auch ô, das aus au entstand
(7;iin). betontes û, dasaufalte Kontraktion von iju ("t'vl zurûckgeht: durch
' nicht nur konsonantisches 1 (yrr, '^.xiri) und den Diphthongschluss von
ai ('n:c, •'Ca) sondern auch è, das aus ai entstand (nnua, 'a'), betontes î,
das meist auf Kontraktion von i + j (l'^'C'J, 'S), seltener auf alter Lange
beruht Cax), unbetontes î, das eine alte Lange reprâsentiert (]i^")5 sodann
unbetontes i, das alter Lange entspricht {''Z'jZ'n, Ti:;. ■nc"*,) ; durch -
nicht nur konsonantisches h (Nn), sondern auch jede hebrâische Ver-
tretung fur altes aw und aj + Vokai, nâmlich à (n:2) und se (mn', nnyr) -,
ferner betontes à(h), das aus âhà und betontes ô, das aus ûhu kontrahiert
ist {r\2, nn"^iaa, nia, nsiN'2), endlich vielleicht unbetontes altes a, in -■'■'.
Mit geringen Ausnahmen werden dièse Vokalbuchstaben nur im Wort-
auslaute gesetzt.
' Wie im bibl. iSu.
' Die weitere Môglichkeiiê (z. B. in n>^) istwohl nur zufàllig nicht vorhanden.
— 6 —
In der Siloahinschrift zeigen sich kleine Spuren einer Weiterent-
wicklung. Hier steht i nicht nur fur ô = altsem. au (^.Nï^cn, TV2), sondern
auch fur ô, das aus ùhu entstand (iyi), sodann fur jedes haupttonige ù
(isn, 'dS-ii) ; n fiir â und à> aus a\v und aj + Vokal (^^^, ni), daneben
aber auch fur die Femininendung à, die altsemitischer Kûrze entspricht
(n3l2, nEN): ' fur î (iz). Auch hier stehen der Regel nach die Vokalbuch-
staben nur am Ende der Wôrter.
In diesen alten Schriftdenkmàlern werden also mit geringen, nicht
einmal gesicherten Ausnahmen nur ursprungliche \oka\-Làngen nâher
bezeichnet, und zwar sind es meist Kontraktionslângen, in denen
altes w oder j untergegangen ist. Das legt den Schluss nahe, dass dièse
âltesten sogenannten Vokalbuchstaben nichts anderes sind, ais tradi-
tionell bewahrte Reste einer âlteren, volleren Wortaussprache. Dazu kam
dann als unausbleibliche Folge, dass auch Lângen der I und E Reihe,
die den Kontraktionsprodukten gleich klangen, im Texte dieselbe Be-
zeichnung wie dièse erfuhren.
Aehnlich wie bei ■ und ' muss man sich die Einfijhrung von n
als Vokalandeutung denken. Dieser Buchstabe hatte ursprûnglich nur
konsonantische Funktion ; als sich seine Aussprache aber zunachst
zwischen zwei gleichlautenden Vokalen, von denen der erste betont war,
so erweichte, dass die Vokale Kontraktion mit einander eingingen, da
blieb nach alter Gewohnheit n doch noch beibehalten. Schrieb man nun
n:2, ohne mehr an seine Entstehung aus b<=nûhu zu denken, so gesellte
sich dazu bald ein nh; mit ursprûnglich langem A Vokal: ebenso zu
nnSiac ein nia, weiter vielleicht auch noch ein n'^^, da neben ihm auch
eine Form nSS lêla « ihre Nacht » existierte i.
Die auf den Inschriften befolgten Schreibergewohnheiten finden sich
siimtlich auch im Texte der Bibel wieder, vermehrt durch die Freiheit,
' Wenn man zwar hebràisches n'?'''; nicht auf arabisches làilà (làilaju) zuruek-
fuhren darf, da dièses die Form n'iiS ergehen hâtte, so kônnte doch moabitisches
nSS ebensogut ein nSS = lâilaju wie nS'S =• lâila (Akk. von lâilu) darstellen.
Stade (Gramm. S. 35.) fûhrt zwei andere MôgMchkeiten fur das Eindringen
des n unter die Vokalbuchstaben an, die ich jedoch nicht anzuerkennen vermag.
Er sagt : n als Zeichen fur a wird veranlasst sein durch die Akkus.- bezw. Lokal-
formen, wie nsiN, nonp, weiche jetzt auf â, fruher auf hâ ausgingen. Dièse
Hypothèse dùrfte aber verfehit sein; denn ich werde spater nachweisen, dass die
— 7 -
die Vokalbuchstaben beliebig fiir den langen und kurzen Vokallaut, und
in der Wortmitte wie im Ausgang zu setzen. Immerhin bleiben auch
hierbei noch die langen Vokale und der Wortausgang besonders
begùnstigt. So steht ": fur ù, u, ô, o,
' fur î, i, è, e, à, â
n fur ô, à, â, é, ae, ê i.
Nur hciles kurzes A (Pathah) erhait niemals im Texte eine konsonan-
tische Andeutung.
Bei der (ziemlich spâten) Erweichung eines auslautenden x ^ und seiner
Verschmelzung mit folgendem Vokale trat auch dieser Buchstabe unter
die littera; quiescibiles, ohne jedoch fur eine bestimmt abgegrenzte Laut-
gruppe typisch zu werden. Fruh mag dagegen der Brauch aufgekommen
sein, vokalisch auslautende Wôrtchen, die bei gleicher oder âhnlicher
Aussprache verschiedenen Sinn haben kônnen, dadurch fur das Auge
klar zu machen, dass man sie in dem einen Sinne mit n, in dem anderen
mit i~ oder : schrieb, z. B. x'-^ « nicht » neben 'h ihm, n':.s* « bitte » neben
n;N « wohin ». Nin n\- (iilter X'n), « er, sie » neben n des Artikels oder
^^ « ach ».
Die primitive Vokalandeutung im Texte durch Konsonanten genûgte
den Juden solange, bis sich ihnen in dem nestorianisch-syrischen Vokal-
system ein vollkommeneres Muster zur Nachahmung darbot. Die Ent-
stehung desselben muss hôchst wahrscheinlich darauf zurùckgefùhrt
werden, dass man, anknùpfend an die alte Gewohnheit, durch einen
alte Akkusalivendung a, und nichl à oder hà gewesen ist. Sodann sagt er noch
mit Einschrânkung: «Auch die betonte Femininendung â n -^ vvurde die BrQcke
bieten, falls dièse durch Vermittlung von ah aus at enistanden ist». Dièse Ver-
mittlungsform ah hat aber sicher nie exisiiert, sondern fem. à ist aus àtu-ât mit
.\bfall des t entstanden, wie weiter unten dargcthan werden soll. .Man vergleiche
ubrigens zu unserer Aufsteilung die Ausfûhrungen im .«Xbschnitt : Anhàngung
der Personalsuftixe an das Nomen.
' Als Kurzen nur in unbetonter Silbe. wie spâtcr auseinandergesetzt wird.
' Die wenigen Fâlle, wo unursprùngiiches N im Inlaute als Vokalsbuchstabe
von à geschrieben ist, z. B. in t'N"' «arm ». CN'^ « heimiich », mussen als Schreib-
fehler angesehen werden, woran die âhniiche Aussprache von U?N'^ « K.opf »,
"2nS «in sanfter Weise » u. s. w. .Schuld sind. Unorganisches N am Wortende
- T
entsiammt der Uebertragung aus aramàischem Schreibgebrauche.
Punkt ûber dem Worte seine Aussprache mit dunklem , vollerem
Vokale, durch einen Punkt unter dem Worte die heilere, kûrzere auszu-
drùcken , nun weiter durch einen oder zwei Piinkte ùber und unter
den Konsonanten 7 (resp. 8) Vokallaute deutiich zu machen suclite. So
entstanden die foigenden Zeichen : . . . ,,(,), -, —, -2_.
Der Lautwert dieser Vokalzeichen wird in unseren svrischen
Grammatiken zum Teil recht abweichend angegcbcn. Duvai will von
quantitativen Unterschieden bei den von den Syrern gesprochenen
Vokalen nichts vvissen, sondern hiilt sie, wohl nach dem Muster der
franzôsischen Vokale, fur verschieden nach Kiang und Tonhôhe: « Die
ursprùnglich langen Vokale unterscheiden sich von den kurzen nicht
mehr durch die Dauer des Tones, sondern durch die Beschaffenheit des
« timbre » 1. Daher transskribiert er die Vokalzeichen mit â, à, é, è, i, o,
ou. Dièse Ansicht fïndet ihre Widerlegung in dem Grundprinzip der
syrischen Metrik, die Verse nach Mebungs- und Senkungssilben zu
bauen, was eine Unterscheidung von kurzen und langen Vokalen zur
notwendigen Voraussetzung hat 2. Merx und Nôldeke nehmen die Vokale
aïs qualitativ und quantitativ von einander verschieden an und trans-
skribieren also :
erx
Nôldeke
a
a
â
â
ê
e, i
i(e)
1
ê
1
ô, 0
(U)
oô
ù, u
uû
Endlich Nestlé (Syr. Gramni., S. 10 f. und 9) fûhrl aus : « Der Mehr-
zahl dieser Vokalzeichen lâsst sich, ob sie mit oder ohne Lesemutter
stehen, die Quantitat nicht ansehen, da bei der Wahl der Zeichen niir die
Qualitàt, nicht die Quantitat massgebend war ». Dièse Meinung scheint
die richtige zu sein. Denn schon mit einfachen Mittein der Formver-
' Vgl. Traité de Grammaire Syriaque, S. 44.
' Ich bedauere, in meinen « Grundzugen der syr. Betonungs- und Versiehre»
(ZDMG, Bd. 47, S. 276-307) diesen wichtigcn l'msland nicht beriihrt zu haben.
— 9 —
gleichung und Metrik liisst sich die zweifache Quantitât verschiedener
von deii andern Grammatikern einfach f^cnommenen Laute darthun.
So bedeutet -. nicht nur î, sondern in den Verbalbildungen itheb, iled,
imâ, i'â ii. a. zeigt die Betonung der Ultima ', dass i hier Schwacharakter
liât, entsprechcnd dem ungesciiriebenen Schwa in den gleiclien fcstradi-
kaligen Kormen ; ferner ist in ihidâjâ das erste stets plene geschricbene
i kurz, da es in Versmasse nicht seUen ganz abfâllt. Die Ansicht von
der Liinge jedes -^- wird durch Formen widerlegt, wo es als Stûtze eines
Aleph auftritt, das unbetont ist und metrisch nicht als Vokal zàhlt.
Von -^ kommt die kurze Aussprache sicher im Partizip. P'^'al und in
der I. pers. sgl. Pert". vor : qàtasl und qétlœth ; denn in unbetonter
geschlossener Silbe kann weder das Syrische noch das Hebraische einen
langen Vokal dulden. Auch liige fur Dehnung nicht der geringste Grund
\or ; vielmehc ist das , in der erstercn Form die Verdumpfung von
hellem e (wie hebr. cVc'' mit betonter Pânultima aus c'^'C mit betonter
Ultima), und die 1. pers. sgl. Perf. hat ihr durch Epenthese erhalten,
wobei die sogenannte convertierte Form qâtaltf zu Grunde liegt, die
allmàlig zu qâtalti-qâtalith-qétlœth umgewandelt wurde.
Kurzes à ( - ) dùrfte sich in der letzten Silbe der Nomina im status
cmphaticus finden, weil hier wahrscheinlich die altsemitische Akkusativ-
cndung a (hebrâisches ~~ = kurzes â) vorliegt.
Mit der Aufstellung genauerer Tongesetze fur das Syrische, als man
sie bisher kennt, wûrde jedenfalls der Beweis fur die Richtigkeit der
Thèse, dass die syrischen Vokalzeichen mit Ausnahme von Pethàhà
sowohi fur K.ûrzen wie l.iingen stehcn, stringenter gemacht werden
kônnen ; wir mùssen uns hier damit begnûgen, dièse Meinung als hôchst
wahrscheinlich hinzustellen.
'Unter dem Finflusse dieser nestorianischen Punktation. oder
wenigstens unter gleichen Finflussen wie dièse muss die hebraische
Punktation des Bibeltextes entstanden sein. Denn beide stimmen ùberein
.in der Zahl der bezeichneten Laute. wobei die A Klasse je 2 Vertreter,
die E Klasse ebenfalls 2, 1, O und U - je einen haben. Weiter ahnelt sich
' Selten sind in der Poésie die Fâlle, wo die Vorletzte beiont erscheint.
' Qibbus wurde im Hebr. nur als Notbehelf in den Fàllen, wo kein Hijifswaw
im FConsonantentexte stand, angewendei, Fâlle, wie sie das Syrische nicht kannte.
— 10 —
die Form der Zeichen in beiden Systemen so auffâllig, dass eine dirckte
Abhângigkeit des einen vom andern notwendig voraiisgesetzt werden
muss 1. Das syrische wird aber das altère sein, da es sich mit einem
Elemente zur Darstellung der Vokalzeichen begnûgt, dem Punkte ; das
hebrâische kennt noch in 2 Fâllen den Strich (-.- und ; ), jedoch nur
dort, wo es das Prinzip der Vokalsetzung unler den Buchstaben gegenuber
dem Syrischen strenger durchfuiirte, und die altère Punktierung dazu
nicht ausreichte -.
Zeigt sich also zwischen syrischer und hebrâischer \'okalbezeiclinung
eine ùberraschende Aehnlichkeit in Zabi und Form, so vvâre es in hohem
Masse auffiillig, wenn die hebrâische nicht auch das Wesen der syrischen
teilte, die Qualitàt und nicht die Quantitàt der Vokale zum Ausdruck zu
bringen.
Die Bedenklichkeiten gegen die bisherige Ansicht vom Wesen der
hebrâischen Vokalzeichen werden ferner verstarkt, wenn man die Vokale
der in der Septuaginta transskribiertcn hebrâischen Namen mil denen der
lîrformen vergleicht. Hier finden sich aile von unsern Grammatikern als
Lângen gedeuteten Vokale auch als Rùrzen : z. B. — in Xuoquv (nn),
2u(içu (mt'), -uTKfju)' {]Z'C) : -^ in ylsvsi- cv), Meoofi (mc), QsXfisks/
(n^'chpi); - - in Boo^ (-3?2), Foixoqqu (mby) Koqs (mp). Segol ist kurz
und lang : Xs^qwv (^iisn), ^v/s/^i {azz'), BsÇsx (pT2), ^sl'sx (p'^ï) :
Muivar, (nue), 'Is(povrrj (niS'') ^. Der Einwand, dass die Septuaginta die
hebrâischen Vokale noch in altertûmlicherer Gestalt kenne, als der maso-
rctische Text, besagt nichts : da sie das Grabdenkmal der absterbenden
hebrâischen Sprache ist, so gab es fur deren Vokalismus weiterhin
keine Entwicklung mehr, es sei denn in geringfùgigen Lautnûancen '.
Auch den âltesten hebrâischen Grammatikern ist eine andere
' Segol kônnte aus einer Verbindung der beiden im Syrischen môf^lichen
Formen fur « -.— und -.- entstanden sein.
■■' Nichtsdestoweniger nennt der âiteste hebr. Grammatiker Aharon ben Mose
ben Ascher die 7 Vokale nnp; 1*2^,* « 7 Punkte ». vergleiche Bâcher, Anfang der
hebr. Gramm. ZD.MG, Bd. 49, S. 26.
' Vgl. Cl. iCônnecke : Die Behandiung der hebr. Namen in der Septuaginta
(Gymn. Prog. von Stargard) i885.
* Die Wiedergabe des hebr. Schwa mobile durch s, a und o ist nichts .Mter-
tumliches, sondern ein Notbehelf, diesen dem griech. Vokalismus fehienden Laui
— II —
Meinung, als dass es 7 Vokale, d. h. qualitativ verschiedene Vokallaute
gàbe, vollstandig fremd. Ben Ascher teilt sie nach ihren Artikulations-
stellen ein in 2 obère (i und ■'), 2 untere (-~:r- und ^, 3 mittlere (-,-, -.— ,
. 1, kennt sie also nur als im Kiange verschieden 1. Saadja ordnet sie zu
f'oigender Klangreihe : Qames, Pathah, Molem, Segol, Hireq, Serè,
Schureq - ; Abuhvaiîd hingegen : Schureq, Holem, Qames, Segol, Pathah,
Sere, Hireq. Bei ihnen allen gelten die 7 Vollvokale als Kônige, denen
ein Diener, Schwa zur Seite steht. Die Vervvirrung in der hebriiischen
Vokalauffassung begann erst im zwôlften Jahrhundert mit Joseph Qimhî.
Nach dem Vorbilde der europâischen Grammatiken, die lange und kurze
Vokale unterschieden, deutete er die hebriiischen Vokalzeichen als
l.ângen und Kurzen, nach seiner Ausdrucksweise als Kônige und Diener,
und stellte dabei gegenùber : -^ â und ^- a; ^^ ê und ^:- e; — ô und
, o : ■< ù und--r- u ; -^ blieb ihm doppelzeitig. VAn solcher Irrtum
kann nicht Wunder nehmen zu einer Zeit, wo man wenigstens in roma-
nischen Lândern auch schon die Unterscheidung von ursprùnglich scharf
getrennten Konsonanten wie ïund c, p und d, " und ::, •£ und n verloren
hatte, wo ferner nach dem klaren Zeugnisse von Emmanuel ben Jekuthicl
aus Benevent im Kiange ein Segol mit Sere, ein Pathah mit Qames
zusammengefallen war ^.
Qimhî's Ansicht, die sich besonders durch die Schriften seiner Sôhnc
Moses und David verbreitete, wurde nicht so ohne weiteres fur aile
jùdischen Kreise massgebend ; diejenigen Juden wenigstens, bei denen
die ersten christlichen Vertasser hebràischer Grammatiken in die Lehre
gingen, vertraten im allgemeinen noch die altère richtige Meinung '.
So legt G. Pellicanus seinen 9 Vokalen folgende Werte unter : ^ ist
= a: --,-- = schwiibischem a, zwischen hellem a und mittlerem o '' :
je nach der N'atur des Iblyenden konsonanlcn wiederzugeben. Auch Jbn Khaidùn
setzt fur Schwa meist Fatha, manchmal Kesra, einrnal sogar Damma, vergleiche
Schreiner, Zur Gesch. der Aussprache des Hebrâischen, S. 253 (ZAW 1886).
' Vgl. Bâcher, Anfânge der hebr. Gramm. ZDMG, Bd. 49, S. 27.
" Vgl. Bâcher, Anfânge, S. 27, Anm. 3.
" Vgl. Schreiner : Zur Geschichte der Aussprache des Hebrâischen, S. 242 f.
* Nur unterschied man fâlschHch zwischen 1 und -; und nahm jenes fur u,
dièses fur u.
' Er schiâgt deshalb schon die Transskription â vor.
— 12 —
= e obscurum : ,- = schwâbischem e: - = kurzem e, das die
Juden zwischen o und e und durch die Nase aussprechen ; — = i :
= o ; = il : " = u. Eingelnender beschreibt Joh. Reuchlin in
seinen Rudimenta ling. hebr. 1 5o6, S. 9-10, die Qualitàt von 8 hebrâischen
Vokalen samt Schwa. A rectum ( . ) klingt ihm wie italienisches a in
appello : a obliquum (,-) ' « fit clausiore oris rictu », ahneit dcm o, wie
es in Deutschiand hâufig (dialektisch) gesprochen wurde; e rectum (~^)
wird heller ausgesprochen, wie das e in epigrammata ; e obliquum ( ., )
ist schwâbisches e, wie wenn man zwischen e und italienischem a etwas
JVlittleres, das an beiden teil hat, sprechen wolle ; i rectum ( .-), wie das
lateinisclie i ; o rectum _i mit rundem Munde ausgesprochen wie in
addo : o obliquum (^ Mittellaut zwischen o und a, doch nàher an o
liegend aïs a obliquum - : " rômisches u : - - franzôsisches u oder
griechisches Ypsilon. Endlich Schwa ist ihm eine « vox hebes, obtusa
et tam exilis. ut vel vix vel nunquam audiatur ».
Dass dièse etwa bis auf die prinzipielle L'nterscheidung von ■ und
richtige Auftassung der hebrâischen Vokale nach Reuchlin in den
christlichen Grammatiken unterging, muss deni Studium derQimhischen
Schriften zugeschrieben werden, die teilweise schon von Johann Bôschen-
stein, ganz besonders aber von Elias Levita und seinen Schûlern in
christliche Kreise gebracht und als unùbertroflFene Muster grainmatischer
Méthode studiertund nachgeahmt wurden. Von der Mittedessechszehnten
Jahrhunderts an dùrfte es keinen Grammatiker geben, der nicht die
altère Meinung aufgegeben hiitte und ini Banne der Qimhischen Vokal-
aull'assung stande. Selbst die Bewegung, die in unserem Jahrhundert,
wie die semitischen Studien ûberhaupt, so auch das hebrâische Sprach-
studium in neuen Fluss gebracht hat, machte vor der Vokaltradition
der vorhergehenden Période hait. Nur wenige Kleinigkeiten wagte
man zu iindern , um ganz augenf'âllig falschen Folgerungcn zu ent-
gehen : so stellte man Qibbus mit Schureq prinzipiell gleich und
unterschied ein zweifaches Segol, das jedoch nur August Mùller als
langes und kurzes Segol zu bezeichnen wagte, wie derselbe Gelehrte auch
' Statt rectum und obliquum sagi er auch subtile und grossum.
" « Consuevit auiem ab indistincte proferentibus semper loco ipsius o
pronunciari, ut Codorlaomer rex Elamitarum •■'.
in Qames und Qames hatuph nur zwei verschiedene Quantitâten eincs
nach der Absicht der Masoreten gleichklingenden Lautes erblickte. Nur
Grammatiker, die den Rreisen der polnischen Juden nahe standen, wie
B. Fischer und S. Pinsker '. verfochten Ideen der vorqimhischen Schule,
jedoch mit so geringem Aufwande von wissenschaftlicher Méthode,
dass ihre Gegner sich ihnen gegenûber kaum verteidigen zu mùssen
glaubten.
Gestùtzt auf die Geschichte der hebràischen Vokalisation und die
Ansichten der âlteren hebràischen Gelehrten glauben wir nun ein Recht
zu haben, die hebràischen Vokalzeichen in dem Sinne zu deuten, dass
Pathah ( _ ) helles a = a
Segol (^ den Mittellaut zwischen a und e = ae
Sere ( t^) ein nach i zu neigendes e = e
Hireq ( — ) reines i = i
Holem ( : ) ein nach u zu neigendes 0 = 0
Qames ( , ) den Mittellaut zwischen a und o = â
Qibbus ( — ) resp. Schureq reines u = u
darstellen, womit ûber die Quantitât dieser Laute noch nichts ausge-
sagt ist.
' Ausgehend vom babylonischen Vokalisationssystem nimmt er nur sechs
Grundvokale an, indem er Segol als einen « charakterlosen Lautmischling »
verwirft.
-^Œ>—
AKZENTLEHRE
Der Akzent im Altsemitischen.
Die Lautphysiologie unterscheidet zwei Hauptarten von Betonung :
I. die vonviegend cxspiratorisclic mit deii Stufen Hauptton, Nebenton.
Schwachton, 2. die vorwiegend musikalische mit den Stufen Hochton,
Mittelton, Tiefton. Diejenigen semitischen Spraciien, deren Betonung wir
bisher am relativ besten kennen, nàmiich das Altarabische, Hebrâische
und Syrische haben exspiratorischen Alizent. Das berechtigt aber nicht
zu dem Sciilusse, dass der musikalische Akzent in der semitischen
Sprachfamilie fehle : denn im Laufe der Zeit kann sehr wohl die einc
Betonungsart in die andere ubergehen, da beide sich nicht gegenseitig
ausschliessen, vielmehr keine Sprache ganz rein exspiratorisch oder rein
musikalisch betont. So sind trotz der stark exspiratorischen Neigung der
hebrâischen Sprache doch auch zahireiche Spuren von musikalischer
Betonung hier vorhanden, und ein grosser Teil der Akzentzeichen des
Bibehextes dùrfte nach dieser Richtung zu erkliiren sein.
Hat man die Frage nach dem Verhaltnis der exspiratorischen und
der musikalischen Betonung innerhalb des Semitischen bisher arg
vernachlàssigt, so fehlt es auch ganz an planmâssigen Untersuchungen
ùber die Stufen der ersteren, von denen der musikalischen ganz zu
schweigen. Man redet von Haupt- resp. Hochton und Unbetontheit der
Silben, im Hebrâischen allenfalls noch von dem durch Metheg klar
genug markierten « Gegentone ». Andere Untersuchungen, etwa abgesehen
von den Bemerkungen Lanes ùber Betonung der arabischen Wôrter ', die
' Vgl. ZDMG, Bd. 4. Seite 1 83-86.
- i5 -
zwar auch vom Nebentone handeln, jedoch vveder fur das altère noch das
neuere Arabisch genùgen, und Spittas Angaben ûber den Nebenton im
Neuarabischen Aegyptens, sind in der semitischen Sprachvvissenschaft
noch niemals angestellt und offenbar nicht als Bedùrfnis empfunden
worden. Vollends vom Gedanken einer ursemitischen Betonung als
Grundlage aller spâteren ist nirgends eine Spur zu finden.
Und doch wird man nicht umhin kônnen, dièses Problem ernstlich
ins Auge zu fassen, wenn die Aufgabe einer vergleichenden semitischen
Grammatik jemals voll geleistet werden soll. Zum ursemitischen Ton sollte
man gelangen kônnen durch Rûckschliisse von den Tonverhâltnissen
der gesamten semitischen Sprachen auf diejenige Tonstufe, von der aus
das Verschiedene sich gesetzmâssig entwickeln konnte ; dieser Weg ist
aber dadurch sehr erschwert, dass wir nur von den wenigsten semitischen
Sprachen die Betonung annahernd kennen. Man wird deshalb anders
operieren mûssen : man stelle die Tonverhâltnisse einer môglichst
gut bekannten und altertûmlichen semitischen Sprache hypothetisch als
die ursemitischen hin und vergleiche mit ihnen die der am nàchsten
stehcnden anderen Zweige. Entdeckt man dabei streng gesetzmiissige
Uebergange, so erhàlt man eine Basis, von der aus man vorlâufig nach
ruckvvàrts und vorwârts weiter schreiten kann.
Als Sprache, von der man also ausgehen konnte, scheint keine besser
geeignet zu sein, als die altarabische. Wohl hat man ihre Altertùmlich-
keit ôfters schon in Zweifel gezogen und in der verhàltnismâssig grossen
Gebundenheit ihres Akzents den Beweis geringen Alters zu finden
geglaubt, gerade als ob nur der absolut freie Akzent die Gewâhr fur
Ursprûnglichkeit bote. Mit dem Tone hat man auch die ungemeine
Regelmâssigkeit der Flexion als reiativ jung und Produkt weitgehender
Analogiebildung und Formausgleichung erklart, ohne zu beachten, dass
neben diesem Ebenmass der Flexion die bei weitem reichste Mannigfaltig-
kcit der Wortbildung, der grammatischen und syntaktischen Verhiiltnisse
bnter allen bekannten semitischen Sprachen zu finden ist. Wie man
bisher noch jedes Misstrauen gegen die Altertûmlichkeit der meisten
arabischen Formen mit verhangnisvollem Irregehen hat bûssen miissen,
so werden auch die nachfolgenden Frgebnisse darthun, dass man so
Icicht keine andere semitische Sprache finden wird, deren Tonverhâltnisse
besser geeignet waren, die der spatercn Idiome zu erschliessen als die
- i6 -
arabischen. Wir wcrden uns daraus das Recht ableiten. im Verlauf dieser
Arbeit vom Ton des Altarabischen sowie von seinem Vokalismus als dem
altsemitischen zu reden. Da das Altarabische dem Hebrâischen ôrtlich
und wahrscheinlich auch noch zeitlich nahe steht, so kann man von
vornherein ziemlich sicher sein, bei einer Vergleichung der beiderseitigen
Tonverhâltnisse keine verloren gegangenen Zwischenglieder annehmen
zu mûssen.
Dei" altarabische Akzent.
Fur die genauere Kenntnis des altarabischen Akzents wâre nôtig :
1. Feststellung des Worttones, d. h. der Betonung des Einzelwortes
mit oder ohne Enklitiken :
2. Feststellung des Satztons, d. h. der Betonung der Wôrtcr im
Satzzusammenhange, \vo gemâss der logischen Wichtigkeit der einzelnen
Satzteile eine Abwàgung der Worttône untereinander stattfindet.
Ueber den Wortakzent in eintonigen \\'ôrtern haben wir eine
zuverlâssige Ueberlieferung ; fur die Bestimmung des Gegentones sowie
des Satzakzentes sind wir auf Hypothesen angewiesen, die sich auf Ver-
gleichung mit analogen Verhàltnissen anderer semitischen Sprachen oder
auf allgemein-sprachliche Erwàgungen grûnden '.
Als Regeln fur den altarabischen Wortakzent diirften folgende gelten :
1. Jedes selbstiindige Wort hat zum wenigstcn eine Tonsilbe ; unbe-
tonte Wôrtchen kônnen nur den Wert von Proklitiken haben.
2. Es kônnen nicht zwei aufeinanderfolgende Silben betont sein,
weder haupt- noch nebentonig : salsalun, istaslâmtum, màrzùquna '-'.
3. Es kônnen nicht zwei ganz gleiche Akzente innerhalb eines Wortes
vorkommen ; wenn spâter von zwei Nebentônen eines Wortes die Rede
sein wird, so besteht zwischen beiden, genau genommen, doch noch ein
Unterschied in der Tonstârke.
4. Einen einzigen Wortton, den wir zunàchst ohne Rucksicht auf
seine Stârke mit dem Akut bezeichnen, haben solche Wôrter, die entweder
• Es wâre nicht unmôglich, dass die Auffindung eines iiiteren Werkcs ïiber
K.oranlesekunst auch hierijber einmal dlrekte Auskunft brâchte.
■^ Nicht, wie Lane will, mit 3 haupttonigen Silben, vgl. ZDMG, Bd. 4, S. i83.
- 17 —
nuraus kurzen Silben bestehen, oderaus i-3 aufeinanderfolgenden langen
Silben, denen 1-2 aufeinanderfolgende kurze vor und nachgesetzt sein
kônnen. Bei den rein kurzsilbigen Wôrtern steht der Ton auf der ersten
Silbe : hùwa « er », jâra « er sieht », bi'ma « in dem, was », qâtala
« er hat getôtet », rûsuluhu « seine Gesandten », qàsabatuka « dein Rohr ».
Bei den ubrigen ist die Lange betont, die der Endsilbe am nachsten steht :
qala « er hat gesagt », qatâlta « du hast getôtet », qàsabatuka « deine
Rohre », 'alaihim « gegen sie », 'auhâinâ « vvir haben geoffenbart »,
muqîmûna « Stehende », wasâ'atun « und Stunden ».
Die Endsilbe hat den Ton nur in einsilbigen Wôrtern, die nicht
proklitisch sind, wie qiil « sprich », râi « siehe » (fem.), qf « hûte dich »,
là « nein », ferner in zweisilbigen, die aus Einsilbnern in Verbindung
mit Proklitiken bestehen, wie 'alài « ist nicht ? », lana « uns », famân
« drum wer »-ausser bei einsilbigen Prâpositionen in Verbindung mit
einsilbigen Suffixen, wie lâki, lânû, bihi 1, endlich in der poetischen
Pausa, wie sà'at « Stunden » statt sà'atu(-i), mafâr « Flucht » statt
mafârru(-i-a), hamrà « rot » statt hamra'u(-a).
5. Als mehrtonig gelten seiche Wôrter, die aus langen und kurzen
Silben in anderen Mischungen , als den obcn erwâhnten zusammen-
gesetzt sind. Bei ihnen muss unterschieden werden, ob der schwâchere
Ton (Neben- oder Gegenton) dem stârkeren (Hauptton) voraufgeht oder
nachfolgt ; dièses Verhâltnis ist nach folgenden Regeln geordnet :
a) Nebenton nach dem Haupttone findet sich auf jeder langen End-
silbe, die vom Haupttone durch wenigstens eine unbetonte Silbe
getrennt ist : qâtalàt « sie hat getôtet », qâtalù « sie haben getôtet »,
qâtalatà « sie beiden haben getôtet », qatâltumà « ihr beiden habt
getôtet », tâqtulî « (dass) du tôtest », jâqtulù « (dass) sie tôten »,
jâqtulàn « er soll tôten », ûqtulù « tôtet », rasiîluhà « ihr Ge-
sandter », rasùlukùm « euer Gesandter », rasiïluhùm « ihr (plur.j
Gesandter ».
b) Nebenton vor dem Haupttone findet sich
o) auf jeder langen Silbe, die Pànultima einer haupttonigen ist :
' ihre Pànullimabetonung ergibt sich aus dem Vergleich mit hebrâischem
"j^, IjS, 13 u. s. vv. Vgl. die gegenteilige Behauptung von Fleischer: Beitr. z. arab.
Sprachk. (Abh. d. Sachs. Al^ad. XV, S. i33.)
- i8 -
tàqtulîna « du (fem.) tôtest », jàqtuluna « sie (masc.) tôten *,
ùqtulnàinni «tôtet (fem.) doch », 'àlamuna «Welten», bàgdâdijju
« Mann aus Bagdad », 'àbdukûnna « euer (fem.j Sklave »,
'àbduhûnna « ihr (fem.) Sklave » ;
fi) auf derjenigen kurzen Silbe, die mindestens An^e/)anM///wia der
haupttonigen ist: qàsabatàini «zwei Rohre» kùtubukûnna «eure
(fem.) Bûcher », sàdaqatuhùnna « ihr (fem.) Almosen ».
Vom altarabischen Sat^ak^ent ist nur verhàltnismâssig vvenig zu
erschliessen. Treten mehrere Wôrter zu einer engeren Verbindung, einem
Sprechtakte i zusammen, so hat stets das letzte Won einen stârkercn
Ton als ailes, was vorhergeht, indem bei diesem eine mehr oder
weniger starke Tonverminderung eintritt. Dièse besteht in der Ab-
schwâchung des Haupttones zum Nebentone :
a) Beim Nomen regens eines eigentlichen Slatus-constructus-Verhâlt-
nisses : màliku-l-'ârdi « der Kônig der Erde », jàumu-d-dîni « der
Tag des Gerichts », 'àfdalù-l-'islami « die Vortrefflichsten des
Islams ». Den Beweis hierfûr liefert teils die Analogie des
Hebràischen, teils der Umstand, dass ein seiches Nomen gewisse
nur durch Tonverminderung zu erklârende Verkurzungen der
Endung erleidet und nie den Artikel, als ein zu schwerwiegendes
Prâfi.x, erhâlt.
bj Bei Prâpositionen, d. h. ursemitischen haupttonigen Adverbien,
in ihrer konstanten Verbindung mit Substantiven. Dabei ist noch
zu unterscheiden zwischen ^weisilbigen Prâpositionen, vvelche
stets nebentonig bleiben, z. B. 'ilà « zu », mà'a « mit », qàbla
« vor », làdun « bei » : ferner den aus einer langen Silbe
bestehenden, wie fî « in », 'an « von her », min « aus ». die
nebentonig auftreten, wenn das folgende Wort mit unbetonter
Silbe beginnt, z. B. f'i qulubihim « in ihren Herzen », 'àn-er-râguli
« von dem Manne her », min-es-sama'i « vom Himmel », aber
tonlos werden vor folgender betonten Silbe z. B. min-'indi-Uâhi
« von Gott her », fî-n-nàiri « im Feuer », 'an-râbbika « von deinem
Herrn » : cndlich den aus einer kurzen Silbe bestehenden : bi
« in », li, la « zu », ka « wie », ta, wa (Schwurprâpositionen), die
' Vgl. Sievers, Phonetik, 4. Aufl., § 584.
— tg -
stets ausser vor einsilbigen Personaisuffixen als tonlose Proklitikeii
gebraucht werden.
Der Beweis fur den Neben- resp. Schwachton der Prâpositionen
vor folgendem Nomen grûndet sich auf die enge Verwandtschaft
dieser Verbindung mit dem Status-constructus-Verhaitnisse, weiter
auf Vergleichung mit dem Hebrâischen, wo die Wirkung ihrer
stark geminderten Betonung im Vokalismus zu Tage tritt.
c) Dieselben Tonverhâltnisse wie bei den Prâpositionen dùrften bei
den meisten zvvei- und einsilbigen Konjunktionen in ihrer kon-
stanten Verbindung mit Nomen oder Verbum anzunehmen sein,
also kàifa taqùlu « wie sagst du » : 'an jaqùla « dass er sage », 'an
jâqtula « dass er tôte » ; faqàila « da sagte er », wamohâmmadu
« und Mohammed ».
Der Beweis hierfûr liegt in der sehr abgeschwâchten begrifflichen
Bedeutung der Konjunktionen, der eine starke Betonung wider-
sprechen wûrde, sodann in dem ausseren IJmstande. dass sic
niemals mit der Nunation auftreten.
d) Auch die indeklinabehi zwei- und einsilbigen Adverbien scheinen
in Anlehnung an das Nomen oder Verbum nach der Weise
der Prâpositionen und Konjunktionen nebentonig resp. unbe-
tont gebraucht zu werden, also 'inna Mohâmmada « fûrwahr
Mohammed » ; la jakiinu « er ist nicht », là jâ'lamu « er weiss
nicht » ; sajâ'lamu « er wlrd wissen ».
Ob auch die seltneren drei- und mehrsilbigen Partikeln neben-
tonig verbunden werden, mag dahingestellt bleiben ; fur die mit
-ma verlângerten wie baina-mà « zwischen » und « wâhrend »,
matâ-mâ « wann immer » wird Nebentonigkeit deshalb wahr-
scheinlich, weil das gleiche -ma sich an das nebentonige Nomen
regens eines Genitivverhâltnisses anhângen kann i.
e) Von den Pronomen durften die einsilbigen Relativa man und
ma je nach ihrer Stellung nebentonig resp. unbetont gebraucht
worden sein ; fur die anderen, namentlich die Pronomina per-
sonalia, verlangt schon ihre starkere begrilTliche Bedeutung eine
entsprechend starke Betonung.
' Vgl. Reckendorf, DiesyntaktischenVerhâltnissedesArabischen (iSgS), S. i65.
— 20 —
Ausser der vom Satzakzent bewirkten Abschwâchung eines alten
Haupttones zum Nebentone kann man nach dem Muster des Hebrâischen
und vieler anderen genauer durchforschtcn Sprachen noch weniger starke
Tonverminderungen annehmen bei Wôrtern, die mit einem folgenden
Worte irgend eine engere grammatische Verbindung eingehen, z. B. bei
dem Adjektiv vor einer Spezifikation. Immerhin muss ein solcher leicht
geschwâchter Ton noch unter den Begriff Hauptton gefasst werden, da,
wie besonders das Hebrâische klar zeigt, die Behandlung der Vokale
fast stets der im haupttonigen Worte gleich ist.
Zusat^ : Abweichung der altarabischen Ak^entuation
von der ursemitischen.
Das Ursemitische dùrfte nicht nur Nominalformen mit blossem
Nebenton (stat. constr.) sondern auch solche Verbalformen besessen
haben, nàmlich den ganzen Jussiv und Imperativ, die in Annexion
an ein folgendes Wort auftretcn. Die Grûnde zu dieser Annahme werden
im Abschnitt ûber « Ropulativpartikel und die sog. Tempora conversa »
dargelegt werden. Das Altarabische scheint nun dièse Verbalformen nicht
immer rein nach alter Weise betont zu haben, da es sie auch ohne An-
lehnung an ein folgendes Wort gebraucht.
Weiter hat sich das Altarabische in der Betonung jedenfalls vom
Ursemitischen dort entfernt. wo es urspriinglich unbetontes aju, aja,
iju, ija u. a. vor Zusâtzen zu à und î kontrahiert und dann den
Hauptton auf dièse Lângen verlegt, z. B. in 'asàika « dein Stock ».
statt 'âsajuka, ja'sahu « Ldassi er gegen ihn ungehorsam sei », statt
jâ'sajahu, jarmînâ « er wirft uns ». statt jàrmijunà. Die altère Betonungs-
stufe dùrfte noch im Sùdarabischen existiert haben, wo das in der
Schreibung erhaltene j (resp. w) auf unkontrahierte Formen schliessen
lâsst.
Die hebrâische Akzentverschiebung.
Die Stellung des hebrâischen Akzentes liisst sich unschwer als eine
von der altsemitischen abgeleitete- erkennen. Durch nicht niiher zu
erforschende Umstànde kam der Akzent der eintonigen Wôrter in vor-
— 21
rûckende Bewegung, die auch den der doppeltbetonten teilweise mit
ergrifl". Man mag den ganzen Vorgang nicht unpassend die hebraischc
Ak^en tveisch ieb ung htn^ n n e n .
Dièse ânderte nun die alten Tonverhâltnisse folgenderweise :
I. In eintonigen Wôrtern rûckte der Ton auf die Panultima vor,
bezw. ward dort belassen :
a) In haupttonigen :
Altsemit. Form und Tonstufe Hchràische Tonstufe
kâtifu —
katifu
khatamu —
khàtâmu
gânnabu •—
gannâbu
bârakatu —
barakâtu
qâtala —
qatàla
jâqtulu —
jaqtùiu
'âbù —
'âbû
'dbdu -
'àbdu
jâumu —
jâumu
qama —
qama
jaqùmu —
jaqumu
bj
In nebentonigen :
màthalu-n-nabi'jji —
mathàlu-n-nab
tàulidàtu-s-samà'i —
tàulidàtu-s-sam
"înnajai —
'innàja
■ 'àlaja —
'alâja
thàmma —
thàmma
Hebrâische Form
anin
av
Dip'
N'a:.! ^-crz
HEU
Musste im Altsemitischen ein Begriffswort stets betontstm, so kann
im Hebrâischen der Fali eintreten, dass ein solches im Status constructus
' Mit dem Asteriskus bezeichnen wir von nun an diejenigen Formen. die zur
genau entsprechenden Erklârung der hebrâischen vorauszusetzen wâren, ohne
sich jedoch im Altarabischcn zu finden.
— 22 —
beim Zusammentreffen seiner Tonsilbe mit einer dâraufFolgenden un-
betont wird :
kùllu-jâumi — kull(u)-jâumi — av-"^:
bànaju-mâlki — banaj(u)-mâlki — ~ic~'':2
Bei Partikeln, die von jeiier einsilbif? waren, oder es im Hebrâischen
durch Kûrzung der Endungen wurden, bleibt der Nebenton zwar vor
folgender unbetonter Silbe :
tàhta-l-'ârdi — tàhta-l-'ârdi — yixn nnp
gàmma-1-jâuma — gàmma-I-jâuma — oi^T aa
là qatâlta — là qatâlta — nScp nS
schwindet aber vor folgender Tonsilbe : .
"ilaja 'àrdi — ilaj(a) 'àrdi — yiN(^N) '"in
2. Bei doppelttonigen Wôrtern wurde in :{weifacher W'eise verfahren :
a) Ging der Hauptton dem Nebentone vorauf, so rûckte zunâchst der
Hauptton, wie bei den einfach haupttonigen Wôrtern nach vorn
bis auf die Pânultima vor dem Nebentone, sodann wechselten i'ûr
gewôhnlich i Haupt- und Nebenton ihre Stelle :
tânqatilï — tanqâtilî — tanqàtilî — '^l'^pn
mâthalaka resp. " mâthalakà — mathâlakà — mathàlakà — r^-C"^
sâdaqataka resp. ' sâdaqatakii — sadaqâtak'à — sadaqàtakà — Tjnplï
qâtalàt — qàtalât — nSop
tâqtulï — tàqtulî — ''Scpri
b) Ging aber der Nebenton dem Haupttone vorauf, so ward der alte
Tonzustand nur in so fern geândert. als der Nebenton einer
kur^en Silbe, die Antepânultima einer haupttonigen ist, in
Schwachton ûberging :
'àlamîna — 'àlamîna — a'nSiy
jàlidina — jàlidîna — Dn'ii''
' Bezûglieh der Ausnahmen vgl. die Regeln uber die hebrâische Sprechtakt-
betonung.
— 23 —
'àbdukûnna — 'àbdukùnna — 1-"^-?
kitàbukûnna — kitàbukûnna — pan;
sàdaqatukûnna — sàdaqatukùnna — pnpiy
jàqtulùkûnna — jàqtulùkûnna — pi'^up^
jedoch : màthalukùnna — mathalukûnna — p'iCG
qàtalakûnna — qatalakûnna — l^'^'^F
Zusammenfassung : Die hebràische Akzentverschiebung hat somit
zum Résultat gehabt,
a) dass in eintonigen Wôrtern der Ton nicht iiber die Pânultima
hinausgehen kann, was fur die meisten nach dem fast allgemeinen
Abfal! der kurzen Endungsvokale Ultimabetonung bedeutet :
b) dass in doppelttonigen Wôrtern der oberste Ton gewôhniich aut
der Ultima, bel l'mwechselung mit dem Nebentone aber auf der
Antepdnultima ru ht.
Anormale Abiveichungen der hebràischen Betonung
von der altsetnitischen.
Bei Eintritt der hebràischen Akzentverschiebung war die Betonung
einiger Pronominalsuffixe in Folge von Analogie von der ursprûng-
iichen abgewichen, weshalb die Wirkung der Verschiebung bei ihnen
anders ausfâllt, als man ervvarten sollte ; es sind die Suffixe -kum, -hum :
-ka und -hà.
1. Das Hebràische gebraucht das ursprùnglich teils nebentonige
teils unbetonte Suffix -kum stets haupttonig : so biidet es von altse-
mitischen sâdaqatukùm nicht sadaqâtukùm — sadaqàtukûm — û:;np~ï,
sondern ein sâdaqatukùm — a;rp"ï, von altsemitischen mâthalukùm
nicht mathàlukùm — mathàlukûm - Dj^rc, sondern màthalukûm —
"mâthalukùm — Dz'-''C12, von 'abùkum nicht 'abùkum — a;UN', sondern
"abùkùm — n^'^N. Es ist wahrscheinlich. dass hierbei das Femininsuffix
— kùnna mit seinem Haupttone auf das Maskulinsuffix eingevvirkt hat.
2. Das ursprùnglich teils nebentonige teils unbetonte Suffix -hum
erscheint im Hebràischen entweder als haupttonig oder als unbetont, und
zwar haupttonig. wenn es an cine geschlossene Silbe angehàngt vvird, die
- 24 -
an Stelle von zwei altsemitischen offenen getreten ist z. B. mâthalajuhùin —
màthalaj(u)hLim — □n'^^rs ', unbetont aber, wenn es an eine offene Silbe
angehàngt wird, die dann stets mit folgendem -hum (him, ham 2) Kontrak-
tion eingeht z. B. mâthaluhùm — mathaldham — D^'ii'a, qataltîhum —
qataltîhim — DTi'iTrp. Die Haupttonigkeit von hûm ist auf gleiche Weise
wie die von — kùm entstanden zu dcnken : fur die hebrâische Unbetont-
heit gegenûber altsemitischer Nebentonigkeit wird der Grund in dem
allmiihlichen Schwinden des anlautenden -h- liegen , das wohl bei
ursprùnglich unbetontem -hum angefangen hat (qatalât-ham — qata-
lâtam), dann auf das nebentonige -hum ausgedehnt wurde und dièses
zur Eigensilbe untauglich machte.
3. Das Suffîx der II. pers. sgl. masc. -ka kann fur das Altsemitische
nicht anders denn als unbetont angenommen werden, da es stets als Kùrze
gemessen wird. Das Hebrâische aber zeigt ein auffâlliges Schwanken
zwischen unbetontem und betontem (d. h. anfangs nebentonigem, im
VVechsel mit altem Hauptton haupttonig gewordenem) r^. Unbetontes tj
findet sich regelmâssig nach langer Silbe, also am pluralen Nomen
(^i'OID), am singularen Nomen, das auf naturalangen Vokal ausgeht (tjUn),
seltener wenn es auf einc Kontraktionslânge ausgeht Cjnc neben
hâufigerem ~~t'), an allen Formen des Perfekts ausser der III. pers. sgl.
masc. und den Formen des Imperfekts, die mit Zusâtzen gebildet sind ^
(TinSiap etc., '^iSup etc.) an der Vergleichspartikel ka + ma; betontes rj
zeigten dagegen das regulâre Nomen im Singular (r^c^v, Tr^ii), die
III. pers. sgl. masc. Perf. (TjSup) und die Imperfektformen ohne Zusâtze
(TjScpi), sowie die Prâpositionen '^, a, endlich 'ja 4- ma = :j>2C
Zur Erklârung dieser Doppelnatur des hebrâischen -ka diene Fol-
gendes. Gesetzmâssig von der altsemitischen Form abgeleitet sind nur
die Wôrter mit unbetontem tj. Doch besass das Hebrâische aïs Endung
der II. pers. sgl. masc. des Perfektum conversum ein betontes langvoka-
liges Suffix : p'rcp" W^kataltâ. Dièse Form war wohl geeignet, die An-
' Doch qatalàthum — qatalâtham — anScp
' Ueber die Entstehung dieser Vokalvariationen vgl. den spàtern Abschnitt :
IContraktionen mit ursprunglichem He.
' Einschliesslich der Biidungen mit ; epentheticum, vor dem sich nur unbe-
lontes -ka findet.
— 25 -
schauung entstehen zu lassen, auch das Suffix r; sei als betontc Lange zu
behandeln, und so drang bei der Durchfûhrung der Akzentverschiebung
seine Betonung ùbeiall dort ein, vvo nicht eine vorhergehende betonte
Lange Nebentonigkeit des tj verhinderte. An den Singularcn von
Nomen n'^i erlaubte man sich aber nicht selten LInterdrûckung des
langen Endvokals bei Ansatz von r, und anderen Suffixen, da man
allmahlich eine Form wie r.iit' nach Analogie von H'cic nur als Plural
fûhlte und sich einen Singular rjiir dazu konstruierte.
4. Das Sufiix der III. pers. sgl. fem. -hà ist im Altsemitischen
je nach der Steliung des Hauptworttones nebentonig oder unbetont :
ràguluhà, aber 'abyihâ. Im Hebrâischen ist es jedoch stets unbetont, weil
vielleicht in allen Fâllen alter Nebentonigkeit -hâ mit vorhergehendem
kurzen Vokale zu einer Silbe kontrahiert wurde z. B. kitiàibaha — nanr
(seltener als n^n: = kitàbâha). Weiteres ûber dièse dunklen Verhaltnisse
bringen die Abschnitte ûber Anhângung der Pronominalsuffixe an
Nomen und Verb.
Die Bedeutung des Zeichens Metheg.
Die Punktatoren der Bibel sind bemûht gewesen, den Nebenton
ciner Silbe, wenn er nicht aus der Natur der Silbe schon klar heraus-
zulesen war, durch Beifùgung des Zeichens Metheg kenntlich zu machen.
Die Regel fur Methegsetzung war bisher ein besonderer Stein des
Anstosses fur die Grammatiker. Zwar hat S. Baer aile Môglichkeiten,
\vo Metheg gesetzt wird. in Regeln zu bringen gesucht, und seine Kin-
teilung in leichtes [a) gewôhnliches, bj feststehendes], schweres und
WohllautsmCihQ^ ist Gemeingut der neueren Grammatiken geworden ;
doch' tragt dièse seine iiusserliche L'nterscheidung zur Erkliirung des
^^'esens des Metheg vvenig aus. Die richtigere Définition diirfte vielmehr
sein : Metheg ist das Zeichen Jïir den hebrâischen Nebenton, wie er
'durch die Akzentverschiebung ans altsemitischem Haupt- oder Nebenton
entstanden ist, und wird vornehmlich in off'ener Silbe gesetzt, in
geschlossener fast nur dann, wenn dièse gegen den geivohnlichen Brauch
den Ton der folgenden Silbe auf sich gei^ogen hat, also
iSisp = qàt'lû
D'n'^i" = 'blâmî'm
— 26 —
rjnpiï = sideqàthekha
iai~na = mâ-rabbù
■:iï'n' = jithjass'bû statt jithjàss<=bû
innincp = tîschtôhahî statt tischtlihahî'
-aySi = jirag statt jiràg
jedoch : l'iispi = jîqt'^lû
D'p'Tï = sàddiqîm
Zu dieser Hauptregel sind jedoch zwei Einschrânkungen zu machen.
Zunâchst wird Metheg auch unter Gutturalbuchstaben fausser n) (iz^^-np:)
oder vor eine Gutturalis mit Hateph (nt'"c ""znp, 'S"Z ; Dtx niis)
gesetzt, um vermutlich das Gerausch des Luftstosses, der die Aus-
sprache eincr Gutturalis begleitet, zu bezeichnen : desgleichen unter eine
durch Hateph aufgelôsten Konsonantcngemination (ri'2Z""2, n'i'^'^n), in-
dem die Stimmenergie, die zur besonders deutlichen Doppelaussprache
eines Buchstaben nôtig ist, als eine Art Nebenton betrachtet wurde, Sodann
Icommt in den poetischen Schriften nicht seiten cin Metheg unter Schwa-
mobile-Silben vor. die vom Haupttone durch wenigstens eine lange Silbe
getrennt sind ; hier dûrfte Metheg nur einen ganz leisen Stimmdruck
bezeichnen, um Schwa mobile zum Range einer metrischen Silbe zu
erheben, z. B. npp:; xp 2, 3 : ^iy-n;n rp 6g, 28 ; "•i-irc lliob 5, 14;
nin"! ifj 3, 2.
Ein seiches « schwaches » Metheg kann sogar unmittelbar vor oder
hinter einem «. starken » stehen z. B. in 'n^;i;nn, annïr.
Die Funktionen, die nach den Grammatiken Metheg sonst noch
ausûben soU, existieren entweder ûberhaupt nicht oder finden ihre
kùrzeste Erklârung in unserer oben gegebenen Définition. So ist es
vôllig unhaltbar. « feststehendes leichtes Metheg » als Andeutung
eines iangen Vokals anzusehen ; vielmehr hat eine F"orm ~12ZT\ « sie ist
klug » einen gleich kurzen Vokal in der ersten Silbe wie na;n
« Rlugheit » 1 : im ersten Falle ist aber Metheg beigesetzt, weil das Wort
' Oder nach anderer Schreibung ncsn, vvobei Hateph Qames nicht die
Ueberkûrze, sondern die unbetonte Kurze im Gegensatz zur nebentonigen K.ûrze
darstellen soll.
— 27 -
von alters her doppeltonig war, im anderen aber hat man es mit aller
Eintonif^keit zu thun. Ebenso haben ixii « sic fiirchteten » und ixii
« sic sehen » das gleiche kurze i : erstere Form war jedoch von jeher
doppeltonig, letztere ist auf hebràische Lautstufe nach Verlust des
dritten Radikals von der Doppeltonigkeit zur Eintonigkeit ùbergegangen,
wùrde aber auch bei Beibehaltung der Doppeltonigkeit kein Metheg
erhalten, da solches in geschlossener Silbe uberflûssig war.
Sprechtaktbetonung.
Was sich vom hebrâischen Satzton erschliessen lâsst, beschrânkt
sich auf die Tonverteilung im Gcfùge eines Sprechtaktes, d. h. einer
enger zusammengehôrigen Wortgruppe mit selten mehr als zwei Ton-
silben. Soicher Sprechtakte lassen sich im Hebrâischen folgende nach-
weisen :
1. Prâpositionen, Konjunktionen und Adverbien in Verbindung mit
einem darauffolgenden Worte : Ki\y x^i, in'Trc~'"'yi, yàs'DN' ';, n'i-ïix ;
2. Nomina in Status-constructus- Verbindung : yixn-'^r, n'SN T]")N,
3. Nomen mit einer durch eine Prâposition verbundenen Ergânzung:
"2 D''Din, '''^ 2air"a ;
4. Nomen mit Attribut oder Apposition : uzn p, niï'yix :
5. Priidikat mit folgendem Subjekt : -"la-nct-', mn^-air, .Nin-ai,
6. Verbum mit nâherem oder entfernterem Objekt und umgekehrt :
7. Verbum mit folgendem Adverbiale : in"'~nDi;, u-lv'' ;
8. Wort mit folgendem Vokativ : .t.T'-tsï:, ':t.s— rj^i ,:
9. Zwei koordinierte gleichartige Satzteile : lUïT^in, nn~";'^.
Fur einen Sprechtakt gilt als Regel, dass die Wortakzente seiner
Telle nicht aile gleichmiissig zu Gehôr kommen. Um nâmlich das stets
haupttonjgc letzte Wort am stârksten im Tone hervorzuheben, werden
aile vorhergehenden Wortakzente abgeschwâcht, wodurch teils ein reiner
Nebenton, teils ein verminderter Hauptton entsteht. Ersterer tritt auf in
besonders engen Wortverbindungen, also
— 2» —
1. bei allen Pràpositionen, und jedenfalls dcn mcistcn Konjunk-
tionen ' und Adverbien : in'ra~'i"'i (x) _1_ (x) x _l.,
2. bei jcdem \omen, das einen Genitiv regiert :
"liN 'a3i3-S: X _L (x) X _!_,
3. seltener bei einem Nomen, das eine mit einer Prâposition ver-
bundene Ergânzung hinter sich hat :
ipha ■'a''2"ca _l x _L x _i_ Is. 5, 1 1 ,
'Tj';' aairc x _L x _:_ V^ g, i o ;
4. ausnahmsweise auch bei einem von einer Apposition begleiteten
Nomen, bei dem ersten von zwei koordinierten Nomina und vor einem
Vokativ : 'av na n^inz (x) x ^1^ x x _^ Jer. 14, 17,
nyn nasn x ^x j__ Is. 33, 6 2.
yiN "iiiCN x^(x)_^ Qoh. 10. 17.
Statt des Nebentones kann auch Scliwachton auftreten, vergleiche
Seite2i f. In allen andern Sprechtakten, wo die Wortverbindung eine
losere ist, werden die dem letzten Worte vorhergehenden Telle nur
so gering im Tone vermindert, dass sie nicht aufhôren haupttonig
zu sein.
Da ferner ein dircktes ZusammentrefFen zwcier Tonsilben im Sprech-
takte nicht zulassig ist, der Akzent des letzten Wortes aber nicht
verdrângt werden kann, so wird ein unmittelbar vorhergehender bald
ganz unterdrûckt, bald auf eine vorhergehende Silbe zuriickgeworfen.
' Dass im Hebrâischen, wenn auch sellcn, hauplloiiif(e Hùlfswôrlcr (Ron-
junktionen) vorkommen, beweisen Formen wie iTN = 'izàju und "na ^ matâju, die
mit Nebenton n.N und Ta lauten wurden. Das macht auch fur ursemit. idà
und mata Hauptionigkeit wahrscheinlich. Auch in zusammengesctzten Konjunk-
lionen wie TiTN ]"i kann vielleicht der zwcitc Romponent als haupttonig an-
genommen werden.
' Vgl. die Zahlwôrler [ i und 12 : ni:"" -riN (1 + 10) und iC" D';C (2 + 10),
sowie ihre entsprechenden Femininformen.
— 2() —
In letzterem Fallc wird dann die Pânultima Tonsilbe hei eintonigen
Wôrtern. die frùher nicht die letzle Stammsilbe betontcn und keine
Definlânge in der letzten Silbc entwickelt haben, aiso bei '^'cp, "'bp',
^■cip (status constructus) ^■cp'', '^TSpn, doch niciit bei an'icp, 'jnSap,
it:ip (status absolutus), izt, n^2^, u. s. \v. : hingegen wird die Ante-
pânultima Tonsilbe bei doppeltbetonten Wôrtern, die ehemals den
Hauptton vor dem Nebentone hatten, wie ni'cp, V'icp, '''^•cpn, V'^cp',
i^rpri, T^i'^ S u. s. w.
Eine an Tonunterdrùckung streifende Tonschwâchung findet in
Fallen statt, \vo der Oberton eines vorhergehenden Sprechtaktes einer
Haupt- oder Nebentonsilbe des tbigenden Spreclitaktes unmittelbar vor-
hergeht.
Beispiele fur Zurùckwerfung des Akzents :
■ ';nï .T/n"-": x ^ x j_ Gen. 46. 84.
:n Nxa~i2 X _L^ X _:_ 1 Sam. 16, 22.
"i-: n'^ïï'' X _L_ X • _ T^ 7/, 8.
nNT nriMn x _l. x _!_ Joël /. 2.
Beispiele fur die voUstândige Tonabschwâchung :
■jNS ny'i nt;iS"''^N x x / . | x x _ ■ Gen. 4j. 3.
in NïG r\''.r\' i-^n ni _._ x _^^ x - | x x _i„ Jer. 3i, 1.
Die Sprechtakte im Konsonantente.\te der Bibel kenntlich zu machen.
ist Zweck der Setzung des alten Akzentzeichens Maqqeph. Ueber seine
Bestimmung haben sich bisher die Grammatiker in mehr oder weniger
schiefen Definitionen geâussert : gehen manche, z. B. Kônig, so weit, den
Silben, die Maqqeph vorhergehen, gar keinen Eigenton zuzusprechen, so
sind doch aile darin einig, dass ein Wort vor Maqqeph nicht haupttonig
sein kônne. Dem gegenuber ist festzuhalten, dass vor Maqqeph, da es
nur Sprechtaktzeichen ist, gleicherweise haupttonige, nebentonige und
unbetonte Wôrter resp. Silben môglich sind. So der Hauptton in :
Q'iVctTi « der Wolken macht », v '04-, 3.
■C"Na~i:N2 « wir kamen mit P'euer », x(j 66, 12.
' Vgl. Seite 22.
- 3o -
~a"nanN « ich denke deiner », i// 63, 7.
'^anG~]i~ «Reichtum,der von Schwindcl herstammt». Prov. t3, 11.
mcTiNt" « erhebt Saitenklang », y.' 81 , 3.
v:2~i'in'' « seine Kinder môgen sein ». i/,- 10g, 9.
lap-iNïC « sic finden ein Grab », Hiob, .V, 12.
^"'"nc'^cx « ich will mit Ueblem vergelten », Prov. 20, 22.
'^T'iCSC « schafFet Recht dem Niedrigen ». )// 82, l.
ir''TDri « Unschuld und Redlichl;eit », xp 25, 21.
aïJini'tj « fremd und Beisasse ». Gen. 28, 4.
^^^'-7nr « hôre, o Herr», y.' 27, 7.
der Nebenton in :
pljf'na" « Opfer der Gerechtigkeit ». xp 4. fi.
njTSipa « mit lautem Jubei », ip 42, 5.
Di*n~'^: « den ganzen Tag », xp 2J, 5.
der Schwachton in :
•c;iN'-'':2 « Menschenkinder », xp4,3.
N2~nNl « und wenn er kommt », rp 41, ■j.
n'i'S-Ssa « in jeder Nacht », xp 6, 7.
n:t<~iîf « bis wann », y,- i3, i.
Die Setzung von Maqqeph schien den alten Schreibern nicht unum-
gânglich nôtig : so kann man in der Bibel fast neben jeder Wortver-
bindung mit Maqqeph die gleiche ohne Maqqeph nachweisen. Um
diesem Mangel abzuhelfen, haben die spâtern Punktatoren getrachtet,
aile zusammengehôrigen Worte und ihre Tonnuancen genauer durch
Akzentzeichen kenntlich zu machen. An dieser Stelle kann keine Ab-
handlung uber die Wertc der kleineren biblischen Akzente gegeben
werden ; ihre grosse Menge dûrfte in das Gebiet des musikalischen Tons
fallen, der im Hebrâischen von minderer Wichtigkeit ist als der exspira-
torische.
Es genùge darauf hinzuweisen, dass verschiedene unter ihnen
kenntlich machen, wo der Satzton Ruckgang des Worttons bewirkt hat.
- 3i -
und nicht gesetzt werden, \vo ein zu nahe voraufgehender Hauptton
solches hinderte. In dieser Verschiedenheit erblickten die spàtern Erkiarer
teils Willkur, teils subtile Kûnstlichkeit, zu deren Erlâuterung noch der
neueste Bearbeiter dieser Verhâitnisse, Jos. Wijnkoop ^ einc Menge von
Rcgeln mit einer noch grôsseren von Ausnahmen aufsteilt, dabei aber
nur in weitem Bogen um die richtige Erklârung herumgeht -.
' Darche Hannesigah sive leges de accentus hebraicae linguae ascensione.
Leyden 1881.
* Die Kenntnis der Nesîga ist von besonderer Wichtigkeit fur die hebrâische
Metrik, und scheinbare Ausnahmen von den oben gegebenen Regeln erklâren sich
leicht an der Hand der metrischen Gesetze.
-HQCJ—
VOKALLEHRE
Altarabische und hebrâische Vokale.
Der altarabische Vokalismus zeigt eine ùberraschende Einfachheit
sowohl in Bezug auf Qualitiit wie Quantitat seiner Laute. Der Qualitiit
nach werden 3 Vokale unterschieden, oder vielleicht richtiger gesagt,
durch die Schrift kenntlich gemacht : A. 1, U. Dièse 3 Laute kommen
als Natura-K.urzen und Natura- resp. Kontraktions-Lângen vor, wobei
ihre Verwendung innerhalb der Silben folgende ist :
1. Haupttonige, nebentonige und unbetonte offejie Silben kônnen
kurzen wie langen Vokal haben.
2. Haupttonige, nebentonige und unbetonte geschlossene Silben
haben kurzen Vokal '.
3. Haupttonige und nebentonige geschàrfte Silben haben kurzen
Vokal, wenn dieser ein i oder u, langen oder kurzen Vokal, wenn er ein
a ist.
4. \Jnb(tXonx.t geschàrfte Silben haben kurzen Vokal.
Durch Verbindung von nichtsilbischem i und u mit a erhâlt das
Altarabische zwei Diphthonge ai und au, die mit Haupt-, Neben- und
Schwachton gesprochen werden kônnen.
Dieser primitiven Einfachheit gegenùber erscheint der hebrâische
Vokalismus bedeutend entwickelter. Seine Lautskala umfasst eine Reihe
von 7 scharf geschiedenen Vokalen : a, a;, e, i, o, â, u. Aile 7 Laute sind
als Kurzen verwendbar : 6 von ihnen als Langen, wobei 3 Naturlângen
' Ausnahmen hiervon finden sich in der poetischen Pausa.
- 53 -
(î, ô, û), 3 Dehnûberlângen (?, o, ov), 3 Dehnlângen (â, ê, ô) und 6 Kort-
traktionslângen (à, œ, ê, î, ô, ù) nâher zu unterscheiden sind. Ncben den
Kûrzen hat endlich das Hebrâische noch 4 Ueberkurzen oder reduzierte
Vokale (Schwa und 3 Hateph) ausgebildet : e, a, as, â.
Ueber die Verwendbarkeit dieser Vokale in den verschiedenartigen
Silben gilt Folgendes :
1. Haupttonige offene Silben haben im allgemeinen langen Vokal,
doch vor unbetonter L'itima auch kurzen : nSa (à), n's: (î), tic (ê), Nin
(ù) : ■]Sc (a;), ^c>^ ik), su" (e), :^i.r\ (a;), Mh (o).
2. Nebentonige offene Silben haben kurzen Vokal : V'icp, 'nScpi, iNiv
3. Unbetonte offene Silben haben langen, kurzen oder ûberkurzen
Vokal : nyii, niS-î'^i, D'Tur ;. 121, v^n, nnaa ; 121, 'j"^y, a'Sys.
4. Haupttonige geschlossene Silben haben langen oder kurzen Vokal :
Siia, ïJipc; Sis p.
5. Nebentonige geschlossene Silben haben langen oder kurzen Vokal :
n''cr2, np-ï.
G. Unbetonte g-escA/ossene Silben haben kurzen Vokal : ip^i2pi, ■]Sd.
7. Doppeligeschlossene Silben haben auf allen ihren Tonstufen
kurzen Vokal : pï;ii, 'cnp.
8. Geschàrfte Silben haben auf allen ihren Tonstufen kurzen Vokal :
3D, nniao;, Tiiac.
Die aitsemitischen Diphthonge sind stets in den Langen ê und ô
untergegangen ; daneben hat aber die Rontraktion von Lautkomplexen
mit mittlerem \ ■ und n die hebrâische Sprache mit neuen Diphthongen
ûberreich ausgestattet, so dass man 2 Kurz- und 5 Langdiphthonge zâhlt,
deren Stellung auf den Wortauslaut beschrânkt ist. Erstere sind : ai {-=- 1 :
iDiD),_und eu (i ^^ iSï?) ; letztere : ai (' ^^ : 'm'), au (V -r- oder i -~:
VDiD, lay), îu (11 — : vaN), ûi (ii : 'i^a), ôi (ii : lin).
Die hebràischen Kurzdiphthonge kônnen nur in haupttoniger Silbe,
die Langdiphthonge indessen in haupt- und nebentoniger Silbe vor-
kommen.
Nach dieser Uebersicht ùber den aitsemitischen und hebràischen
Vokalbestand erhebt sich die Frage : Wie hat sich dieser aus jenem
cntwickelt ? Zur Beantwortung muss man zwischen Qualitâts- und
Quantitâtsverânderungen scheiden. Bezûglich der Qualitâtsverschiedenheit
werden wir uns darauf beschrânken, einfach die Uebergânge darzulegen,
3
- 34 -
ohne der mannigfachen Faktoren, wie Neigung zu schlafferer Aus-
sprache, Einwirkung gewisser Konsonanten anders als beilâufig zu er-
wàhnen : hingegen muss jede Quantitâtsverânderung erklârt werden und
zwar vorwiegend aus der Wirkung der von der hebrâischen Akzentver-
schiebung neu geschafFenen Tonverhâltnisse. Daraus ergibt sich die
Notwendigkeit, die hebrâischen Vokale unter dem Gesichtspunkte ihrer
Betonung anzuordnen und zu behandeln, und so werden die folgenden
Untersuchungen nach diesem Programm gefùhrt werden.
Hebrâische Entwicklung der altsemitischen kurzen Vokale
in offener Silbe.
A. KURZE VOKALE IN OFFENER SILBE VOR DEM TONE.
Hauptregel. Vor dem Haupttone, ausscr wenn er an Stelle von altem
Nebentone steht, bleiben in der nachstvorhergehenden kurzen Silbe die
Vokale kurz, werden aber in der zweitvorhergehenden Silbe zu Schwa
reduziert; vor dem Nebentone und dem Haupttone, wenn er an Stelle
von altem Nebentone steht, werden in der nachstvorhergehenden
kurzen Silbe die Vokale reduziert und bleiben in der zweitvorher-
gehenden kurz.
Ausfûhrung.
Anwendung auf eintonige Wôrter :
Bei ihnen wird
a) vor dem Haupttone in der nachstvorhergehenden kurzen Silbe
a zu â (— ) : mâthalu — mathâlu — SïJn
qâtala — qatâla — "^'cp
zu c
bdrakatu -
— barakâtu —
'""??-
maqàmu -
— maqamu —
QipO
wajâumu -
- wajâumu —
DV1
'inabu . -
- 'inâbu —
ajî?
'izim
- 'izâru —
■|i7N
— 35 —
' ji'lidu — jilidu — V'^i
u zu o (—) 1 : ' huga'u — hugà'u — ian
In der zweitvorhergehenden kurzen Silbe wird Jeder Vokal zu
Schwa reduziert : ' mathalîna — mathalîna — Di'^u^
bârakatu — barakâtu — n3"!2
maqâmatu — maqàmatu — ninipc
waqdtala — waqatdla — '^^Q'p^
libabatu — libabà'tu — niaa'i
bischaratu — bischârâtu — miira
' sifarîna — sifarî'na — nnsc
bisalami — bisalami — DiStt'a
■ fu'alîna — fu'alî'na — DiSys
b) Vor dem Nebentone wird in nachstvorhergehender kurzen Silbc
jeder Vokal zu Schwa reduziert :
màthalu — mathàlu — '^'•^•a
maqàmu — maqàmu — DÏpa
* fànaju — fanàju — tjs
lîbabu — libàbu — aaS
"àrilaju — 'arilàju — iSij;
bijàumi — bijàumi — aV2
Fâlle mit reduziertem u sind nicht erhalten.
In der zweitvorhergehenden Silbe wird, wenn die nâchstvorher-
gehende auch kurz ist.
' a zu i (-^) : ' màthalaju — mathalàju — 'hiS'a
' schàmikhaju — schamikhàju — Ticil?
sadaqàtu — sadaqàtu — n'piï
bei Konkurrcnz mit Gutturalcn, seltener mit andern Lauten, zu a (-^) :
' nà'aqatu — na'aqàtu — npN3
' Beispiele hierfur sind sehr selten, «cil die meisten offenen unbetonten
Silben mit u des L'rsemitischen im Hebriiischen durch geschârfte ersetzt worden
sind. z. B. in D'SIN, n^HN, 7\i70 (auch nriM und nippy).
- 36 -
màlakaju — malakàju — 'sSc
i zu i ( . ) : ■ 'inabaju — 'inabàju — ur; (urj)
biraq'fi — biraq'ri — ï'pia
bei Konkurrenz mit einer vorhergehenden Gutturalis oder einem empha-
tischen Laute meist zu a : " dila'àtu — dila'àtu — niï'^ï
Die Verânderung von altem u ist nicht belegt.
Anmej-kung i. Unter den Gutturalen wird statt einfachem Schwa stets
Hateph gesetzt, und zwar erhâlt x bei Reduktion von altem a ein -=^ : naiN,
bei Reduktion von altem i ein ^- : DinSN', bei Reduktion von altem u ein
-^ : D'SnN : ebenso n ; V erhâlt bei Reduktion von altem a und i ein ^^ :
nav und may, bei Reduktion von altem u ein , : D'"i£y ; n erhâlt bei
Reduktion von altem a und i ein - : QiCjn und licn, bei Reduktion von
altem u ein ,- z. B. in ancn (Haufen). Doch scheint auch wohl unter
dem Einflusse eines folgenden langen Vokals ein anderes Hateph gesetzt
werden zu kônnen, z. B. a'-^n statt i'^-n, ""n statt l'n.
Anmerkung 2. Bei nebentonigen Wôrtern, die vor der Tonsilbe
zunâchst eine geschlossene, vor dieser aber eine offene Silbe haben,
wird der Vokal der :^jw/Aorhergehenden stets zu Schwa , was
sich durch die urspriingliche Betonung der folgenden geschlossenen
erklârt : ' gàmalaju — gamàllaju — gamallàju — 1S2S ; ' kamàr'aji —
kamarà'ji — n^no:.
Anwendung auf doppelttonige Wôrter.
I . Wôrter, deren Hauptton statt altsemitischem Nebentone steht :
Bei ihnen wird der zwischen Haupt- und Nebenton stehende kurze
Vokal stets zu Schwa reduziert :
mâthalaka — mâthalak'à — mathàlak'à — mathàlaka — ■rî'^tt'C
qàtalil
— qàtalû
— "■''cp
kâbidàt
— kàbidât
— m22
'àsir'î
— 'àsiri
— nos
jàkulàt
— jàkulât
tâqtuli
— tàqtulî
— t^cpn
Die vor dem Nebentone stehcnden kurzen Vokale werden analog
denen in einfach nebentonigen Wôrtern behandelt, z. B. sâdaqataka —
sâdaqatakà — sadaqâtakà — sadaqàtakâ — ^r^p,"!*'
37
Anmerkung : Eine Ausnahme von letzterer Regel findet sich in
TîrT'EN, Is. 58, 10, wo wegen einer auf das Suffix -ka folgenden Ton-
silbe (Dnnï3) die altère Aussprache mit haupttoniger Antepânultima
gewahrt ist.
2. Wôrter, deren Hauptton an der Stelle des altsemitischen Haupt-
tones steht :
Bei ihnen wird in einer dem Haupttone unmittelbar vorhergehenden
kiirzcn Silbe
a zu â ( , -) : 'àlami^na — 'àlamî'na — D'iO^iy
■ inqatalàtu — înqatalatu — ni'icps
'àlraqî'u — 'àlraqî'u — "ipin
) : jàsma'ûna — jàsma'ùna — liycu.*''
jàschba'una — jàschba'ûna — 'jiyairi
} : jàlidîna — jàiidina — an'^i'
' màsmirâtu — màsmiràitu — nilQDn
■ jà'kilùna — jà'kiliina — ■jiSdn'i
) : ■ samimîna — s'àmimîna — Diacitt*
' mànsibatu — mànsibàtu — n'iaïa
) : jàdrukdna — jàdrukùna — 'ii;"ni
I : ■ jàndudùna — jàndudùna — y~^''.
In zweitvorhergehender Silbe wird, falls auch die folgende kurz ist,
a zu a (~^~j : dàbarukûnna — dàbarukùnna — pl2~
i zu a (-^} : zàqinukûnna — zàkinukùnna — p^pT
Die Verânderung von u ist nicht zu belegen.
3. Wôrter mit doppeltem Nebentone :
Bei ihnen wird jede Kùrze, die vor einem der Nebentone steht, zu
Schwa : ' 'àlamaju — 'àlamàju — 'aSis
■ jàlidaju — jàlidàju — nSi'
■ tàulidàtu — tàulidatu — n'i'^w
selten zu Schwa i
meist zu Schwa (
seltener zu e (
u meist zu Schwa (
selten zu o (
Anmerkung. In ni^^CNn (Nehem. 3, 34) kann ich nach der Vokali-
sation nur eine Diminutivform (fu'ailal statt arab. fVailil) « die recht
elenden (Juden) » erkennen : desgleichen dûrfte das haufige n;i3 « Teich »
- 38 -
nicht auf bfrkatu. sondern auf die Verkleinerung burâikatu zurûckgehen,
da es im stat. constr. stets riD^a mit festem e zeigt und den Ton auf
dièses e zurûckzieht, falls ein vornbetontes Wort folgt z. B. in a'OTii^z:
Naii. 2, 9. Ueberhaupt dùrfte das Gebiet der hebrâischen Diminutiva
ein viel weiteres sein, als man bisher anzunehmen geneigt ist, und ver-
diente einmal genauer erforscht zu werden.
Ueber die Neigung von i und u \ur Redu\ierung unmittelbar
vor de m Haupttone.
In den Bildungen fi'âl, fi'il, fi'ùl, fu'âl, fu'îl, fu'ùl, endlich fu'âil
sollten i und u der Regel nach zu e und o werden : statt dessen
findet sich ausser bei sieben mit n anlautenden Substantiven, nâmlich
lifN, r.TK, -isN, eux, ';'!'c.s', IGN, -i-^cn, sowie bei Eigennamen wie
iinN, TiriN* stets die Verkurzung zu Schwa, also yiit, i^sr, '^^li, i^jt
u. s. w. Gesenius-Kautzsch vermutet in der Beibehaltung des Voll-
vokals unter dem n syrischen Einfluss. Aber die Syrer haben nur deshaib,
weil sic eines Zeichens fiir Schwa entbehrten, aushûlfsweise e (und a)
als Schwaandeutung bei Aleph mit reduziertem Vokale geschrieben ;
solches nachzuahmen konnte den Juden, die doch besondere Schwa-
zeichen besassen, nicht einfallen. Es ist auch die Annahme ausgeschlossen,
N sei das Produkt einer Kontraktion von n + Schwa, da wortaniautendes
X in keinem Falle mit folgendem Vokal verschmilzt.
Da nun auch gegen die Laut- und Tonfoige e-ô und e-ii aus laut-
lichen Grùnden nichts einzuwenden wâre, dieselbe sich vieimehr im
Hebrâischen hâufiger findet S so durfte nur noch folgender Erklârungs-
grund fur die Schwasetzung zulâssig sein : Fast aile VVôrter der in Frage
stehenden Wortklassen sind substantivischer Natur und finden sich
daher selten unverbundcn, vieimehr meist mit vorgesetztem Artikel,
angehângtem Suffix oder in der Status-constructus-Verbindung. Da in
ail diesen Fâllen Reduktion des i zu Schwa eintrat (vergleiche "CiaSn,
''ï/'ia*', "l'^isn Cia^), so konnte daraus die Empfindung der Ursprûng-
lichkeit von Schwa in der Pânultima sehr wohl erwachsen. Wo aber die
' Zum Beispiel in Ï7ili, UiSnUT.
- 39 -
erwâhnten Verbindungen nie oder nur seltener staltfanden , wie in
Eigennamen und den vorvviegend adjektivischen Bildungcn fa'àl, t'a'il,
fa'ûl, da hielt sich vor dem Haupttone stets der Vollvokal der vorher-
gehenden Silbe.
Denselben Grund wie fur die Erleichterung einer Form fi'al u. s. w.,
zu f'^'àl u. s. w. kann man zur Erklârung von or, 'cic u. s. w. statt
UV und uVii' zur Hùlfe nehmen.
B. KURZE VOKALE IN OFFENER SILBE HINTER DEM TONE.
Da die kurzen Vokale hinter dem Gegentone schon in ihrer Eigen-
schaft als Vokale vor dem Haupttone in doppeltbetonten Wôrtern
behandelt worden sind, so wird im Folgenden nur von den kurzen
Vokalen hinter Haupt- und Nebenton in eintonigen Wôrtern die Rede
sein. Fur sie gilt als Regel :
Hinter einer kurzen haupt- oder nebentonigen Silbe verlieren die
Vokale a, i, u jeden Silbenwert ; hinter einer langen haupt- oder neben-
tonigen Silbe werden i und u, ausser in gewissen festen Wortverbin-
dungen zu Schwa verkùrzt, wâhrend a bald als â sich halten, bald zu
Schwa reduziert werden kann :
mâthalu — mathâlu
mâthali — mathâli
— Sa?a
mâthala — mathdla
màthalu — mathàlu
màthali — mathàli
— ''•>?«
màthala — mathàla
qatâlti
— qatàlti —
pS'cp
(■ 'àfsu 'àudi
— 'àfsu 'âudi —
irj icsn)
mâlku
— mâlku — "1
"^c = 7(2-0
(màlku sddqi
— màlku sâdqi —
piï-'s'ic)
arda
arda
— arda 1
— arda J
X oder yix = yiN
thâmma
— thâmma —
nau" oder or
— 40 —
antunna
— antinna
hùnna
— hinna
* fanî'na
— fanîna
napN oder ]pin
r\3n oder ^n
Hebràische Reste altsemittscher Kasusendungen.
Das Altarabische hat im Singular drei genau unterschiedene Kasus-
endungen : u (Nom.), i (Gen.), a (Akk.) 2. Ob dasselbe auch fur das
Ursemitische gilt, mag dahingestelit sein ; zur Hypothèse Stades eines auf
a ausgehenden Urnomens ^, mit welchem ein schnell vorûbergegangener
Versuch der Ansetzung von Kasusendungen gemacht sei, liegt nicht die
geringste Berechtigung vor; am allerwenigsten kann man sie mit Grùnden
aus der hebrâischen Formenlehre wahrscheinlich machen. Denn was das
Hebràische an Kasusendungen aufweist, ist nur der letzte Rest von dem
reichen Vorrate des Altsemitischen.
Die hebrâischen Reste haben sich erhalten 1. in selbstândiger und
Verbindungsform : â, 2. nur in Verbindungsform : i. o, u, 3. vor dem
Genitivsuffix (a, i, u).
Die erstgenannte unbetonte Endung â (selten ae) geht nach Qualitât
und Betonung direkt auf die aitsemitische Akkusativendung a zurûck.
Ihrer Erhaltung stand in Wôrtern , wo ihr eine lange Tonsilbe
vorauf ging, nichts im Wege, und so mûssen Formen wie ninx,
nni2, nSi'i, nac, naiss, nSiSn, noixa als altes regelmâssig gebildetes
Sprachgut betrachtet werden. Zu weiterer Verbreitung gelangte aber die
Endung â, ais Wôrter mit ursprùnglich kurzer Tonsilbe nach Verlust
ihrer Endungen einen Dehnvokal in vorhergehender haupttoniger Silbe
erhielten ; indem man dièse lautgesetzlich entwickelte Lange als ursprùng-
lich ansah, konnte man die darin untergegangene Akkusativendung nach
' Mit nebentoniger Vokalisation (siatt HQ'jS), die aus seiner Verwendung als
l^râposition (vgl. II. Chr. 2g, 16) stammen wird.
* Mit Reckendorf (Die syntakt. Verhâltnisse des Arab.. S. 170 ff.) und Jcnsen
(Nachtrag zu genanntem Werk, S. H f) nehme ich an, dass die Krscheinung der
diplotischen Endungen etwas Sekundarçs sei.
' Lehr. der hebr. Gramm. S. 201 f.
— 41 —
dem Muster der obigen VVôrter neu ansetzen und erhielt so Formen wie
mat:2 (eigentl. midbàra + a), nnatc (eigentl. mizbi'ha + a), nmï
(eigentl. sarâta + a) u. a. Dass auf dièse Weise zwischen Formen mit
ursprûnglicher und icùnstlicher Endung zu scheiden ist, beweist auch die
Bedeutung d léser Wôrter; jene stehen sowohl fur den alten Aklcusativ
zumal in der Bedeutung der lokalen Riclitung, ais aucli mit Abschwâchung
des ursprûnglichen Kasusbegriffes an Stelle jedes anderen Kasus i, so
besonders im poetisch-archaistischen Sprachgebrauche ; dièse aber ver-
treten nur eine beschrânkte Funktion des altsemitischen Akkusativs,
die lokaie Richtung zu bezeichnen. Also kann nSiS bedeuten : die Naclit
liindurcii, zur Nacht, die Nacht (Nom.), der Nacht; nac ist: dorthin
und dort ; nïnx ist : das Land (Akk.), nach dem Lande, das Land (Nom.)
des Landes. Aber ni;ic heisst stets nur : nacli der Trift zu, nn*V gen
Gaza, nnatc zum Altare iiin -. Das Weiterbegriffliche muss hier ais das
Ursprùngliclie, das Engere ais sekundâr angeselien werden.
Die Unursprûnglichikeit der Endung a bei ehemals kurzer Pânultima
zeigt sicii auch in ihrer Behandlung unter dem Nebentone ; wâhrend aus
niria einfach nn'2 wurde, und die Pânultima lang blieb, musste jede
Dehnliinge zur Kùrze zurûckkehren und dadurch die Bedingung zum
Ansetzen der Endung wegfallen. In den wenigen Fâllen, \vo man den-
noch das â hielt, behalf man sich nun, wie es scheint, entweder mit
Scharfung der kurzgewordenen Silbe, wie bei n"i2~c (I Kônige, ig. i5).
oder betonte und verlângerte nach der Weise der bald zu besprechenden
Endung i das â, wodurch die vorhergehende Silbe reduzierten Vokal
erhielt: (rac) nmiç Deut. ^, 41.
Kommen Formen mit der Endung â in und ausser engerer Wort-
verbindung vor, so sind die mit i, o und u auf enge Verbindungen
' Derselbc Vorgang bezùglich der Endung a lasst sich bei einer Anzahl neu-
arabischer Diaiekte, sodann besonders im Aramâischen nachweisen, dessen staïus
emphaticus kaum etwas anderes ais einen bedeutungslos gewordenen Akkiisativ
darstellt.
^ Auffâllig ist, dass abstrakte Feminina, wie nn^S, nniTV, nnyrc' fur aile
Kasus gebraucht werden kônnen. Vielleicht liegen hier gar keine Singuiare, sondern
Plurale vor, wobei die Endung ni" zu n~ geworden ist, (vgl. 2n; statt 21112,
■jSip statt I^SIp) oder man hat sie wenigstens nach Analogie solcher Plurale
behandelt.
— 42 —
beschrânkt, vor alle'm auf die Stellung vor einem Genitiv. der auch
durch Pràpositionen verknupft sein kann. Betrachten wir zuerst die
Endung i.
Wie beim a des Akkusativs sich altère und neuere Bildungen unter-
scheiden liessen, so auch hier. Als ait und regelrecht gebildet haben
solche Wôrter zu gelten, die eine geschlossene Silbe vor der Endung
zeigen, so besonders Segolatnomina, wie 'DEN, t'^s oder Nomina mit
verdoppeltem Endkonsonanten wie (SN)''3n, endlich '';a, dessen erster
Radikal ursprûngliches Schwa hat. Aile dièse âlteren Bildungen, natiïr-
lich mit Ausnahme von ^:2, betonen nach alter Weise die Pânultima :
~vj 'DSN, j:TÀ~^:^i2r und ihr Endvokal muss als kurz angesetzt werden.
Hingegen gibt es noch eine grôssere Anzahl von Bildungen mit i, die
gegen ailes Erwarten die Endung betonen und jedenfalls auch verlângern
z. B. ^:z^c, 'jEH, 'G'p*:, '.Tizac, i'^^ieu"':.
Woher zunachst ihre Endbetonung ? Lautgesetzlich ist sie nicht zu
erklâren ; man kann nur Formûbertragung vermuten und zwar aus dem
Nomen mit Personalsuffix. Denn auch dièses bewahrt in ziemlich weitem
LImfange Reste von alten Rasusendungen zwischen Stamm und Suffix.
allerdings erstarrt und beim pluralen Nomen durch Kontraktion mit dem
Abstraktsuffix aj + Vokal etwas undeutlich geworden i. Jedoch am Singular
liisst sich noch deutlich i, a und u unterscheiden : z. B. i vor dem Suffix
der 11. pers. sgl. fem. -c"D aus sùsiki ; a vor dem Suffix der II. pers.
sgl. masc. r.c'C aus sùsakà: u vor dem Suffix der III. pers. sgl. masc.
wenigstens stets, wenn es mit auslautendem n geschrieben ist, nbiD
aus sùsûhu. Die Betontheit des i und u wie die IJnbetontheit des a
crgaben sich aus der Quantitât der nachfolgenden Suffixe, erweckten
aber spâter den Schein, als sei die Endung i und u ursprùnglich
betont, dagegen a unbetont gewesen. Im archaisierenden Stil gewôhnte
man sich nun, in Nachahmung einerseits der iilteren Reste mit der
Endung i, andrerseits der Betonung von i \or den Suffixen, Neubildungen
mit betontem i in die Sprache einzufùhren, doch entsprechend den
Suffixverbindungen nur in Verbindungsforrnen : und zwar bekamen
dièse Wôrter ihren stàndigen Platz in alter uneigentlicher Annexion,
'■ Vgl. den spâteren Abschnitt iiber Anhàngung der Personalsuffixe an das
Nomen.
- 43 -
deren zweiter Teil auch in freierer Weise vermitteist einer Prâposition
verknùpft werden konnte, also
•^i^:! '3snn xp 114, 8.
cscc iriNSa Is. i, 21.
i-2"i i^DC Micha 7, 14.
DiQuJa tiurin ^ /25, i.
Trâgt das nachfolgende W'ort den Ton auf der crsten Silbe, so muss
nach den frûher gegebenen Regeln ûber den Satzton das erste Wort den
Ton auf die vorletzte Vollsilbe zuriïckziehen i; daher uv Tiai Lam. /, i.
Aehnliche Tonverhàltnisse wie bei i finden sich bei den 3 Wôrtern,
die noch ein aus altem u entstandenes o in der Endung tragen. In Sii ist
o naturgemâss betont ; in irT^n und ir'iya kann es nur aïs sekundâr
genommen werden, wiederum aus Aniehnung an das o im suffigierten
Nomen. Uebrigens bewirkt auch hier der Satzton in fast allen Fâllen
Rùckgang des Tones auf die Vorletzte :
(ii;- ^T-) y-iN— ^rrn _^ (x) x _!., doch ly^a in^n x (x) ^ x _i^
D'a-ii-'yc _l_ (x) X ^
Die alte P^ndung des Nominativs u hat sich nur noch im ersten
Teile von altertûmlichen Eigennamen erhalten, wie ^^n'^C", n'^>:"n?2,
"'Ni;s und kann als vôllig lebloser Ueberrest der alten Sprache uns hier
nicht weiter bcschaftigen.
C. RURZE VOKALE IN OFFENER TONSILBE.
Hauptregel : In haupttonigen kurzen Silben werden altsemitische
Vûkalc gedehnt, wenn eine Silbe dahinter geschwunden ist; in neben-
' Die Poésie kann auch schon auf den Nebenton cinc Hebung legen, daher
Cias 1031 .!.!.!
In Hos. /o, II ist die Enttonung der Endung wohi aus metrischen Grunden
vorgenommen : U?nS 'nariK . ! . . !
— 44 -
tonigen Silhen bewahren sie im gleichen Falle ihre alte Quantitât, und
teilweise auch ihre alte Qualitât.
I. Anwendung a.uï eintonige Wôrter :
Bei ihnen wird
a) unter dem Haupttone
a zu â (— ) :
mâthalu
— mathâlu
— '^rç
' inqatalu
— inqatalu
— ''icpj
qatalaki
— qatalaki
- 'ir^F
i zu ê (^T-j :
kâtifu
— katifu
- 1"?
khàtinu
— khâtinu
— 'jnin
siisiki
— sûsiki
- ^D-.D
u zu ô (^-) :
' 'âmuqu
— 'amûqu
— pc"
'î'ruhu
— 'îrûhu
— HT"
b) unter dem Nebentone
a zu a (-=-) :
màthalu
— mathàlu
— ^tt?n
yj^z
— ini
— IIN 1
— r\i-A
' înla'agu — inla'àgu
mà'janu — ma'jànu
i zu a (-^ ) : wàtidu ■ — watidu
■ mîsfidu — misfidu
'àbidu — 'àbîdu
u teils zu o (— -) : " qàtunu — qatùnu
teils (vor (îuttur.) zu a (-^) : ' gàbuhu — gabùhu
AntJierkung : Vor einer Liquida kann statt a des Nebentones auch
œ (-rr) eintreten : làbanu — labànu — •^z''^
■ 'àbilu — 'abilu — "liN
Wenn die Lexika aber neben haupttonigem zhn nebentoniges 3'^n
stellen, so scheint das nicht korrekt: vielmehr muss zu letzterer Form ein
haupttoniges s'^n h^lèb = hulâibu, also eine Diminiitivform ergânzt
werden.
Findet kein Verlust einer folgenden Silbe statt. so bleibt die
' Vgl. die bisher verkannte Form \p g i . 2 : mn'''? i]2N «der zum Herrn spricht».
- 45 -
frùhere Vokalquantitât, und es erscheint alsdann in haupt- wie neben-
toniger Silbe
a als a (^, wenn die folgende Silbe mit einer Gutturalis oder j
beginnt : nâ'li — nâ'il — Sv; i
(wal)jà'ni — (\val)jà'in — ■jyni 2
bditi — bâjit — t^''2
als ae (^, wenn die folgende Silbe mit einer Nichtgutturalis (ausser
\v) + a; beginnt : mâlki — mâlik — tjSq
"aschârti — 'aschârit — mà'V
als â (-f-), wenn die folgende Silbe mit Waw beginnt, oder wenn der
Vokal â nachfolgt, seltener wenn ein A-Vokal vorhergeht ^ :
' mâuti — mâwit — mn
(wal)jàqum — (wal)jàqum — ap^^
qatalâtki — qatalâtik — 'ïîn'^Tzp
al-'ârdi — al-'ârid — y'^'^''"'
i als e (^T-) : sifri — si'fir — isD
u als o (_) : qûdsi — qùdis — xàl'p
' kutûnti — kuttûnit — n:h3
Begrùndung. Das wir mit Recht in I. a) die Vokale -;-, -^ und — -
als Làngen angenommen haben, ergibt sich aus folgenden Grùnden :
I. Eine Anzahl Wôrter mit altsemitischem â in offener Pânultima,
woraus fur gewôhnlich im Hebrâischen ô in geschlossener Ultima vvird.
vertauscht dièses naturalange ô (i) mit -^ und verândert sodann dièses
-~r- gehau in der Weise des obigen dehnlangen -,-, z. B. qurbànu —
■ ]i3lp — p"'F» '■"'^ Nebenton ]2^p, mit Suffix an'^Hip. Dieser Uebergang
von i zu -5- und vollends zu den Verkùrzungen -^ und hâtte nicht
' Vgl. den spâtern Abschnitt ûber Bildung der Segolatformen.
' Vgl. den Abschnitt Qberdie Kopulativpartikel und die sogenannte Tempora
conversa.
' Eine Entwicklung von a zu i {-^) — doch nur unter j — und zu e ( -) ist
bel nebentonigen Formen môglicii : (wal)jàbni — (\val)jàbin — lail
(wal)jàlid - (\val)jàlid — iS"!
- 46 -
eintreten kônnen, wenn nicht Wôrter mit dehnlangem -r- hierfur das
Vorbild abgegeben hâtten.
2. Wenn beim Nebenton aus -i^, ^^ und — die reine Kùrze -^, bei
Schwachton aber Schwa entsteht, so ist der Schluss erlaubt, das beim
Hauptton eine Volcalquantitât vorliegt, die sich zur reinen Kûrze verhalt,
wie Schwa zu dieser, also die Dehnlânge.
3. Die griechischen Namensumschreibungen der LXX haben fast
immer rj fiir dehnlanges
4. Die indogermanisciie Grammatiic iconstatiert die gleiche Erschei-
nung : « Der (haupt)betonte Vokal einer kurzen Silbe wird verlângert,
wenn eine Silbe dahinter geschwunden ist » 1. Fiir das Hebrâische ist
man insofern noch giinstiger gestellt, als man hier Haupt- und Nebenton
kiar unterscheiden kann, wâhrend das Indogermanische vielfach dièses
Vorteiies entbehrt.
II. P^nvicnàung a.\ii doppelttonige Wôrter:
Haupttonsiiben , die aitsemitischen Haupttonsilben cntsprechen,
kommen hier nicht in Betracht, da sic nie kurz sind, ebensowenig
Nebentonsilben, die durch ihre Steliung in einer eigentlichen Annexion
direkt aus solchen Haupttonsilben entstanden sind. So bleiben also nur
zu behandeln ùbrig :
I. Nebentonsilben, die ohne in der Annexion zu stehen, aitsemi-
tischen Haupttonsilben entsprechen. In ihncn wird
a zu â (-^) : qâtalàt — qàtalât — nScp
mâli'il — màli'd — ii<Sa
' 'ânâ-k'i — 'ànâkî — 'SJN
' waqâtalt'à — waqàtalta — nSapi
i teils zu i (-^) : ' 'àjibakà — 'àjibaka resp. 'âjibaka — tî^'is
vor einer Liquida zu ae (^ : ' jàsirakà — jâsîrakà — Tîiïi'
bei Konkurrenz mit einer Gutturalis zu a (^ ) :
■ midbihakà — midbihaka — :jn3"n
einigemal zu e {^-} : sàlikhakà — sâlikhaka — TiVi'f'c
' Vgl. W. Streitberg, Die Entstehung der Dehnstufe, Indogermanische
Forschungen, III, S. 3o5-4iG. Derselbe : Urgermanische Grammatik (Heideiberg
1896), S. 38.
— 47 —
Die hebrâischc Entwicklung von u lâsst sich niclit mehr nachweiscn.
2. Nebentonsilben, die altsemitischen Nebentonsilben entsprechen :
Wenn dièse durch i[wei kurze Silben vom Haupttone getrennt sind, so
wird ihr a, i und jedenfalls auch u zu Schwa, d. h. ihr Nebenton wird
^tir Unbetontheit :
màthalukûnna — ]3'iu?G
libabuhûnna — 'jnaa'i
wenn sie durch drei kurze Silben vom Haupttone getrennt sind, so wird
a zu i ( — ) : sàdaqatukiinna — sàdaqatukûnna — linpiï
'dàbarajuhûnna — dàbarajuhùnna — innai
bei Konkurrenz mit einer Gutturalis bleibt a (^) :
zà'aqatukûnna — zà'aqatukùnna — pnpy*
i bleibt i ( ) : ' libabajuhiinna -- libabajuhûnna — ^nusS
Fur die Entwicklung von u fehlt es an Beispielen.
3. Nebentonsilben, die erst auf hebràischer Tonstufc in fruher
einfîich hauptbetonten Wôrtcrn entstanden sind ; in ihnen wird
a zu i ( — ) : sâdaqatuhu — sàdaqatûhu — inpiï
■ sadaqàtajaka — sàdaqâtâjaka — 'TiTipiï
bei Konkurrenz mit einer Gutturalis zu a -^- :
'âdamatuhu — 'àdamatûhu — inmx
■ hasiratajuhu — hàsirâtâjuhu ^ — vn'lïn
Fur den Wandel von i und u fehlt es an Beispielen.
Anmerkung. Wenn eine neu entstandene Nebentonsilbe von der
Haupttonsilbe durch eine Kûr^e und eine Lange getrennt war, so hat
man einigemal zur leichteren Aussprache den Nebenton auf die folgende
Kurze verschoben ; daraus entstanden Formen wie
Tniiïn statt Tiniiïn
rnin'' statt Tn'im
vninj statt iTi'ns
'niyp statt 'n'iyp
' Vgl. den spâtern Abschnitt ûber Anhangung der Suffixe an das Nomen.
^ 4« -
bagegen ist ini ersten Worte der Phrase "isyn nimyo (Neh. 3, 84)
eine Diminutivform zu vermuten, vvodurch der ganze Satz den Sinn
bekame : « Werden sie die Steine aus den Hàuflein Asche wieder zum
Leben erwecken, nachdem sie verbrannt waren » ?
Ueber die Vokalisation einiger einsilbigen Partikeln.
Die altsemitischen Proklitiken bi, li, ka treten im Hebràischen mit
wechselnden Vokalen auf, deren Erklârung darin beruht, dass der
schon im Altarabischen angebahnte Wechsel von i und a bei der Prâpo-
sition li sich auf die beiden andern Wôrter ausgedehnt hat. So zeigen sie
immittelbar vor dem Haupttone â : 023, lyi, nSxs ; in der Pânultima
vor dem Haupttone Schwa, das auf altes i oder a zurûckgehen kann :
"!:':33, ij'cS i^i" ; in der Antepânultima vor dem Haupttone i i; 13112,
nillNnS, i:mn"r2 ; unmittelbar vor dem Nebentone Schwa : ~'T\z, rS, ico;
in der Pânultima vor dem Nebentone i (vor Hateph den entsprechenden
Vollvokal) ypia, •\1^^, Tïns; wenn aber die Ultima vor dem Nebentone
geschlossen ist, Schwa: 121122, n^roa^, nN-i?2; : endlich vor Silben, die
ursprûnglich mit zwei Ronsonanten anlauten, i : Supa, ^'^'h, Ss:; 2.
Die alte Kopulativpartikel wa wird bezûglich der Vokalisation ganz
âhnlich behandelt ; darum vor dem Haupttone : avi, Supl. ''sni
(statt i^i-i) ■; vor dem Nebentone : lUi (statt yii), 1211 (statt 12T!) ;
bei Neben- und Hauptton : l'ii lia ; vor altem Schwa quiescens : 'iE3i
(statt ''72:1) Q3m u. s. w.
Von diesem Waw ist das Waw des Imperfektum conversum zu
trennen, weil in ihm noch ein zweites Wortelement enthalten ist.
' Daneben auch a ; denn «'11 (I Sam. / 8, 29) kann nur auf lajrô zurilckgehen,
ebenfalls li2N*1 auf lajmor (mit Uebergang von n in ', vgl. den spâteren Abschnitt
uber die Verba n's), D'hSnS, DmSn2 auf lajiôhîm, bajiôhîm (mit dem gleichen
Lautiibergang, der jedoch in D'H^nS Ex. 22, 19 und Qin^N2 rp 86, 8, ver-
mieden ist).
- Fâlle mit Schwa vvie 'SJ'SZ'S, CEI, pSns pSn sind so aufzufassen, dass dièse
adverbialen Wortverbindungen je unter einem Haupttone stehen und als ein
Wort angesehen werden, wobei altes i der Partikeln zwischen Neben- und Haupt-
ton zu Schwa wird.
— 49 —
worùber der Abschnitt ûber Vokale in geschârften Silben Nâheres bringert
wird. Auch vom Artikel mag hier nur soviel bemerkt sein, dass er
vor Linbetonter Silbe stets nach alter Weise nebentonig auftritt ; seine
formale Erkiàrung tbigt spâter im vorher erwâhnten Abschnitte.
Zusat^ liber die bisher geltenden hebràischen Dehnungsregeln.
In keinem Punkte wimmeln die bisherigen hebrâischen Grammatiken
so selir von schiefen Anschauungen und Formulierungen wie bezùglich
der Dehnung altsemitischer Kûrzen. So ist es eine allgemein adoptierte
Meinung, dass der Ton Dehnkraft habe i; ob darunter jede Tonstufc oder
nur der Hauptton gemeint sei, legt kein Grammatiker naher dar. Aber
nimmt man auch an, es sei der Hauptton gemeint, so ist auch dièse
Fassung der Regel durchaus ungenûgend und fûhrt zu den wider-
sprechendsten Foigerungen. Mit ihr giaubt man die Lange der crsten
Vokale in dreiradikaligen Segolatformen beweisen zu kônnen und redet
von maèlaech, sêphœr, qôdaesch, wàhrend doch schon die Analogie von
nâ'ar auf die Kurze ihrer Stammvokale leiten sollte. Andernteils hat man
zur Erklârung von Formen wie iisp, die unter dem Haupttone kurze
Vokale zeigen, keinen andern Ausweg gefunden, als den « DifFeren-
zierungstrieb der Sprache », womit man aile gordischen Knoten der
Lautlehre allerdings spielend leicht durchhauen kann.
Weiter solien Rûrzen in offener Vortonsilbe gedehnt werden. Damit
berûhren wir die unglùcklichste Erfindung der neueren hebrâischen
Grammatik, mag Kônig sic auch eine « immerbleibende Errungenschaft
der hjstorischen Sprachbetrachtung » nennen -. Welchen Wert kann der
Vorton haben ? E.t\va mehr als den eines Nebentons ? Wie ist es dann
aber môglich, dass unmittelbar vor diesem Tone noch ein echter Neben-
ton stehen kann, z. B. in a'iaSvj' ? Ist er weniger als ein Nebenton, wie
kann er da ûberhaupt dehnen, da solches nicht einmal der Nebenton
vcrmag, vgl. dabàru = i2T ! Also ist schon der Begriff Vorton hier ein
' Vgl. ûber spontané Dehnung in offener Silbe bai schwach geschnittenem
Akzent Sievers, Phonetik, 4. AutL, S 790-92.
" Lehrgebâude, I. Haifte, S. 7.
- 5o -
Undlng '. und seine angebliche Dehnkraft erweist sich nur. genaii
betrachtet, als einc Einwirkung auf die Qualitat der Vokale.
Der einzige Versuch den Vorton wissenschaftlicii zu begrùnden, den
Prâtorius - unternommen hat, steht auf gânzlich ungenugender Basis.
« Aile sogenannten Vorton- und Gegentonsteigerungen, sagt Prâtorius,
sind Spuren der allmâhlichen Wanderung des Hochtons durch das Wort
von vorn nach liinten.... Die ursprungliche Stelle des Hochtons war die
Antepânultima, bei einem zweisilbigen Worte trat er event. auf ein
proklitisches Wôrtchen. Im status constructus dagegen lag der Hochton
von jeher auf der Ultima ». Seine erste Thèse enthâlt ein Kôrnchen
Wahrheit, insofern als die alten Haupttonstellen nicht selten den
Xebenton bekommen, z. B. in màmlakatu — màmlakâtu — -;'^'2'2 :
hingegen kônnen Quantitâtssteigerungen, wenn sie unter Einwirkung des
Haupttones zustande gekommen sind, nie zum Range von ursprûnglichen
Lângen gelangen ; denn fallen die Bedingungen ihres Werdens fort, so
offenbart sich sofort wieder ihre alte geringere Quantitât. Weiter darf
man keineswegs Vorton und Gegenton mit gleichem Masse messen, wic
Prâtorius es thut ; gibt es doch genug Worte, die in aufeinanderfolgcnden
Silben beides zeigen. z. B. ci"2"^iv. Soll hier also einmal der alte Ton
auf 'V gestanden haben, spâter auf "i, noch spâter endiich auf der Endung?
Jenem wùrde ja auch schon die zweite Thèse Prâtorius" von der alten
Antepânultimabetonung entgegenstehen , wonach das Wort einmal
'àlâmîna gelautet hâtte. Die innere Unwahrscheinlichkeit dieser zweiten
Thèse samt ihrem Anhange Icuchtet zur Genûge schon daraus ein, dass
sie die Folgerung ist der falschen Prâmisse : Vortonsilben waren einmal
Haupttonsilben.
Weiter sagt man, der Sat^ton kônne dehnen. Zunâchst welch
irrefùhrendes Wort: Sat^ton! Wâhrend aile Welt darunter die Charak-
terisierung aller einzelnen Telle eines Satzes gegen einander in Bezug auf
den Akzent versteht ■', wendet die neuere hebrâische Grammatik es zur
' lùwas anderes ist es, wenn vor dem Tone eine ursprilnglich lange Silbe
steht, wie im Neuarabischen mastaba, baqùlôh-lak, \vo nach Spitta, Grammatik
des arabischen Vulgârdialektes von Aegyplen, S. 66, ein Nebenton gesproehen
werden soll.
» Z. f. a. W. i883, S. 20 f. Anm. "
' Vgl. Sievers, Phonetik, ^ 673.
— 5i -
Bezeichnung des Pausaltones an, d. h. der letzten Tonsilbe eines Verses.
VVas nun die Sache selbst betrift't, so will ich schon hier als meine
Ansicht aussprechen, dass eine Dehnung in Pausa ôfters zwar nicht zu
verkenncn ist, aber eine durchaus unhebràische Erscheinung darstellt,
die mit der Anwendung der aramaischen Vortragsweise auf den Bibcltext
zusammenhàngt. Das Nàhere darûber siehe zu Ende dièses Bûches.
Endlich vvird auch gegen die angebliche Dehnung icurzer Vol
Ersatz fur nichtcintretende Verdoppeiung des folgenden Konsonanten ini
^bschni
werden.
Endlich vvird auch gegen die angebliche Dehnung kurzer Vokale als
:ide Verdoppeli
Abschnitte ùber die Vokale in geschârften Silben das Nôtige gesagt
Scheinbare Aiisnahmen vom Dehngeset^e.
Vv'enn nach dcm Dehngesetze aus altsemitischen Nomen wie
mathalu(-i-a) und 'amalu(-i-a) hebràisch '^'£12 und '^'O'J vvird, warum wird
aus altsemitischen Verbalformen vvic mathala und 'amala im llebraischen
nicht auch '^CS und "^c", sondern "^C'a und '^12'J mit kurzem a in der
Ultima ?
Den hebraischen Grammatiken ist als Antvvort darauf gelâufig : Weil
der hebrâische Sprachgeist Nomen und Verbum habe differenzieren
vvollen. Dièse Phrase muss durch einen thatsàchlichen Grund ersetzt
werden, und als solcher dûrfte vielleicht der folgende gelten. Das Dehn-
gesetz tritt in Rraft beim Zusammentreffen ppeier Umstânde, dem
Vorhandensein eines nachfolgenden Vokals und der Haupttonigkeit der
zu dehnenden Silbe. SoUte eine von beiden Bedingungen etwa beim
hebraischen Perfekt gefehlt haben ? Nun wûrde aber der Akzent von
qâtâl nicht auf der Ultima stehen, vvenn dièse nicht nach Eintritt der
hebraischen Akzentverschiebung noch eine Silbe hinter sich gehabt hâtte:
ferner muss der Perfektakzent im Hebraischen gleichvvie im Altsemi-
tischen ein haupttoniger sein, da sonst kein '^T:p, sondern nur ein S-cp
sich finden dûrfte. So bleibt nur die Annahme ubrig, dass nach dem
Eintritt der Akzentverschiebung die kurze Endung a abgestossen vvorden
sei. Die Veranlassung zu diesem merkwurdigen Vorgang lag in der Ueher-
tragung der Vokalverhaltnisse des Imperfekts auf das Perfekt. In jenem
hatte der alte Jussiv, d. h. die (nebentonige) Imperfektform mit gekûrzten
Endungen, besonders durch die hâufige Verbindung mit vva + 1 {■') die
— 52 —
Oberhand ûber die alten lângeren P'ormen bekommen und sic dann
aiisser bei einigen un regel mâssigen Verbalklassen fast vollstândig ver-
drângt. Nach dem Muster dièses Jussiv-Imperfekts konstruierte sich das
Mebraische ein Perfekt, das in der III. pers. sgl. masc. endungslos war,
nâmlich qàtal, und indem hiermit das alte Perfekt qatâla — ''<T2p konta-
miniert wurde, entstand die Form qâtàl — "'"cp ^.
Eine Perfekttorm mit dehnlangcm à hielt sich im zvveiten Teile
von komponierten Kigennamen, vvie 'Jn:^^^ "T'^n% "O'^'^'^n, 'CEw'''"'N,
\vo aber zu der Zeit, als statt des Dehnvokals noch Kurze + folgendem
Vokal gesprochen wurde, nicht die verbale Endung -a, sondern die
nominale -u und -a vorhanden gewesen sein muss. Denn das Altarabische
lehrt uns, dass jede Verbalform, die als Eigenname gebraucht wird,
ihre Verbalendung gegen die diptotisch zu flektierende Nominalendung
umtauscht -. z. B. schâmmara « er hat sich aufgeschùrzt » als Eigenname
Schâmmaru(-a), jazî'du « er vermehrt » als Eigenname Jazî'du(-a) « (Gott)
vermehrt». jâ'là « er ist hoch » als Eigenname Jâ'lâ « (Gott) ist hoch ».
So sind denn otî'enbar auch imperfektische Bildungen wie pnïS """2%
2'p"'' mit dehnlangen Endsilben anzusetzen -K
Dagegen ist das regelmàssige Imperfektum der transitiven Verben
auf 0 wie '^cp'' mit kurzem o zu sprechen, wie schon aus der intransi-
tiven F"orm mit kurzem a -3;'' hervorgeht ; die Grundformen waren dem-
nach nicht jâqtulu und jâkbadu, sondern die Jussive jâqtul und jâkbad,
die eine t'rûhere Zeit nur nebentonig gebrauchte.
Es bleibt noch ûbrig, die notwendigen Folgerungen aus der Konsta-
tierung der kurzen Endungen in der III. pers. sgl. masc. des Perfekts
und Imperfekts Qal zu ziehen. Hat das Perfekt Qal mit a in der zweiten
Silbe keine Dehnung erfahren, so ist dièse jedenfalls auch nicht im
Perfekt mit e und o anzusetzen ; also betone man kabéd und qatôn.
Was fur das Qal gilt, erstreckt sich in gleicher Wirkung auch auf aile
anderen Gênera verbi, und so spreche man nur qittél und hithqattél,
' Das Nâhere ijber das verkurzte Perfekt und Imperfekt siehe im Abschnitte
« Die K.opuiativpartikel und die sog. Tempora conversa ».
* Siehe Reckendorf, Die syntaktischen Verhàltnisse des Arabischen, S. 171
und Nachtrag.
' Dafûr spricht auch die koranisclîe Wiedergabe von pnï' durch Jiskhâqu,
von apyi durch Ja'qûbu ; ferner griechisches 'laxwfi.
- 53 ~
nicht qittel iind hithqattél aus. Das Hiph'îl macht mit scincm dcn
langvokali^'en Verben entlehnten langen î eine Ausnahmc.
Nach den Imperfekten jiqtôl und jikbâd, sowie j'^quudl und jàquU
sind auch aile anderen mit e ohne vveiteres als kurzvokalif; in der IJltima
anzusetzen, also jiqqâtél, j'^qattél, jithqattél ; desgleichen -C" jcschcb,
in'' jittén, 'nN' jôhéz u. s. w.
Was aber gemeinsam fur aile Perfekta und Imperfekta der drci-
radikaligen Verben gilt, darf nicht auch ûbertragen werden auf deren
Partizipia, die bei rein nominaler Formation die Wirkung des Dchngesetzes
regelrecht erfahren haben. So sind neben 'lep « tôtcnd » auch 123
« schwer » und 'jcp « klein » mit gedehntem zweiten Vokal zu lesen
und unterscheiden sich dadurch geniigend von den gleichgeschriebenen
Perfekten las und ^i2p. Dann erklârt sich auch aufs natûrlichste das
Eindringen von langem a in die Partizipien der passiven Gênera verbi,
die im Altsemitischen kurzen Vokal gleich den Perfekten hatten : dièse
cntzogen sich wegen Abfalls der Endung der Einwirkung des Dehngesetzes,
jene behielten den Endvokal und dehnten in der Folgezeit den A Vokal
der vorhergehenden Silbe zu à, also '^'cp;, âlter niqtâlu (resp. naqtâlu),
?'i2p2, âlter muquttâlu. "^"cpîS, âlter muqtâlu, doch unter dem Nebentone
yjh: = niràgu u. s. w.
Hebrâische Entwicklung der altsemitischen langen Vokale
in offener Silbe.
A. Lange vokale in offener silbe vor dem tone.
Hauptregel. Unmittelbar vor dem Haupttone behalten die langen
Vokale ihre alte Quantitât ; unmittelbar vor dem Nebentone werden sie
meist verkùrzt.
Ausfûhriing. I. Anwendung auf e/nfow/g'e Wôrter :
a) Vor dem Haupttone erscheint
à als ô (i, —I : qà'tilu — qâtilu — ^I2ip
thalàthatu — thalàthàtu — .TCi'-^ttr
- 54 -
î als î (-^, -^) : 'nabî'îna - nabî'î'na — D^N'i:
gabîratu — gabîrâtu — ni'sa
ù als ù (1, •— -): ' batùlatu — batùlàtu — n^-^n:
bj Vor dem Nebentone, wenn der Lange nicht noch cine Kûrzc
voraut'geht, wird
a zu o (% —-I
î zu i (i, -^)
ù zu U (% - -)
khàtamu — khâtàmu — Dnin
■ sch'îhaju — schihàju - ti^Ù?
■ rùh'àtu — rùh'àtu — nin""^
c) Vor dem Nebentone, wenn der Lange noch eine Kùrze vorhergeht,
wird letztere zu Schwa, erstere aber bleibt lang, z. B.
■ 'il'àhaju — 'ilàhàju — inSx
■ walîdaju — walîdàju — iv'^i
' tarumatu — tarùmàtu — n*nip
Die Begrùndung von b) und c) stùtzt sich auf die Analogie der Vor-
gânge bei kurzen Vokalen in offener Silbe. Wenn dort eine vor dem
Nebentone stehende Kûrze zu Schwa wird, so ist nicht wohl denkbar,
dass unter gleichen Tonverhiiltnissen eine Lange ihre voile Quantitiit
beibehalten kônne; vielmehr muss hier der gleiche Morenverlust wie dort
eingetreten sein, wodurch die Lange zur Kurze wird. Geht aber der
Lange noch eine Kùrze vorher, so scheint die Analogie von Fâllen wie
g<^mallè, k^mar'è, zu fordern, dass die Lângen beibehalten werden, da die
Erleichterung der zweitvorhergehendcn Silbe als P>satz fur das Untcr-
bleiben der Verkùrzung der Liinge dient.
IL Anwendung auf doppelttonige Wôrter. wenn zwischen bciden
Tonsilben nur eine, d. h. die lange Silbe steht :
a) Zwischen Haupt- und Nebenton erscheint
â als ô oder o (% — )
î als i (1, ^
ù als u (% — )
gàbbârina — gàbbârina — □'■lisa
' sàddîqina — sàddîqîna — D''p''Tï
màlbusina - màlbùsîna — D'Uia'ia
b) Zwischen zwei Nebentônen wird
à zu o (i, — ) : ■ gabb'àraju — gàbbàràju — niaa
i zu i (', -7-) : ' 'addïraju — 'àddîràju — nnK
û zu u (i, -—) : ' malbusaju — màlbûsàju — iriaSa
- 55 —
Begrûndung. Die Verkûrzung alter Langen zwischen zwei Neben-
tônen darf nach Analogie der stetigen Verkûrzung von k.urzem a, i, u zu
Schwa in entsprechender Stellung als sicher erschlossen werden : in dem
Worte Tiaa wird zudem die Verkûrzung durch die Schreibung von
Hateph deutlich gemacht, das hier wohl (wie in 7\'!2zt\ u. a.) unbetontes
kurzes à darstellen soil.
Schwieriger ist dagegen der Beweis fur die Verkûrzung zwischen
Haupt- und Nebenton. In analoger Stellung zeigt sich bei kurzem Vokale
eine merkwùrdige Ungleichheit der Behandlung, indem a fast immer als
â erhaiten bleibt, i und u aber meistens reduziert werden. So wird man
wohl auch bei den langen Vokalen nur zum Teil Verkûrzung anzu-
nehmen haben, und zwar bei à nur selten, in der Regel aber bei î
und ù. Ein direkter Hinweis iûr kurzgewordenes à scheint in der
Schreibung a'iSï (statt nnsï) zu liegen und weiter in der dehnlang
gewordenen Endung des status absolutus von den altsemit. Bildungen
fa"âl, fa'lân, fu'lân u. s. w. wie rh-c, "['in, 'jn'^tt', worûber spâter aus-
fûhrlicher gehandelt wird.
III. Anwendung auf doppelttonige Wôrter. wenn zwischen beiden
Tonsilbcn ausser einer langen iioch eine kiir^e Silbe steht.
In diesem Falle erscheint stets à als ô, i als î, ù als ù, die Rûrze aber
als Schwa, z. B. ninJciN', iOTiiiDia ; niJ^Qi ; miïen.
B. Langk vokale hinteb der tonsilbe.
Regel. Unmittelbar hinter der Tonsilbe, mag sie haupt- oder neben-
tonig sein, wird jeder lange Vokal um eine More verkûrzt ; und zwar wird
â zu â (-Ï-)
î zu i (— )
ù zu u (")
• qatâltâ i — qatâltâ — n'^up^
■ qatâltî — qatâltî — ^ph-çp
' qatâlnû — qatâlnù — "iJ^cp
Beweis. Wenn jede kurze Endung hinter dem Tone bis auf wenige,
meist kûnstlich erhaltene Reste verschwunden ist, so darf man daraus
' Ob ursprunglich in dieser Endung ein langes a stand, ist mir allerdings
nicht uber jeden Zweifel erhaben ; immerhin halte ich zunâchst noch an Noldekes
Beweisen (ZDMG, Bd. 38, S. 407-22) dafur fest.
— 56 ~
den Analogieschluss ziehen, dass lange Endungen sich nicht intakt
gehalten haben, sondern im gleichen Verhâltnisse geschwacht, d. h. zu
Kùrzen geworden sind.
Doch gibt es auch noch einen direkteren Beweis, besondcrs tûr die
Verkùrzung von à zu â.
Die Punktatoren dcr Bibel setzen ein Dagesch in den Anfangskonso-
nanten eines Wortes, wenn dièses au/ der ersten Silbe einen Haupt-
resp. Nebenton tràgt, das vorhergehcnde mit offener Silbe schliessende
Wort aber die Ultima unbetont, die Pànultima betont hat. endlich das
Verhâltnis dieser beiden Worte ein solches ist, dass sie zusammen einen
Sprechtakt ausmachen, z. B. bei
'''"■"?''\' ^ (x) X _!_ T// 42, 4.
Vl-nnSçx (x) _!_ (x) X ^!_ Prov. 20, 22.
^zS nurii; _l- (x) x _j_ x v 83, i3.
SS nsstt' X _i_ x _!_ v^ 144, 25.
CN> riïnc X ^_!_ X _:_ Hab. 3, i3.
tj'NtS ri;sï x _i_ x ^ x _?_ x t// J/, 20.
Auf den ersten Blick glaubt man, bei diesen Beispielen unbetonte
Lângen in der Endsilbe zu erblicken ; doch was sollte dann folgcndes
Dagesch bedeuten ? Etvva Schàrfung der vorhergehenden offenen Silbe
bei Verbindung mit seinem konsonantischen Begleiter, wie Prâtorius
und Kônig annehmen ? Dem widerspricht der Umstand, dass dièses
Dagesch auch in den Buchstaben 1 gesetzt wird, der nie mit dem
Verdoppelungszeichen geschrieben wird. Auch die nj:;-;:: miissten dann
stets hart gesprochen werden, was wenigstens vor folgendem Nebentone
nicht der Fall ist, weshalb man hier dièses Dagesch nicht zu setzen
pflegt, z. B. in tj^ci- p^iy y g. w.
Da somit weder Schàrfung noch Hartung des Tragers von Dagesch
eintritt, so kann ûberhaupt der Zweck seiner Setzung nicht seinen eigenen
Konsonanten betreffen ; sie muss vielmehr vom Wesen des vorher-
gehenden Vokals etwas Besonderes aussagen. Das kann aber nur die
Verkùrzung der im Betonungsfalle langen offenen Silbe sein, so dass zu
lesen ist : haj'thâ-lî, aschâll<^mâ-râ', nîr'sâ-lânu u. s. w.
Dièse P'unktion des Dagesch muss sich aus den Vokalverhâltnissen
- 57 -
geschârfter Silben entwickelt haben. Da nâmiich Verdopplungsdagesch
stets kiir^en Vokal vor sich hat i, sogewôhntc man sich an Dageschsetzung
auch in P'allen, vvo ein scheinbar langer Vokal kurz gelesen werden
sollte, allerdings niir in Fâllen, die die zu Anfang erwâhnten Bedingungen
erfùllen. Dahcr wird es regelrecht ausgelassen bei Phrasen wie
■z NI];! [iay] = > _l_] x x . •„ Deut. 17, 19.
•f^ naiis [Nvn] = [_!_] x x _-„ Ruth 4, \b.
Dùrfte somit die Verkùrzung von à zu â hinter dem Tone feststehen,
so ist kein rechter Grund erfindlich, warum die gleiche Rùrzung bei
anderen langen Vokalen nicht auch eintreten solle. W'enn Baer in § 7
seiner Abhandlung de primarum vocabulorum literarum dagessationc
die Dageschsetzung vor anderen Vokalen als à und è, d. h. nach unserer
AufTassung die Verkùrzung solcher Vokale als anomal bezeichnet, so
hat er damit nur Recht in Fâllen, die die nôtigen Bedingungen nicht
erfùllen, z. B. bei
aS-my; x x _jl- Prov. /2, 8.
Sna n\:2N x x -i„ x x _i_ Deut. 8, 9.
dagegen muss regelrechte Verkùrzung angenommen werden in Fâllen wie
a* iriNnp x _•„ x _i_ v 'i8, 5.
n^ 131D1 X _•„ X _!_ v» 118, 18.
1NÏ laip ^j_ X _L- Gen. rg, 14 -.
C. Lange vokale in offener tonsilbe.
Regel: In haupttoniger Silbe wird jede alte Lange zur Ueberlânge,
wenn eine Silbe dahinter geschwunden ist, in nebentoniger Silbe behâlt
sie die alte Quantitât. Im erstern Falle wird
' Siehe die Regein ûber die Vokale in geschârften Silben.
' Verkùrzung von Langen hinter dem Tone ist auch im Neuarabischen
àgyptischen Dialekts etwas Gewôhniiches, vgl. Spitta, (irammatik, S. 67 ; eben-
falls darf man fur das Syrische vermutlich die K.ûrze aller vokalischer P'ndungen
annehmen, so besonders beim â des status emphaticus.
— 58 —
â zu « (i) : maqàimu — maqamu — Dipc
î zu î (i . I : q'àtilîna — qàtili'na — n'S'Cp
ùzuofd): jàqtuldna — jàqtuluna — ]iSrp'
Im zweiten Falle wird
â zu ô (i, _^-) : maq'àmu — maqàmu — Dip":
î zu î (' ^-, ^1 : jamînu — jamïnu — yr2'<
ù zu ù (% , ) : * sabii'u — sab'ù'u — vit*
Begriindung : Die Dehnung altsemilischer Kûrzen in haupttoniger
Silbe, hinter denen eine Silbe geschwunden ist, lasst zunâchst verm\aten,
dass in Analogie dazu auch alte Lângen in gleiclier Stellung ent-
sprechend in der Quantitàt weiter entwicicelt, d. h. zu Ueberlângen
gemacht worden seien . wie das bei einer Reihe indogermanischer
Dialekte der Fall ist. Dièse Vermutung wird bestâtigt von einer Seite,
von der sich die hebraische Grammatik bisher noch keiner Hûlfe
versah, nâmlich von der biblischen Metrik. Ich betrete hier dièses
als besonders schlùpfrig verschrieene Gebiet nur, um kurz zu sagen,
dass die hebrâischen Verse nacin Hebungen und Senkungen zu messen
sind, welche zwei Faktoren von genauen Gesetzen geregelt werden.
Eines derselben lautet : Zwischen zwei Hebungen eines Verses muss
stets wenigstens eine Senkung stehen. Gegen dièse Regel scheint eine
grôssere Anzahl von Stellen zu verstossen, wo eine haupttonige ge-
schlossene Silbe mit langem Vokal direkt vor einer anderen Tonsilbe
steht, die als Hebung zâhlt. Hier aber ist unbedingt die erstere Silbe
^weisilbig zu messen, z. B. in
"^N n'j- n:rn . . ! . ! (.1 ! « vergass Gott gnadig zu sein » t//, jj, 10.
icS niayin ':pc .!...! (.1 ! . « du hast mich ihnen zum Abscheu
gemacht », v 88, 9.
nS'S TNnS 'ù/'N! .!..!(.)!. « und Feuer, die Nacht zu erhellen »,
1/' io5, 39.
aa ]CN'~s^ D':: .!..!(.)! « und Kinder, bei denen keine Treue ist »,
Deut. 32, 20.
Nun wâre es denkbar, dass in der Poésie hinter solchen iangen
geschlossenen haupttonigen Silben .ein Schwa mobile als Ersatz fur den
untergegangenen alten Endungsvokal gelesen und als die geforderte
- 59 -
Senkung betrachtet wâre, âhnlich wie etwa in der franzôsischen Poésie
zahlreiche fur die Prosa stumme E noch silbisch vcrwendet sind. Docli
wâre in diesem Falle wohl anzunehmen, dass die Punictatoren, denen
man entschieden einen Rest von Gefùhl fiir metrische Versiesung zu-
schreiben muss, solche nachgeschlagenen Vokale durch Zeichen deutlich
gemacht hâtten.
Spricht somit die Wahrscheinlichkeit gegen dièse erste Annahmc,
so bleibt nur eine zweite ûbrig, dass derartige Silben zweigipfelige
Betonung hatten, wobei der Hauptgipfel vor dem Nebengipfel lag. Sprach
man in der Prosa beide Gipfel schnell hinter einander aus, so bildeten
sie zusammen eine Silbe ; trennte man sie aber in der poetischen
Aussprache nur um ein wenig mehr, so waren zwei Silben vorhanden,
die man bequem ais Hebung + Senkung benutzen konnte i.
Nun findet sich die Erscheinung, dass solche langvokaligen ge-
schlossenen Silben fur zwei metrische Silben stehen, in den vveitaus
meisten Fâllen ~ unter dem Haupttone : ein Hinweis auf Ueberlângen
in haupttoniger und einfache Liingen in nebcntoniger Silbe.
Uebergang von Ueberlângen in Dehnlàngen.
Die hebrâische Nominalbildung weist eine nicht geringe Zah! von
Eâllen auf, wo in haupttonigen Endsilben statt eines zu erwartenden
ûberlangen i sich dehnlanges -?- findet : so besonders in fast allen
Paradigmen der Formation fa"àlu (nrc u. s. w.), in i3 W'ôrtern von
der Bildung tï'âlu (2nr u. s. \v.) und in vereinzelten Fâllen der Bildungen
fa'lànu, fi'lânu, fu'lànu (pi>s', ]'';p, yi''''C u. s. w.). Dièses Endqames
zu érklâren, stellt man meistens die Behauptung auf, dem Hebrâischen
hâtten hier, abweichend von den anderen semitischen Sprachen, nicht
Formen mit langem, sondern kurzem a zu Grunde gelegen. Dem ist
' Dieselbe Erscheinung, dass Ueberlângen im Verse zweisilbig gemessen
werden kônnen, weist die Sprache des Rigvedas auf.
' Fâlle, wo wohl eine nebentonige Lange dreimorig gebrauchl w ird, sind z. B.
'iTN T'JP; .!(.)! T/' 2/, 10.
aS ninSyp ..!(.)! v 44, 22.
D^ niSïQC ..!(.)!!/' 68, 23.
- 6o -
aber nicht so : vielmehr hat die Sprache nur die aus alten Lângen
hervorgegangenen l^eberlângen spater zu einfachen Dehnlângen reduziert.
Es fragt sich nun, unter welchem Einflusse dièse mit Qualitâtsver-
schiebung verbundene Reduktion geschah. Man wird in erster Linie den
Umstand hervorheben mùssen, dass dièse Wôrter — sâmtlich Substan-
tiva — meist mit betonten Suffixen auftreten, besonders mit Personai-
suffixen und Pluralendungen , wobei nicht nur die Quantitat ais
Ueberlânge, sondern auch als Lange meist schwindet und nur cinc
unbetonte K.ùrze ùbrig bleibt. Da statt l;urzem o aber meistens in
unbetonter Silbe â gesprochen wird (vgl. ''P'iii neben Tn^;i) so bûrgerte
sich auch hier ein Qames fest ein und drang von hier aus weiter in die
haupttonige Singularendung ein, \vo es dann als Dehnlange gefiihlt
wurde, da es ein naturalanges -^ im Hebrâischen nicht gibt '.
So waren demnach Formen entstanden wie foigende :
V'
dajjân
statt
dajjôn
^:p
q«rab
statt
qirôb ^
■j^3N
abdân
statt
'abdôn
V??.
qinjân
statt
qinjôn
vfr^
schulhân
statt
schulhôn
î?":i?
qârban
statt
qârbôn
War nun einmal das dehnlange â in den status absolutus dieser
Wôrter eingedrungen, so erscheint eine Weiterentwicklung in der
Richtung der Formen mit lautgesetzlich entstandenem à ganz natûrlich.
Bei letzteren stand im status constructus kurzes a in der Endung ; dem
entsprechend erhielten die obigen Wôrter und Genossen denselben Vokal,
also 1^, Xp.a, y'i-p, ]nSc?, pip; nur nicht die auffi'àlu zurûckgehenden,
und zwar wohl deshalb, um nicht der ersten Verkiirzung von i zu
' Auf die Bildungen mit langer Pânultima konnten auch die passiven
Partizipialformen mit ihrem aus ursprunglichem kurzen a entstandenen dehn-
lângen Qames einigen Einfluss bezijglich der Einsetzung einer Dehnlange in die
Endung gehabt haben ; doch iege ich diesem Argumente keine grosse Bedeutungbei.
^ In 1/y 55, 19 iS-SliîîZ •'■fS: DiSrs ma wird aus der Endsilbe von Zip noch
eine Senkung entwickelt (. ! . I .!.!(.)!); das zeigt, dass hier noch nicht die reine
Dehnlange vorliegt, weil dièse nicht dreimorig gebrauchi werden kann.
— 6i —
Schwa 1 eine zweite nachfolgen zu lassen. Wenn sich bei den Wôrtern
mit ursprûnglichem Dehnvokal in tonios gewordener Silbe à durch a
iioch zu Schwa verkûrzte, z. B. n^iizi, so war zur Nachahmung dieser
Reduktion bei den Wôrtern mit Naturalangc in der Endung nur wenig
Trieb vorhanden, da sie den alten Vokalzustand zu sehr vervvischt hiitte.
So biidete man allenfalls von pip ein nni;2ip, von ■jn"'»:* ein n*;n"^">:*,
von ■ N'r" (Nin ?i ein \\'n, von n'^i.s ein ni'^vs', von nx^n ein nx^n
(statt nxîsn) ; aber mit Beibehaltung eines Vollvokals (â) icin, Dn'n'^'2,
D;''i:'wr und so stets bei der Klasse fi'àlu.
Der spâteren Aussprache jeder L'eberlânge als einfache Lange sclieint
es zugeschrieben werden zu mussen, wenn in der griechischen Trans-
skription hebrâisclier Namen der Zirkumjlex, das Zeichen der zwei-
gipfeiigen Betonung, nur sehr selten gesetzt wird.
Ztir Flexion der ^weiradikaligen Verben mit langem Stammvokal.
Wenn, wie wir frûher gesehen haben, die III. pers. sgl. masc. vom
Pert'ekt der dreiradikaligen Verba mit abgefallenem Endvokal in die
hebraische Sprachperiode eintrat, so darf man dasselbe auch fur das
zweiradikalige Verb annehmen. Also waren die hebrâischen Urformen
vor der Vokalentwicklung qàim, (i)naqàm, huqâm u. s. w.
Aus qàm hâtte dann weiter qôm werden mûssen : statt dessen findet
sich stets qam (op). Dieseibc Abnormitat eines dehnlangen Vokals weist
met (no auf statt zu erwartendem î. Mit naturaiangem Vokale stellen
sich aber daneben y^z und Genossen und endlich "ria und i^n. Woher
diesç unregelmâssige Mannigfaltigkeit ?
Die âlteren semitischen Sprachen kennen aile die Trennung der
zw-eiradikaligen Verben mit langem Vokal in Transitiva und Intransitiva,
und zwar am entschiedensten in den Formen des Imperf'ekts, welchcs
jene mit ù, dièse mit î oder à bilden, oft auch schon im Perfekt, wo
â das Transitiv, î das Intransitiv bezeichnet. Ein Perfekt mit intransi-
tivem û kannte aber wohl keiner der alten Dialekte. Qâm und mîth
lauteten nun vermutlich im alteren Hebraisch qôm und mîth. Dann
' Vgl. oben S. 38 f.
— 62 -
aber bewirkte die Unterscheidung von a und o in der Ultima der drei-
dreiradikaligen Verben, dass man eine gleiche auch in dcn zweiradikaligen
Verben, vvo sie urspriinglich fehlte, vermutete, und darum in unzweifel-
haft intransitiven Wurzeln wie ri: und rx das ô beibehielt und als
vermeintliche Verlângerung eines Intransitiv-o ansah, hingegen bei dcn
Transitiven naturalanges ô zu dehnlangem à verminderte, und sie dadurch
den Transitiven mit a im Tone nâiierte.
Zur Spaltung der Verben mit mittierem î in solche mit î und è
wird ein ahnlicher Grund vorliegen. Nimmt man selbst an, aile Vertreter
dieser Rlasse seien ursemitische Intransitiva gewesen, so hat das Hebrâ-
ische sie doch mehr und mehr als Transitiva gefuhlt mit Ausnahme
von m-t « sterben » ', das wohl keine Sprache als eine vom Subjekt
liervorgebrachte Handlung, sondern nur als einen an ihm vorhandenen
Zustand begreift -'. Dièse Scheidung fûhrte weiter zur Einsetzung des
(verlângerten) e der dreiradikaligen Intransitiva in die W'urzel m-t,
wahrend die ubrigen Verben durch Beibehaltung des i als transitiv
charakterisiert wurden.
Die ubrigen Perfekta erkliiren sicli folgendermassen n'c: (nâqôm)
kann nur altsemitisches iT](a]qdm sein, entsprechend der Form 2d; bei den
kurzvokaligen Verben. Der Vokal ù in den Formen mit konsonantisch
aniautender Endung wie 'n'cip; geht nicht direkt auf ô zurùck, sondern
ist dem kurzen u der kurzvokaligen Gegenklasse (vergleiche nracP)
nachgebildet. D''pn (heqîm) = hiqîm. altsemitisch 'aqâm scheint sein
erstes i dem nebentonigen Perfektum conversum zu verdanken : das
zweite stammt jedenfalls aus dem Imperfektum. opin zeigt auffâlliger-
weise Dehnung des Prâfixvokals und Verkùrzung des Stammvokals;
zu letzterer wird das Hoph'al 2D"n das Muster abgegeben haben.
Die Imperfekta des Qal und Hiph'il haben entgegen denen der regel-
mâssigen wie unregelmâssigen Verben drei Bildungen : n^pi (jâqofm)
D'p^ (jâqôm), ap'' (wajjaqâm) resp. cpi (jâqÀm), ap" (jâqém), cp^i
(wajjaqaem). Die erste der drei Formen entspricht dem altsemitischen
Imperfekt mit kurzvokaligen Endungen = jaqùmu, jaqùma resp. juqîmu,
' Vgl. auch das Partizip p « ubernachtend ».
'' Vgl. ûber semit. Transitiva und Intransitiva die glânzenden Darlegungen
von Reckendorf, Synt. Verhâlt., S. 40-42.
- 63 -
juqîma ; die letzte dem alten Imperfekt mit gekùrzten Endungen (Jussiv)
= jàqum resp. jùqim ; die mittlere entstand auf iiebraischem Sprach-
boden durch Uebertragung des Akzents der ersten Form auf den Jussiv.
Das Nâhere uber dièse Vorgànge foigt spâter.
Das Imperfekt Niph'al Dip'' getit auf nebentoniges jinqâm (haupt-
tonig janqàm) zurûck ; dass sein ô nicht etwa aus au entstanden ist, zeigt
die Parallelform 2D'. Das Imperfekt Hoph'al opT» ist nach der Perfekt-
form gebildet.
Als alte, vielleicht schon ursemitische Intensivstâmme haben in
dieser Verbalklasse Pôlel, Pôlai, Hithpôlel zu gelten. Indem man trachtete
den charakteristischen iangen Vokal nicht zu verlieren, liess man statt
Gemination des zweiten Radikals seine doppelte Setzung eintreten. woraus
sich Verlângerung um eine Silbe ergab.
Die Partizipien wurden mit den Stammvokalen der Perfekte gebildet,
z. B. aip:, nipa ; wo dabei der Endvokal kurz war, trat Dehnung cin,
daher mùqàim, m'^qômêm, m<^qômam. Dass auch im Qal das aktive
Partizip analog dem Perfekt vokalisiert wurde, wird wohi durch die
Intransitive mit ô und è in Anlehnung an qatôn und kabêd eingeleitet
und dann auf die Transitiva ausgedehnt worden sein ; ûbrigens finden
sich vereinzelt auch Partizipia mit ô wie -a^h, Dip, die damit den âlteren
Vokal des Perfekts konservieren i.
Die ûbrigen Formen bedûrfen teils nicht der Erklârung, teils ergeben
sie sich aus den spâter folgenden Regeln ûber Vokale in geschlossenen
Silben. Dass endlich die Hilfsvokale : i= âvv) und •> ., (= âja) ursprûng-
lich der Flexion der Verba l'S und i'^ angehôren und spâter in die
Formation der zweiradikaligen Zeitwôrter eingeschoben sind, bedarf
wohl keines weiteren Beweises.
Die Femininendungen -atu und -aju im Hebrdischen.
Die vorherrschende Femininendung des hebrâischen haupttonigen
Nomens ist à (- -,-). Zu ihrer Erklârung hat man zunâchst auf die
altsemitische Endung atu(-i-a) zuruckzugehen, die nach Eintritt der
' Auch die Form ini (xp 22, 10) Icann wohl nur als Partizip von niJ
« der mich hervorbrechen liess » richtig gedeutet werden.
- 64 -
hebrâischen Akzentverschiebung zu âtu(-i-a) und weiter durch Wirkung
des Dehngesetzes zu àt werden musste. Belege fur dièse aus den Laut-
gesetzen zu erschliessende Form kommen vereinzelt noch in der Bibel
vor ; vor allem sind es nicht wenigc altkananaische Eigennamen wic
msN, niz'^ "tin^c, ri'^'jz, n^y, ferner poetisch archaisierende Formen wie
n"'7y (v 60, i3 = 108, i3), n:tt' ty/ i32, 4), die textlich durchaus nicht
zu beanstanden sind, wâhrend das dreimal vorkommende mn" alierdings
defektiv geschriebenes 'mc' darstellen kônnte ' : dazu kommt endlich
das hâufig gebrauchte mnc « der morgige Tag » -.
Wie lâsst es sich nun erklâren, dass in der grossen Mehrzahl der
haupttonigen Nomina dièses àt durch à (n -;-) ersetzt wurde ? Von einer
sonst beispiellosen Erweichung des t zu h und Verschmelzung dièses h
mit dem vorhergehenden Vokale kann hier keine Rede sein, obwohi
das die bisher ùbliche Erkliirung ist. Viehnehr muss t einfach abgeworfen
sein, und dièses geschah unter dem Einflusse der zweiten altsemitischen
Femininendung aju(-i-ai. Ihre hebrâische Entvvickiung fùhrte zu ai {' ^^1
und £B in ^;^i, wie spater niiher begrûndet werden wird. Zwischen
letzterem œ und aja ist aber noch ein Mitielglied zu erschliessen, namlich
â, entsprechend dem altarabischen à mit Alif maqsùra, das nicht selten
mit Imâle auch jè gesprochen wurde.
So standen zu irgend einer Zeit in dem hebrâischen haupttonigen
Nomina zwei F"emininendungen àt und â mit fast gleichen Vokalcn
nebeneinander. Dièse wurden sodann in Folge von regellos gewordener
\niùg\ing kontaminiert : àt gab nach dem Muster von â seinen Endkon-
sonanten auf, â vertauschte seinen kontraktionslangen Vokal mit dem
dehnlangen von àt, und als Neuprodukt erschien à (- -,-). Damit ging
sowohl altes àt w-ie â der Sprache verioren : wâhrend von ersterem nur
die oben erwâhnten Reste ûbrig blieben, wurden von letzterem im
Nomen noch weniger Beispiele erhalten. so das isolierte begrifflich wohl
nicht mehr ganz deutliche mni ^. weiter n;Nï « Kleinvieh ». -21N'
' Wie in t// 16, 2 und 6 mcx und nSn:, vielleicht in v. 5 auch noch ri;>2.
" Vielleicht liegt dehnianges à auch in dem aus dem Kananâischen enilehnien
âgyptischen : m(')irîk;bwi' markaboth « Wagen » vor, dessen o schwerlich die
Plurallânge wiedergibt.
' Siehe den Anhang zu Ende des Bûches.
— 65 -
« Heuschrecken », n;^'^ « Weisses = Storax (?) », im Pronomen n'ix
« dièse » '.
Im Nebentone liielten sich jedoch beide alten Endungen, weil hier
iiire Formen, namlich àt (n -^ = altsem. atu(-i-a), nach der Akzcnt-
verschiebung àti-ai und è (^ resp. n -- = altsem. àju(-i-a), nach der
Akzentverschiebung àji-a) zu weit auseinander lagen, um vermischt
werden zu kônnen. Erstere ûbernahm dann mit der Zeit allein die
Funktion, als Status-constructus-Endung der femininen Nomina zu
dienen : also n;'^T neben status absolutus n^'^c ; letztere abcr ward.
ausser bei den femininen Zahlwôrtern 11-19 '"'I'>^'ï ' rin.x u. s. w.,
allmahlich nur in der ûbertragenen Abstrakt- resp. Pliivalbedeutung
gebraucht und trat daher als Status-constructus-Endung des Plurals
haupttonigem -îm gegenùber : u^z^yz — 's'^c.
Deutete somit im Nomen die Endung -at '^ ausnahmslos auf eine
nebentonige Verbindungsform hin, so beeinflusste dieser Umstand das
Sprachempfinden in der Weise, dass es ein -at im ganzen Bereichc der
Sprache nur als Verbindungsform duldete und demgemiiss in der
111. pers. fem. sgl. des suffixlosen Perfekts ùberall ' altcs -at durch das
nominale -à ersetzte, also
qâtalàt — qàtalât — (n'iup) — n'iiap
qàimat — qamat — (rrap) — ncp
doch in Verbindung mit Pronominalsuffixen die alte Form beibehielt:
qatalâtni — qatalâtni — '';nST2p
So blieb in haupttoniger Form altes femininales -t nur noch vor
naturalangen Vokalen erhalten, wie in nii'^s, n'iin', n'i'ic, resp. auch
vor dem aus K.ontraktion entstandenen à, z. B. in t\Z-2 (aus mi'najatu —
minajâtu).
Umgekehrt vermisste das Sprachgefûhl ein auslautendes -t, wenn
eine auf langen dunkeln Vokal ausgehende Nominalform in Annexion
' Siehe auch den spâtern Abschnitt ijber Pluralbildung.
- Vgl. Kônig, Lehrgebaude 11. 2, S. 427.
' Efgennamen wle nn'il''3, nSnC sind entweder alte Stat.-constr. -Formen oder
gehôren nicht dem echien Hebrâisch an.
* Schelnbare Ausnahmen bieten altère Formen der Verben n'"? wie nù?y, wo in
der Endung â ^- altères ajâ vorliegt.
— 56 -
trat und fûgte es ohne Rùcksicht aut' den Ursprung der Form meist
hinzu : so fast stets im Infinitivus constructus der Verba n'% vgl. niiry
statt âlterem iii'y. rtt^'j (if/ loi, 3 D'''CD~nï,'V), wo er eigentlich nichts als
den tonverminderten Infinitivus absolutus darstellt i.
Form und Bedeutung der hebrdischen Infinitive.
Das Altsemitische verfûgte ûber eine ûberaus grosse Anzahi von
infinitivischen Bildungen, von denen die meisten vom Grundstamme des
Verbes abgeleitet wurden, wàhrend die Ableitungsstâmme nur ausnahms-
weise mehr als einen einzigen Infinitiv besassen. Bei den verschiedenen
Typen fur den Grundstamm dûrften nicht selten begriffliche l'nterschiede
vorgelegen haben ; hci denen der abgeleiteten Konjugationen aber war
der Infinitiv stets nur der Ausdruck des abstrakten Stammbegriffs.
Aile altsemitischen Infinitive waren teils faktisch, teils nach Kontraktion
der Endung virtuell deklinabel.
Gegenùber diesen alteren Verhaltnissen zeigt das Hebrâische teils
eine Abnahme, teils eine Zunahme auf dem Gebiete des Infinitivs : eine
Abnahme von der FuUe der Infinitive der Stammform, eine Zunahme
an solchen fur die Ableitungsstâmme, indem durchschnittlich fur jeden
Stamm zwei Infinitivtypen -' gebildet werden, mit Ausnahme von Pu"al
und Hoph'al, die nur je einen Infinitiv aufweisen.
Das Aussterben alter \\ orttypen bei einer relativ jungen Sprache ist
nichts Aufifàlliges, und wiederholt sich in fast allen Rapiteln der hebrâ-
ischen Formenlehre ; hingegen ûberrascht die Bildung von total neuen
Formen in jungeren Dialekten so sehr, dass eine Erklârung derselben
unerlasslich erscheint.
Formell betrachtet sind nur die sogenannten Infinitivi absolut! des
Hebrâischen die rechten Nachfolger der altsemitischen Infinitive; ihr
Charakteristikum, teils uberlanges ô, teils dehnlanges ê in der letzten
Silbe geht auf altsemitisches à resp. i zurûck, und es entsprechen sich
demnach
' Vgl. den folgenden Abschnitt.
* Abgesehen von den femininalen Erweiterungen.
ebr
^icp
»
Sbpn
»
=^bp:
»
■vcp
»
S^p
»
^Tspn
»
^rpn
»
^cpnn
- 67 -
und iilteres qatàlu (arab. qatâlu) 1
» » inqatalu 1
,., (arab. inqitâlu)
» » (i)nqatal ^
» » qattâil I
, ., (arab. qittâl)
» » qattilu J T /
» » 'àqtilu(arab. plur. fract.'af'ulu oder'af'ilatu).
» » 'ûqtilu
» » taqâttilu (arab. taqattulu).
Die Vergleichung liesse sich noch weiter auf die Infinitive der zwei-
radikaligen Stâmme ausdeinnen, wobei nur speziell hebraische Laut-
vorgânge, wie die teilweise anders geregelte Spaltung von gescharften
Konsonanten und l'ebergange wie der des ô (= au) von D^p in die
Wurzel l'ï entsprechend zu berùcksichtigen wâren.
Dagegen hat der hebraische Infinitivus constructus sein formelles
Analogon nicht im altsemitischen Infinitiv, sondern im Imperativ, vgl.
hebrâisch "^irp = âlterem (u)qtul
inqatil
qattil
'aqtil (mit Einsetzung des langen î der
zweiradikaligen Stâmme mit langem
Vokal)
» 'l'Epnn == » (taqattil, Analogie zu qattil statt) taqattal;
weiter ■zd = » subb
Dip = » (qûm, im Altarabischen verkûrztzu) qum
^12 = » (bîn, im Altarabischen verkûrzt zu) bin.
Endlich im Verbum n'"^ geben Formen wie n^-n'n (Ez. 21, i5),
C"'.N 'rnr (Hos. 6, 9), ai^cban r\i'\rh (Ez. 21, 20) cbenfalls die des
Imperativs wieder, obwohl fur gewôhnlich, wie es scheint, eine alte
Status-constructus-Form des absoluten Infinitivs als Ersatz eintritt, also
thi resp. i'ia, woran dann meist noch in Verkennung ihres maskulinen
Ursprungs ein n angehângt wurde.
■ Dazu zweimal ursem. fu'àl in iin (horô) und ijii (hogô) , die bisher
fâlschlich dem Zielstamme zugeteilt oder fur verschrieben angesehen wiirden.
»
•^13 pn =
»
»
Sup =
»
»
Sicnn =
•»
— 68 -
Die Uebereinstimmung von altsemitischem Imperativ und hebrâischem
Infinitivus constructus in der Form berechtigt aber nicht zum Schlusse,
dass das Hebrâische zu seinem Infinitiv erst auf dem Wege durch den
Imperativ gelangt sei ; vielmehr beruht dièse Gleichheit auf einer Art
Zufall, indem einerseits der semitische Imperativ von jehcr in engster
Verwandtschaft zum Imperfekt stand, anderscits der hebrâische Infini-
tivus constructus eine spàte Schôpfung aus dem hebriiischen imperfelct
darstellt. Fur letzteres diene foigcndes als Beweis.
Das hebrâische Imperfektum hat, was spâter begrûndet wird ', seine
alten kurzen Endvokale verioren und zeigt daher in der Ultima beim
regehnàssigen Verb kurzen Vokal, bei Dp und Genossen einfache Lange.
Dasselbe ist beim Infinitivus constructus der Fall ; denn die Kurze in
■'■cp geht aus der in zz'c:, die in der letzten Silbe von "^"cpH, "'•cp und
'^cpnn aus dem entsprechendem ,-- der Verba III gutturalis hervor :
der Rest der Formen, wie '^''ispn, a"p und y2 kann demnach auch nur
einfache Liinge haben. Fin Einwand, vieileicht lâgen nebentonige P^ormen
vor. bei denen sehr wohl alter Endvokal anzunehmen sei, wird durch
das Sere in 'iTSp u. s. w. widerlegt, fur das im Nebentone hôchst
wahrscheinlich Pathah eintreten mûsste -. Endlich zeigt bei dem Infinitiv
Qal der Umstand, dass bei Vorsetzung von einradikaligen Partikeln der
zweite Radikal, fails er zu den ri^ziii zâhlt, vielfach Dagesch lene
bekommt. wie hier nicht Schwa mobile, sondern quiescens ursprûnglich
unter dem Anfangsradikal gestanden haben wird, also die Form mit
der des Imperfekts ohne Prâfix gleich lautete.
So mûssen denn auch von den suflSgierten Formen diejenigen als
regelrecht gelten, welche ihren Stammvokal zwischen dem zweiten und
dritten Radikal haben, wie isiTi (xp 38, 21), 'Z'^'h, q:"^;n' ; aile ûbrigen
aber, die ihn in die erste Silbe zuruckwerfen, wie 'ET', ^E""', DEi"i,
Tjiïp, np"" a;i2V sind Anaiogiebildungen zu den Segolatnomina mit
Pronominalsuflixen •^, ob auch, zumal bei unbetontem Suffix, die alten
regelrechten Formen stark zurûckgedrângt erscheinen.
' Vergleiche den Ahsehnitt ïiber die K.opulativpartikel und die sogenannten
Tempora conversa.
' Vgl. S. 44.
' L'mgekehrt erhielten die Segolatnomina ihre Variationen 'l'J'Z, "VZ, '?"2
durch Ueberiragung aus dem Infinitivus constructus.
- 69 -
Entsprechend dem verschiedenen iTsprunge gehen die beiden hebrâ-
ischen Infinitivarten auch in ihrer syntaictischen Verwendung gesonderte
Wege. Dabei verlassen sie zwar nicht die Sphâre der altsemitischen
Infinitivkonstruktionen, teilen sich aber in diesclbe nach bestimmtem
Cîesetze.
Es ist nàmlich der Infinitivus absolutus der Stellvertreter des alten
Fnfinitivs, der akkusativisch • ohne Nennung des Subjektbegrijfes -
gebraucht, hôchstens durch ein Objekt enveilert auftritt, oder anders
gesagt, wegen Mangels eines eigenen Subjekts nicht durch das Verbum
finitum erset^t werden katin.
So findet er sicli i. als ausseres Objekt iselteni : npiïn t\~'i" ■• nMi,
•cpcn, Is. 32, 17,
2. als inneres Objekt : nN:c Nrir, vcii'' x"» u."i2.
3. als ursprûnglich exklamativer Akkusativ, der spater als Infinitivus
historiens zum Ausdrucke einer von unbestiinintem Thâter (« man,
es ») bewirkten Handlung gefûhlt wurde : nzw'n cv~r\" l'Z' « man
gedenke des Sabbattages ». Ex. 20. H. □;%n" Divi""! Tjisn « es stûrzt die
Frevler, so dass sie nicht mehr sind ». Prov. /2. 7. ï]n;" ni'^ 3:an
■■■ cnxsv "^Va"! T^pi ipr"^ yn^'m « erst will tnan stehlen. morden.
huren. falsch schwôren und dem Ba'l rauchern, und dann tretet ihr
hinein » u. s. w., Jer. y, 9.
Die angeblichen Fâlle, wo dem Intinitiv absolutus das Subjekts-
nomen dennoch beigefûgt sei ■', erweisen sich bei nâherer Prùfung als
irrig, indem das vermeintliche Subjekt meist eine Erklârung ('atfu-1-
bajâni) oder einen Zustandsakkusativ zu dem im Intinitiv liegenden
unbestimmten Subjekt darstellt, z. B. in pnx— ;2 nnk aipn « man soll
es (das Speisopfer) darbringen, und zwar die Sôhne Ahrons, (vor dem
Herrn auf dem Altare) ». Eev. 6, 7; a'^^zc n"^c;" « und es wurde nun
gesandt, nàmlich Briefe», Est. J, i3: td'' nc-D" ;"'n « hadern will man
mit dem Allmâchtigen als Kritteler ? » Hi. 40, 2.
' Vgl. Gesenius-K.aulzsch, Gramm. S i3i, 2. Anm. i : « Ueberhaupt stellt der
Inf. abs. in den meisten Fâllen deutlich einen Akkusativ dar. •»
' DaHer begreift es sich, warum l'u"al und Hoph'al nur einen Inf. absol.
haben, weil sie als reine Passivstâmme das Subjekt der (aktiven) Handlung nicht
ausdrucken kônnen.
' Vgl. Gesenius-lCautzsch, Gramm. § i3i. 4, Anm. 1.
— 70 —
Stellt somit der hebrâische Infinitivus absolutus den altsemitischen
Infinitiv in akkusativischer Funktion dar, und zvvar nur in solchen
Fâllen. wo dieser keinen Ersatz durch das Verbum finitum duldet, so
steht der Infinitivus conslructus fur Jeden alten Infinitiv, einerlei ob im
Nominattp, Genitiv oder Akkusativ. der durch das Verbum finitum mit
oder ohne Konjunktion aufgelôst merden kann, z. B. :
^^r p'inc •■• r^^'>~^t'C aie * besser ist demûtigen Geistes zu sein, als
Beute zu teilen », Prov. i6, iq, wo fur die Inflnitivc auch Ncbensiitze
mit ': « dass » stehen kônnten.
i2"pnxS mï' nt « den du geschaffen hast, um damit zu spielen »,
V 104, 26, wofur auch im Hebrâischen ia-pnsp môgiich wâre ;
Yi; pTilN mn « siehe ich môchte in die Weite fliehcn », \p 55, 8,
dafùr auch lix p'mN ;
lyi' N^ wi^zr^ « sie verstehen nicht zu errôten ». Jer. 6. i5, dafur
auch : ini''i3i(i) mi n'^.
Dièse syntaktische Gleichstellung mit dem Verbum finitum spezieli
dem Imperfektum hat zwei wichtige Folgen :
I. Es folgt ein Subjekt zu solchen Infinitiven fast stets im
Nominativ nach, d. h. mit Ausnahme von Fâllen, wo der Infinitiv die
Femininendung -â hat 1, die in keiner Genitivverbindung zweier Nomina
anwendbar ist, ferner, wo ein Personalsuflix als Subjekt fungiert,
endlich wohl auch bei den oben genannten drei P'âllen eines auf n -
ausgehenden Infinitivus constructus von Verben n'^i (hm, 'in, nain),
indem sie nach ihrer Endung zu schliessen nebentonige Verbindungs-
formen von haupttonigem n^n, nrn, na^^n darstellen, von denen die letzte
bei Jer. 42, 2, wirklich ausser der Verbindung vorkommt. Die nomi-
nativische Nachstellung des Subjekts, die im Altarabischen zu den
grôssten Seltenheiten gehôrt -, wurde tùr cinc grosse Anzahl von
hebrâischen Stellen bisher schon erkannt '^ ; doch erst mit Hûlte
genauerer Ton- und Vokalregein lâsst sich die thatsâchliche Allge-
' Bei Infinitiven auf n~ lâsst sich nichl entschciden, wann sie nebentonig
(mit folgendem Genitiv) oder haupttonig (mit folgendem .Nominativ) stehen.
^ Vgl. Reckendorf, Syntakt. Verhâlt., S. i5g: « Sie wâre die verwegenste
Durchfûhrung der verbalen Konstruktiôn ».
' Vgl. Gesenius-Rautzsch, (îrammatik S i33, 2.
— 71 —
meinheit der Konstruktion darthun, indem bei folgendem Genitiv statt
^ap", ^ap, '"^ïîpnn ganz wahrscheinlich ein ^'ispn, '"^TSp, 'iispnn, statt
2cn sicher ein 2Dn, statt Q'pn ein D'pn u. s. w. stehen wùrde,
Formen, die der hebrâischen Grammatik unbekannt sind. Ein nach-
folgendes Objekt wird fast immer in den Akkusatlv mit oder ohne nx,
selten in den Genitiv gesetzt, z. B. : mn^-nK* n'>n, yn :iiï: nyin, doch
auch 7*n npina (Is. 8, ii).
2. Ein von einer Prâposition abhângiger Infinitivus constructus kann
stets durch ein Verbum finitum, das meist ein Imperfekt ist, fortgesetzt
werden, selbst bei wechselndem Subjekt :
'w'ZB'Z ^"2N'': i"^u';i l'DN' "2VN 2'^w'3 « da meine Feinde zurûckweichen,
straucheln und vor deinem Antlitze vergehen », y,' g, 4.
CN~n"2n D'''C □"DC~ "«r.N mpr « wie Feuer das Reisig entzûndet,
Feuer das Wasser in Wallung bringt », Is. 64, i .
D'^vnn "inx ■]^m mn'' n^ï^TiN u:i"j2 « weil ihr die Gebote des
Herrn verlassen habt, und du den Baals nachlâufst », I. Kg. i8, 18.
Zur Erklârung dieser, wie es scheint, im Semitischen einzigartigen
Konstruktion diene Folgendes. Das Ursemitische scheint jede Prâposition
noch als Adverb gefùhlt und darum nicht nur vor Nomina, sondern auch
vor Verben gesetzt zu haben ; Spuren dièses Gebrauches weisen so
ziemiich aile âlteren semitischen Dialekte auf, so das Aethiopische in
seinem la (furwahr), 'ama (wann), 'em (als dass), qedma (bevor), eska
(bis) u. s. Nv., das Altarabische in dem teils vor Subjunktiven (auf dass),
teils vor Jussiven (furwahr) gesetzten li resp. la, in hattà (bis), ladun
(seit). Mit der fortschreitenden Sprachentwicklung wurden gewisse
Adverbien, wenn sie vor Nomina standen, zu Prâpositionen, vor Verben
aber zu Konjunktionen ; in letzterem F"alle liebte man es, zwischen
beide Satzteile ein pronominales Wôrtchen (Relativum, Demonstrativ-
partikel) einzuschieben. Das Hebrâische hat nun die direkte Verbindung
von prâpositionaler Konjunktion mit dem Verb fast ganz aufgegeben ;
ausnahmsweise finden sich r; (bis, Jos. 2, 22), ]^ (damit nicht, Deuter.
33, 1 1 ) ''i (auf dass, 1. Kge. 6, 19), u. a. teils vor dem Perfekt. teils vor
dem Imperfekt. Neben der schwerfalligeren Konstruktion von Proposition
+ Tiù'N, 13, DN, eventuell auch n'S 1 vvard aber als bequemstes Ersatzmittel
' Z. B. nSs vor dem Imperfekt, Lam. 4, 14.
— 72 -
der Infinitivus constructus aus dem Sprachkôrper des Imperfekts
heraus geschaffen und dann mit allen Prâpositionen ungezwungen ver-
bunden ; einer solchen verkurzten Imperfektsform konnten koordinierte
Verbalbegrirte in der vollen Imperfektsform nachfolgen, indem dann
die regierende Partikel nicht unmittelbar, sondern diirch wenigstens ein
Wort getrennt vor ihnen stand.
Es fand somit im Hebrâischen das Umgckeiirte von dem statt,
wodurch sich das Neiiarabische âgyptischen und syrischen Dialekts einc
Prâsensform geschaffen bat. Hier bildete sich entvveder durch Nach-
wirkung des Ursemitischen oder eher in Analogie zu dem altarabischen
li vor dem Jussiv eine Verbindung von adverbialem bi (darin, dabeii
und dem Imperfekt (oder eher Jussiv) aus zum Ausdruck einer gleich-
zeitigen Handlung i, z. B. :
âgypt. baktib (syr. biktub) = bi + 'aqtub « ich schreibe «
« bniktib (syr. bniktub) = hi + taktub « du schreibst »
« b<^jiktib und biktib (syr. b'^jiktub) == bi + jaktub « er schreibt »
« b'^niktib (syr. m*^niktub) = bi + naktub « wir schreiben »
Entstehung von 'liN.
Ueber Zusammensetzung und Grundbedeutung des Pronomens der
I. pers. sgl. isJN (ass. anàku, phônik., moabit., Sendjirli ijza, pun. anek,
kopt. anok) gibt es eine Reihe stark von cinander abweichender Ansichten.
So lâsst Wright ^ es aus demonstrativen an- und ak oder àk. einer zur
Gruppe n;, n;, '>; gehôrigen Partikel. zusammengesetzt sein: Erman '
vermutet in k -h Vokal das Pronomen der II. pers., das an ein Begriffs-
wort der Bedeutung « Diener, Knecht » oder âhnliches angehângt sei :
endlich Stade fasst es in seiner Urform anàkû ais ursprûngliches (und
darum wohl unkomponiertes ?) semitisches Pronomen der I. pers. sgl.
' Spitta, Gramm., S. 2o3 nimmt bi prâpositional und vermutet, es sei von
der Form der lil. pers. Impf., die ais Nomen gelte, in die ubrigen Formen
eingedrungen.
* Lectures of the compar. Grammar, S. 99.
" Z. f. âg. Spr., Bd. 27, S. laS.
- 73 -
auf, aus dessen Verkurzung die arabisch-âthiopisch-aramàische Form
"anà ('ana) entstanden sei.
Nach der hebràischen Form zu schliessen muss das Pronomen auf
altérer (nord)semitischer Stufe 'ânâkù oder 'ânâk'i • gelautet haben. Die
Doppeltonigkeit weist auf Zusammensetzung hin, wobei 'ânâ, das altc
Pronomen der 1. pers., das sich mit langem a im Aramâischen, Tigre etc.,
endlicii in arabischer Pausa erhalten hat, mit einer Deutewurzel -kû oder
kî zusammengetreten ist -. Ais niichster Verwandter dieser Deutepartikel,
wahrscheinlich sogar als identiscii mit ihr, muss hebrâisches ^: gelten,
dessen fiinweisende Grundbcdeutung nocii aus ailen abgeleiteten Bedeu-
tungen durchschimmert, sodann assyr-bab. ki « wie, als». Somit bedeutet
■"iZN eigentlich « ich da ».
Hiergegen kônnte man jedoch den Einwand machen, dass ein
postpositives ^"- « fûrwahr » bisher nicht nachgewiesen sei. Und dennoch
existiert ein solches in der hebriiischen Poésie, mag auch die Grammatik
bisher achtlos daran vorûbergegangen sein, z. B. in rp' lo, 14 :
:jl^2 nn^ 'CZPi D"3"î "'C" nn.s'-''3 nn'Ni «du aber schaust auf Leid und
Kummer, du achtest darauf deine Hand zu reichen ». nach bisheriger
irrtùmlicher IJebersetzung •' : « Du hast (es vvohl) gesehen ! Denn du
achtest auf Leid und Kummer, um (sie) in deine Hand zu nehmen ».
Weiter tp 55. 10: ccn Tins'i-i; D;ir^ i'is ■';in vSa « Verschlinge
(sie), o Herr, zerspaltc (sie) ! Denn ich sehe, wie ihre Zunge Gewaltthat
ûbt », nach bisheriger Uebersetzung : « Vernichte, Herr, zerteile ihre
Zunge ; denn ich sehe Gewaltthat » '.
Es sei nur noch kurz darauf hingewiesen, dass mit demselben
kù die semitische LIrsprache die I. pers. sgl. Perfekti (resp. Permansivi)
gebildet hat : vergleiche die schon von Nôldeke richtig erschlossene
Form qatalkù « ich habe getôtet».
' Wobei î nach Stades Vermulung dem î in ^:n nachgebildei sein kônnte.
'' Vgl. ,1" rwN, arab. 'ânadâ, griech. sy(oye, germ. mik = èfisys.
" Die Psalmen ubersetzt von E. Kautzsch, i8g3 ; âhnlich aile anderen
L'ebersetzer.
* Anderc Stellen werde ich spâter verôffentlichen.
— 74 —
Hebrâische Entvsricklung der altsemitischen Vokale
in geschârfter Silbe.
Geschàrfte oder geminierte Silben i unterscheiden sich von ge-
schlossenen dadurch, dass in ihren schliessenden Konsonanten eine
Druckgrenze gelegt wird, wodurch das Ohr den Eindruck von zwei
getrennten Lauten erhâlt. Die Gemination wird am deutlichsten dann
empfunden, wenn hinter ihr noch ein Vokal gesprochen wird. Fâllt ein
solcher Vokal ab, so geben manche Sprachen auch die Gemination des
vorhergehenden Ronsonanten auf : das Hebrâische hat sie der Regel nach
wenigstens unter dem Haupttone beibehalten, ob zwar die Nichtsetzung
von Dagesch forte bei fehlendem Schlussvokal das Gegenteil zu beweisen
scheint. Denn ursemitisches hajja mùsste im Hebrâischen, wenn es ausser
dem Endvokale auch noch die Gemination verloren hiitte, stets "n lauten,
eine Form, die sich jedoch nur unler dem Nebentone ^ statt 'n findet.
Vor der Gemination lassen sich lange wie kurze Vokale aussprechen ;
doch ùberwiegen in den semitischen Sprachen bei weitem die Kùrzen, da
dièse am besten die Bedingung erfûllen, im Moment der Verschluss- oder
Engebildung noch unter krâftige Exspiration zu stehen. Das Altarabische
kennt geschàrfte Silben mit langem Vokal — der hier immer haupt-
toniges à ist — in der seltenen XI. Form des regelmàssigen Verbs, z. B.
ibjàdda, mubjàddun. in der 1. und II. pers. dual. und plur. vom Ener-
gitus I, z. B. jàqtulàinni, tàqtulnànni, im Partizip der I. und Perfekt,
Imperfekt etc. der III. und VI. Form der zweiradikaligen Verben mit
kurzem Vokal, z. B. farrun, farra, jufarru, tafarra, mutafàrrun und in
einigen andern Bildungen.
Die Verminderung der Energie bei Hervorbringung der Sprach-
laute, die dem hebrâischen Vokalismus und Konsonantismus ihr
' In dem Ausdruclce « Geschàrfte oder geminierte Silbe » folge ich dem
bisher Obiichen Sprachgebrauche, obwohi es richtiger wâre, von einer «Silbe mit
gedehnter Schlusskonsonanz» zu reden.
' Lev. 25, 36 : TIC" rîTîN Tl" Tj'.TîNS nx""" « Wen?i du Goti fûrchtest, so
soll auch dein Bruder mit dir leben »", ein Kondiiionalsatz mit nebentonigen
Verbal formen.
- 75 -
eigenartiges Geprâge verleiht, hat nun an sâmtlichen Stellen, wo das Alt-
semitische Lângen vor verdoppeltem Konsonanten zuliess, Erleichterung
in der Silbenbildung eintreten lassen. Beim Verb behalf man sich mit
Ausscheidung der in Frage kommenden Bildungen und setzte bcqucmerc
Ersatzformen an ihre Steiie. So bildete man statt des Partizips sàibb
resp. sôbb mit Anlehnung an das dreiradiicalige Verb sôbêb ; ein
min-ma-n-nî verkûrzte man zu min-mâ-n-nî = 131212 ^ ; die Formen
des alten Zielstammes und des gesteigerten Intransitivstammes Hess die
Sprache bei den zweiradikaligen Verben ganz eingehen.
Hatte man sich so an den klassischen Stellen der altsemitischen
iangvokaligen Gemination zur Aufgabe des langen Vokals verstanden,
wie ungereimt ware es da, annehmen zu vvollen, die Sprache habe
gestrebt, sie anderswo neu einzufùhren z. B. in "!2b% nzcn, ni2^, n"^N !
Dièse Errungénschaft der neueren hebrâischen Grammatik, die sich im
Gefolge der schiefen Ansicht vom Wesen des Segôl und Hôlem ein-
geschlichen hat, muss aufgegeben werden, wenn man ûberhaupt das
Wesen der hebrâischen Gemination in Regeln fassen will. So werden
wir im Folgenden als Vokale in geminierten Silben nur kur^e zu
betrachten haben.
A. Ri KZK VOKALK IN GEMINIERTER SII.BK VOR DEM TONE.
Hauptregel : Die Quantitât der Vokale in geminierten Silben vor
dem Tone bleibt stets auf der altsemitischen Stufe, desgleichen die
Qualitiit. So erscheint
a als a (-_-) : " sabbduta — sabbâuta — niac
'âmmiki — 'ammiki — '^Hï
i als i(-— ): ' 'asibbduta — "asibbâuta — niscn
■ 'immiki — 'immi'ki — T]EN
■ 'innaja — 'innàja — nz:}
u als u ( — ) : ■ tasûbbajana — tasubbaèna — '"'^''■?p'^
kùlluhu — kullûhu — iS2
' Dièse bisher missverstandene Bildung bildet also das Gegensiûck zu '';""2:
ka-mà-nî, nur dass bei ihr noch ein n epeniheticum eingefûgt ist.
- 76 -
Anmerkung : Selten wird u in â i , i verwandelt, wenn eine Guttu-
ralis oder "^ vorhergeht, z. B. in '^;:m (neben "j:n'i, '31 (rânnîi, 'sn (hâggii.
B. KURZE VOKALE IN GEMINIERTER TONSII.BE.
Hauptregel : Die Quantitât der Vokale in geminierter Tonsilbe bleibt
die altsemitische, wenn der Tonsilbe noch eine unbetonte nachfolgt ; ist
sie Ultima, so wird ihre Gemination nicht selten aufgegeben und ihr
Vokal gedehnt. Die Qualitât der Vokale in geminierter Tonsilbe ver-
àndert sich in folgender Weise :
I. In der Haupttonsilbe erscheint
a als a ( _ i, wenn die Gemination wurzelhaft ist :
sabbat — sabbat — nzD
natânnù — natânnù — ":n;
dagegen oft ae ( , i, wenn sie Folge von Assimilation ist :
jàqtulâ-n-ka — jâqtulânka — «i'^^^F''
inna-n-ni —
innanni —
ijjn
doch auch ' natântà —
natântà —
npn:
i als e ( 1 : 'asabbat
'isibbat —
■i2Dn
hûnna —
hi'nna —
nsn
u als 0 ( i : jasùbbù —
jasùbbù —
labj
sûbbî —
sùbbî —
'=b
n der Nebentonsilbe erscheint
a teils als a ( =-) : ' sàddîqîna
— sàddîqina
- =^P"i'
'àmmaka
— 'àmmakài
- TJSV
al-mâthalu
— àl-mathâlu
— ^rsn
teils als i (--) : gàbbarî'na
— gàbbarina
— Diiiaa
■ làmmudîna — làmmudîna
— oniE^
■ zàkkaranu
— zàkkaranu
— ■jin;-
fàttaka
— fàttaka
— TJPE
i als i ( — ) : zîllaka
— zillaka
- î^ï
' sinnaiuhùm — sinnéhâm
— anijc
— 77 —
u als u ( ) : wLillidu — wùlladù — ^ih-^
kùllukûnna — kùllukàn —
bei silbenbeginnendem Guttural nicht selten als â ( , i: Tjpn, Tjr; (neben
Bemerkung: Aïs regelrechte Entwicklung von ursemitischem a in
der Nebentonsilbe muss (ausser unter Gutturaleni i gelten, wahrend a auf
mechanischer Beibehaltung des Vokals der unbetonten Silbe in neben-
tonig gewordener beruht. So iiaben die zahlreichen Abstraktplurale
fi"ûlim wie D'Gin;, amSu," u. s. w. stets i in der ersten Silbe, weil ihr
Singular fa"ûl ungebrâuchlich geworden war ; wo aber von fa^ùl kein
Abstraktplural gebildet vvird, da zeigt der Singular stets a: mSz « Melde ».
t;2T2 «. Nabel », und der Plural schwankt zwischen a und i : nili;: und
n'"!'r2 « FrûMeigen ». Die Bildungen fa"îl und fa"âl haben aïs Adjektive,
die zur Abstraktbildung nicht herangezogen werden, seltener auch als
Substantive den a-Vokal des Singulars in den Plural hinûbergerettet :
doch zeigen einige, bei denen der Substantivbegriff der alleinherrschende
geworden ist, auch im Singular das i des Plurals, z. B. lia;, ~i'?% liDV
Die Bildungen fi"âl, fi"îl, fi"ùl durften demnach im Altsemitischen nicht
existiert haben.
Zusat:^ : Der Fall. dass hinter der Tonsilbe eine geminierte Silbe
stande, kommt weder im Altsemitischen noch im Hebrâischen vor.
Angebliche und wirhliche Vokaldehnung in iirsprûnglich
geschdrfter Silbe.
Die hebrâischen Grammatiken operieren mit einem Lautgesetz, dass
vor Gutturalbuchstaben und i, die verstârkt auszusprechen der hebrâische
Mund nicht fâhig sei ^ als Ersatz fur die unterbleibende Gemination
vielfach Vokaldehnitng eintrete : genauer gesagt, soll vor i stets, vor
" und N meistens a zu â, i zu ê, u zu ô werden : vor n und n zuweilen
a als à oder aè und i aïs è erscheinen. Dièses Lautgesetz dûrfte indessen
gar nicht e.xistiert haben, sondern nur eine Folge sein der bisherigen
' Vgl. Stade, Grammatik, § i35 a.
- 7« -
Auft'assung vom Wesen des ^-, ^.- und —, cventuell auch einer
schiefen Parallèle des Hebràischen mit anderen Sprachen z. B. der neu-
franzôsischen, die jede alte Gemination durch Vokaldehnung ersetzen.
Die hebràischen Verhâltnisse scheinen so zu liegen, dass vor den
Buchstaben v, n, n und i wegen ihrer tief im Gaumen bezw. Schlund
liegenden Artikulationsstellen die Schârfung nicht deutlich hôrbar wurde
und deshalb in der Schreibung unterblieb, und weiter, dass man ihnen
môglichst adâquate d. h. nahe bei ihren Artikulationsstellen gebildete
unverdrângbare Vokale beigab. So sprach man in nebentoniger Silbe, wo
die Schârfung energischer als in unbetonter ausgefûhrt wird, i und u fast
stets als e ( -) und o ( ■ ), wahrend a je nach dem Gharakter des
folgenden Lautes als â (bei n und ï d. i. Aleph mit zusammengcpresslem
Schlundkopfe, und dem uvularen i), als œ (bei n und n d. i. He mit
zusammengepresstem Schlundkopfe, selten vor V) und als a (selten vor
1 und n) erscheint; also : inx', •\t7^\ N£-i% OTn;, n;Na ; selten nsx;.
Qipin: ; •^.z-ii », '"py--- doch nnn; : ipvî, nnnn. nV^n:, Q:nn, c'in;,
'^'pvn, nc^nn. In schwachtonigen Silben wird in gleicher Weise i und u
zu e und o vcrschoben ; bei a tritt ein Unterschied cin. indem es meist
vor n und n mit einem heterogenen Vokal, selten vor v bleibt, also :
IND, invï. -^-^a : y-s'ia, "l'aG ; C'Nn, ayne, r^-^z ; .sinn, S'nn, 'lyy u. s. w.
Eine wirkliche Dehnung des Vokals kann nur in ursprûnglich
geminierter Silbe mit Hauptton vorkommen. Wenn nâmlich hinter ihr
ein Vokal schwindet, so wird bei nicht wenigen Stâmmen die geminierte
Silbe nach der Weise einer geschlossenen (d. h. vor Verlust der Endung
offenen) behandelt und ihr Vokal nach den Vorschriften des Dehn-
gesetzes verândert.
Leider lâsst sich nur bei den Eormen mit dem Vokal a in geschârfter
Silbe darthun, in welchem Umfange dieser Uebertritt stattgefunden
hat ; erscheint nâmlich unter dem Haupttone anstatt -. ein , . so
ist dièses als dehnlanges â zu nehmen. Der grôssere Prozentsatz der
Wôrter zeigt dièse Dehnung, die bei Vorsetzung des Artikels fast zur
Regel wird : also :
' Die Form Ijï'î {ip 1 18, 12) nehme ich nicht aïs Puâl von "^'J! « ausgeiôscht
werden » sondern als Pô'lel von dem' im Arabischen auftretenden da'ak (III.
Stamm : contendo) und uberseize demnach : « Sie suchen wie Feuer die Dornen ».
- 79 -
p oder p, mit Artikel stets pn
is und is, doch isn
av und ny, doch ayn
an und an, doch jnn u. s. w.
Im status constructus zeigt sich natûrlich ûberall wieder kurzes
Pathah.
Wenn die Geminationssilben in den Bildungen mit altem a zwischen
IJebergang zur Dehnlânge und Beibehaltung der Kùrze schwanken, so
kann fur die Bildungen mit altem i und u etwas Aehnliches vermutet
werden. Leider steht uns aber kein Mittel zur Verfûgung, in jedem
einzelnen Fallc zu entscheiden, ob langes oder kurzes . und vor-
liegt; ob also der status absolutus nx 'âm oder 'émm, ^ï* schên oder
schénn, pn hôq oder hôqq zu lesen ist. In Hinblick aut' das Verhâltnis
bei den A-Stâmmen spricht aber die Wahrscheinlichkeit meist fur
Vokaldehnung.
Unorgan ische Silbenschârfung.
Bei einer An^ahl von Nomina kenntdas Hebrâische Silbenschârfung,
wo die entsprechenden altsemitischen Formcn nur SilbenôfFnung auf-
weisen. Dahin gehôren zunâchst die Bildungen fa'ûl und fa'îl, deren erste
Silbe bei einer Anzahl hebrâischer Vertreter geminiert schliesst, z. B. bei
T-ay, pi. Dmay, niay; [iina] pi. amna, nina; [iiny] ompy, nwy;
Sise, rv\'-'2Tà ; [usa] misa, nii:a, D''-'i:a ; nïfN neben DniuJN ; cno,
'CnD' neben ^onc.
Es scheint, dass das Hebrâische danach getrachtet habe, die verhâlt-
nismâssig seltenen Vertreter der Formen fa'ûl und fa'îl, die nicht passiven
Sinn hatten, von der Mehrzahl der passiven zu trennen, indem es
letzteren allein die alte Form reservierte, erstere aber zu einer Art
Nomen agentis vom Pi'el umgestaltete mit Anlehnung an die Bildung
fa"âl. Oder es kônnte derselbe Trieb, der neben dem altsemitischen
' Der status constructus Di durfte auf eine Nebenform jummu zuruckgehen,
vgl. àgypt. iwm, kopi. iom.
— 8o -
Infinitiv Qal qatâl (Siop) ein âhnlichen im Pi'el ' qattàl (Siep) bildcte,
obige Wôrter mit Potenzierung ihrer begrifflichen Bedeutung in das Pi'el
versetzt haben.
Hâufiger kommt der Fall vor, dass der Endradiicai eines drei- oder
mehrkonsonantischen Wortes bel Ansetzung einer betonten Endung
geschârft wird : so in ^CJ — n'iras : pix — □■'Jî:'!N : pcï — ïipT2V, D'pcv
(und so aile Wôrter der Bildung fa'ulu) : ::"^ — D'Jjyi (und ebenso aile
dreiradikaligen Wôrter mit verdoppeltem letzten Radikal, falls nicht eine
Naturlânge vorhergeht) ; dtstn — nisiCTN (desgleichen aile Wôrter, die
ihren zweiten und dritten Radikal vviederholen, falls nicht eine Natur-
lânge in der IJltima steht) ; endlich verschiedene reine Quadrilittera wie
a'3'2Cn, D'Jïin, selten Nomina mit priifigiertem m wie cjiyc, □''pmc,
Fast aile hierher gehôrigen Wôrter bedeuten etwas stark in die Sinne
Fallendes, das Uebermass einer Eigenschaft. Wie nun das Altsemitische
solche Stamme, die Farben und kôrperliche Gebrcchen ausdrûcken, in der
\'erbalflexion mit verdoppeltem Endkonsonanten ausstattet, so dùrfte
das Hebrâische auf diesem Wege weitergegangen sein und sich die
Endgemination bei jedem Eigenschaftsnomen erlaubt haben, das die An-
schauung von etwas Auffalligem erweckt. Dass dièse Uebertragung oft
nur bei Ansetzung von betonten Endungen deutlich wurde, erklart sich
aus dem hàufigen Wegfall der Gemination in betonter Endsilbe und dem
Uebergange ihres kurzen Vokals in die Dehnlânge ; immerhin wird der
Schluss erlaubt sein, dass aile Nomina, die in haupttoniger Singularform
kurzen IJltimavokal zeigen, bei betonten Zusatzen den letzten Radikal
verdoppelten, z. B. ^3V, a:n, yaip (pi. Dv;2ip), -mi, vpvp u. s. w.
Nichtbe^eichnung der Gemination in der Schrift.
Wenn schon oben gezeigt wurde, dass geminierte Gutturalbuch-
staben nicht mit Verdoppelungsdagesch geschrieben werden, weil das
Ohr durch sie nicht in gleicher Weise, wie bei anderen Konsonanten.
den Eindruck energischer Verdoppelung empfângt, so gibt es auch noch
eine Reihe anderer Fàlle, wo ein Laut verdoppelt zu sprechen ist, aber
einfach geschrieben wird. Der gewôhnlichste Fall zeigt das Auslassen
von Dagesch in geminierten Konsonanten, und zwar besonders Liquiden,
il —
Zischlauten und Halbvokalen, wenn ihnen ein reduzierter Vokal foigt,
z. B. rNJira T// 68, 2, ij;n Jos. g, 25, D^tt-psan Ex. 4, 19, niNDs
i// /22, 5, \Ti% in'n, passim 1. Die Beibehaltung der Verdoppelung geht
aufs klarste hervor aus den beidcn letzten Beispielen, bei dencn einfachcs
-af- nach dem Muster von bàjnhâ = t\t\^i jedenfalls zu ' hattc
werden mûssen ; da sie in den Formen Mil und in^n aber nicht vor-
kommen, so ist fur sie und aile âhnlichen die Gemination erwiesen.
Anscheinend viel seltener ist der Fall, dass Verdoppelungsdagesch
nicht gesetzt wird, wenn ein Vollvokal auf die geminiertc Silbe foigt,
z. B. mi: I Sam. 14, 36 -. Doch werden uns bei der Lehre vom
Ansetzen der Personalsuffixe an das Verbum mehrere ganz gewôhnliche
Bildungsarten aufstossen, \vo ein wahrscheinlich doppelt gesprochenes :
einfach geschrieben ist (vgl. 'zScp, 'aSisp';.
Nich tsilbenschdrfendes Dagesc/i .
Um die verschiedenfache Verwendung von Dagesch zu verstehen,
muss man von dem Dagesch der Silbenschârfung (Dagesch geminansj als
dem âhesten ausgehen. Weil eine geschârfte Silbe im Hebrâischen drei
Kriterien aufwies : 1. Vokalkùrze, 2. scharfe Schliessung, und fur den
Fall, dass der Endbuchstabe ein aspirierter war, 3. Hârtung der Aspirata,
so lag es nahe, mit Dagesch wie den Eintritt aller dieser drei Momente,
so auch den jedes einzelnen anzudeuten. So darf man neben Dagesch
geminans noch drei andere unterscheiden : i. Dagesch corripiens, 2. Da-
gesch occludens, 3. Dagesch obdurans.
Dagesch corripiens dient zur Bezeichnung der Kûrze eines vor-
hergehenden Vokals. Seine wichtigste Anwendung ist schon fruher
besprochen, dass es nâmlich im Anfangsbuchstaben eines Wortes stehend
die Kûrze der Endsilbe des vorhergehenden Wortes ausdrûckt, z. B.
V^'iaScN '>schâll'^mâ-râ', liD-n'ra grfls-sdid, ni 'riNip qârâti-jah,
Niij-na D'hSnS lèlôhî'm ma-nôrâ {\p 66, 3).
' Mehr Beispiele siehe bei Stade, Grammaiiic, § i36.
• Siehe Stade, Grammatiic, § iSy.
— 82 —
Im Inlaute scheint es bei einigen Wôrlern zu stehcn, die Gcfahr
liefen mit ahnlich lautenden anderen verwechselt zu werden, z. B.
n:.N 'ânâ « bitte » neben n;K 'ânâ « wohin »
a>T\3. bâtîm « Hâuser » neben D'na bâtî'm « ûbernachtende »
na'i làmâ « weshalb » neben na'i lâmâ (Partikel der zweifelnden
Frage «ob denn nicht») '.
Dagesch occludens deutet den festen Silbenschluss an und pflegt in
die harten Sibilanten gesetzt zu werden, um eine vorhergehende auf eine
Gutturalis ausgehende Silbe als festgeschlossen zu bezeichnen, z. B.
TjlDna Prov. 6, \i, i-i/yc Deut. 14, 28, sogar idn'^ ^ 14g, 8.
Dagesch obdurans ist das Zeichen der n'ichtspirantischen (?) Aus-
sprache der nS3iî2 im Satzanfange, oder im Wort- und Silbenanlaute,
wenn die vorhergehende Silbe konsonantisch schliesst, z. B.
îTiUTNia ; min D'n^N% s^i-iS nScp.
Anmerkung. Das sogenannte Dagesch dirimens im Anlaute einer
Schwasilbe wird als Zeichen einer kunstlichen Verdoppelung zu nehmen
sein, wodurch der vorhergehende Nebenton einer ursprûnglich offenen
Silbe besser hervortreten soll, z. B.
DiD-npy Gen. 46, 17 = 'îqfql'be-sûs.
ci"! iii'j Deut. 32, 32 = 'in(nj'^be-rdsch.
:]'ninpi xjj 45, 10 = jiq(q)<^rôtaekhâ.
Sw'pSn Is. 57, 6 = hàldfqe-nâhal.
Doch ^Nïn 'apv Gant. /, 8 = 'îq'-'bè-hassôn (wobei der zweite
Nebenton stârker als der erste gesprochen sein wird).
' Die erstere Form besteht aus la -|- dem Pronomen ma « was » ; die letztere
wahrscheinlich aus \3.-\- der altsemitischen Négation ma (enlsprechend bibl. aram.
noS und naS'l, syr. dalmâ, vgl. den Abschnitt iiber die K.opulativpartikel und
die sog. Temp. conversa). Also hcisst xp 22, 2. "^iVaVl noS 'S.N 'Sx « Mein Goit,
mein Gott, hast du mich etwa veriassen ?» ^ 10, 1, pilTia ^i^ï[^l niH' naS
« Stehst du, o Herr, denn ferne ? »
- 83 -
Ziir Flexion der sogenannten Verben y'y.
Wie die sogenannten Verben l'y und l'y sich befriedigend nur
erklâren lassen, wenn man sie als ursprùnglich zweiradikalige Bildungen
mit langem Vokale auff'asst, so beruht auch das Verstiindnis der Verben
v'v darauf, sie als ihre kurzvokalige Parallelklasse zu nehmen. Dass die
Gemination ihres zweiten Radikals ein weiteres ursemitisciies Charakteri-
stikum darstellt. ist waiirscheinlich ; doch liesse es sich auch denken,
dass sie erst eine Folge spateren Bestrebens wâre, den kurzen Stanim-
vokal gegen jede Dehnung oder Kûrzung zu sichern. Gegen die Schârfung
sprâchen z. B. das hebrâische Pilpel und Hithpalpel, sowie die meisten
aramâischen Formen.
Nehmen vvir voraus, dass das hâufige Einsetzen von i = du vor den
konsonantischen Affixen der Perfekta, sowie von i ^^ = âja vor denen der
Imperfekta auf Uebertragung aus den Verben i'^^ und ''S beruht ; dass
ferner vokalische Endungen der Regel nach unbetont angehiingt werden,
weil ihr Hauptton bel dem dreiradikaligcn Verb auf altsemitischen
Nebenton zuruckgeht, ein solcher aber bei zweiradikaligen Stâmmen sich
nicht entwickeln konnte (V'icp = qàtalu, 12D = sâbbû).
Wenn im Perfekt Qal sogenannte unkontrahierte Formen wie naao,
';";2^D vorkommen, so haben sich dièse jedenfalls erst spât und vermutlich
zuerst bei der III. pers. sgl. fem. und III. plur. comm. gebildet, indem
man die Schârfung der ersten Silbe bis zur vollstândigen Teilung in zwei
Konsonanten durchfuhrte und aus dem dann notwendig mittônenden
Schwa die Reduktion von altem Vollvokal heraushôrte, also zâmmâ —
zàmi^ma und danach av'. Dièse Neubildungen pflegte man als Tran-
sitivformen gegenûber den in alter Weise belassenen Intransitivformen
zu verwenden.
Eine angebliche weitere Differenzierung des Perfekts Qal in einen
transitiven und intransitiven Stamm durch Einsetzung des Vokals a in
jenen, des Vokals o in diesen ist hôchst unwahrscheinlich ; vielmehr
sind die Formen mit o (lai, lah, "ili i) als Reste des alten Passivs Qal
(altarabisch rùmmù, rûbbù, zûrrû) zu erklâren 2.
' In letzterer Form vermutci schon Olshausen ein Passiv, vgl. Lehrbuch
der hebraischen Sprache, ^ 245 I.
' Zu diesen 3 Passivformen gehôrt wohl auch noch Si (ip 22, 9), das als
- 84 -
Das Imperfekt Qal und Hiph'il zeigt Doppelformen : ab' (jâsôbb) und
ao"! (wajjàsâb), 3D' fjâsébb) und aoil (wajjàsœb). Die Form mit Pânulti-
mabetonung geht ofFenbar auf den altsemitischen Jussiv zurùck : bei der
mit Endbetonung lâsst sich jedoch nicht ausmachen, ob sie dem alten
Imperfekt Indikativ entspricht oder ebenfalls dem Jussiv, indem der
Ton der untergegangenen Indikativform auf sie ubertragen wâre i. Die
Nebenform zu abi : 2Di zeigt durch das i ihres Prafixes deutlich Jussiv-
charakter -'.
Perfekt Niph'al lautet zc: (nâsâbb) aus in(a)sâbba, daneben Sn: mit
Schârfung des ersten Radikals ^. Formen mit o in der zweiten Silbe
bedeuten hier wiederum nicht, wie man bisher annimmt, Intransitiva,
sondern Reste des alten Passivs, also n'a: = altarab. unbûzzû : die
angeblichen Intransitivperfekte mit e en; und Spj sind wohi uberhaupt
keine Perfekte, sondern Partizipien, die zur Unterscheidung vom passiven
Partizip das i der dreiradikaligen Stâmme einsetzen, vergleiche im Alt-
arabischen aktives mûnqatilu neben passivem mûnqatalu.
Perfekt Hiph'il aon ist hisibb (altarabisch 'asâbba), wobei das zweite
i aus dem Imperfektum, das erste aus dem nebentonigen konvertierten
Perfektum stammt.
Perfekt Hoph'al 2c^r\ hat langen Prâfixvokal, dessen. Ursprung
dunkel ist.
Als Intensivstâmme kreuzen sichdreierlei Bildungen: Pi"el, Pôlcl und
Pilpel samt ihren Passiven und Reflexiven. Von diesen dûrfte das letzte
(vergleiche Sp'ip, =]ïesn, ivc:;cn u. s. w.) die eigentliche, ursemitische
oder wenigstens urhebrâische Bildung darstellen : denn nur in ihr treten
die beiden charakteristischen Merkmale dieser Verbalklasse, zwei Radikale
und kurzer Vokal auf; die wenigen Pôlelformen (wie hhvj, hhvj, SSiïnn)
sind dem zweiradikaligen Verb mit langem Vokale nachgebildet ; das
Pi"el endlich drângte sich der Bildung von dreiradikaligen Wurzeln im
Qal naturgemass nach.
Imperativ unerklârlich ist, als Passiv (-- Reflexiv) aber den trefflichen Sinn gibt :
«Kr hat sich (auf den Herrn) verlassen ». Vgl. auch die passivische Niph'alform l'?j:.
' Vgl. Dp' - Dpi mit Indikativbelonung.
' Vgl. den folgenden Abschnitt.
" Vgl. Gesenius-K.autzsch, Grammaiik, § 67, Anm. 5.
- 85 —
Die Partizipien haben (auch ausser den nach dem dreiradikaligen
Verb normierten Formen) bis auf wenige Ausnahmen Ivio neben vi!2,
'^ïQ) dehniangen Vokal in der haupttonigen Masculinform angenommen :
2c; (nâsàb), 'Sic (mùphâz), danach wohl auch aDC mit dehnlangem è.
Bel vokalischen Zusâtzen tritt jedocli wie die altc Kûrze so die
Gemination wieder hervor, vgl. mmn Ez. 21, 14, i5, niSDia Ex. 28, 11.
Die Kopulativpartikel und die sogenannten Tempora conversa.
Bei Behandlung der Kopulativpartikel m- wurde noch eine ihrer
Funktionen spâterer Erklârung aufgespart, nâmlich ihre Verwendung
vor dem sogenannten Perfektum und Imperfektum conversum. In der
Form 1 vor ersterem, in der Form • mit folgendem Dagesch (resp. bei
Gutturalen •]) vor letzterem soll sie angeblich die Kraft haben, die Sphâren
von Perfekt und Imperfekt zu vertauschen. Die Erklârung des Imperfekts
mit Waw conversivum wird uns zuerst zu beschâftigen haben, da auf
ihr auch die des Perfektum conversum beruht.
In den Bildungen Supti, S'apm. '^apNl u. s. w. hat man bisher nur
zwei Bestandteile gesucht : wa und die Imperfektformen 1. Das Wichtigste
aber blicb unerkannt, dass in dem stândigen Dagesch zwischen beiden
Teilen noch ein drittes Elément enthalten sei und zwar das fur das
Wesen dieser Bildungen ausschlaggebende : ein den Prâfixen assimiliertes 1.
Zur Begrùndung dieser Annahme wie zum Verstândnisse ihrer Konse-
quenzen diene folgende aus alteren und neueren semitischen Dialekten
entnommenen Formenreihe, wie heterogen ihre Zusammenstellung auf
den ersten Blick auch erscheinen mag :
( lijaqtul
altarabisch : ^ .
I la[mj jaqtul
âthiopisch : lajeqtel
assyrisch :
lillik
lu allik
' Von einer der Widerlegung der Hypothèse, dass wa hier ideniisch sei mit
dem Verbum hâwâ, hâjâ « sein », kann man wohl absehen.
— 86
hebrâisch :
'icp^i
biblisch-aramâisch :
NinS
mudisch-aramâisch :
1 ^^?'
mandâisch :
Snapi:
SlTSpiS
syrisch :
neqtol
Aile dièse Formen sind ihrem Ursprunge nach gleich, vvenn sich
auch ihre Bedeutung zum Teil stark ditferenziert hat. L'eberall liegt die
Verbindung der Partikel 1- (la, li, lu) mit dem sogenannten Jussiv vor.
Ueber dièse beiden Bestandteile mûssen wir uns zunâchst prinzipielle
Klarheit verschaffen.
Das Altarabische besitzt zwei Partikeln la und li, deren Anwendung
in einer Weise ûbereinstimmt, dass man glauben darf, beide seien
ursprûnglich ein und dasselbe, und die Verschiedenheit ihres Vokals
beruhe in letzter Hinsicht nur auf dem Einflusse verschiedener Betonung,
so zwar, dass la ursprûnglich die betonte, li die unbetonte Form
darstellt. Darauf deutet lâhu « ihm » neben lirrdguli « dem Manne »
làm[a] jàqtul neben lijàqtul, wâhrend in jà lazâidin « heda Zaid » und
jà lalkuhûli walîschschubàni « heda Jung und Alt » beide Formen schon
vermischt scheinen. Sicher ist, dass beide Partikeln gleiches bedeuten,
indem sie zur Hindeutung auf einen Begrifl' oder vielleicht richtiger zu
seiner Fixierung dienen. Aus diesem Grunde wurden sie von den Urzeiten
der semitischen Sprache an vor Nomina und Pronomina vornehmlich dazu
gebraucht, um neben den einfachsten, notwendigen Satzteilen. Subjekt,
Prâdikat und eventuell nâherem Objekt, die keiner Hindeutung bedùrften,
das entferntere Objekt einzufiihren, fur das seiner seltneren Anwendung
wegen ein besonderer Hinweis nôtig schien. So wurden la und li im
Altarabischen meist Dativzeichen : in anderen Sprachen, z. B. im Ara-
mâischen trat 1- als Akkusativ- und Dativzeichen auf, weil nach
Abwerfung der Akkusativendung auch das nâhere Objekt ohne eine
Hindeutung unverstândlich zu werden anfing. Das Hebrâische setzt
gewôhnlich in aller Weise 1- vor Dative, erst in spâteren Stùcken der
Bibel auch vor Akkusative.
Beim altarabischen Verbum kann la und li sowohl das Perfekt wie
- 87 -
das Imperfekt begleiten, wiederum ursprûnglich dort, \vo der Erkenntnis
ihres syntaktischen Wertes ein Hindeutungszeichen dienlich war. Beim
Perfekt war dies der Fall im zweiten Telle eines hypothetischen
Bedingungssatzes, der dadurch als Ergânzung des Vordersatzes gekcnn-
zeichnet wird, âhnlich wie das entferntere Objekt als Ergânzung der
primitiven Satzteile. Beim Imperfekte steht zunachst li vor dem Modus
conjunktivus ; der Grund liegt darin, dass dieser vvesentlich zum Aus-
drucke des abhàtigigen Sat^es dient. Denn die ursemitische Modalunter-
scheidung hat den Zweck, die Grundbedeutung des Imperfekts, d. i. die
Bezeichnung der in der Verwirklichung begriffenen Handlung i einesteils
im Hauptsatze (modus indicativus), anderenteils in den vom Hauptsatze
innerlich abhângigen Satzgefûgen (modus conjunctivus) zum sprachlichen
Ausdruck zu bringen : und in dieser Hinsicht muss die Ansicht der
arabischen Grammatiker von der Verwandtschaft zwischen Nominativ
und Indikativ, Akkusativ und Konjunktiv als ein beachtenswerter Wink
angesehen werden.
Hiernach begreift man die Verwendung von li vor dem fînalen
K.onjunktiv, der sich zu seinem Hauptsatze wie das Adverbiale zu den
notwendigen Satzteilen Subjekt, Prâdikat und Objekt verhâlt.
Sodann steht la und li vor dem Jussiv. Was bezeichnet aber der
Jussiv ? Zunachst wie jedes Imperfektum eine in der Verwirklichung
begrifFene Handlung. Wenn aber die beiden Modi Indikativ und
Konjunktiv dazu dienen, dièse Handlung bald als eine syntaktisch
unabhângige, bald als eine abhângige hinzustellen, so enthâlt der Jussiv
nicht etwa noch einen dritten abweichenden Modalbegriff, sondern er
ist ursprûnglich die in der Anlehnung an ein folgendes Wort neben-
tonig ' gewordene Imperfektfortn , das verbale Gegenstiick zum Status
constructus des Nomens.
Die Nebentonigkeit des Jussivs zeigt sich vor allem in der Behandlung
seiner Endungen. Wie das Nomen im Status constructus die den lang-
vokaligen Tonsilben folgenden Endungen -na und -ni abwirft (vergleiche
bànù, bànî statt banuna, banina und 'àbdà, 'àbdai statt 'abdani, 'abdâini),
' Vgl. Reckendorf: Die syntaktischen Verhâltnisse des Arabischen, S. 52 f.
Entsprechend dieser Bedeutung wàre es richliger, von einem semit. Imperfektiv
(neben einem Perfektiv) zu reden.
— 88 —
so verliert das als Jussiv gebrauchte Imperfektum die gleichen Suffixe
(vgl. jàqtulu statt jàqtulùna, tàqtulï statt tàqtulî'na, jàqtulà statt jàqtulàini
u. s. w.). Wâhrend aber an diesen Imperfektskùrzungen auch der
Konjunktiv teil hat, wodurch er sich als schwàcher akzentuiert als das
regierende Hauptverb offenbart, fallen im Jussiv auch noch die kurzen
vokalischen Endungen des Imperfekts ab, so dass statt jàqtulu, tâqtulu,
'âqtulu nur jàqtul, tàqtul, 'àqtul steht, endlich verkûrzen die Verben
tertiae j und \v sowie die zweiradikaligen mit langem Vokalc sogar
den Stamm : jàrmi, jà'zu, jàqul, jàbi' statt jàrmî, jâ'zù, jaqulu, jabi'u.
Dièse Verkûrzungen dûrften entscheidend fur die Konstatierung der
Nebentonigkeit sein. Wirft man nun ein, dass doch der nebentonige
Status constructus seine kurzen Endungen bewahre, so ist zu beachten,
dass ihm dafur die Nunation versagt ist, und weiter besonders, dass seine
kurzen Endungen meist durch Verschmelzung mit folgendem Artikel
ihren Silbenwert einbûssen.
Da Nebentonigkeit stets eine durch den Satzakzent bedingte Ton-
verminderung bedeutet, um dadurch ein anderes Wort um so krâftiger
hervortreten zu lassen, so muss in der Umgebung des Jussivs irgend
ein haupttoniger Satzteil vermutet werden, der jenen gewissermassen
beherrscht. Verschiedene Grûnde sprechen nun dafûr, dass das nach-
folgende Wort dièse Rolle spielt.
Solches leuchtet zunachst fur den Fali ein, dass der Jussiv ohne
Partikel zu Beginn eines Satzes steht : so in Aufforderungssâtzen und
im zweiten Gliede der Bedingungssâtze.
VVird aber der Jussiv durch Partikeln eingeleitet, so kann er
unmôglich als von diesen beeinflusst, d. h. als ihre Enklitika angesehen
werden. Das geht aus gewissen abnormen Verkûrzungen dieser Partikeln
im Altarabischen hervor, die ihren Grund nur in einer âusserstschwachen
Betonung haben kônnen. So wird zunachst stets (ausser vor ma) li, und
nicht la vorgesetzt ; weiter wird statt wali- und fali- meist nur wal- und
fal- gesagt; endlich fur lama, d. i. la mit der Négation, kommt uberhaupt
nur die Abkurzung lam i vor. Nach Analogie dieser Partikeln kann
ziemlich sicher auch auf die Tonschwiiche von là vor dem Jussiv
' Indem lammâ schon eine weitere Zusammensetzung aus la -)- ma « nicht»
-)- ma (Pron. inde(iniium) isi.
- 89 -
und diejenige der zur Einleitung eines Bedingungssatzes gebrauchten
Wôrtchen geschlossen werden i.
Nun weist die altarabische Litteratiir zwar wohl auch Fâlle auf, wo
dem Jussiv kein weiteres Wort nachfolgt, und er demnach haupttonig
gebraucht sein wird - : das beweist jedoch nur, dass im Altarabischen die
ursemitischen Tonverhâltnisse oder, was das Gleiche bedeutet, die alten
syntaktischen P'orderungen niciitalle mehrscharf beobachtet worden sind^.
Betrachten wir nach Feststellung der Nebentonigkeit des Jussivs
seine Bedeutung fur den Fall, dass er mit den Partikeln li und iam
(= lama) auftritt. Mit ersterer drûckt er im Altarabischen eine Aufforde-
rung aus : lijàqtul = er môge, soll tôten ; dièse Bedeutung ergab sich
aber aus dem âlteren hindeutenden Sinne : « da (dannj tôtet er » âhnlich
wie die Befehlsbedeutung in là tàqtul (S'cpri ah) aus âlterem « du tôtest
nicht ».
Mit iam verbunden heisst jàqtul ursprûnglich nur : « da tôtet er
nicht » ; daraus entwickelte sich im Altarabischen wegen seines vor-
wiegenden Gebrauches in Sâtzen, die eine Handiung der Vergangenheit
als noch andauernd schildern und wahrscheinlich meist in Fortsetzung
eines Perfekts (Perfektivs) die Bedeutung des Prœsens historicum : « da
tôtete er nicht ».
Auch im Aethiopischen hat sich ein affirmativer Jussiv mit la ent-
wickelt : lajeqtel, und zwar mit dem auffordernden Nebensinn ; ob die
Pànultima noch nebentoniggesprochen wurde, lâsst sich nicht ausmachen.
Das Assyrische bietet Analogieen sowohl zum imperfektivisch-auf-
fordernden wie perfektivisch gebrauchten Jussiv mit li. Ersterer liegt im
' Vielleicht dass ein 'in « wenn » auch als die Verkûrzung von 'inna zu
nehmen ist, vgl. Reckendorf, Synt. Verhàltnisse, S. 62, Anm. i.
' Es wâre sehr dankenswert, wenn iemand die alteren Dichier zur Kon-
statierung des Zahlverhàltnisses zwischen Jussiven mil und ohne Begleitung
durchginge.
« Auch der ursemitische Imperativ muss auf Grund seiner gekurzten
Endungen nebentonig gewesen sein, d. h. er muss stets in einem folgenden
hauptbetonten Worte seine Stutze gehabt haben. Und zwar durfie er sich
meistens an einen Vokativ angelehnt haben, mit dem zusammen er im
Hebrâischen stets als ein Sprechtakt gilt. Die Nebentonigkeit des Imperativ
hat im Hebrâischen die Formen isS, 'np, n:n u. s. w. erzeugt, die haupttonig
i;S, inp, n;p lauten wurden.
- 90 -
sogenannten Prekativ vor, \vo lu mit dem Imperfektum und zwar der
III. pers. masc. und fem. des Singulars und Plurals und I. pers. sgl.
zusammentritt i :
lillik « er môge gchen » (statt lù-illik)
lullik « ich môge gehen » (statt lû-allik)
lùtallik « sie môge gehen ».
Hier iiisst die stândige Kontrahierung von lu mit folgcnder vokalisch
anlautenden Silbe vermuten, dass keine von beiden betont war, vielmehr
der Neben- (oder vielleicht schon Haupt-)ton auf der Endsilbe des Wortes
lag. Anders bei dem perfektivischen Jussiv :
lu allik « ich ging ».
Hier dùrfte das Unterbleiben der Kontraktion von lu und allik die
Betonung der Pânultima des Verbs beweisen.
Endlich zeigt das Assyrische auch noch ein (tonverândertes ?)
Permansiv mit vorgesetztem lu, das Kohortativbedeutung hat. Dièse
Form dûrfte eine Analogiebildung zu dem imperfektivisch-auffordernden
Jussiv mit lu sein, wie das spâter zu besprechende hebrâische Perfektum
conversum eine solche zum perfektivischen Jussiv darstellt.
Im Hinblick auf die vorstehenden Formen ist nun das hebrâische
sogenannte Imperfektum conversum nach Form wie Bedeutung un-
schwer zu erklâren. Ein Scp"!, 'l'cpm u. s. \v. entspricht formell altem
\val(i)jàqtul, -walliltàqtul, wobei die Partikel l- durch stândige Assimi-
lation an den folgenden Laut verloren ging und das a der Pràfixsilbe
ii'cgen ihrer Nebentonigkeit in i veni'andelt unirde. Seine Bedeutung hat
sich zu der eines Prasens historicum verengt, indem es, wie das stets
vorgesetzte \va « und » oder « dann » deutlich an die Hand gibt, ur-
sprûnglich nur zur P'ortsetzung eines vorhergehenden Perfekts diente.
Nachdem die mit I(-i-aj verbundenen Jussivformen ausschliesslich in
perfektivischem Sinne gebraucht wurden, diente zum Ausdrucke einer
Aufforderung (altarab. lijàqtul) nur noch der blosse Jussiv, z. B. v^t'^
« er hôre » lyj 55, 20), it\2T\ « es werde aufgeschrieben » [\p 102, 191.
Das Biblisch-Aramdische bewahrt nur wenige Reste eines Jussivs mit
li in den schon oft, aber nie genûgend gedeuteten ^ Formen NinS (mnS),
' Vgl. Delilzsch, Assyr. Gramm., | gS.
* Vgl. Strack, Abriss d. Bibl. Aram., | 16. m.
- 91 -
rnS und rin\ Sie sind aus li-jehw'ê, li-jehwbn, li-jehw=jân ganz âhnlich
kontrahiert wie assyrisches lillîk aus lù-illik. Ob sie stets noch Neben-
tonigkeit bewahrt haben, lâsst sich nicht klar darthun ; doch schcint die
Beibehaltung des pluralen -n dagegen zu sprechen. Die Bedeutung der
biblisch-aramaisclien Jussivreste mit ii ist imperfektivisch, zum Teil mit
aufforderndem Nebensinn : ihre Stellung ist besonders die im abhângigcn
Nebensatze.
Der Talmuddialekt zeigt die im IJrsemitischen mit j prâfigierten
Imperfektformen bald mit j, bald mit 1 oder n anlautend, also '^•cp\
^"Cp'^, S^p;. Hier ist natûrlich die mit 1 beginnende Form ein Kontrak-
tionsprodukt, bestehend aus der alten Jussivform und li ; die Form '^iapa
kônnte entweder aïs die gleiche mit biossem Liquidenwechsel angesehen
werden, oder aber man hat zu einer Zeit, als die hindeutende Rraft
von li noch gefùhlt wurde, dièse Partikel mit dem sinnverwandten "in
vertauscht. Die Bedeutung dieser Formen weicht nicht von der des
reinen Imperfektivs ab.
Das Mandàische besitzt ebenfalls Doppelformen beim Imperfekt :
'^Tcp'': und '^Tcp'''^, woneben '^■:'cpi vollstândig ausgestorben ist. Indem
man vergessen hatte, dass die ersteren Formen alte jussivische Zusammen-
setzungen seien, kam man dazu, durch sie das Imperfektum in seinem
ganzen Umfange zu ersetzen.
Das Syrische endlich hat auch noch die Form ^cp^ abgestossen und
gebraucht nur die Paralleibildung ^cp: resp. néqtol in der Funktion des
Imperfekts Indikativ, Konjunktiv und Jussiv. Die Partikel 1- aber lebte
vor dem Verbum weiter in der Konjunktion l'^mâ, dalmâ, dam (bibl.-
aram. na''^ n, talm. N>2^'-, mand. .xa'^nv) = [di -la-mâ, die vor allen
Tem'pora stehend eine zweifelnde Frage einleitet. Dass hebrâisches n>2^
nach Form und Bedeutung diescn Partikeln gleichzusetzen sei, wurde
oben schon angedeutet '.
Aus den vorstehenden Ausfûhrungen lassen sich noch verschiedene
fur die Ton- und Vokalverhâltnisse des hebrâischen Imperfekts wichtige
Schlûsse ziehen. Da es sicher ist, dass in "^upil « und er tôtete », in S'cp''
« er môgc tôten » und natiirlich auch 'iBpn"'iî< « tôte nicht» alte Jussiv-
' Siehe S. 82.
— 92 -
formen vorliegen, so muss ihre Ultimabetonung verhâltnismâssig neuen
Ursprungs sein.
Nach den Rcgeln der hebrâischen Akzentverschiebung mussten
ursemitische eintonige Jussivformen im Hebrâischen aufder Panultima,
zwcitonige auf der Antepânultima und Ultima betont werdcn, also :
waljàqtul
— waljàqtul
=
'^TSp^«_1
waljàskab
— waljàskab
=
23U?ji1
wàljudàbbir
— wàljudàbbir
=
ian*i
waljàrid
— waljàrid
=
iT-n
waljàbki
— waljàbki
=
■lïn
waljàqum
— waljàqum
=
°i?r.
wàljaqumu
— wàljaqijmu
=
'Qipll
jl TT
lijàsma'
— (li)jàsma'
=
vaï?_^
waljà'murù
— waljà'murù
=
noN'i]
waljàridù
— waljàridù
=
mil
litàsma'î
— (li)tàsma''i
=
lynïrn
là tàqtulù
— là tàqtulù
=
i^rpp (^x) nS
Doch hat sich nur ein kleiner Teil dieser lautgesetzlich rekon-
struierten Formen im Hebrâischen erhalten ; die meisten haben eine Ton-
verânderung und im Gefolge davon auch Aenderungen in den Vokalen
erfahren. Beim regelmâssigen dreiradikaligen Verbum trat in eintonigen
Formen der Akzent fur gewôhnlich auf die Ultima. Das gcschah in Folge
von Kontamination des Imperfekts Indikativ mit dem Jussiv. Der
perfektivische Gebrauch des Jussivs verwischte mehr und mehr seine
Urbedeutung und Urbetonung, ebenso ward wa + Dagesch nicht mehr
als Produkt von zwei Elementen empfunden, sondern als einfachc verbale
Kopulativpartikel genommen, mit der man jedes koordinierte Imperfek-
tum verbinden zu dùrfen meinte, ausgenommen das des Wunschsatzes,
z. B. laii « und er môge mitteilen » (Jud. 14, i5). War somit kein
àusseres Mittel mehr vorhanden, um das haupttonige und nebentonige
Imperfektum resp. das mit Endvokalen versehene und das abgekûrzte
zu scheiden, so waren die Bedingungen fur Kontamination beider Form-
reihen vorhanden, und es entstanden im regulâren Verbum Einheits-
- 93 -
formen, die die Vokale des Jussivs mit der Betonung des Indikativs
verbanden. Noch genauer kônnte man sagen : der Akzent des Jussivs
nahm zunâchst die Tonstelle des Indikativs an, und spâter erst dessen
Tonstdrke ; denn wenn jàqtâl nicht erst durch jaqtôl zu jiqtôl geworden
ware, so liesse sich der nur vor dem Nebentone môgliche Uebergang von
a zu i in geschlossener Silbe niciit begreifen. Doppeltonige Formen wie
l'iapri, '^ruJri scheinen im Vokale ihrer ersten Nebentonsilbe spâter durch
die eintonigen beeinflusst zu sein, so dass sie zu l'^'apn und U3U?n
wurden.
Im Bereiche des unregelmâssigen Verbs vverden jedoch die Indikativ-
und Jussivformen besser auseinander gehalten : so im Verbum ■>';: :
pi;'^i und p3i!î% -^1 und n'y^ i, (-^^i und ^Sii), besonders aber in den zwei-
radikaligen Verbalklassen und dem Verbum n'h, \\o der Indikativ auf
nicht apokopierte Formen zurùckgeht und der Jussiv in alter Weise nicht
nur Apokopierung der kurzen Endungen, sondern auch Stammver-
kûrzung zeigt : also jasôbb (= jasôbbu) neben wajjasâb (= waljàsub),
jaqùm (= jaqumu) neben wajjaqâm (= waljàqum), jabîn (= jabî'nu)
neben wajjabaen (= waljàbin), jiglje (= jaglâju resp. jaglâja) neben
wajjîgœl (= waijàgli, wajjîgil) u. s. \v. -
Von anderen unregelmâssigen Verbalstâmmen zeigt z. B. "lax
den Unterschied zwischen Indikativ und Jussiv : laxi und "!G!<>1.
Hierbei liegt aber dem Vokalismus beidemal nur die Jussivform zu
Grunde ; denn aus jà'mur resp. jà'mir wurde laN', erst aus dieser aber
"IQn'i, indem man irrtiimlicherweise von unbetontem se auf betontes a
statt i schloss. Dieser Vorgang wirft Licht auf das auffâllige Verschwinden
des alten Imperfekts mit i im hebrâischen regelmâssigen Zeitwort. In
geschlossener Silbe hinter dem Tone musste i (ebenso wie a) zu ae
werden ; bei der spâteren Betonung dièses œ entschied sich das Sprach-
gefùhl fur Entwicklung eines a, und i starb beim regelmâssigen Imper-
fektum aus.
Neben dem sogenannten Imperfektum conversum, besser Jussiv-
Imperfekt genannt, kennt das Hebrâische auch noch ein Perfektum
' Der kurze Prafixvokal kônnte durch die alten Verben i'2 in der Qualitât
beeinflusst worden sein.
' Zum Teil dûrften auch dièse hebrâischen Jussivformen haupttonig ge-
braucht sein.
- 94 -
conversum, d. h. ein stets von der Partikel • begleitetes Perfckt (Perfektiv),
das in der II. pers. sgl. masc. und I. pers. sgl. comm. doppeltonig auftritt :
also rh-cp") « und du hast getôtet » (genauer : « da bist du Tôter
gewesen »i, ,i\t «da ist es geschehen » u. s. vv. Dièses Perfektum conver-
sum scheint eine dem Ursemitischen unbekannte Neuschôpfung spâterer
Sprachen zu sein, und zwar, so weit man bis jetzt sehen kann, des Hebrâi-
schen, Assyrischen und vielleicht Aramaischen. Anlass zu dieser Neuerung
durfte die alte Teilung des Imperfekts in haupt- und nebentonige
Formen geboten zu haben, die man beim Perfekt naciizuahmen trachtete.
Also wâre das Perfektum conversum wohl ursprunglicii als nebentonig
anzusetzen, und stets im engen Anschluss an ein folgendes Wort
gebraucht worden. In Anlehnung an jàqtul wâre nun im Hebrdischen
ein qàtal, an tàqtulf ein qàtalti, an jàqtulil ein qàtaiù gebildet. Die grôsste
Wahrscheinlichkeit fur dièse Hypothèse ergibt sich aus der Kûrze des a
von Siap, die entschieden auf eine Form mit apokopierter kurzen Endung
zurùckfûhrt, da sonst '^'cp zu erwarten wâre. Nur muss man fur dièse
Form die spâtere Rontamination von haupt- und nebentoniger Bildung
annehmen, wodurch sich der Vokal der nebentonigen Form mit der
Tonstelle und Tonstârke der haupttonigen verband, so dass aus qatal
(qataïl) und qâtal ein qâtâl wurde i. Endiich scheint die nebentonige
II. pers. plur. masc. und fem. sowie die I. pers. plur. comm. entweder
gar nicht existiert zu haben oder wieder ausgestorben zu sein, denn ein
DFiSiap, ]ri'iï;p, ijSisp ist nicht ùberliefert. Ob die III. pers. sgl. fem.
und III. pers. plur. comm. sich noch mit nebentoniger Ultima gehalten
haben, lâsst sich wohl nicht entscheiden.
Von den Spuren des assyrischen Perfektum (Permansivumi conver-
sum, das mit vorgesetztem lu das Imperfektum conversum noch besser
kopiert als das hebrâische, war oben kurz die Rede ; mit seiner Kohor-
tativbedeutung schliesst es sich ganz an ursemitisches lijàqtul an.
verbindet aber mit der Aufforderung auch schon die Idée der verwirk-
lichten Handlung. Fiir die Annahme eines Perfektum conversum im
Aramaischen spricht allerdings nur eine Form, die der I. pers. sgl. comm.
nSiap (syr. qétlaeth). Der stândige Vokal der ersten, das Schwa der
' Doch durften sich auch nebentonige Formen erhallen haben, wie aus
in neben in hervorgeht.
- 95 -
zweiten Silbe zeigt an, dass auf der ersten Silbe mindestens ein Nebenton
(im Syrischen der Hauptton) ruht. Dièse dem Altsemitischen fremde
Tonstelle entspricht aber so sehr den Bedingungen, unter denen wir
das hebraische Perfektum conversum habcn entstehen sehen, dass
man mit Wahrscheinlichkeit auch hier eine konvertierte Perfektform
annehmen wird, deren Entwicklungsphasen qàtaltï — qàtalti — mit
Epenthese qàtalit — qft'^lèt — endlich haupttoniges bibl. aram. qit'léth,
syr. qétla.'th wâren. Nur im Verbum n'i hat sich die unkonvertierte Form
gehalten : n^Sa = galaiti, ferner im Haph'el der zweiradikaligen Verben
mit langem Vokal nc'pn, sowie stets auch vor dem Personalsuffix :
z. B. (syr.) q^tâlteh « ich habe ihn getôtet » = qatâltihi.
Ueber die ursprungliche Form des hebrâischen Artikels.
Oh der hebraische Artikel ti (rcsp. vor Gutturalen n, n, n) auf
al- d. h. die Form des arabischen Artikels oder auf die besonders im
Aramâischen hâufig vertretene Deutewurzcl hâ zuruckgehe, ist bisher
eine ungelôste Frage. Gegen die erstere Ansicht sprach es, dass die
Assimilation von 1 an folgenden Konsonanten innerhalb des Hebrâischen
nur in sehr geringem Masse angewendet schien ; gegen die andere aber,
dass der Uebergang von langem a in kurzes a mit Dagesch gar nicht
weiter zu belegen war. Nun hat sich aber aus dem vorstehenden
Kapitel ergeben, dass ursemitisches 1- im Hebrâischen jedem Kon-
sonanten assimiiiert werden kann, vgl. waljaqtul = S'upil, wal'aqtul =
S'upNl u. s. w. ; zu diesem wal = "i resp. vor Gutturalen i muss al = 'H
resp. 'n als das genau entsprechende Gegenstùck angesehen werden.
Ursemitisches hà hâtte im Hebrâischen nur in, allenfalls n ergeben.
Dazu bliebe noch das Auftreten von Dagesch im folgenden Buchstaben
ejn grammatisches Râtsel ; denn mit verschiedenen neueren Grammatikern
annehmen, Dagesch sei spâter zum Zwecke festerer Silbenverbindung
eingesetzt, hiesse eine âusserliche Mâche in die organische Entwicklung
der Sprache hineintragen.
96
Hebrâische Entwicklung der altsemitischen Vokale
in geschlossener Silbe.
Da das Altsemitische ausser in der metrischen Pausa nur kurzvoka-
lische geschlossene Silben kennt, so kommen hier langvokalische Silben
nicht in Betracht.
Hauptregel : Die Quantitât der altsemitischen Vokale in geschlossener
Silbe bleibt im Hebrâischen gewahrt ; hingegen weicht ihre Qualitât
vielfach von der alten ab.
A. KURZE VOK.ALE IN GESCHLOSSENER SILBE VOR DEM TONE.
In eintonigen Wôrtern erscheint
a) vor dem Haupttone
a als a (-^) : mâlkatu — malkâtu — naSa
târblj(a)tu — tarbijtu — n'ain
vor "! auch als ae (-^) i : mârhabu — marhâbu — ania
i als i (-r-) : tis'atu — tis'àtu — nyrn
mizmàru — mizmàru — "linTO
vor oder hinter einer Gutturalis 2 meist ae {-^) :
' mihzajaju — mihzajâju — .Tînc
'ibratu — 'ibrâtu — max
u teils als u (—) : ' tùm'atu — tum'âtu — nNac
' sulkhanu — sulkhanu — ]nSc*
hâufiger zumal vor oder hinter Gutturalen als â (-^) :
hùkmatu — hukmâtu — rrasn
' rûhbatu — ruhbâtu — nam
' Uebergang zu i weist auf urspriinglich nebentonige Forinen hin. vgl. den
folgenden Abschnitt.
' Ausnahmen sind mnx, VSS u. a.
— 97 -
vereinzelt aïs i ( .-) resp. œ (^^) :
bunjânu — bunjànu — vja
khusranu — khusranu — piçn
b) vor dem Nebentone
a aïs i {-^) : màrbidu — marbîdu — ya-jç
• gàlgalu — galgàlu — SaSa i
' kàbschatu — kabschàtu — nwas
vor Gutturalen und seltener vor andern Lauten aïs a {-^) :
mà'kalu — ma'kàlu — Ssxa
màlkatu ~ malkàtu — nsSn
i aïs i (—-) : tis'atu — tis'àtu — nyurn
unter Gutturalen meist aïs se (^ :
'isba'u • — 'isbà'u — vaïK
u teils als u (-^) : ' tùm'atu — tum'àtu — nNDTD
hâufiger zumal unter Gutturalen aïs â (^ ) :
hùkmatu — hukmàtu — najn
' qùdqudu — qudqùdu — "^p^p
endlich auch wie vor dem Haupttone aïs i und ae.
In doppelttonigen Wôrtern erscheint vor dem Haupttone
a aïs a {-^) : ' qâtaltù — qàtaltî — ^nSisp
i als a (^-) - : ' kâbidtù — kàbidtf — 'mas
u aïs â {-r-) : ' wâkulta — wàkulta — nSs'
B. KURZE VOKALE IN GESCHLOSSENER SILBE HINTER DEM TONE.
Es erscheint vor (Haupt- wie) Nebenton
a aïs as (^j-) : waljàiqaz — waljàiqaz —
' Haupttoniges SaSs und nebentoniges hlhi gehoren zu einander.
* Vgl. auch die Eigennamen inn^iQ = màu'idjâhu, inna'" -= 'àbidjâhu,
n'VUJin = hàuschi'jâhu.
7
- 98 -
vor Gutturalen als a (-^) : jàsma' — jàsma' — 'Jpvi
i als ae (-rr-) : (mâlki) — mâlik — tjSd
waltàlid — waltàlid — iSm
vor Gutturalen als a {-^) :
(nâ'lu) — nâ'il — hv2
' juschâmmikh — juschâmmikh — nniT'
hinter j als i {-^) : (bàiti) — bâjit — iria
u als â (-r-) : waljàqum — waljàqum — npii
bei Konkurrenz mit Gutturalen und ^ als a (^-) :
waljànukh — waljànukh — nJil
waljàsur — waljàsur — lyi'i
C. RlIRZE VOKALE IN GESCHLOSSENER TONSILBE.
Unter dem Haupttone erscheint
a als a {-=-) : ' qatdltâ — qatâltà — nSap
ialsa ( ^): ' kabi'dtâ — kabi'dtâ — ma:
bi'nti — binti — n:2 = n3 1
u als o ( -): ■ wagûrtâ — wagûrtâ — mi'
Unter dem Nebentone erscheint :
a als a {-^) : màmlakàtu — màmlakatu — niaScG
vor 1, S, N, n und teilweise auch n als œ {^^) :
' màrkabatu — màrkabâitu — niaaic
■ màlqahîna — màlqahîna — D'npSa
■ in'àmanàtu — nà'manatu — niJONJ
desgleichen D'Nsna, nicnn;, doch nnSya, niiny: u. s. w.
i als i (-^) : ' midbariki — midban'ki — T^tain
unter Guttur. als ae (^ : ' 'iljanatu — 'iljànâtu — n:vS3;
u als u t~^) oder â (-r-j : sùlkhanâtu — sûlkhanatu — niJn^C
" dùrbàniitu — dùrbânatu — nijai"
• ■ ii'dii = (mS) mS, ■ qâtiiu =:. (nSnp) nS^'p u. s. w.
99 -
Ueber den Wechsel von a und i vor dem Haupttone.
Das Hebrâische zeigt gegenùber dem Altsemitischen in geschlossener
Silbe vor dem Haupttone verschiedene auffâllige Vokalunregelmâssig-
keiten, so ôfters a an Stelle von i : nnEQ neben miftahu, i an Stclle
von a : v^'C neben mâzra'a(tu), teils i, teils a statt stândigem alt-
semitischem a: Sbp'' neben jaqtulu, pbi neben ' jânbuqu u. s. w. Woher
stammt dièse weitreichende Differenzierung?
Der auffâlligste Wechsel in den Vokalen findet bei den m-Prafixen
der Nomina statt. Das Altarabische wendet das Prâfix ma- zur Bildung
der nomina loci, das Pràfix mi- zur Bildung der nomina instrument! an.
Die hebrâischejT Grammatiker glaubten bisher in dieser Unterscheidung
etwas spczifisch Arabisches erblicken zu sollen ; denn nicht wenige der
hebraischen nomina loci haben die Vorsatzsilbe mi- (z. B. niM2, inca),
und die Mehrzahl der hebraischen nomina instrumenti beginnt mit ma-
(z. B. n^pNQ, niTin, "c^nsa, ninra, vnn, niiaùrn); von einigen Wurzeln
endlich fâllt das nomen loci mit dem nomen instrumenti zusammen
(z. B. i3ia Ort des T-reibens und Organ zum Sprechen, nnsn Ort des
OefFnens und Mittel zum Oeffnen i).
Trotz dièses Durcheinanders von Formen lâsst sich aber dennoch
darthun, dass das Hebrâische auf altérer Stufe die altsemitische Scheidung ^
zwischen nomina loci und instrumenti geteilt haben muss, die Ver-
mischung aber erst in Folge der hebraischen Vokalgesetze oder aus-
gleichender Analogie geschah.
Die nomina loci mit dem alten Prâfix ma- behielten im Hebraischen
ihr à zunâchst ûberall vor dem Haupttone ; vor dem Nebentone
rausste a zu i werden, ausgenommen dort, wo ein Gutturalbuchstabe
folgte, wie bei iiyo. atya, SsNn, .unn, Tirna, rhrx'D ; weiter bei Assimi-
lation von silbenschliessendem : resp. ■> mit folgendem Konsonanten, wie
in 3ïa, "T2'2, VD2 : sodann wo der a-Laut mit einem konsonantischen
Begleiterkontrahiert wurde, wie bei Nïia, "pia, ^'pio» «riia, ^ipip {'O'^'O) ;
endlich \vo ma in ofFene Silbe zu stehen kam, wie bei oipa, "^iriD, yh'û,
' Die Lexika erschliessen zwar aus nnSQ einen stat. abs. mit i ; doch wird
aus dem Folgenden klar werden, weshalb ich nnEC vorziehe.
— 100 —
nijp. Dadurch gelangten aile nomina loci auf den Standpunkt, den die
spâter noch lebendig gebliebenen Bildungen yaïc — va^^s, riTta — mia,
"!3U?p — -izurc, ]yu:2 — IVCG 1 einnehmen.
Mit dem Eindringen des i vor den Nebenton musste aber eine
formelle Vermengung der nomina loci mit den nomina instrumenti, die
vor Haupt- und Nebenton ihr ursprùngliches i hielten, um sich greifen,
und es ward ein Zustand geschaffen, wo das schwâchcr gewordene
Sprachgefùhl in den haupttonigen Formen der nomina loci a durch
das i des Nebentones resp. des Instrumentalprâfixes immer hâufiger
ersetzte, bis zuletzt bei Formen mit a in der Endsilbe ein i in der Vorsilbe
als normal empfunden wurde, im Gegensatze zu Wôrtern mit e in der
Schlusssilbe.
Dièse Vorgànge erklâren jedoch noch nicht, warum in die nomina
instrumenti a statt i eindrang. Dieser Wechsel wird ausgegangen sein
von solchen Bildungen, die neben sich gleichradikalige nomina loci
hatten, z. B. laia (' mfdbaru) « Mund », ninc (mi'hzajaju) « Fenster »,
neben ' taia (mâdbaru) « Trift », und nTna (mâhzaju) « Vision »
eigentlich « Ort des Sehens - ». Analog zu diesen fuhlte man in jenen
vor einem Nebentone das i als Verdûnnung von a und setzte letzteres
dann regelmâssig in die haupttonige Form ein, wenn dièse è in der
Endung hatte •', z. B. yïic fur mirsê', nnnc fiir miftê'h, 'jycc fur
misch'én, s'iTS fiir mizlè'g u. s. vv.
Die Differenzierung der Wôrter mit dem alten Prafix ja- in solche
mit ji- und ja- beruht ursprùnglich auch auf nichts anderem als ihrem
bald nebentonigen bald haupttonigen Gebrauch. So erhàlt das hebrâische
Imperfektum Qal das Prafix ji- (ti-, ni-), weil ihm der alte nebentonige
Jussiy zu Grunde liegt, (ursemitisch jàqtul — hebrâisch jiqtôl), mag auch
spâter nach Untergang der Indikativform deren Hauptton auf jiqtôl
ùbertragen sein ^. Wo aber die mit ja- oder ta- gebildete Form nie oder
' Vermutlich auch ' npï:^ — riPSC ]2nO — ' pria, u. a.
' Zur nahen Verwandtschaft des nomen loci mit dem nomen actionis
vgl. deutsches : Gang, Sicht u. a.
' Einerlei, ob von jeher oder erst auf hebr. Entvvickiungsstufe.
* Der Ansicht de Lagardes und Barths, dass das Ursemitische den Vokal des
Imperfektprâfixes je nach dem der Stammsiibe habe wechseln iassen, vermag
ich nicht beizustimmen. Wenn im Aitarabischen die A- und I- Imperfekte im
— 101 —
seltener nebentonig verwendet wurde, wie in Eigennamen n:s% pa',
laip oder Wôrtern wie ï]rc:"i (Eule?), mp'i' (Ranzen) i, da findet
auch kein Uebergang von a zu i statt. Man wende nicht ein, dass doch
Eigennamen wie n"n% nnE'' i und nicht a aufweisen : denn dièse Namen
sind nur Veriiûrzungen aus den volleren n'm'î% 'iN'nnS', aiso ursprunglich
nebentonig. Nach ihrem Muster dûrfen wir unbedenklich aile solche, die
aus einer Imperfektform mit i bestehen, fur verkùrzte Wortkompositionen
erkltiren, so dass nnz' ein ursprûngliches irinn^"» oder ■^Ninz'», "in;' ein
■n'>''iNa% nsci ein M»nzw"'' reprâsentiert.
Weiter vvird auch im Perfekt und Partizip vom Niph'al und Hiph'îl
der regelmiissigen Verben in Folge nebentoniger Aussprache altères a, das
noch die Verben i'ï;, i'-: sowie die meisten zweiradikaligen aufweisen,
in i ùbergegangen und sodann unter jedem Tone festgehalten sein. Als
ursemitisch lâs'st sich das so verdrângte a allerdings nur im Hiph'îl nach-
weisen (vgl. altarab. 'âqtala, âth. 'aqtdla) : im Niph'al wird es erst auf
einer spateren Stufe entstanden sein, indem bei den dreiradikaligen
Verben nach Schwund von ursemitischem nichthaupttonigen '+i der
Vokal der folgenden Silbe zwischen den Prâfixkonsonanten und ersten
Radikal zurùckgeworfen ward (also altsem. 'inqàtala — althebr. ('i)nqatdla
— naqtâla — nebenton. niqtàl), und analog diesem a bei den zvveivoka-
ligen Verben nach Schwund von ' + i ebenfalls a als Prafixvokal eintrat
(also altsem. "inqàma — hebr. ('i)nqama — naqama — nebentoniges
n'q'àm — zurûck zur Haupttonigkeit nâqô'm). In Anlehnung an Niph'al
und Hiph'îl wird dann auch das Perfekt Pi^el' das a seiner ersten Silbe
in i umgewandelt haben.
Entstehung der Segolatformen.
a) Singular. Die altsemitischen dreiradikaligen Bildungen mit einem
Stammvokal zwischen dem ersten und zweiten Konsonanten, wie
malku(-i-a), sifru(-i-a), qudsuf-i-a), mussten auf hebrâischer Lautstufe
Prâfix i statt a annehmen kônncn, so scheint mir dièse Erscheinung wie im
Hebrâischen den nebentonigen Formen (Jussiven) zu entstammen.
' Dagegen dûrfte in Folge haufigeren nebentonigen Gebrauches 'jâsharu «Oel»
sich zu inï^ entwickelt haben.
— 102 —
zunâchst in ihren Flexionsendungen dadurch erleichtert werden, dass
-u mit -i zusammenfiel, also nur i2^c, n3^)2 ; '"i2c, mgc, 'ï?Yp, nurip
ùbrig blieb. Mit dem Schwund aller Kasusendungen in den meisten
ùbrigen Nominalklassen ging das Gefûhl fur die richtige Unterscheidung
der wenigen erhaltenen Reste endlich ganz verloren ; die unbetonte
Endung a ward fast nur noch als richtungsbezeichnendes Suffix angc-
sehen, i erschien vôllig inhaltsleer und ging damit weiterer Verkùrzung
entgegen. Dièse bestand manchmal in Fâllen, wo ein T-iaut, seltener
X-laut letzter Konsonant vvar, darin, dass Schwa mobile an seine Stelle trat,
z. B. nîrdi — "n;, qûsti — T2'ù:p (vgl. dazu in der Verbalflexion qatâlti —
nScp, waljirdi — ■ Tiii, waljisti — Dt'ii, waljasqi — pû'i", vvaljibki — "211).
In allen anderen Fâllen aber ward durch Epenthese die Endung i
zwischen den letzten und vorletzten Radikal versetzt und dann mit den
beiden Vokalen nach den Regeln fur kurze Vokale in betonter offener
Silbe und unbetonter geschlossener verfahren. i Also :
mâlku — mâlki — mâlik — "'^n
sifru — sifri — sîfir — idd
qûdsu — qiidsi — qùdis — tt^-p
râhmu — rahmi — rahim — am
nâ'lu — nâ'li — nd'il — SvJ
bâitu — bâiti — bâjit — t\iz
mâutu — mâuti — mâwit — mc
Neben diesen Segolatformen kommen nun in geringer Anzahl noch
Bildungen mit einem Vokal (a, o, seltener e), und zwar zwischen dem
zweiten und drittcn Radikal vor, z. B. oaN', rai; ixa, UTNa; snt, "ixa; vor
Suffixen und im stat. const. plur. tretcn gewôhnlich die Vokalverhâltnisse
der Segolatformen ein, (also 'ca.N, "l'cai, nhN2, VCK2), selten jedoch bei
Bildungen mit e, (also '2Nî, n'lN3 (n'lN2), rcri;). Die Einsetzung des
Vokals zwischen die beiden letzten Radikale kann man sich auf dem
Wege natùrlicher Entwicklung kaum geschchen denken, da kein
hebrâisches Lautgesetz mâlku oder ip^ zu m<^lakh umgewandelt hiittc :
hier kann nur Analogie zu der ungemein hâufig vorkommenden F"orm
■ Vgl. s. 43 ff.
— io3 —
des Infinitivus constructus (Sisp, I3tt?) im Spiele sein, deren Vokalisation
nicht auf einen altsemitischen Nominaltypus, sondern auf das hebrâische
Imperfektum zurûckgeht ' ; und zwar wird die neue Form zunaciist
im status constructus gebrauchit worden sein, wo der Nebenton stets das
Bestreben nacii Vokalverkûrzung ervveckt. Ein Beweis dafùr liegt in dem
scheinbaren Uebergange von Stâmmen mit altem i in solche mit a, wie
rat (altsem. dibsu), wo ein zunachst zu erwartendes t'^T durch den
Nebenton sofort zu 'à2~ umgeiautet werden musste. Es zeigen aber
kurzes Sere vielleicht nur Stâmme mit mittlerem n, wie nxa, DXi, inï; ;
aile anderen bislang dazu gezâhlten Bildungen wie nsn, San ^, p2N ^
haben als Diminutivformen mit iangem ô (statt altem ai) zu gelten.
Spâter drang dann nicht selten die Form des status constructus in den
status absolutus ein, ein Vorgang, worûber schon frûher gesprochen ist '.
Aehnlich hat man sich die Entstehung von « Segolatformen » wie
'la, ^32, 'ïn, 'S' zu dcnken. Gleich den entsprechenden Bildungen von
Wurzeln tertiae w, wie inu? (= sâhiw — sâhwi), "nri (= tôhiw —
tôhwi) werden sie im status absolutus einmal mit betonter Pânultima
gesprochen worden sein : 'la, 'jS, 'Sn 'S' : dann aber ward zunachst
ihre Verbindungsform nach dem Muster des Infinitivus constructus im
Tone verschoben und in den Vokalen verkùrzt ^, endlich in der Regel
dièse neue F"orm auch haupttonig im status absolutus angewendet.
Die alte Form hielt sich einigemal ausserhalb der Verbindung, jedoch
mit Vertauschung der Endung ' ~ in n -^, d. h. von iji in aja, z. B.
in n33, nan, nïp, welcher scheinbar auffallige Uebergang spâter (siehe
Seite 1 10) seine Flrklarung finden wird.
Anmerkung : Andere Fâlle, wo im Hebrâischen Epenthese eines
alten auslautenden kurzen Vokals eingetreten ist, sind : Die III. pers. fem.
Perfekti mit dem Suffi.x -ki, z. B. qatalâtki — qatalâtik — TjnSipp ; die
' Vgi. s. 67 r.
* So heisst also Qoh. /, 2 U'hl7\ San « o winzlger Hauch vom Hauche ».
" Die Nebenform p'SN' beweist schon die I.ânge des Sere.
* Vgl. S. 38 f. Durch Beeinflussung von Selten dieser Bildungen schcincn auch
die Stalus-constructus-Formen lax und iGT statt fax ('âbî) und 'OT (hâmî)
entstanden zu sein.
' Vgl. den spâteren Abschnitt ûber K.ontraktion von ursem. j mit vorher-
gehendem i und nachfolgendem unbeionten kurzen V'okal.
— 104 —
nicht verlângerten Formen des Imperfektum conversum von den Verben
n'"^, z. B. waljàgli — waljàgil — Sji: ; Silben mit Nebenton, der altem
Haupttone entspricht, falls ein Gutturalbuchstabe vorhergeht : tâ'mudî —
tà'mudî — tà'umdî noVP, jâhdiqù — jàhdiqu — jàhidqiï — ipfns fii'laka
— fù'laka — fù'alkà — r^^VB ^
2. Plural. Dem status absolutus plur. der Segolatnomen soll nach de
Lagardes vielfach wiederholter Idée nicht mehr der einvokalige, sondern
ein doppelvokaliger Stamm zu Grunde liegen, also o'sSc, nnsc, Q'^ys
von malak, sifar, pu'al abzuleiten sein. Indessen hat schon Olshausen
das Richtigere gefùiilt, wenn auch nicht bewiesen, indem er sagt -:
« Bei den Pluralformen erleidet die Grundform gewôhnlich eine eigen-
tùmliche Verânderung, indem zwischen den beiden letzten Konsonanten
der Wurzel ein kurzer Vokal, und zwar jedesmal a eingeschoben wird. »
Im Anschluss daran und mit Hinweis auf âhnliche Vorgânge in âthiop.
kalb — kalabàt und altarab. 'ardu — 'araduna betrachtet Phiiippi die
Einsetzung des Hûlfsvokals als Mittel zur Differenzierung des Substantivs
vom Adjektiv. Eine solche willkûrliche Differenzierung ist jedoch hier
ebensowenig wie bei irgend einem anderen Punkte der Grammatik
zulâssig : vielmehr wird der betrefFende Vorgang darauf beruhen, dass
dort, wo im Ursemitischen eine unbetonle geschlossene Silbe mit einer
folgenden haupttonigen langvokaligen ^usammenstiess , Neigung ^ur
Einschiebung eines kur^en Hûlfsvokals vorhanden ist. Dieser neue
Vokal ist im Klange entvveder vom vorhergehenden beeinflusst oder
kann stets als a gesprochen werden, vergleiche altarab. 'aradatun statt
'ardatun, sidiràtun oder sidaratun statt sidràtun , zulumatun oder
zulamatun statt zulmatun ^. Auch das einzige Beispiel des altarabischen
Pluralis sanus masc. eines einvokaligen Substantivs mit schliessender
Doppelkonsonanz zeigt dasselbe eingeschobene a : 'aradiina von 'ârdun.
Untcr den gleichen Bedingungen wie im Arabischen tritt nun auch im
' Die nach Stade (Gramm. S. 70) angeblich durch Epenthese entstandenen
Formen D^pn und "lïl.X haben nichts damit zu ihun.
' Lehrbuch der hebrâischen Sprache, % 184 a.
' Vgl. Caspari-Mûller, Arabische Grammatik, § 299, Anm. b. — Auch die
« gebrochene » Pluralform fu'alâ'u dûrfte in ihrem mittleren a den ursemitischen
Hulfsvokal besitzen.
— io5 —
Hebrâischen ^ der Hulfsvokal ein, jedoch stets als kurzes a 2, also
malakhîm, sifarî'm, pu'alîm statt malkhîm. sifrîm, pu'lîm. Da nun
der erste Vokal dieser Formen ein unbetonter ist, so muss er in der
zweiten Silbe vor dem Haupttone zu Schwa (resp. Hateph) wcrden ■',
und es entstehen die Formen a'^zhrz, D'i2C, D'Sys.
Da der Hulfsvokal nur vor iirsemitischen Haupttone auftritt, so
fehlt er bei Formen wie ";S>2, TiS"^":, nz^C (Rônigin) u. s. w. die aile
erst auf hebrâischer Tonstufe betonte Endungen erhalten haben, wahrend
das Altarabische sie auf der ersten Silbe betont, und solches jedenfalls
auch im Ursemitischen der Fall war.
Nach den Vokalverhâltnissen des hebrâischen status absolutus pluralis
richten sich die der Verbindungsformen vom Plural, so dass malakhîm,
sifarîm, pu'alîm nach Ersetzung der Endung n — durch 1 - und des
Haupttones durch den Nebenton als ^dSc, 'lEC, ['Sys] erscheint. Da nun
altes a in der zweiten Silbe vor dem Nebentone meist zu i verdûnnt wird,
(vgl. naa, niisa, in2-, 'lap u. a.), und dadurch die Bildung fa'lu mit fi'lu
in einer der gebrâuchlichsten Formen zusammenfiel, so kann von hier
aus das unursprûngliche i zunàchst in Suffixformen mit betonter Ultima
(wie "laa statt iiaa, nnai statt nna- und viele andere) eingedrungen sein,
und endiich bei einigen a-Stâmmen vielleicht sogar der status absolutus
singularis eine Nebenform mit - erhalten haben, vgl. 2">n ncben y^n,
■n; neben n: ^.
Anmerkiing : Der ursemitische Hulfsvokal diirfte woh! auch anzu-
nehmen sein in rjaS fur libanrfn — libnàn, p'ics fur das ebenfalls
vertretene iV'^d;, ^iaVT fur ra'abon — ra'bàn. Die grosse Masse der
von einvokaligen Stâmmen mit dem Suffix -an, (hebr. -on) gebildeten
Verall^emeinerungsformen zeigt ebenfalls das -a, hait aber den Stamm-
vokal nach Schârfung des zweiten Radikals fest, z. B.
' ' Das Aramâische zeigt Schwa mobile, das auf alten Vollvokal zurûckzufûhren
ist, z. B. in y^hlD, ']iap''ï; {avxâfiivoÇy vgl. H. Levy, Die semit. Fremdwôrter im
Griechischen, S. 23).
■'' nii.ia geht nicht auf ini, sondern auf 'ibhân (altarab. 'ibhàmu, assyr.
'ubânu) zuruck, weiter ninà: auf ' nijJ, D'S''DS auf ' S'DS.
» Vgl. S. 35.
* Vgl. Olshausen, Lehrbuch, § 134 g.
— io6 —
linary = lïv — 'asb + ô'n
^imsi = nca — bath + on
]il2t = 137 — zakr + on
]Vin = r\:,n — hagj + on i
wobei wegen des Gegentons in der ersten Silbe a zu i wurde. Wenn dièse
Wôrter nebentonig auftreten, so fiillt der Hùlfsvokal stets aus und auch
Dagesch wird fast nie geschrieben.
Wie sich ein grosser Teil der Bildungen mit -on der Einsetzung
des Hûlfsvokals verschliesst, so auch eine kleine Anzahl von dreiradi-
kaligen Segolatpluralen, nâmlich nncy^, divs*»:*, □"'yen, D''apu*, D-îcni,
onn:, endlich die meisten Plurale von zweiradikaligen Nomina mit
altsem. ai oder au, wie D^SiN, D'ïip u. a.
Hebrâische Entwicklung der altsemitischen Diphthonge
ai und au.
Regel : Jedes altsemitische ai und au wird monophtongiert, falls
es nicht vorher durch Epenthese eines nachfolgenden Vokais seinen
ursprûnglichen Charakter verloren hat.
Ausfûhrung : Vor dem Haupttone wird
ai zu ê (i ~r^) : ' lailàtu — lailati — ni'"^''S
bâitiki — baiti'ki — nn'a
au zu ô (i) : " sautîna — sautî'na — Qiric
jâumuhu — jaumûhu — iai'
Vor dem Nebentone wird
ai zu e (' -r^) : ' lailàtu — lailati — niS'S
au zu o (i) : ' màutaju — mautàji — Tiin
' Die entsprechenden syrischen Bildungen entbehren sowohi des Einschub-
vokals als auch der Verdopplung des zweiten Radikals.
' Das Fehien des Hiilfsvokals liesse sich hier daraus crklâren, dass D'ICT
ehemals eine Dualform (vgl. Reckendorf in ZDMG. Bd. 48, S. 38o.) " D''"liry ^
'âsraji-ma gewesen sel, bei der die Bedingungen fur seine Setzung fehlten. Von
hebraischem D^iil'y kônnten dann aiy^X" und D'ILOT ebenso wie von altara-
bischem 'ischrûna die Plurale sab'ûna und tis"^ûna beeinflusst worden sein.
— loy —
In der Tonsilbe wird
ai zu ê (1 —) : ' 'aglâitî — 'aglâiti — n^San
au zu ô (ij : ■ sabbdutù — sabbâuti — iniaD
Zwischen Haupt- und Nebenton wird vermutlich
ai zu e {' r^) : ' 'aglâitum — 'àglaitdm — an''''ijn
au zu o (i) : * sabbàutum — sàbbautdm — oniac
Der Fall, dass die Diphthonge ai und au hinter der Haupttonsilbe
stânden, icommt weder im Altsemitischen noch im Hebrâischien vor.
Der Beweis dafûr, warum in obigen Regeln > -^ und i bald lang, bald
kurz angesetzt sind, deckt sicli mit dem frùher gegebenen ùber Beibe-
haltung und Kùrzung ursemitischer Langen im Hebraischen '.
Anmerkung i. Wenn neben altsemitisciiem bâitu und mâutu hebrii-
isches n^2 und ma steht, so darf daraus nicht der Schluss gezogen
werden, dass sich hier die alten Diphthonge erhaiten hâtten ; vielmehr
wird die Epenthese des Endungsvokals schon zu einer Zeit stattgefunden
haben, \\o stammhaftes ai und au noch diphthongisch waren. Auch in
nn''2 und -nie liegen nicht etwa die alten Diphthonge rein vor. wie
schon aus der aspirierten Aussprache des n einleuchtet, sondern in der
Verbindung mit epenthetischem Schwa, d. h. dièse Formen sind sekun-
dâre Ableitungen von rT"! und riTZ.
Anmerkung 2. Wo immer ein 1 -^ oder 1 -^ (i -^) in haupt-, neben-
oder schwachtoniger Silbe auftritt, da liegt diesen Lauten niemais altes ai
oder au, sondern meist ajj und aww zu Grunde. So in tî und n, iï, ip
und in ; weiter in nvir, nvit', nnTC, Formen, die vom Pi'el viC gebildet
sind und mit geminiertem ■; gesprochen werden mûssen. Auch vom Pi"el
Siï wurden Formen wie hvj, iSiv abgeleitet, von letzterer aus aber durch
faischen Rûckschluss auf eine Grundform mit einfachem Waw hvj nach-
gebiidet; desgleichen von nSlv resp. nn^iy ein n'iiy und nrhrj -. Endlich
kônnen auch 'm'^tt', nmin, n'it'ii nicht als Ausnahme von der Grund-
regel ausgegeben werden, da hier der Diphthong -au nicht aus âlterem
-au, sondern -iu entstanden ist ^.
' Vgl. S. 53 ff.
- Sicher liegt letztere Form in dem defektiv geschriebenen nnSï (rp 92, 16) vor.
» In n'nin (Preise Gott) steckt ein Imperativ Hiph'îl, in n'IÇV (Gott môge
trôsten) ein Jussiv Hiph'îl.
— io8
Kontraktionen.
Das Bestreben, mehrere aufeinander folgenden Silben zu einer
einzigen zu kontrahieren, darf als ein Zeichen relativer Jugend eines
Dialektes genommen werdèn. So wird das Nordarabische durch seine
ziemlich ausgedehnten Kontraktionen von Vokalgruppen mit mittlerem
j oder w dem Sùdarabischen gegenùber, das selten oder gar nicht zu
kontrahieren scheint, als jûngere Sprache charakterisiert. Noch weit
mehr liebt es aber das Hebraische, altc Doppelsilben mit mittlerem
', ", n und N zu einer einzigen zu verschmelzen.
Die Regeln der hebrâischen Kontraktion haben bisher noch keinc
genauere Darstellung erfahren, was sich dadurch schwcr gerâcht hat, dass
verschiedene der wichtigsten grammatischen Problème innerhalb der
Pluralbildung, Ansetzung der Personalsuffixe und Flexion der Verben n'-i
noch nicht in innigem Zusammenhang mit den entsprechenden altsemi-
tischen Bildungsweisen behandelt werden konnten. Wenn das Folgende
auch keineswegs den Anspruch erhebt, das Versâumte vollstândig nach-
zuholen, so wird sich doch daraus ergeben, wie schon mit Beobachtung
von wenigen Regeln mehr Licht in die bisher dunkelsten Gebiete der
hebrâischen Formenlehre gebracht werden kann.
A. Kontraktion zweier irspri'nglich durch j getrennten vokale.
a) Ursemitisches a + j mil folgendem unbetontem kur^en Vokal.
Vorbemerkung : LIrsemitisches aju muss im Zeitpunkte der hebrâ-
ischen Kontrahierung als ausgestorben, oder, wenn man will, als zu aji
vermindert angesehen werden i ; es wird daher genûgen, bei den folgenden
Regeln aju und aji zusammen zu fassen.
' Der einzige Fall, \vo man im Hebrâischen auf vorhebr. aju zu rekurrieren
hat, durfte beim pluralen Nomen mit dem Suffix der III. pers. sgl. masc.
vorliegen : VD1D = sûsaju-hu — sûsàju-u — sûsâjû — sûsau.
— 109 —
Urscmitischcs aju (-i), auf hebraischer Akzentstufc âji = ai (• ^) :
' mâtaju — matâji — 'na
* schârraju — scharrâji — nil?
' 'âllaju — 'allâji — iSSn
■ jàdaju — jadâji — n'
Ursemitisches aju (-i), auf hebraischer Akzentstufe àji == ê (i ^r-, n -^) :
' 'àschraju — 'aschràji — miiry
' schârraju — scharrâji — nt?
" jàdaju — jadàji — iv
' àhlaju — 'ahlàji — 'SriK
Ursemitisches aju (-i), auf hebraischer Akzentstufe aji = e (' ^-i :
Dieser Fall kommt nur in der hebrâischen Nesîgâ i vor: ["^Saj nai,
Ursemitisches aja, auf hebraischer Akzentstufe âja = aè (n ^^, ' -^) :
zâja — zâja — n*
" dâ'naja — da'nâja — n:(N)3f
■ lûbnaja — lubnâja — ■ n^aS
' mâthalajaka — mathalâjaka — niSu?n
Ursemitisches aja, auf hebraischer Akzentstufe àja = ê (n -rr-, ' -.-) :
■ 'innaja — 'innàja — 7\i7\
' 'àlaja — 'alàja — iSy
■ 'ilaja — 'ilàja — iSn
Ursemitisches aja, auf hebraischer Akzentstufe aja = ae [-.r) :
'âjatukùm — 'ajatakâm — n^riN
Ueber die Berechtigung, n ,- und n ^^ hinter dem Tone als kurzes
œ und e anzusetzen, vergleiche man die Ausfûhrungen bezQgiich der
Rûrzung altsemitischer Lângen -.
Vgl. S. 28 f.
Vgl. S. 55 ff.
I 10 —
b) Ursemitisches i+j mit folgendem unbetontem kuri^en Vokal.
Vorbemerkung : Dièse Lautverbindungen sind im Hebrâischen in
weitem Umfange in die mit a + j + Vokal ûbergegangen. Der Grund
hierfûr muss wohl darin gesuc.ht werden, dass von alters her neben den
Bildungen mit iju, iji, ija verwandte auf aju, aji, aja standen, und zwar
sowohl beim Verbum wie beim Nomen, vgl. bdkaja — jâbkiju und bâqija
— jâbqaju, mâ'naju(-i-a) und ra'iju(-i-a) u. a. Nachdem die Endungen
iju, iji, ija gegen aju, aji, aja ausgetauscht worden waren, ging die
Sprache in der Gleichmachung noch einen Sciiritt weiter und setzte fur
aju, aji, aja gewôhnlich nur aja resp. dessen K.ontraktionsprodukte. Es
ist demnach ungenau, von der Konlraktion eines iju, iji, ija zu aja zu
reden ; dièse erfolgte vielmehr erst nach Verdrângung von iju, iji, ija
durch aju, aji, aja und Ausscheidung von aju, aji. — Endlich gilt ûber
ursemitisches iju das Gleiche, was frûher schon iiber aju bemerkt wurde.
Ursem. iju (-i), auf hebrâischer Akzentstufe iji — âji — âja = œ (n-,.-) :
thamâniju — thamânfji — thamànâji — naau?
rà'iju — râ'iji — rà'âji — râ'âja — nv'i
jâbniju — jabni'ji — jabnâji — jabnâja — njai
Ursem. iju (-1), auf hebrâischer Akzentstufe iji — àji — àja = ê fn —) :
rà'iju — râ'iji — râ'àji — râ'àja — nv'l
Ursem. iju (-i), auf hebrâischer Akzentstufe iji — aji — aja = ae (n -.-) :
Wohl nur in der Nesîgâ : [TiDJNSà, [iNjfJny'l
Ursem. ija, auf hebr. Akz. :
Ursem. ija, auf hebr. Akz. i
Ursem. ija, auf hebr. Akz. i
a — âja = aè (n ^rr-)
a — àja = ê (n -tt-)
a — aja = ae (n -.-)
Siehc obigc Bcispicic.
wobei nur die Nomina
im altcn Akkusativ, die
Imperfekta im Konjunk-
tiv anzusetzcn sind.
Anmerkung : Fâlle, \vo altes ija nicht durch aja zu é geworden ist,
sondern mit Schwund des a und Dehnung des i zu ê (n -r— ), liegen viel-
leicht vor in dem Infmitivus absolutus von Pi"el, Hiph'îi, Hoph'al der
Verba n'i : nS;, niirt, nS^n.
— III —
c) Ursemitisches u -\- ; mit folgendem unbetontem kur^en Vokal.
Dièse Lautvèrbindungen sind im Hebrâischen in die mit anlautendem
i und a ûbergegangen : puju(-i-a) wurde zu piji, und paja = 13 und nD,
wovon die erstere (altertùmlichere) Form sich nur in Verbindung mit
Genitiv oder Suffix hielt, die letztere aber in selbstândiger Stellung
gebraucht ward.
d) Ursemitisches à, t, ù + j mit folgendem unbetontem kur^en Vokal.
Hier erfolgt im Hebrâischen nur dann Kontraktion, wenn auf
betonte Lange + j ein qualitâtsgleicher Vokal folgt, z. B. salîji == iSï,
qalîji = 'Sp, 'anî'p = ijy : dagegen ohne Kontraktion "àjibfna = Qi2ik u. a.
e) Ursemitisches a, i, u + j mit folgendem betonten
kur^en oder langen Vokal.
a) Mit kurzem Vokal :
Ursemitisches aja, auf hebrâischer Akzentstufe ajâ = a (-r-) :
'ârdajàt — 'àrdajât — nïin (Lev. 26, 34) ^
Ursemitisches aja, auf hebrâischer Akzentstufe ajà wurde wahr-
scheinlich zu a (^-).
Ursemitisches ija, auf hebrâischer Akzentstufe ijâ = à (-r-) :
bakijatu — b'àkijâtu — riDia resp. n^ia
Ursemitisches ija, auf hebrâischer Akzentstufe ijà = a (-^ ) :
bakijatu — bâkijàtu — bakàtu — n^ia ^
Ursemitisches uja dûrfte im Hebrâischen nicht zu belegen sein.
/?) Mit langem Vokale.
Hier kann nur dann Kontraktion eintreten, wenn der Vokal vor j
gleicher Qualitât wie der nachfolgende ist ; also
' Verkurzung des â zu a tritt bei sekundârer Silbenscharfung ein, z. B. bei
inS: aus nS: + in.
' In den meisten Fâllen ward jedoch altes i erhalten und vorhergehendes j
geminiert, z. B. n';ia = bâkij(j)âtu, n»:.sri = ia'nij(j)âtu.
— 112 —
Ursemitisches ajâ, hebrâisches aja oder ajà = à (i) :
' ham(a)jânu — hamajani — pan i
"ajatika — 'ajàtikà — nni.N -
Ursemitisches ijî, hebrâisch ijî' oder ij'î = î (i -r-) :
bàkijîna — bàkijî'na — D'aia
* thamànijî'na — thamànijî'na — D'^nu?
' tàbnijï — tàbnijï — i:in
Ursemitisches ujù, hebrâisches ujû oder ujiî = û (i) :
■ jàgluju — jàgluju — iSa'
Zusat^ : Wenn ijâ in ajâ ûberging (wie ija in aja), so trat auch hier
Kontraktion ein, z. B. hamijàtu = nicin ; daneben findet sich mit
sekundârcr Schârfung des i ^ ni^oin. Auffallig ist, dass cntgegen dem
aharabischen Gebrauche ijù nicht kontrahiert ward, z. B. in jàrbijuna —
]Taiv
B. K.ONTRAKTION ZVVEIER DURCIl W GETRENNTEN VOKALE.
Ursemitisches Waw zwischen zwei Vokalen ist im Hebrâischen fast
immer in Jod ûbergegangen, weshalb bei Kontrahierung der beiden
Vokale dieselben Laute entstehen, wie wenn urspriinglich Jod zwischen
ihnen gestanden hâtte.
Nur in ganz vereinzelten Fâllen haben sich Spuren der Einwirkung
von altem Waw erhalten. So in ninx und nian = ursemitisch 'âkhawatu,
auf hebrâischer Akzentstufe 'akhawâtu, und hâmawatu, auf hebraischer
Akzentstufe hamawâtu, die mit mittlerem j nriN und nan ergeben hâtten *.
Weiter wird einigemal ursemitisches a wu(-i-a), auf hebrâischer Akzentstufe
' Daneben aber auch unkontrahiert Iran = hag(a)jânu.
" Die bisher unerklârte Differenzierung der Nota accusativi nix und n.S*
erklart sich einfach daraus, dass erstere Form urspûnglich den Plural, letztere
aber den Singular des Nomens 'âjatu darstellt. So wird auch bibl. aramâisches
und syrisches jâth der Plural, phônizisches n'N ('ijàth ?) der Singular des gleichen
Wortes sein.
' Auch in ni^S steht doppeltes Jod- statt âlterem einfachen.
* Gegen die Annahme von Urformen 'akhâtu und hamâtu spricht niTMi
« BrQderschaft ».
- ii3 -
âwu(-i-a), und iwu(-i-a), auf hebrâischer Akzentstufe i'wu(-i-a) zu iu und
eu : "ijy, wv, iStr. Endlich erscheint ursemitisches awu(-i-a) auf hebrâ-
ischer Akzentstufe â\vu(-i-a) als au : inD (vriD), iSir (liSir) ^.
Die Pluralbildung der hebrdischen Nomina.
Ein richtiges Verstândnis der hebraischen Plurale ist in erster Linie
durch klare BegrifFe vom Wesen der semitischen Pluralbildung ùberhaupt
bedingt. Daran fehlt es aber zur Zeit noch bedeutcnd. Die ûblichste
Annahme ist folgende -. « Es bilden die s«rfsemitischen Sprachen einen
doppelten Plural, einen aussern (gesunden) durch Ansetzung einer
Endung an die Singularform ... und einen innern (gebrochenen) durch
gewisse vokalischc Verânderungen im Innern der Wurzel. Da die
«orrfsemitischen Sprachen inir den aussern Plural haben, da ferner
auch das Assyrische keinen innern Plural kennt, so sind wir zur
Annahme berechtigt, dass der aussere Plural ursemitisch ist, dagegen
die Bildung des innern Plurals in verhâltnismàssig spâter Zeit und erst
auf dem Gcbiete der sOdsemitischen Sprachgruppe vor sich ging, obwohl
es sich nicht leugnen lâsst, dass die Keime dieser Erscheinung schon
im Ursemitischen vorhanden waren ».
Dieser Ansicht gegenùber môchte ich behaupten, dass bereits das
Ursemitische aussere und innere Plurale in scharfer Scheidung von
einander besass und diesen Zustand mit gewissen Modifikationen auf aile
spâteren Dialekte vererbte, dass somit das Vorherrschen einer dieser
beiden Pluralbildungen in irgend einem Dialekte nicht als Zeichen von
Altertûmlichkeit, sondern von spâterer uniformierender Entwicklung
zu geîten hat.
^ Der Plural D'iSi* geht auf einen anderen Singular iSil* zuriick, wie syr.
satvvâ auf altarab. schat\v(atu).
^ Siehe David H. Muller : « L'eber den Gebrauch des aussern Plurals masc.
in den sudsemitischen Sprachen ». (Actes du VI. congrès iniern. des Orient, il,
S. 446). Doch darf nicht verschwiegen werden, dass bezûglich der sogenannten
gebrochenen Plurale durch Noideke, de Lagarde und besonders Barth eine ver-
tieftere Auffassung angebahnt ist, wonach sie nicht eigentliche Pluralformen der
gewohnheitsmâssig zu ihnen gestellten Singulare, sondern ursprùnglich getrennl
von diesen entstandene Abstrakt- und K.ollektivbildungen darstellen.
^ 114 -
Was ist aber das Wesen des « innern » Plurals ? Unter diesen
Ausdruck begreift man mehrere ursprûnglich verschiedene Bildungs-
weisen. Zunâchst sind es Abstraktformen, nâchste Verwandten einesteils
der Infinitive, insofern sie die Verbalhandlung an sich ausdrùcken,
andernteils der Neutra, die das Semitische in die Femininalform kleidet.
Daher weist dièse Klasse von « innern » Piuralen Formen auf, die von
denen der Infinitive formell kaum zu scheiden sind, wie 1 fa'lu, fu'lu :
fa'alu, fia'lu, fu'alu ; fi'âlu, fu'ûlu ; fu"alu, fu"âlu ; 'af'ilu (âthiop.),
'af'ulu, Vfâlu, 'af'ùlu (âthiop.). Dièse und andere kommen auch durch
Anhangung der Femininendung -atu oder -aju erweitert vor, i . durch
-atu: fa'Iatu (âthiop.), fi^atu ; fa'alatu, fi'alatu; fi'âlatu, fu'ûlatu; 'aPilatu:
2. durch -aju : fa'laju (= arab. fa'lâ), fi'laju (= arab. fi'lâ), fu'laju
(= arab. fu'alâ'u) -, fa'âlaju (= arab. fa'âlaju), fi'âlaju (= arab. fi'âlâ),
fu'âlaju (= arab. fu'âlâ), 'aPilaju (= arab. 'aPilâ'u).
Der Rest der sogenannten inneren Plurale besteht aus Verallgemei-
nerungs- oder Kollektivformen, gebildet mit dem Affix -ânu, das an die
einfachsten Nominalformen fi'l- und fu'l- ^ angehângt wird.
Aus dem Vorstehenden ergibt sich , dass der Namc « innerer
Plural » dem Wesen aller Bildungen, die man darunter fasst, wenig
cntspricht : da sie aber sâmtlich ursprûnglich nur Substantiven eigen
sind, so wird es sich empfehlen, statt vom «inneren Plural» lieber vom
Substantivplural zu reden.
Der « âussere Plural » muss als ursprûngliche Eigentûmlichkeit der
Adjektive und Verben angesehen werden. Seine rein mechanisch an den
Singularstamm angefûgten Endungen (beim Adjektiv altsem. -ûna, -îna,
-âtu, -âti *) dienen einfach der Vermittlung der Beziehung des Prâdikats
auf das Subjekt, haben also kopulativen Charakter. Von dieser altesten
Verwendung bei prâdikativen Adjektiven resp. Partizipien — von der
' Wlr geben im allgemeinen nur die altarabischen Bildungen : dabei ist
vorausgesetzt , dass das Ursemitische eine noch reichere Mannigfaltigkeit der
Plurale besessen habe, indem wohl aile Infinitive pluralisch gebraucht werden
konnten.
» fu'alà'u ist Weiterbildung von fu'lâ, wie 'af'ilâ'u von 'af'ilâ.
" fa'l-(ânu) wird jedenfalls auch einmal existiert haben.
* Ob sich ein -ânu und -âta nicht ausgebildet, oder vlelleicht nur nicht
gehalten hat, wage ich hier nicht zu entscheiden.
- ii5 -
bei Verben sei hier abgesehen — gingen sie dann weiter auch auf die
attributivisch gebrauchten Adjektive ûber. In Hinblick auf den Ursprung
dieser Plurale wird man gut thun, den bisherigen Namen « âusserer
Plural » durch den entsprechenderen : Pràdikatsplural zu ersetzen.
Als sich das Ursemitische in Einzeldialekte zersplitterte, verschoben
sich die Grenzen des Substantiv- und Pràdikatsplurals in mannigfaltiger
Weise, indem ihre prinzipielle Verschiedenheit verkannt oder nicht mehr
hervorgehoben wurde. Es vvùrde eine eingehende Betrachtung aller
semitischen Sprachen dazu gehôren, dièse Verschiebungen im einzelnen
darzustellen : hier genûge es bezùglich der nichthebraischen Sprachen
hervorzuheben, dass ûberall der Pràdikatsplural mehr und mehr in das
Gebiet des Substantivplurals eindrang und dadurch diesen in seinem
Formenreichtum stark beschrânkte.
Fur das Hebraische gestaltete sich das Verhaltnis der beiden Plurale
also : Die abstrakten Substaniivplurale ohne Femininalendung starben
fast ganz aus ', die kollektiven Substaniivplurale wurden durch Sinnab-
schwâchung des Affixes -ânu undeutlich und verblassten meist 2. Hingegen
blieb der durch Anhângung von -aju gebildete Abstrakttypus sehr
lebenskrâftig, so zwar, dass er sich ûber aile Arten von Substantiv-
stâmmen weiter ausbreitete. Er tritt im Hebrâischen mit dreierlei Endung
auf: I. n -T^ = âja, 2. 1 ^ = âji, 3. 1 -r- (n -t.-) = aju, aji, aja. Die
wenigen Wôrter mit der Pluralendung n -.— erscheinen starrer und alter-
tûmlicher als die auf' -. , indem ihnen die nebentonige Form abgeht; es
sind ri'.ry^ (Name Gottes), n:(.S')ï « Kleinvieh », nz-'N ■' « Heuschrecken » S
nsSy « Verschmachtende ». Die Plurale auf 1 -- sind etwas zahlreicher
und haben fast aile nebentonige Formen auf 1 -,^ neben sich, weshalb
man vielleicht richtiger sagen wûrde : Wenn die Sprache nebentonige
' Einige Reste, die sich wohl noch vermehren liessen, siehe bei Jenrich :
Eter Pluralis fractus im Hebrâischen.
' Noch erkennbar sind D3; (fur kinnôm = kinnân-ma) « Mûcken », UID (fur
sullâm ^ suliân-ma) « Stufen » und ^:712 ( farazânu). Aitarabisches sullamu
« Treppe »' wird Lehnwort sein.
' Nicht von der Wurzel rci abzuleiten !
* Die alte Femininendung -aju (-i-a) mit Femininbedeutung steckt noch in
niirj? (= 'asràji) « 10 », -;aS (= libnâja) « Storax ? », nçN (-=^ 'ischschàja)
« Feuriges », endlich wohl auch in nrisn.
Formen auf ' - - einmal haupttonig gebrauchen woUte, so gab sie ihnen
die Endung ■! -.- (nicht n -^). So steht ':£"> « vorn » neben iJsS « vor »,
nnx « hinten » neben nnx «hinter»; ^lir « Fùrsten », ijiSn « Fenster».
ni « Hânde », l'inN (Wunschpartikel mit vermutlich substantivischer
Grundbedeutung) neben nir, K'hn, '-% i^nN. Von irn « Weisszeug »,
i2ia « Heuschrecken », iSSn « vae = tremores (arab. 'allui » vvird wohl
nur zufâllig die nebentonige Form nicht ûberliefert sein '.
Wâhrend die genannten' Bildungen fast nur noch in poetisch-archa-
istischem Stile vorkommen, haben sich die Formen mit nebentonigem
' -T— ein weites Gebiet erobert, nâmlich die maskuline Pluralbezeiciinung
bei Anlehnung an einen folgenden Genitiv, z. B. liisS mx « die Zedern
des Libanon », yiN 13^0 « Erdenkônige ». Und zwar wird dièse Erwei-
terung des alten Gebrauchs damit zusammenhangen, dass die Plural-
endung -aju {= x, ai, ê) zur Anhângung der Personalsuffixe bequem
gefunden, und in der Foigezeit die Anlelinung des pluralen Nomens an
ein seiches Sufiix nur mit ihm vermittelt wurde, z. B. r^^cc = sùsâjaka,
TjiciD = sùsâjiki u. s. w. '-.
Was der Substantivplural an Gebiet verlor, ging auf den Priidikats-
plural ûber, d. h. entsprechend seiner ehemaligen Verwendung bei
ursprûnglich stets haupttonigem Prâdikate fielen ihm aile mânnlichen
Nomina zu, die haupttonig und von andern unbeeinflusst gebraucht
wurden. Als maskuline Endung wurde, wie beim Dual, die des altsemi-
tischen Genitivs resp. Akkusativs gebrâuchlich : -în, mit Mimation -îm ;
' Das auffâllige {nx) 'Slirn Is. 20, 4 scheint mir die Endung ' - — statt ' —^
der Erinnerung an ein dem ri'ii' frùher vorgeschlagenes i (altarab. istu) zu ver-
danken.
' Siehe den Abschniu ijber Suffixanhàngung an das Nomen. — Aehnlich
sind die Verhâltnisse im Bibl. Aramâischen. Wâhrend noch der Sendjirlidialekt
eine Pluralendung ai d. i. altsem. aju-i-a, wofûr D. H. Muller (Wiener Z. f. K..
d. M., Bd. VII, S. iig) wohl mit Unrecht î Hest, ausserhaib der grammatischen
Verbindung anwendet, z. B. in ^^'7^t « Gôtter » Panummu 23, ''"2C « siebzig »
Pan. 3, zeigt das Bibl. Aramàische die Ausgânge des alten Substantivplurals nur
a) vor der Stat.-emphat. -Endung der Maskulina : màlkajja = malkâju(-i-a)
+ (h)a :
b) in allen Verbindungsformen der pluralen Maskulina und zwar vor dem
Personalsuffix (siehe den folgenden Abschnitt) wie vor dem Genitiv :
malice = malkàju(-i-a).
i
— 117. —
ausnahmsweise verkûrzte man sie noch zu -î, z. B. in 'jc, tv, ver-
mutlich weil die Mimation entsprechend ihrem Ursprunge ^ nicht als das
ausschlaggebende Elément der Pluralbildung gefûhlt wurde.
Noch weiter dehnte sich der âussere Plural der Feminina auf altes
-atu aus: altsem. -àtu — hebr. -ôth. Er trat fur den innern Plural nicht
nur bei haupttonigen, unbeeinflusst stehenden Nomen ein, sondern auch
bei nebentonigen vor folgendem Genitiv, vvahrscheinlich, weil die am
Substantivplural hâufige Endung -atu (althebrâisch -ât) die Idée der
prinzipiellen Unterscheidung der beiden Pluralartcn hier verwischte. Vor
Suffixen aber ward eine Doppelform gebildet, zusammengesetzt aus dem
-àt (-ôth) des « âusseren », und dem als Bindesuffix gefûhlten -aju des
« inneren » Plurals, also Tj^n^j'^a = màlkâtâjaka, "ZinisSn = màlkâtâjnù ;
dass hierin keine spâtere Uebertragung, sondern nur die Fortsetzung
eines in frûher Zeit angebahnten Vorganges liegt, beweist die gleichartige
Status-constructus-Endungderfemininen Plurale imSabâischen, vergleiche
Inschrift Osiander 2^, Z. 6 : mz'l' ]man 'nnSN": in'iN = 'ilâhaju wa'ilâ-
hâtaju 2 u. s. w., wozu das Hebrâische in seinen zwei Formen Tin; und
'nïJNi (I Sam. 26, 16) das genaue Gegenstùck stellt. Ganz abnorm ist
aber ini;'a;, wo die doppelte Pluralendung ausserhalb einer engeren
Wortverbindung auftritt.
Bildung des hebràischen Duals.
Der ursemitische Nominaldual ist von den ursemitischen Substantiv-
pluralen kaum zu trennen; denn ihre Bildungselemente sind zum Teil die
' Da es unmôgiich ist, die hebrâische Mimation durch lautgesetziichen Ueber-
gang von âkerem n in m zu erklâren, so nehme ich an, dass sie auf Suffigierung
des indefiniten -ma zuriicicgeht : so wâre D'DIC als sûsîn -{- ma oder sûsî -|- ma
z,u nehmen. Auch D''2 und D^atT sind vermutlich nichts anderes als Zusammen-
setzungen von altem mâji und schamâji mit demselben ma ; 'p'G muss als
abnorme VX'eiterbildung mit der Pluralendung aji genommen werden. Weitere
Reste von- postposiiivem ma im Hebràischen werden uns bei der Duaibildung
und im Anhange S. 146, Anm. 3 begegnen.
" Durch Schreibung des 1 der Endung ist wohi eine Doppelsilbe ausge-
druckt, nichi ein einfacher Vokal (i nach D. H. Mûller), der kaum im Ausiaute
geschrieben worden wâre. Homme! licst -ai.
1 1» —
gleichen. Er vereinigt in seiner Endung zwei Suffixe; das erste ist die
Féminin- resp. Pluralendung -aju(-i-a), das andere die Partikel -ni, worin
vielleicht eine hinweisende Kraft âhnlich wie bei 'in(-na) liegt. Also setzen
wir fur das Ursemitische an : Nominativ 'âinaju-ni, Genitiv 'âinaji-ni,
Akkusativ 'dinaja-ni. Bei Aniehnung an einen Genitiv fiel das zweite
Bildungssuffix -ni entweder ab oder trat nie an K
Im Altarabischen wurde daraus : Nominativ 'ainani, Genitiv-Akku-
sativ 'ainâini ; erstere Form erklârt sich ohne Mûhe, da altes unbetontes
-aju stets zu -â wird (vergleiche jârdaju = jârdâ) ; auch dass aus 'âinajini
ein 'ainâini wurde, entspricht den arabischen Kontraktionsgesetzen. Nur
erwartete man im Akkusativ 'ainà'ni wie im Nominativ ; hier mag
aber die Analogie der Pluraiendungen -îna resp. -àti (Genitiv-Akkusativ)
ausschlaggebend gewesen sein. Die nebentonigen Formen sind dem ent-
sprechend 'àinà und 'àinai. Die hebrâische liaupttonige Dualform qi:iv
entstand aus altem 'ainaji(ni) -f- ma ; unter dem Nebentone ward 'jiy
daraus mit Abfali des ma.
Wenn in den Zahlenbezeiclinungen fur 12 die zwei Formen d^:c
(Dinw) und i:c (ipn) parallel gebraucfit werden, so hat wohl erstere ais
altère zu gelten. Denn die Zabi 12 besteht ursprûnglich aus den zwei
koordinierten Faktoren : 2 -f- 10; da der erste Faktor aber gegenûber
dem zweiten eine Tonabscliwâchung erfahrt ^, so wurde tonvermindertes
D'iï.' aïs D'rù.* gesprochen. Spâter verkannte man jedoch die Koordinie-
rung, vermutete eine Subordinierung (etwa mit dem Sinne : 2 in Bezug
auf 10) und setzte dann die Status-constructus-Form 'zc resp. tic ein.
Zur Flexion de?- Verben n''^.
Die hebrâischen Verba n'i setzen sich aus den Vertretern von sechs
ursemitischen Verbalklassen zusammen, den Vi und 1''^ mit a, i oder u in
der zweiten Stammsilbe. Da die drei ersten schon frûh ihr w in j ver-
' Philippi stellt in seinem Aufsatze : « Das Zahlwort zwei im Semitischen »
(ZDMG, Bd. 32, S. 21 ff.) als ursemit. Dualendung ai-mâ auf. Wenn aber sein
Beweis fur -ma als Endsilbe ungenûgend scheint, so durfte auch derjenige fur -ai
in der Vorletzten kaum fur das Ursemitische stichhaltig sein.
* Vgl. S. 28.
— 119 -
wandelten, so verloren sie bis auf wenige Reste ihre alten EigentCimlich-
keiten. Von den drei Jod-Klassen wurden die mit dem Vokal u in dcr
iMehrzahl der Formen dcr mit i angeglichen : aus den zwei am iângsten
von einander gehaltenen Klassen, den l'i mit a und i, entstanden dann
durch Vermengung der beiderseitigen Formen und mit Zuhilfenahmc
letzter Reste der ûbrigen Klassen die sogenannten Verba n''^.
Ihre Formvermischung ist aber keine rein zufâllige, sondern sie
ward durch gewisse Forderungen der Vokalharmoiiie geschaffen. So
bedingte î oder ù der Endung in der vorhergehenden kurzen Silbe eben-
falls i oder u, so dass tîglijî i= i^;n) neben jigiâja (= rhi'^), gâlujii (= iSa)
neben gâlajàt i= n"^;) trat. Wo wciter die Endungen iju, ija und âju, âja
in verschiedenen Klassen einmal parallel nebeneinandergestanden hatten,
wurden l'ju und âju durch l'ja und dja verdrangt und zulctzt auch noch
ija mit âja zusammengeworfen, z. B. jibkiju(-a) — jibkâju(aj — jibkâja =
n22''. Vor konsonantisch aniautenden Affixen schwankte die Sprache in
der Wahl zwischen aj und ij i= " und ' - i. ausser bei Fâllen, wo das
alte Genus verbi nur eine dieser Endungen zuliess, z. B. a in allen
passiven Gênera (gullâità, 'uglâità = ni^j, niiin), und setzte endlich
auch in das Qal die intransitive Endung ij standig ein.
Aile Perfekta haben in dcr [II. pars. masc. sgl. die auffallige Endung
n -,— . Dièse kann weder auf aja oder aj noch auf awa oder aw zurûck-
gehen, da deren Kontraktion oder Monophtongierung ganz andere Laute
erzeugt haben wurde. Es bleibt nur die Môglichkeit, sich das n ,- (à) der
Verba n'^i nach Analogie der Perfektendung n , (à) der Verba n'"^ ent-
standen zu denken, so dass wir einen neuen Beitrag zu der im Hebrâischen
angebahnten i Verbindung der Klassen n'i und n'^i erhalten, die im
Biblisch-Aramâischen vollendet erscheint. Die bei Intransitiven im Qal
und bei den passiven Gênera ursprùnglich anzunehmende Endung -l'ja ist
vollstândig verdrangt; nur in zwei Fâllen ''inn (\s. 53, lo) und vonn
(Jos. 14, 8) zeigt das Hiph'il ein sekundâr entstandenes \. Die III. pers.
sgl. fem. sollte mit Kontraktion n'ia, rh". (aus gàlajât, nîglajât) u. s. w.
lauten ; so findet sie sich stets noch vor Personaisuffixen, ausserhalb
dieser Verbindung aber selten. An ihrer Stelle erscheint gewôhnlich
nn'^a, nn'ia: u. s. w., d. i. n^a, n'^'a; + n -^, der urspûnglich nomi-
' Vgl. Gesenius-Kautzsch, Gramm. S 75 VI.
— 120 —
nalen Femininendung; der Grund zu dieser Doppelsetzung der Endung
wird darin liegen, dass ein n^^a, das nach dem Muster der ùbrigen
Verbcn die Endung n - in n — vervvandelt batte, nicht mehr als
Femininform zu erkennen gewesen ware. Die III. pers. plur. setzte aus
Grùnden der Vokaiharmonic in die (zu erschliesscnde) Panultima stets
ein u ein : ""li = gàluju, l'^a = gùlluju. Wenn daneben abcr vereinzelt
Formen mit betontem a der Panultima vorkommen, wie Ton (vergleiche
den Imperativ 11^2), so werden dièse vielleicht nicht der lebendigen Sprache
angehôrt haben ; in der Nesiga kann bei doppeltbetonten Wôrtern wohl
der Nebenton zum Haupttone (i^Dn), nicht aber die unbetonte Panultima
zur Tonsilbe erhoben werden. Doch vergleiche S. i33, Anm. 1.
Das Imperfektum weist in allen Gênera verbi (ausser Pu"al und
Hoph'al) doppelte Bildungen auf. Die erste entspricht dem ursemitischen
Imperfekt Indikativ mit ungekurzten Endungen und zeigt in der III. pers.
sgl. den Ausgang n -r^ 1= âja, statt âju und event. iju) ; die andere geht
auf den alten Jussiv mit Kûrzung von Endungen und letztem Radikal
zurûck : ^j' = altsem. jàglu, Sai = jàngali, 'iji = jùgali u. s. w. Eine dritte
seltene Bildung mit der Endung n -.- in der III. pers. sgl. ist mcistens
weiter nichts, als die gelegentlich nebentonig gebrauchte Form auf n —,
z. B. iS-nsnnS r\^rv^ Tjn'^i- d'-'^n (Is. 64, 3) «ein Gott ausser dir, der
thàtig wàre fur den, der auf ihn harrt », \vo das Verb in gleicher Funktion
wie ein Partizip im status constructus steht : ferner ni*" nxin "icx;
(Dan. /, i3) «gleichwie du siehst, so handle », ein Satz, der gleich einem
Konditionalsatze mit nebentonigen Verbalformen gebildet ist. Eine nicht
geringe Anzahl derartiger Formen geht aber auf anormale Verwandlung
von -..- in - unter dem Pausaltone zurûck und muss wohl mit .,-
restituiert werden.
Zweimal hat sich ein Imperfektum mit i erhalten : -'a^n (Jer. 3, 6j
und innn (Jer. 18, 23).
Eine Weiterbildung von nSin ist nz^'ian, wobei nicht mehr gefùh'lt
wurde, dass in n -r,- altères âja, nicht aber âj enthalten sei. Die II. pers.
sgl. fem. 'San geht auf tiglijî, also auf das Imperfekt mit i, die II. und
III. masc. plur. i^in und T^j' auf tiglujù und jiglujû, also auf ein imper-
fekt mit u zurûck. Einigemal hat sich vor -û, hâufiger aber vor der
lângeren Endung -un ein a gehalten,"das teils altsem itischem a entspricht
wie in v^cs teils analog der III. pers. sgl. statt i steht, wie ]Ti32i
— 121 —
und ^vriN"" 1 ; in ^V2';>'' und y.^v wird Schwa die Redulction von
ursprûnglichem i darstellen.
Der Imperativ folgt meistens den Vokalverhâitnissen des Impcrfekts
Indikativ, wobei nur in der II. pers. sgl. masc. n ., wegen des ursprûng-
lichen Nebentones des Imperativs zu n wird ; daneben kommcn auch
Imperative vor, die vom Jussiv gebildet sind, wie '"^i und I3f. Das zweimal
vertretene ni" ist Pausalform fur nin.
Aile Partizipien, ausser dem passiven vom Qal, haben die Endung
n -.— = âja — âju (passivisch) und iju (aktivisch); im status constructus
tritt n -^ (= àju-i-aj dafûr ein.
Ueber die Infinitivformen ist bereits frùher das Wichtigste gesagt
worden 2.
Anhàngung der Personalsuffixe an das Nomen.
Die altesten erschliessbaren Formen der Personalsuffixe dûrften sein :
sgl. : -ja, -ka, -ki, hu, hà ; pi. : -nà, -kum(u|, -kunna, -hum(u), -hunna ;
dual. : -kumâ, -huma. Neben -ja hat aber schon das Altarabische eine
zweite Form -i ausgebildet, sodann den dunklen Vokal von -hu, -hum(u),
-hunna, -huma zu i umgelautet, so oft eine Silbe mit i oder ai unmittelbar
vorhergeht.
Die Anhàngung dieser Suffixe an 'die Nomina war im Altsemitischen
noch lose, so dass letztere die voile Freiheit der Kasusflexion beibehielten;
nur mit dem -i der l. pers. sgl. geht wenigstens im Altarabischen der
vorhergehende Vokal stets die Kontraktion zu î ein. So erhalt man
Formen wie
kitabî (aus kitabu-i, kitabi-i) ^
kitabuka, kitàibika, kitàbaka
kitabuhu, kitàibihi, kitàibuha
kit'àbuhûnna, kit'àbihinna, kitàbahiinna u. s. w.
' Diezahlreichen gleichlautenden Pausalformcn kommen fur uns hier nicht
in Betracht.
« Vgl. S. 67.
* Nicht aus kitàbija, das im Arab. sicher nicht kontrahiert worden wâre,
vgl. jârmija (neben jârmi — jârmiju), râmija (neben ràmln -^ ràmijun) u. s. w.
— 122 —
Das Aethiopische besitzt noch vordem Suffix eine gevvisse Flexions-
fiihigkeit, \vo es beim Nomen im Singular Nominativ und Genitiv (mit e)
vom Akkusativ (mit a) unterscheidet, z. B.
neguscheka « dein Kônig » oder « deines Kônigs »
neguschaka « deinen Kônig ».
Im Hebrâischen endlich ist das Nomen vor Suffixen starr und unver-
ànderlich , geworden ; in den von der Sprache nur als Bindevokale
gefûhlten Zwischenlauten zwischen Stamm und Suffix lassen sich aber
doch noch ziemlich deutlich die drei alten Kasusendungen u, i, a
erkennen. Die Untersuchung nach diesen Spuren kann nur dann
systematisch gefûiirt werden, wenn man im Hebrâischen zwei Klassen
oder Stufen von Suffixen unterscheidet, eine altère und eine jûngere.
Die altère Stufe zeigt die Suffixe besonders in ihrer Betonung den alt-
semitischen noch recht nahe verwandt. Sie lauten ' - (urhebr. î),
:j (urhebr. ka), Tj (urhebr. ki), "n resp. • (urhebr. hu), n (urhebr. ha statt
altsemit. h'à resp. hâ), i; (urhebr. nû [oder nu?",, aus dem Pronomen
(a)nahnu entlehnt, statt altsem. n"à resp. nâ), c; (urhebr. kâm), p (urhebr.
kân), an (urhebr. hdm), y^ (urhebr. hân) i.
Die jûngere Stufe unterscheidet sich von der âlteren wesentlich
durch die Betonung des Suffi.ves der II. pers. sgl. masc. n und die Ent-
tonung der Suffixe der III. pers. plur., die dann mit dem vorhergehenden
Vokale a fast stets zu -âm und -an zusammengezogen erscheinen. In den
ûbrigen Suffixen stimmt die jûngere Stufe mit der âlteren im allgemeinen
ûberein, nur dass sie Kontraktion der mit altem h anlautenden Formen
und ihrer vorhergehenden Vokale liebt.
Die Suffixe der âlteren Stufe haben ihren Platz an Nomina mit
der alten Endung -aju, aji, aja, d. h. allen Pluralen sowie den Singularen
von Wurzeln n'S ; ferner an den ursprûnglich langvokalig auslautenden
Nomina; die der jùngeren Stufe verbinden sich mit solchen Nomina,
die ursprûnglich auf kurze Vokale ausgingen, ausgenommen die mit
voraufgehendem j.
Fur die Anhângung der Suffi.xe beider Klassen an das Nomen gilt
' Ueber die Entstehung von a statt u in ietzteren Suffixe siehe den spâtern
Abschniit: Kontrakiion zweier durch n getrennten Vokale.
— 123 -
folgende Hauptregel : Von den drei Vokallauten der altsemitischen
Kasusendungen wird als Verbindung von unbetontem Suffix und Nomen
derjenige beibehalten, der mit dem des Suffixes ûbereinstimmt : vor
betontein Sujfix hingegen kann der Bindevokal ein anderer sein. Nach
diesem Gesetz der Vokal harmonie findet sich also
vor -hu das alte Nominativ -u
vor -i, kh(i) das alte Genitiv -i
vor -khâ und -hâ das alte Akkusativ -a.
Vor khém, khén, hém, hén steht undurchsichtiges Schwa mobile.
Das Suffix -nù (-nu?) der I. pers. plur. entbehrt in der âlteren
Stufe einer vokalischen Verbindung, was daher stammen wird, dass das
Pronomen (a)nahnu und die von iiim wahrscheinlich am frûhesten
beeinflusste 1. pers. plur. des Perfekts vor der letzten Silbe keinen Vokal
kennen, und dieser Umstand bei Uebertragung ihrer Endung auf das
Nomen nachgeahmt worden ist. Bei der jungeren Stufe findet sich . ,
das vielleicht nicht als altes i, sondern als die Verkûrzung des i ^r- der
Plurale mit dem Suffix der I. pers. plur. anzusehen ist.
Paradigmen des Nomens mit Suffixen der àlteren Stufe.
a) Das Nomen mit der Pluralendung aju, aji, aja.
■ susaji-i — sùsàj-i — 'Die
sdsaja-ka — sùsâja-ka i — tj'did
sùsaji-ki — sùsâji-ki — ~'D"tC
susaju-hu — sùsâju-hu — sùsâu-hu — TCic
susaja-h'à — sûsâja-ha — n'DlD
susaja-nà — sûsàj-nù — 13'DiD
sdsaju-kùm — sijsaj-?-kâm — D3'D':d
s'ùsaju-kùnna — susaj-?-kân — ■jiT'd^d
susaju-hùm — s'ùsaj-?-hâm — a.TDiD
sùsaju-hûnna — sùsaj-?-hdn — 1'?'?"^
' Die Stellung des Akzenis auf der Antepânuliima siaii auf der Pânultima
entspricht nicht den Regeln der hebrâischen Akzentverschiebung ; es wird also
wohl schon in urliebr. Zeit vor Suffixen statt âja (und âiu, âji) nur à oder à
(und au, ai) gesprochen worden sein.
- 124 —
Vor dem Suffix -hu findet sich einigemal (inilias, ^r\^T, in'';'>y,
imUTN) der Vokal ^ -^, d. i. aj ohne Vokalauslaut, vielleicht in Nach-
ahmung von '^rc'C, wozu der gleiche Vokal u des Suffixes den Anlass
gah.
b) Das auf langen Stammvokal auslautende Nomen.
Hier ist im Hebraischen die auf û ausgehende Nominativform, sovvie
die auf â ausgehende Akkusativform verloren gegangen, und die Genitiv-
form auf î wird als alleinige Verbindungsform sowohl vor folgendem
Genitiv wie vor den Personalsufïixen gebraucht.
'abî-i
- 'abî-i
— UN
'abî'-ka
— 'abî-ka -
— T|UN
["abî'-ki
- 'abî'-ki -
- 1UN]
'abî-hu
— 'abî-hu
— in'iN
in'iN oder mit Ausfall des n und Diph-
thongierung der beiden zusammen-
getretenen Vokale :''3N
'abi-nà
'abi-nù
i;'aN
'abî-kum — 'abî-kâm — dd^n u. s. w.
Anmerkung : Auch 13 « der Mund », in der Urform wahrscheinlich
pûju(-i-a), woraus nach Umwandlung der Endung des Nominativs in i
hebràisches iD = piji = pûji und n2 = pâja = pûja wurde, hangt die
Suffixe nur an die erstere Form, also Tj'S, ^r^^^B oder vs, Dn''î3 u. s. w.
Paradigmen des Nomens mit Suffixen der jûngeren Stufe :
— 'DID
— mit Anwendungdes Dehngesetzes Tp^c
— ■ mitAnwendung des Dehngesetzes ^hc'd]
nbiD, wofûr im Bibeltexte meist icic
geschrieben ist 1.
SÙSl-l
SUSl-l
susa-ka
— sùsa-ka
susi-ki
— sùsi-ki
susu-hu
— sùsû-hu
' Nach Analogie von 'h - làhu, "2 - bàhu, iSl2p = qatalâhu. Die Ableitung
von einer Urform sùsâhu ist nicht wohl anzunehmen, da a vor dem Suffix -hu
der Lautharmonie entgegen wâre, und auch das Nomen im Plural vor dem
Suffix der III. pers. sgl. masc. nur ukennt.
— 125 —
sùsa-h'à — sùsâ-ha — mitAnwendungdesDehngesetzesno'D ^
susu-nà — sûs(i)-nû — "zcic
susu-kùm — siis-?-kâm — D3Dic
sùsu-kûnna — sus-?-k.ân — pD'îD
sûsu-hùm — sùsâ-ham — DDiD
sùsu-hûnna — sûsâ-han — piD -
Anmerkung : Vor dem Suffix der III. pers. sgl. masc. -hu findet
sich einigemal statt u ein i resp. e (inii.s, im2'c, inraS'S) ■', das auf
Nachahmung des è in innia; u. a. beruhen mag. Weiter vertritt in zwei
Formen (iJO'p und unyita) â das gewôhniiche e vor dem Suffix der
I. pers. plur. wofûr der Grund in ciner Nachahmung des im Aramâischen
vor dem Pluralsuffix erscheinenden a zu liegen scheint.
Zusat\ I : Die Eigentûmlichkeiten bei der Suffixansetzung der âlleren
wie der jûngeren Stufe finden sich vereinigt bei den Nomina, die auf
wurzelhaftes aj(-u-i-a) ausgehen. Ursprûnglicher war bei diesen jedenfalls
die Anhângung der Suffixe der âlteren Stufe, vor denen stammhaftes
aj(-u-i-a) dieselben Verândcrungen wie die Bildungssilbe aj(-u-i-a) zeigte.
Aïs man spâter aber dièse lângeren Formen als Plurale zu fuhlen anfing,
kùrzte man sie meistens im Singular um ihren letzten Radikal und hing
ihnen dann die Suffixe der zweiten Stufe an. So begegnen uns bei diesen
Wôrtern folgende Formen :
' Die seltenere Nebenform riDID kônnte hieraus entweder durch Erweichung
des n entsianden sein, oder man milsste sùsahâ ^ sûsà als Ursprung annehmen.
" \Vright hat in seinen Lectures on the comparative grammar (S. 154 ff) den
Zusammenhang des Bindevokals am suffigierten Nomen im Singular mit den
alten Kasusendungen schon herausgefuhlt, ohne indessen bei seiner vollstândigen
Nichtbeachtung der Akzentgesetze im Stande gewesen zu sein, den richtigen
Vpkal anders als tastend zu treffen. So ist ihm die II. pers. masc. « probably »
maikaka, die II. fem. malk-ik oder malka-ik, die III. masc. malka-hu, malka-u
(malki-hu oder malki-hi in ^^:1':), die III. fem. malka-âh fur malka-hâ, die
I. pi. malki-nû (malka-nû perhaps in upip), die II. masc. «probably » malka-
kum, die II. fem. malka-hunna, die III. masc. malka-humû, malkahém, die
III. fem. malka-hénna, malka-hén, kontrahiert zu malkâh''na, malkâna, malkàn.
' .-Xuch '\r\3p xp 68, 24 kônnte vor Einsetzung des Pausavokals den Binde-
vokal Sere gehabt haben.
— 126 —
niff, einmal nil? O^pa)
■]lir, einmal -]^it' (Tj'Nia)
imir und viir
mi:', seltener nnir
i:iir und unù?
[]3nirl
Dnnir, einmal ait (nïn)
]nni:?
Zusai^ 2 : Eine bemerkenswerte Aehnlichkeit mit dem Hebrâischen
bezùglich der Setzung des « Bindevokals » zeigen andere semitischc
Dialekte, die cbenfalls die alten kurzen Kasusendungen gevvôhnlich abgc-
stossen haben, z. B. das Biblisch-Aramâische, Syrische und Neuarabische.
Die biblisch-aramàischen Formen samt dcn zu erschliessenden ur-
aramâischen sind folgende, wobei allerdings einige Ableitungen mangels
einer wissenschaftlichen aramâischen Akzentlehre noch als unsicher zu
gelten haben.
a) Das plurale Nomen :
iin3 = kitâbâj(i)-i
"ans 1 = kitâbâja-ka
Mians = kitâbâju-hi, âlter kitâbâju-hu
nana * = (Singularform ?)
' Niuns 8 = kitâbâja-na
psnns = kitàbaj-P-kûnu (-kûmu)
'l'3ian; = kitàbaj-?-kina
]inun; = kitàbaj-P-hûnu (-hûmu)
' ]'nun3 = kitàbaj-?-hina
' Das K''thîb ~Ç-1T\2 wird wohl gleich dem Qerê kt'thâbah zu lesen sein.
wobei das Jod der alten unkontrahierten Form nur fur das Auge beibehalten wurde.
* Das Kethîb n^ans ist wohl mit langem â in der Tonsilbe zu lesen, also
kethâbah = kitâbâja-ha.
i
Wohl kethâbanâ zu lesen.
— 127 —
b) Das singulare Nomen :
un: = kitâbf-i
r\2T)D = kitàbâ-ka
nsnr = kitâbf-hi
nan: = kitâbâ-h, aller kitâbd-ha
N:2n; ' = kitâbd-na
■[isan: = kit'àb-?-kùnu (-kûmu)
' y32î^: = kitàb-?-ki'na
■[inanr = kitàb-?-hûnu (-hùmu)
■ yT\2ry: = kitàb-?-hi'na
Das Syrische hat vielfach verwandte Formen ; beim pluralen Nomen
hat indessen diestarke Zurûckziehung des Akzentes grôssere Verstumme-
lung des Suffixes und damit Aufhebung der Vokalharmonie zwischen
Suffix und vorhergehender Silbe bewirkt :
aj Das plurale Nomen :
dînai = dînaji-i
dînaik = dînaji-k, âlter dîndji-ka resp. dînâja-ka
dînaik = dînaji-ki
dînau = dînaju-hi, âlter dînâju-hu
dfneh = dînaja-h, âlter dînâja-ha
dî'nain = dînaji-n, âlter dînâja-na
dînâikon = dînâj-kun, âlter dînaj-?-kûn
dînâiken = dînâj-kin, âlter dînaj-?-ki'n
dînâihon = dînâj-hun, âlter dînai-P-hùn
dînâihen = dînâj-hin, âlter d'inaj-?-hîn
b) Das singulare Nomen :
dîn
=
dîni-i
dî'nâkh
=
dî'na-ka
dînekh
=
dî'ni-ki
dfneh
=:
dîni-hi
dî'nâh
=
dîna-ha
' Ich ziehe dièse Lesart derjenigen mit -r- in der Pânultima vor.
— 128
dînan
dîn<=khôn
dîiT^khèn
dîn'hôn
dîni^hèn
dîna-na
âlter d'in-?-k.ûn
âlter dïn-?-kîn
alter dïn-?-hûn
âlter dfn-?-hin
Das Neiiarabische àgyptischen Dialektes ^ zeigt ebenfalls genau
durchgefûhrte Vokalharmonie zwischen « Bindevokal » und Suffix, wenn
letzteres von Haus aus unbetont war : Abweichungen zeigen sich vor
ursprûnglich neben- oder haupttonigem Suffix, \vo teils auch andcrc
Vokale zugelassen wcrden, teils der « Bindevokal » ganz schwindet :
a) Das Nomen mit einem kurzen Vokal im Singular :
schùt
1)
schùglak
schûglik
schùgloh
= schûgli-i
= schûgla-ka
= schûgli-ki
= schùglu-hu
schuglaha = schuglâ-ha, âlter schûgla-ha
schugliha = schugli-ha, âlter schûgli-hà
schuglina = schugli'-na, âlter schùgli-nà
schuglûkum = schuglû-kum, âlter schùglu-kùm
schuglûhum = schuglû-hum, âlter schûglu-hùm
b) Das Nomen mit zwei kurzen Silben im Singular :
hâgarij
hâgarak
hâgarik
hâgaroh
hagârha
hagàrna
hagârkum
hagârhum
= hàgari-i
= hâgara-ka
= hâgari-ki
= hâgaru-hu
= hagâr-ha, âlter hâgar-?-hà
= hagâr-na, âlter hâgar-?-nà
= hagârkum, âlter hâgar-?-kùm
= hagâr-hum, âlter hdgar-?-hùm
Man kônnte dièse Untersuchung noch auf andere Dialekte ausdchnen,
und dabei nicht nur das Nomen mit seinen alten kurzen Kasusendungen,
' Vgl. Spitta, Gramm. der arab. Vul-gârdialekis von Aegypten, S. i52 f.
• Man lèse hier g als punktiertes 'Ajin.
— 129 —
sondcrn auch das Vcrb im Impcrfekt mit seinen begrifflich abgestorbenen
Modalendungen heranziehen i : alsdann wûrde sich folgendcs Gesetz
bestâtigen : Semitische Sprachen, die am nackten Nomen oder Verbum die
alten kur^en Kasus- oder Modalendungen aufgegeben haben, halten am
suffigiertem Nomen oder Verbum vor urspriinglich unbetontem Suffix
stets, vor urspriinglich betontem Suffix ^uweilen denjenigen alten Vokal
fest, der im Klange dem Suffixvokale am ndchsten steht.
C. KONTRAkTIOX ZWEIER DUKCll H GETRENNTEN VOKALE.
Kontraktion zweier durch h getrennten Vokale wird im Hebrâischen
vorgcnommen. wenn entweder beide Vokale qualitativ gleich sind, ihr
erster aber haupttonig ist, oder weiin der erste haupttoniges a resp. i,
der zweite u ist.
I. Fall :
âha = a ( , ) : qâtalahùm — qataldham — aSup
' schfarahà — schi'arâha — myc; -
ihi = ê (^^) : jàqtuluhùm — jàqtulîhim — oScp'
ûhu = ô (n -— ) : 'î'ruhu — 'îrùhu — n'TV
ÊÎha = â (-r-) ^ : ' qataltahum — qataltâham — anSap
îhi =î i''-^): ■ qataltîhum — qataltîhim — DinScp
uhu = ù (^) : qatalnahum ■ — qatalnuhum — DuSisp
Zusat!{ : Es ist schwierig, Formen wie □'^Tap, cnSisp, ]"i;Sttp
anders als durch Kontraktion aus qatalâiiam^ qataltîhim, qatalnuhum
ents'tanden zu erklâren. Die dabei zu Tage tretenden Variationen der
Suffixe der III. pers. plur. verdanken ihre Entstehung zum Teil dem
Streben nach Vokalharmonie, deren Anfânge in diesem Falle wenigstens
.bis in altarabische Zeit hinaufreichen. Denn hier kommen die Suffixe
hu, hum, hunna, huma hinter i oder ai in der Nebenform hi, him,
' Vgl. fur das Hebrâische den Abschniti : Anhângung der Personalsuffixe an
das Verbum.
^ Doch bleibt hâufiger ri mit Mappiq, vgl. oben S. i25.
' Nicht sicher, weil nur aus dem Paradigma konstruiert, uber vvelches S. 55.
Anm. I zu vergleichen ist.
— i3o —
hinna, himâ vor. Das Hebrâische erweitert sich fur die Suffixe der
IIF. pers. plur. diesen Wechsel zwischen u und i zur Freiheit, je nach
der Qualitât des vorhergehenden betonten sogenannten « Bindevokals »
den Vokal der Suffixe variieren zu lassen, sie also nach a mit a, nach
i mit i, nach u mit u auszusprechen. Nach diesem Vorgange trat dann
meist Kontraktion beider Vokale ein.
Da beim Verbum als Vokal der letzten Silbe a weitaus am hâufigsten
erscheint, vgl. qâtala, qâtalàt, qatâltâ, (qatâlnâ), und deshalb auch die
Suffixformen -ham und han(naj am zahlreichsten gebraucht wurden, so
fùhlte das Sprachbewusstsein letztere allmàhlich als die Normalformen
und gebrauchte sie stets auch nach unbetontem « Bindevokal », \vo
die Wirkung der Vokalharmonie aufhôrt, z. B. in an'CD, in"D":c, deren
Segol betontes Pathah vertritt. Von den Suffixen der III. pers. plur.
scheint dann weiter das Pathah resp. Segol auch auf die der II. pers.
plur. ùbertragen zu sein : ds^did, dddid, ]3'D1D, ]3DiD.
II. Fall:
âhu = au = ô {',} : lâhu — lâhu — V'i
qatalahu — qataldhu — i"^T2p ^
îhu = diphthongischem iu (r — ) : 'abîhu — 'abîhu — vax
qataltîhu — qataltî'hu — iTiScp ^
Anhdngung der Personalsuffixe a?i das Verbum.
Die sogenannten Suffi.xa verbi sind ursprûnglich dieselben wie die
Suffixa nominis, nur dass das Suffix der I. pers. sgl. nicht i (ja), sondern
-nî lautet. Im Hebrâischen muss man auch bei den Verbalsuffixen eine
Scheidung in zwei Stufen beachten ; das Kriterium, wann die erste
(altère) und wann die zweite (jûngere) Stufe vorliegt, bildet hier jedoch
nur die Unbctontheit oder Betontheit des Suffixes der II. pers. sgl.
masc. -ka ; die Suffixe der III. pers. plur. masc. und fem., die in der
NominaIsuffixreihe der âlteren Stufe haupttonig auftreten, sind beim
Verbum schon unbetont angesetzt ^.
' Daneben auch '"Sep, wie 'inSup net>en innScp.
^ In beiden Fâllen kommt auch die unkontrahierte Form vnr.
" Ausnahmen finden sich nur beim Verbum ~'T.
— i3i -
Das Bereich der beiden SuflRxstufen ist beim Verb folgendermassen
verteilt : Die altère Stufe verbindet sich mit allen Formen des Perfckts,
ausser der III. pers. sgl. masc. und mit solchen Formen des Imperfekts,
die im Hebrâischen langen Auslautsvokal zeigen. Die jûngere Stufe
tritt an die III. pers. sgl. masc. Perfckti und an aile Imperfektformcn,
die im Hebrâischen vokallos ausiauten.
Die mit Suffixen versehenen Verbalformen stehen in ihren End-
vokalen den altsemitischen Formen nocli ziemlich nahe : Vokalharmonie
lassen sie nur beim Imperfekt eintreten, das seine alten modusunter-
scheidenden Vokale i (âlter u) und a so verteilt, dass vor unbctonten
Suffixen mit dem Vokal i und u (-nî, -ki, -hu, -nû, -hum, -hunnaj ein /,
vor dem unbetonten Suffix mit dem Vokal a(ha) ein a erscheint.
Weiter werden auslautende lange Vokale wiederhergestellt in der II. pers.
sgl. fem. und I. pers. sgl. comm. (hier allerdings aïs î statt ù), doch
wahrscheinlich nicht in der II. pers. sgl. masc. des Perfekts ; auslautende
alte Konsonanz tritt wieder ein bei der III. pers. sgl. fem. Perfekti, wird
dagegen abgeworfen in der II. plur. masc. und fem. Perfekti, die dadurch
gleich werden.
So hat man beim Perfekt mit folgenden Formen zu operieren :
qdtala, qàtalàt, qatâl-ta (oder -ta ?), qatâltî, qatâltî, qâtalù, qatdltû,
qatâlnù :
Beim Imperfekt mit jâqtul(i, a), tâqtul(i, a), tâqtul(i, a), tâqtul'î,
'âqtul(i, a), jâqtulu, tâqtulù, nâqtul(i, a), P'ormen, deren Akzent sich bei
Suffixansetzung nach den gewôhnlichen Regeln verschiebt.
Hiernach wird die Erkiârung der Paradigmen keine grossen
Schwierigkeiten mehr bieten.
Paradigmen. i. Perfektformen mit Suffixen der àlteren Stufe:
a) mit auslautender Konsonanz :
qatalât-nî — qatalât-nî — '';n'^"i2p
qatalât-ka — qatalât-ka — ^n^ipp
qatalât-ki — qatalât-ki — mit Epenthese i des i : "in^'cp
qatalât-hu — qataldt-hu — ^-nS^2p oder seltener mit Assimila-
tion von h an t : ipS^p
• Vsl. S. io3.
l32
qatalât-hâ — qatalât-ha — mit Assimilation von h au t : nnSap
qatalàt-nâ — qataldt-nù — "î^nSiap
qatalât-kum — ?
qàtalat-kûnna —
qatalât-hum — qatalât-[h]am — DnSrp
qàtalat-hûnna — qatalât-[h]an — inSiap
b) mit auslautendem Vokal, z. B. :
qatalta-nî — qataltâ-nî i — [■':nST2p, dafùr stets mit Dagcsch forte
implicitum im 2] iJnSrp = qatal-
td-n-nî -'_
j" qatalta-ka
r qataltà-ki
* qataltâhu
* qataita-fiâ
' qataltà-nâ
'qatdltâ-kùm
schématise!! gebildet.
— innScp und mit Kontraktion in'iep
nn^û
^:n'?ï:p
Dn'irp
— qataltd-ka
— qataltd-ki
— qatalta-hu
— qataltd-ha
— qataltd-nû
— qatàltd-kdm
'qatàltâ-kûnna — qatàltd-kdn
' qatdltâ-hùm — qataltâ-[h]am
■ qatàltà-hûnna — qataltd-[hlan
2. Imperfektformen mit Suffixen der dlteren SluJ'e :
jaqtulii-nî — jaqtulu-nî — ijiScp'
jaqtuld-ka — jaqtulu-ka — TjiSisp''
u. s. w. bis
jaqtulû-kùm — jàqtulû-kdm — DS^Scpi
jdqtulù-hùm — jdqtulti-[h]um — m'iTsp'
schematisch gebildet. •
' Ich setze stets kurzes a in die Verbalendung ein, weil dièses und nicht
das wahrscheinlich fiir das Altsemitische anzunehmende â die hebrâischen Suffix-
formen am besten erklârt.
' Lâge einfaches ; vor, so miisste wohl entweder -rr- wie in aziz, P^ïiï oder
allenfalls —r- in vorhergehender Silbe eritstehen.
— i33
Zusat^: Auf gleiche Weise hângen auch die Imperativformen mit
langem Endungsvokal die Suffixe an.
3. Die ni.pers. sgl. masc. Perfekt mit Suffixen der jiingeren Stufe :
qâtala-n'i — [qatàla-nî' i — ij'nsp, dafùr stets mit Dagesch forte
implicitum] i:Sï!p = qatald-n-nî
qàtala-ka
— qatalâka
- n"?^p
qâtala-ki
— qatalâ-ki
iTr^.
qâtala-hu
— qatalâ-hu
— iSop ("tnScp)
qâtala-hà
— qatalâ-ha
— nSap
qâtala-nà
— qatalâ-nû
— "!?^p
qâtala-kùm
— qatala-kâm
— ^tP?
qàtala-kûnna
— qatala-kân
— "i^Siap 2
qâtala-hùm
— qatalâ-rhlam
~ °'?"'?P
qàtala-hûnna
— qatalâ-[h]an
l^^P
4. Imperfektformen mit Suffixen der Jiingeren Stufe:
jdqtulu-n'i
— jaqtùli-nî'
— ';"ii:p% dafur stets mit Dai,'esch
forte implicitum] ijS'cp', wolil =
)àqtuli'-n-nî
jâqtula-ka
— jaqtùla-ka
t^P'
jaqtulu-ki
— jaqtulf-ki
- -PP\^.
jâqtulu-hu
— jàqtulf-hu
— in'iop'
• Angesichts des Umstandes, dass die im Altsemitischen langvokaligen und
— ausser unmittelbar hinter der Hauptionsilbe — nebentonigen Suffixe ni, hà
(siehe Seite 25, 4) und nâ im Hebrâischen keine Spur eines alten Tones mehr
zeigen, kann man zur Vermutung kommen, es seien schon vor der hebrâischen
Akzentverschiebung alte nebentonige langvokalige Endsilben enttont worden.
Dann hâtten sich Formen wie qâtala-nî, jâqtulu-nf, qâtala-nâ(-ù), u. s. w. regel-
' recht weiter zu qatalâ-nî, jaqtulù-nî, qatalâ-nà(-ù) entwickelt, woraus sich die
hebrâischen Formen zum Teil direkt ergeben wurden. Doch scheinen dieser fur
das Aramâische als feste Regel anzunehmenden Enttonung im Hebrâischen
andere formen zu widersprechen, z. B. qdtalij — qàtalû — iSiap, tàqtulî —
tàqtulî — ''S'cpn. Darum will ich einstweilen nur die Môglichkeit der erwâhntcn
Enttonung und damit einer Beschrânkung von Akzentregel 2. a. (siehe S. 22) auf
die doppeltonigen Worte mit geschlossener nebentoniger Endsilbe aussprechen.
^ Nicht belegt.
- i34 -
jàqtula-hà — jàqtulâ-ha — nSap», weniger hâufig nSisp»
jâqtulu-nà — [jaqtùli-nu — laSup', dafûr stets] i^Sisp', wohl
= jàqtuli'-n-nû
jâqtulu-kùm — jàqtul-?-kâm — DsScp'
jàqtulu-kûnna — jàqtul-?-kân — isSup'
jâqtulu-hùm — jàqtuli-[h]im — nSup»
jàqtulu-hûnna — jaqtuli-[h]in — l''^p'
Neben diesen Formen, die ihren « Bindevokal » nach dem Gesetze
der Vokalharmonie bilden, finden sich vereinzeit solche, wo anscheinend
dem modusbezeichnenden Charakter von a (= Konjunktivendung) noch
Rechnung getragen wird. Am deutlichsten lâsst sich dièses vor den
Suffixen der III. pers. sgl. masc. und III. piur. nachweisen, mit denen
vorhergehendes a der Konjunktivs zu : und D >- (] -^} kontrahiert wird,
z. B. in
iSTT 3'iN (Hos. 8, 3) « der Feind soll es (Israël) verfolgen ».
'S~i3Pn (2 Mos. 22, 29) « du sollst es mir geben ».
ilsSn ••• (V 35, 8) « (sein Netz) soll ihn selbst fangen ».
nuraS' •■• (2 Mos. 2g, 3o) « (der Priester; soll sie (7 Tage lang)
anziehen ».
Wenn vor dem Suffixe der ersten Person der Vokal a statt i auftritt,
so kann man zweifeln, ob hier der alte Konjunktiv auf -a, oder aber
der Energikus auf -an vorliegt, z. B. in
'ap3in-]S (i Mos. /p, 19J « damit mir nicht (das Unglùck) an-
hange » ^.
'jnaN' nny 13 (i Mos. 2g, 32) « jetzt wird mich wohl (mein Mann)
lieb haben ».
»3Sn3^ Sian (Is. 56, 3) « (Gott) wird mich wohl (von seinem Volke)
absondern ».
Der Einwand, der gegen die Annahme des Energikus gemacht werden
kônnte, dass dieser doch in den ganz anders geschriebenen Formen
' Nach der Finalkonjunktion verlan^t die allarabische Syntax den Honjuriktiv.
- i35 -
'jSïjp», i^i^tspS '"'^'^''^p!' "■ s- w. vorlâge, ist nicht stichhaltig. Denn die
Vokale -^ und -- gehen in geschârfter Silbe fast regellos durchcinander S
und die geschârften Buchstaben entbehren in einer Reihe von Fâllen der
Dageschbezeichnung 2.
Zusat\ : Wie sich bei den Nomina, die auf stammhaftes aj(-u-i-a)
ausgehen, im Singular die Môglichkeit ausgebildet bat, die Suffixe bald
an den alten, bald an den verkùrzten Stamm zu hiingen, so auch bei den
Verben mit dem stammliaften Ausgange aj(-a-u). Also kommen neben-
einander vor
uSa und »jSa
■]^a und rjSa,
wâhrend vor dem Suffix der III. pers. sgl. masc. und I. pers. plur. nur
die âlteren Fprmen in'^a und iz'ia belegt sind. Bei oSa ist nicht zu ent-
scheiden, ob es auf galajâ-(h)am bezw. gala'â-(h)am ^ oder gaiâ-(hjam
zurûckgeht. Im Imperfekt herrschen fast ausschliesslich die gekûrzten
Formen : '■'"'a'" (= )igli-(n)nî), :jSa' (= jîgiaka), -^a' (= jiglî-ki) u. s. w.
Ausnahmen sind i:"inp (= t<=hajjâj-nù), 'rjmN * (= '"rawwâji-ki), Dn'XSN
(= àph'aj-hâmj, eine deshalb singulâre Verbalform, weil hier das Suflfix
betont erhalten ist.
D. KONTRAKTION ZWEIER DIIRCH N GETRENNTEN VOKALE.
Kontraktion zweier durch x getrennten Vokale findet nur unter der
Bedingung statt, dass beide Vokale auf hebrâischer Akzentstufe unbetont
sind ; dann wird
a'a zu à (n -r-) : ' ra'saîna — ra'asîna ^ — diuînt
i'a zu â (k -r^) : mi'atâini — mi'atâini — D^nNO
' Vgl. s. 76.
» Vgl. s. 80 f.
' Siehe S. 1 ig.
* Nach Stades richtiger Emendation.
" Vgl. ûber den Einschubvokal S. 104. Es wâre nicht undenkbar, dass auch
D'Pa « Hâuser » aus ba'atîm, das dann statt bajatim stânde, kontrahiert sel ;
■ i*
vgl. den folgenden Abschnitt.
— i36
Verànderungen von ursemitischem silbenauslautenden n
im Hebràischen.
1. Schumnd von a: Ein n, das im Silbenauslaut steht, wird im He-
bràischen nicht mehr gesprochen ; dafùr erleidet ein ihm vorhergehender
kurzer Vokal unter oder vor dem Haupttone Dehnung, wobei altes a zu
â (-r-), altes i zu è (-^), altes u zu ô (^j wird :
qâra'a — qarâ'(a) — N"ip
mâli'a — mah"(a) — nSd
' uqrù' — q'=rù' — arip
' fa'ruru — fa'ruru — T!"ii<S
2. Uebergang von n ïn w oder j : In einer grôsseren Anzahl von
Wôrtern wird silbenauslautendes N nach dem Muster von Formen mit
silbenauslautendem w oder j gleich diesen Lauten behandelt, so dass
a -+- N teils ô, teils à, i + N langes i, u + n langes u ergibt.
Am hâufigsten tritt dieser Uebergang bei den Verben n'i ein, \vo
vor konsonantisch anlautenden Affixen in ailen Perfekten (ausser Qal)
N -rr- (ê = âj), in allen Imperfekten und Imperativen n-t:- (aè = âja)
erscheint, analog den gleichen Formen bei den Verben V'i fn'"').
Weiter findet sich n _:- (= dw) bei einer beschrânkten Anzahl von
Verben n's ('^sn, ion, 7nN u. s. w.) in der ersten Silbe des Imperfekts
Qal, seltener des Perfekts Niph'al und einigen Hiph'ilformen i, was den
Uebergang dieser Verben in die Klasse i'2 bedeutet, z. B. IGN = 'awmaru,
'i^s*"! = wajjawkal, ""* = jawkhizu, ::"'*• = wajjawrib u. s. w. 2. Einige
andere Verben derseiben Gruppe entwickeln Formen, die der Klasse l's
ursprùnglich eigen sind, z. B. NriNP (neben ntin") = jajtaju, in.N =
'ajkharu *.
• In dem Eigennamen "in''U?N' (« Gott trôstet ») ist ebenfalls ein solches
Imperfekt Hiph'il von der Wurzel nuJN erhalten, dessen verkûrzte (Jussiv-)Form
in dem Namen n'1ï;i' (« Gott môge trôsten ») vorliegt.
' Im Syrischen, zum Tell auch im Bibl.-Aramaischen wird das Hiph'il der
Verb n'S stets mit Uebergang in die Klasse l'S gebildet.
' Im Syrischen ist dièses Imperfektum mit ê - aj bei den Verben n's Regel.
- i37 -
Ausser bei den Verben findet der Uebergang von n in w oder j auch
bei einer nicht geringen Anzahl von Nomina statt. So erkiârt sich CTNh
aus rawsch statt ra'sch, •jx's aus sawn, in2 resp. lia aus bawr, D'i (neben
DNi) aus rajm, Din (neben DiNQ) aus muwm.
Endlich sei noch auf die bereits frûher eriilârten Formen i "vzv^ =
lajmor, DTiS.S'a (neben D'nSxa) = bajlôhîm u. a. hingewiesen.
SCHLUSSBEMERKUNG.
In den vorstehenden Untersuchungen sind mit ganz geringen Aus-
nahmen nur solche Akzente und Volcale besprochen worden, die
ausserhalb der Pausa, d. li. der Tonsilbe des letzten Wortes eines
grôsseren oder kleineren Satzes bezw. Verses ûberliefert sind. Es
biiebe noch ûbrig auseinander zu setzen, welchen Wert die pausale
Betonung und Vokalisation zu beanspruchen liât. Dièse Frage aber ist
mir noch nicht klar genug, um zu ihrer Lôsung mit etwas anderem als
subjektiven Vermutungen beitragen zu kônnen, und sehe ich darum von
ihrer Behandiung hier ab. Wenn in Zukunft einmal aile dem Hebraischen
nahe stehenden Dialekte nach der Seite ihrer Akzent- und Vokalgesetze
genugend erforscht sind, und das Idéal einer semitischen Akzent- und
Vokallehre sich zu verwirklichen beginnt. dann dûrfte sich auch das
Râtsel der hebraischen Pausaeigentùmlichkeiten leicht lôsen lassen.
' Vgl. s. 48, Anm. i.
-^--5o|<.<^^o|«3«e4—
ANHANG
I
UEBER DIE FORM DES NAMENS
JAHWiï
Die moderne Forschung hat das Dunkel, das von altersher um den
Namen mn* lagert, nur erst wenig zu lichten vermocht. Mit der Kest-
stellung, dass er kein Lehnwort ist, sondern auf semitischem, und zwar
vorderasiatischem Boden seine Heimat hat, ferner dass seine Vokalc
zu einer gewissen Zeit -a-e gewesen sein werden, ist man schon am Ende
der bisherigen sicheren Ergebnisse angelangt. Ailes, was sonst noch ùber
seine Wurzelableitung, seine Nebenformen , endlich seine Bedeutung
vorgebracht worden ist, gehôrt in das Gebiet luftiger Hypothèse.
Die Misserfolge bel der Erklârung eines reinsemitischen Namens,
von dem ausserdem noch eine Reihe Nebenformen vorliegen, dûrften
zum guten Teil darauf zurûckgehen, dass man ûber den Drang, den
Sinn des wichtigsten alttestamentlichen Namens zu erfassen, seiner
grammatischen P^orm zu wenig tief nachging. Und doch sollte eine
Sinnerklârung erst dann beginnen, nachdem aile formellen Vorfragen
untersucht und beantwortet sind. Dièse Aufgabe bezùglich des Namens
m.T zu erfùllen, ist Zweck der folgenden Zeilen.
Von dem alttestamentlichen Gottesnamen gibt es im hebrâischen
Bibeltexte lo Formen :
I. mn', ohne Zweifel mit den Vokalen -a-e zu lesen : also ri^n] (mn>),
kommt immer nur als selbstândiges Wort, und z\var im Status absolutus
wie Status constructus (n^xiï mn' i) vor, niemals aber in der Namens-
kom position ;
' Was auch in niN'lï stecken mag, immerhin vvird man dièse beiden W'orte
als eine Status-constructus-Verbindung ansehen mûssen in der Weise von arab.
Schâhbùru-l-djunûdi « der Schahbur der Heere », Mûsâ banî 'Israîla « der Moses
der Sôhne Israels », vgl. Reckendorf, Synt. Verhâlt., S. i88 f.
— 142 — .
2. M', nur als letzter Teil von komponierten Eigennamen ;
3. n% nur in selbstândiger Status-absolutus-Form ;
4. n', selten in selbstândiger Status-absolutus-Form, haufig indessen
als letzter Teil von komponierten Eigennamen ;
5. '' -^, nur als letzter Teil von komponierten Eigennamen :
6. in% nur als erster Teil von komponierten Eigennamen ;
7. V. nur als erster Teil von komponierten Eigennamen ;
8. "' I nur als erster Teil von komponierten Eigennamen, jedoch
9. ~v ! schon mit einem konsonantischen Bestandteile des folgenden
Gliedes kontrahiert :
10. in, wahrscheinlich Schreibfehler fur inv
Die 5 ersten dieser F'ormen sind haupttonig (ausser n'n'' vor einem
Genitiv) : von ihnen hat die Erkliirung auszugehen ; die 5 anderen teils
neben- teils schwachtonigen kônnen wcgen ihrer dadurch bedingten
Lautverminderungen erst in zwciter Linie berùcksichtigt werden.
Von den haupttonigen Formen sind r\'~^ und in' die wichtigsten,
weil sie vokalischen Auslaut bewahren ; das Verstandnis ihres gegen-
seitigen Verhâltnisses ist die Grundlage fur aile anderen Fragen, die sich
an die verschiedenen Formen des Gottesnamens knûpfen.
Nun gilt bisher die xMeinungi: in mn' liegt die Grundform des Gottes-
namens vor, die weiter auf die W'urzel ri'r\ zurûckgeht ; in^ aber ist die
Verkûrzung von mn\ Dièse Behauptungen bedeuten den Erbfehler aller
Erklârer, den Grund fur die Unsicherheit aller weiteren Schlûsse.
Wie kann zunâchst riNT" sich zu in^ verkûrzen, wenn beide in der
Tonstârke sich gleich sind ? Wo ist im Bereiche der ganzen hebraischen
Grammatik eine âhnliche Verkûrzung nachzuweisen ? Wâre mn^ ein
zusammengesetzter Eigenname, so liesse sich eine Verkûrzung bei
Beibehaltung des Haupttones durch mechanischen Abfall des zweiten
Telles allenfalls erklâren ; aber fur komponiert wird niemand das Wort
m.T ansehen.
Nimmt man aber auch an, ini habe einmal nebentonig neben mni
' Abweichend davon sucht Frdr. Delitzsch (Wo lag das Paradies ?, S. i58-i66),
den Ursprung des Gottesnamens in einer akkadisch-babylonischen Mischform Ja-u,
die bei den Hebrâern zu "n' gevvorden, von den Priestern aber zu mn^ umgeformt
ware, um den Gottesnamen mit der Wurzel "in in Verbindung zu bringen.
- .43 -
gestanden und sei erst spiiter zur Haupttonigkeit gelangt, so stimmen
seine Vokale und Konsonanten schlecht zu einer solchen nebentonigcn
Verkûrzung. Wie haupttonigem ncyn und nv'l nebentoniges nt"j^ und
ny'i entspricht, so muss ^^^1 nebentonig mn' lauten. Aber kônntc
zwischen mn' und ini nicht cin âhnlichcs Verhaltnis bestehen, wie
zwischen ninpï,"' und 'nnu'' ? Auch das ist abzuweisen ; denn mnP'C'
ist = urhebr. jischtàhhiwâja, wovon der nebentonige Jussiv '.up\iri =
jischtàhhiw gebildet wird ; m.T' stellt aber kein altères jàhhivvâja dar,
sondern jahwâja, das nebentonig stets nur jahwàja = mni * ergibt.
Stellen wir aber einmal die Frage umgekehrt : Kann haupttonigcs
n-ipi nicht aus haupttonigem "rf verldngert sein ? Dièse Môglichkeit
muss unbedingt bejaht werden. Da eine Nominalendung n ., = âja
(event. âji oder îja, l'ji) im Hebràischen existiert, "n" aber nach dem
Muster von inù? = sâhiw — sdhwi - auf jâhiw — jâhwi zurQck-
zufûhren ist, so ergâbe seine Verlângerung mit der Endung n ., direkt
mnv Dadurch kônnte nini i. als F'eminin, 2. als Plural resp. Kollektiv
von irr bezeichnet sein. Von der ersten Môglichkeit darf aber fùglich
abgesehen werden, da in derganzen Bibel kein gesicherter Fall vorkommt,
wo mn' femininal konstruiert wâre ^ : also haben wir es als Plural-
resp. Kollektivform von 'ni zu erklâren.
Steckt in mn' demnach nicht die Wurzel n"n oder iin, sondern "n'
event. im, so fallen aile bisherigen Deutungen seines Sinnes als der
Seiende, der ins Dasein Rufende, der Fallende, der Fàllende, der
Haucher in ein Nichts zusammen.
Dafûr dass mni eine Ableitungsform, rni aber die singulare Grund-
form darstellt, gibt es noch einen zwingenden Beweis. Es kann auffallen,
dass von den Hunderten der mit dem Gottesnamen zusammengesetzten
Eigennamen ^ kein einziger die P'orm mn' zeigt, sondern stets nur M'
' VVegen der Gutturalis n verândert sich a vor dem Nebentone nicht zu i.
" Gleich arab. schâhwu « puteus amplus ».
* Dass I. K.g. //, 14 das Qerè mni-nn dem Kethib n"'n''~'jnr vorzuziehen
ist, scheint auch aus der metrischen Form hervorzugehen.
* Ich rede hier nur von wirkiichen Eigennamen, d. h. solchen, die unter
einem Haupttone stehen. Die 5 angeblichen Eigennamen nNT mn' (Gen. 22, 14),
'd: mn' (Ex. //, i5) aiSir nin' (Jud. 6, 24), 'jpijt mn' (Jer. 23, 6) niau? m.m
(Ez. 48, 35) sind umschreibende Sa/^e, keine Nomina propria.
— 144 —
und noch kûrzcrc Bildungcn. Dcr crste Schluss, dcn man daraus ziehcn
môchte, wâre wohl, dass aile dièse Namen zu einer Zeit gebildct
wurden, \vo neben dem Singular •-' noch kein Plural nini existierte.
Doch dann schiene es unbegreiflich, dass die spâtere lange Jahweperiode
nicht einen einzigen neuen Namcn in Kurs gebracht hâtte. Gegenùber
dieser Unwahrscheinlichkeit wird man auf eine andere Erklârung
gewiesen, die im grammatischen Wesen der Wortkom position wurzelt.
Man darf als Regel aufstellen, dass als Subjekt i des Satzes, der unter
einen Hauptton gefasst im Hebrâischen einen komponierten Eigennamen
darstellt, nie ein Wort im Plural, sondern stets im Singular mit oder
ohne Personalsuffix verwendet wird. So gibt es keinen Eigennamen,
der als Bestandteil a^n^N aufwiese, hingegen eine ûberaus grosse Anzahl
mit '-^N'- -, -'-^N, -^•;iN, z. B. '^ntii, Sxia'vT : 'j:n'i.N, D'P'Sn ; Sni'-^n, yoci'-^N.
-'i>2i'iN'. W'eiter keine mit ':'in, sondern nur mit 'j'tn wie n^j'iN, Dp';'"x.
p"Tï~'':'iN. Wenn einige als ihren zweiten Teil den Namen i"tc tragen
(nr^iay, 'lU'mï), so darf man wohl daraus den Schluss ziehen, dass
in ne kein Plural vorliegt oder gefùhlt wurde. Da man also prinzipiell
die Plurale zur Namenskomposition fiir nicht gceignet hielt, so musstc
auch n'ni Singularform ^^' (-", "n^ u. s. \\.) bleiben, um als Komponent
zu dienen.
Weiter lâsst sich nicht von mn% wohl aber von in'' die Form rr
ableiten. Allerdings erscheint nach den frùher gegebenen Regeln ^ der
Abfall des i befremdlich, da es als langer Vokal nur verkiirzt, nicht
verdrângt werden soUte ; doch lehrt das Altarabische, dass Nomina in
der Rufform ganz singulâre Verstûmmelungen erleiden, wodurch z. B.
' Auch die Falle sind selten und zweifelhaft, wo das Prâdikat ein Plural
ist, z. B. mySN und 'z'yiniSN.
^ Ich bemerke beilâufig, dass (l)niSN nicht bedeuten kann : « Jahu ist mein
Gott» was die Form ("')n''SN voraussetzte, sondern nur: «Jahu ist mein Siarker» :
weiter dass in dem Jod von -i^N und vielen anderen ersten Komponenten meist
das Suffix der I. pers. zu suchen ist, wie aus den Frauennamen ^dN (mein
Vater ist der Thau), Su'a.N (mein Vater ist die Freude) D>;inN (mein Bruder ist
die Wonne) u. a. hervorgeht, deren bisher bevorzugte Uebersetzung « Vater des
Thaus », « Bruder der Wonne » u. s. w. gelinder Unsinn ist.
» Vgl. S. 55.
- 145 -
sâhibu zu sâhi, 'âmiru zu 'àmi, Mâzinu zu Màzi wird ^ ; fureine ahnliche
Rufform ist aber ni anzusehen. Das zeigt zunàchst sein Vorkommen
in der religiôsen Exklamation ni-"'"i^n, die in Folge ihres hâufigen
Gebrauchs aïs eiii zusammengesetztes Wort gefûhlt wurde, wobei der
Gottesname trotz seiner Steliung im Akkusativ die Rufverkûrzung crlitt.
Als Vokativ steht ni ferner in der bisher missverstandenen Stellc '^
Is. 38, 1 1 : Di'nn yiNz ni ni nxix x'i iniCN* « ich spreche : Nicht werde
ich, o Gott, mehr schauen das Land der Lebenden » ;
vielleicht auch Exod. i5, 2 (= Is. /2, 2, tp 1 18, 14) :
m n")n"i ny « meine Kraft und main Lied ist Gott » !
Erst spâte Stùcke der Bibel, wie \p ^2, 2, g4, 2, 118, 17, i8, iq •%
gebrauchen ni mit Verkennung seines alten Ciiarakters in jeder beliebigen
syntaktischen Steliung.
Eine Weiterbildung von ni wird ni sein, das in ni~iSSn ()/' 104, 35)
vorkommt, sein eigentliches Gebiet aber im zweiten Gliede von kom-
ponierten Eigennamen hat. Hier trifFt man es nun in anscheinend ganz
willkurlichem Wechsel mit ini, z. B. (i)niJ3, ("i)niS7a, ("i)n!iWNi, (ijniip'n,
(i)niaii, (i)ni2n;, und zwar ist fur die âltesten Namen die kûrzere Form
vorherrschend (vgl. Jud. ij, i n^iîz, nur in Pausa ^-131a, II Sam. 23,
milï, n*TiN neben inija u. a. "•), die spâtere Kônigs- und Prophetenperiode
bevorzugt aber die lângere, endlich Ezra und Nehemia haben nur die
kûrzere '. Man kônnte dièse Ungleichheit so erklâren, dass in Personen-
namen, deren vornehmlichster Gebrauch die Rufform ist, schon sehr frùh
der Vokativ fur aile andern Rasus gesetzt worden sei ; dass auf dem
Hôhepunkte des Jahwekultes im Drange den vollen Gottesnamen zu
' Vgl. Caspari-Mûller, .Arab. Grammatik, S4o3, Anm. b; vgl. spâthebrâisches
iDii fur r|Dii.
' So viel ich sehe, nehmen aile Erklârer ni ni als Objekt zum Verbum
<s schauen ».
' \vi\n \p i i8,b kônnte ni Vokativ sein.
* Auch die babylonische Litteratur weist zahlreiche Namen mit der Endung
-ia auf, wie Akhia, Ilia, Pidia, Tabbiia, deren Endung mit hebrâischen ni
verglichen werden kann ; sodann làssl sich auch in dem 97. Stadtenamen der
Vôlkerliste des Dhutmose III «Baitia» der Gottesname vermuien (vergleiche
W. M. Millier, Asien und Europa, S. 162, 239).
" Ezr. 10, 41 ist zu iesen : nncï?! ni^Stri.
— 146 —
fùhren, die Form •-'' kûnstlich wieder eingesetzt und zumal bei den
Namen hochgestellter Personen stereotyp geworden sei, nach dem' Exil
aber das Ueberhandnehmen der aramâischen Sprache mit ihren abge-
schliffenen Endungen wieder den Gebrauch der kûrzeren Eligennamen
begûnstigte. Oder soll man bei den âlteren Namen an eine detektive
Schreibung denken, die etwa wie das Sûdarabisciie jeden vokaiischen
Auslaut unberûcksichtigt Hess, ein Verfahren, das sonst dem Hebrâischen
fern zu sein scheint ?
Endlich kommt noch als weitgehendste Verkùrzung unter dem Haupt-
tone ■> -^ vor 1. Am wahrscheinlichsten ist sie bei solchen Namen, neben
denen sich lângere Formen mit oni erhalten haben, z. B. '':na neben
(•i)ni:rip, liryn neben niir^c, ''^ny ^ neben oni'^nv, nnN neben (i)nnnN ;
analog dazu vverden aber auch 'cw, ticn, n'ZC'' und die Mehrzahl der
ùbrigen auf -ai ausgehenden Namen aïs mit rn' komponiert zu gelten
haben. Zur Erklarung der radikalen Endkûrzung muss wieder auf die
Vokativform zurûckgegangen werden, und zwar Icuchtet es hier ein, dass
nach Verschiebung des Haupttons auf die vorher nebentonige Silbe ein
mâttanàja, mâ'sijàja, 'âthalàja, 'dhazàja = ' *:nc ' 'il'va, * ''"'nv, nnx
werden konnte, worausdann bei Einsetzungder Vokativform in die ûbrigen
Kasus und dem damit zusammenhângenden Rûcktritt des Haupttons auf
die Endung 'jnc, 'Cyn, 'Sny, nns* entstand : vergleiche nebentoniges ^zVi
und nriN gegen haupttoniges ^ZT:'^ und iSriN '^.
' Schon Olshausen, (Lehrbuch, S. 612) vermuiet darin die Abkurzung des
Gottesnamens. Fur (spâthebr.) Kosenamen mit der Endung 1 ^ — « mein lieber»
kann ich die folgenden Wôrter besonders deshalb nicht ansehen, weil in der
Koseform fast immer auch der erste Wortkomponent stark verandert erscheint,
z. B. ip; (aus ,T;n:), isï; (aus Sn12">:7), ny (aus nnty), dièses aber bei den
bibl. Namen auf 1 -^ nicht der Fali ist.
' Qames in der Endung dijrfte auf Rechnung der Pausa zu setzen sein.
' Von besonderem Interesse ist die Etymologie des Eigennamen 'niriN.
Wàhrend man ihn bisher mit : « Bruder des Wassers » ûbersetzte, kann
nach Obigem kaum zweifelhaft sein, dass auch er mit dem Gottesnamen
zusammengesetzt sei, also einmal ("!)n"''a":nN gelautet habe. Somit ist er in zweien
seiner Bestandteile gleich dem Namen riNV « Jahwe ist Bruder ». Was bedeutet
aber das zwischenstehende — '2 — '? Bei dem ganz âhniich gebiideten Namen
'?N^D'2N nimmt Olshausen (Lehrbuch, S. 616) es fur das Fragepronomen und
■ubersetzt danach « \lein V'ater, was ist Gott ? », ein gewiss auffallendcr N'ame,
— H7 -
Nach der Erklârung der haupttonigen Formen des Gottesnamens
macht die der neben- und schwachtonigen geringe Schwierigkeiten. So
ist in;! teils neben- teils schwachtoniges jahù, ersteres z. B. in înain'
(J'hbnâthan), yz^^'^:^'< (J-^hbjâkin), letzteres in V!Trini (J'^hôschii'a), a^xin^
(J'^hô'âsch) u. a. Der Vorgang des Akzents von der Pânultima auf'die
langvokalige Ultima bci in' entspricht dem von erst neben- dann haupt-
tonigem fja und mb statt npp und " iis ; zum Uebergange von û in ii
lâsst sich in^n = hklfià und (D'^t3) ii^vn = mà'j<^nô vergleichen.
Aus in' wurde r regelmâssig wohl zunâchst dann, wenn es schwach-
tonig auftrat, entsprechend der Kontraktion von zwei durch .\ getrennten
unbetonten Vokalen : vergleiche D'riNn aus mi'atâjim. Spâter vermutlich
gingen dann auch einzelne der mit nebentonigem in' zusammengesetzten
Namen die gleiche Kontraktion ein, z. B. ]n:ii, 'j;ni'', VZ'^v, und umge-
kehrt ward schwachtoniges it nicht selten wieder zerdehnt, z. B. in axin'.
aus 2Ni', Diini aus a')v, cxin' aus utnii i.
El ne schwachtonige Form des Gottesnamens lâsst sich ferner aus
den man als Beitrag fur die Geschichte derSkepsis im alten Testamente verwenden
kônnte, wenn er eben nicht ganz verfehlt ubersetzt vvâre. Denn in seinem — a —
wie in dem von nipiriN, liegt eine als unbestimmter enklitischer Artikel ver-
wendete Partikel ma (oder ma) von urspriinglich exiclamativer Bedeutung vor, die
sich âhnlich nicht selten auch im Aharabischen (vgl. ragulun-mâ « ein Mann »),
hâufig im Assyrischen, dann im Aethiopischen findet, endlich in der hebràischen
Mimation zu vermuten ist, und SnOUN* ist demnach mit « Ein Vater ist Gott »
zu ûbersetzen, wie nicinx mit « Ein Bruder ist Jahwe ».
Aber noch Weiteres lâsst sich an dièse Namen anknupfen. SnOUX wird
Geff. 10, 28 (sowie I. Chron. /, 22) als Name eines sûdarabischen Stammes
genannt. Wissen wir aber von einem sûdarabischen unbestimmten Artikel ma ?
Aus Verkennung der Thatsachen noch nicht. Bekanntiich will man hier zwischen
einem unbestimmten Artikel -m (baitum « ein Haus ») und einem bestimmten
-ànu (baitânu « das Haus ») unterscheiden, wâhrend es doch viel naher liegt,
dort, wo -m geschrieben ist, -ma zu lesen, in dem -n aber die einfache Nunation
(-u-i-a-)n zu erblicken, d. h. eine Partikel von hinweisender, determinierender
K.raft, die erst spâter im Nordarabischen zur BegrifFslosigkeit abgeschvvâcht
w urde ; aiso wâre baitumà « ein Haus », baitun « das Haus ».
* Aehniich wird in xf/ 81, 6 noi' — nach aramâischem Muster — zu =]Di~'
zerdehnt, obwohl in seiner ersten Silbe niemals der Name Jahwe vorhanden war.
■{■!^DV wohl ^ SxECi', vgl. S. loi.)
— 148 —
dem — ' des Namens vic' herausschâlen, der spaten Ersatzform fur
yiU?M\ gebildet durch Kontraktion des verk.ûrzten Gottesnamen Jâ(h)
mit j'^schû'a « Hulfe », also zu ûbersetzen : « Jahwe ist Hûlfe ». Dass
hier nicht etwa blosses "'C'' « Hûlfe » mit W'iederherstellung von âlterem
kurzen Serê vorliegt, beweist die griechische Umschreibung mit langera e
(ïjjaoïîç), syrisches 'îscho% arabisches 'îsâ. Ob auch nm' in der Pânultima
den Gottesnamen enthâlt, wage ich nicht sicher zu behaupten 1. Dagegen
darf wohl Ssii als Kontraktionsprodukt aus "^^'n' (Jer. 3/, 3) und weiter
aus Soiiin' angesehen werden.
Einmal findet sich statt zu erwartendem ini nur in : yccin (I Chr. 3,
18), worin ich einen Schreibfehler vermute ^.
Soviel ûber die rein formale Erkliirung des alttestamentlichen (}ottes-
namens. Der spâtern Forschung bleibe es vorbehalten, auf dieser Basis
Versuche nach einer genûgenden Sinnerklârung anzustellen, wenn gleich
die Wahrscheinlichkeit, zu einem ganz gesicherten Ergebnis zu kommen
hier wie bei manchen anderen alten Namen nicht sehr gross ist.
• Seine assyr. Transskription Ya-u-a fuhrt eher auf ein nichtkomponiertes
Wort.
' VIX\t\ ist abgekurztes (1)n'"U?in oder Sx"'»:?!", also nur dem Sinne nach
gleich mit yïïrini (vgl. Num. i3, 16).
'^'^^
Freiburg. — Buchdruckerci und Buchhandlung des Werkes vom heiligcn Paulus.
^^^^w.
PLEASE DO NOT REMOVE
CARDS OR SLIPS FROM THIS POCKET
UNIVERSITY OF TORONTO LIBRARY
PC Marchot, Paul
937 Les gloses de Cassel
K3M37
:>M
^m^-mM.
•'^
'S^-M
H
w
Wm
^±lw^
îft^
>/
v'
i^>x^
%>^
^.^:..--
aLlX "
y"S?^^*j
■■^«MS?;.
ftf^ *
*.<
♦*'^«î
#H
diê>^t
■^i,êkï^'
M
t. vTS'
•ï^t.,
:^i^'
IHi
km «kit^i